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Déclaration du Président Barroso avant la réunion conjointe avec le Président François Hollande, la Chancelière Angela Merkel et l'European Roundtable of Industrialists

European Commission - SPEECH/14/144   19/02/2014

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European Commission

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José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Déclaration du Président Barroso avant la réunion conjointe avec le Président François Hollande, la Chancelière Angela Merkel et l'European Roundtable of Industrialists

Paris, 19 février 2014

Bonsoir, mesdames et messieurs,

Permettez-moi d'abord quelques mots sur l'Ukraine: Cet après-midi j'ai parlé au téléphone avec le Président Yanukovych. Encore une fois, je lui ai fait un appel très vigoureux pour qu'il engage en dialogue politique sincère et constructif avec l'opposition. Nous condamnons dans les termes les plus clairs la violence. La violence n'est pas la solution pour les problèmes politiques.

Je lui ai dit que l'Europe restait ouverte à développer ces rapports avec l'Ukraine, mais qu'il y aura sans doute des conséquences notamment concernant ceux qui ont pratiqué la violence ou ont utilisé excessivement la force. J'ai l'espoir que le Président Yanukovych puisse vraiment répondre à ce message très fort de la part de l'Union européenne.

Sur notre réunion d'aujourd’hui, tout d'abord, il faudra reconnaitre que nous nous rencontrons dans une situation bien meilleure que celle d'il y a presque un an à Berlin. Nous avons sauvegardé l'intégrité de la zone euro, la reprise est là, les signes le confirment.

Mais au même temps on ne peut pas dire qu'on est en dehors de la crise, lorsqu'il y a du chômage tellement important. C'est pourquoi il faut faire plus pour la croissance et l'emploi. Nous allons discuter, entre autres, quatre leviers très importants au niveau européen: la politique industriel, l'énergie et le climat, la politique commerciale et la politique de l'emploi.

Et nous avons des instruments, nous sommes en train de développer certains instruments. D'ailleurs je salue, à ce titre, les conclusions aujourd'hui de la réunion franco-allemande. Car en matière de politique industrielle, la Commission a lancé l'idée d'une renaissance industrielle en Europe avec des objectifs concrets, et cela est aussi rattaché à notre agenda numérique, tout ce que tient de nouvelles technologies, la communication d'information et la capacité industrielle.

En ce qui concerne l'énergie, nous avons présenté un paquet énergie-climat, qui est au même temps ambitieux et réaliste. Et là, je tiens à remercier le Président Hollande et la Chancelière Merkel pour leur appui à nos objectifs concrets: la limitation de gaz à effet de serre, et aussi les renouvelables. Nous pensons qu'avec ces mesures, surtout avec le développement d'un véritable marché d'énergie et avec le développement des interconnections, on pourra faire tout ce qui est dans notre mesure pour réduire le coût pour la compétitivité de nos entreprises.

La politique commerciale, c'est le mot clé pour l'Accord Transatlantique avec les Etats Unis; la politique d'emploi, la garantie pour la jeunesse, et tout ce que nous sommes en train de mettre sur le terrain pour répondre au problème dramatique du chômage des jeunes.

Mais, bien sûr, à part des efforts sur le plan européen, il y a ce que nous pouvons faire de façon concerté dans tous nos pays. Là, je me permets de mettre en relief les efforts remarquables des pays qui étaient ou qui sont sous un programme d'assistance. Aujourd’hui on voit dans la presse internationale qu'on commence à dire de l'Irlande et du Portugal qu'ils sont les nouvelles stars des reformes.

Mais c'est un effort non seulement pour les pays qui sont sorti ou sont encore dans les programmes mais pour l'ensemble de l'Union européenne. Comment est-ce qu'on va répondre aux défis de la compétitivité? Et là, aussi, je voudrais laisser ma reconnaissance aux efforts et à l'engagement du Président Hollande pour d'avantage de compétitivité en France, et aussi à l'engagement de la Chancelière Merkel pour l'investissement en Allemagne, notamment l'investissement pour les infrastructures. Tout cela est une façon d'aider aussi nos entreprises et de promouvoir la compétitivité en Europe.

Et tout cela est essentiel, finalement, pour renforcer la confiance. La confiance c'est une variable essentiel de la croissance. En tant que chefs d'entreprises vous savez bien que sans cette confiance – la confiance des investisseurs, la confiance des consommateurs – on ne sera pas en mesure de faire la relance que nous voulons. Et je crois que s'il y a cet engagement de pouvoir public et des entrepreneurs, l'Europe peut avoir une reprise encore plus ambitieuse que celle qui était estimé il y a quelque temps.

Merci.


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