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Principaux messages: dialogue avec les citoyens à Londres

Commission Européenne - SPEECH/14/118   10/02/2014

Autres langues disponibles: EN DE PT

Commission européenne

[seule la version prononcée fait foi]

Viviane Reding

Vice-présidente de la Commission européenne et commissaire chargée de la justice

Principaux messages: dialogue avec les citoyens à Londres

Dialogue avec les citoyens à Londres

Londres, le 10 février 2014

1. L’Union européenne est plus forte avec le Royaume-Uni. Le Royaume-Uni est plus fort au sein de l’Union européenne.

Un siècle après l'éclatement de la première guerre mondiale, quarante ans après l'adhésion du Royaume-Uni à l'Union européenne, les Winston Churchill, les Harold Wilson et toute une lignée d'hommes et de femmes politiques britanniques, des deux côtés de l'échiquier politique, reconnaissent depuis longtemps que l’Europe est loin de se réduire à l'Europe continentale.

Le Royaume-Uni construit l'histoire du monde depuis des siècles et peut continuer de le faire en tant qu'État membre de l'Union européenne, qui, considérée dans son ensemble, est un acteur majeur sur la scène internationale.

Le Royaume-Uni a aussi besoin de l’UE.

Selon les estimations de la Confédération de l'industrie britannique (CBI), 4 à 5 % du PIB du Royaume-Uni peuvent être attribués à l'appartenance de ce pays à l’UE, et chaque ménage britannique disposerait de 3 000 GBP de moins par an si le pays n'était pas membre de l'UE.

C’est la capacité de l'UE à signer des accords commerciaux dans le monde entier, lesquels se chiffrent d'ores et déjà à 15 mille milliards GBP (24 mille milliards USD), qui ouvre des marchés aux entreprises britanniques.

2. L’Europe surmonte la crise.

L'euro n'est pas à l'origine de la crise.

Celle-ci a frappé de nombreux pays en dehors de la zone euro — à commencer par le Royaume-Uni, qui a dû injecter 130 milliards GBP dans ses banques pendant la crise. Les finances publiques du Royaume-Uni sont d'ailleurs plus dégradées que celles de la zone euro dans son ensemble.

De nombreux pays de l’UE — membres de la zone euro ou non — ont traversé une période difficile. Mais notre stratégie pour enrayer la crise fonctionne. Les États membres assainissent leurs finances publiques et mettent en œuvre des réformes structurelles pour regagner en compétitivité. Ainsi l’Irlande est sortie de son plan de sauvetage en décembre et peut, maintenant, à nouveau se financer sur les marchés à des taux supportables.

3. Le Royaume-Uni peut faire partie du marché unique sans faire partie de la zone euro.

Il y a ceux, dans l'UE, qui veulent une monnaie commune, et ceux qui ne veulent pas participer à la monnaie unique. Comment concilier ces positions? Telle est la question majeure à laquelle l'Europe sera confrontée ces prochaines années.

Le Royaume-Uni, quant à lui, a choisi de rester à l'écart du nouveau mouvement vers une plus grande intégration. C'est son droit le plus strict. Le Royaume-Uni a compris que la zone euro avait besoin d'une intégration plus poussée, et il n'y fait pas obstacle.

Cela signifie qu'il ne sera pas toujours associé aux décisions qui seront prises. Je respecte son choix. Toutefois, je tiens à l'affirmer très clairement: la porte lui est ouverte.

J’espère sincèrement que le Royaume-Uni restera membre de l’Union européenne et de son marché unique. Et j'aimerais le voir un jour rejoindre le groupe des pays plus fortement intégrés.

4. L'UE peut vous apporter beaucoup: de la baisse des frais d'itinérance aux bourses Erasmus.

Être citoyen de l'Union vous permet de bénéficier de toutes les grandes choses accomplies: un continent en paix, la plus grande économie mondiale, de l'eau propre - choses que nous considérons bien souvent comme allant de soi. Mais aussi de toutes les petites choses du quotidien qui vous changent vraiment la vie.

Exemples:

Lorsque vous franchissez une frontière sans que les frais d'itinérance sur votre facture de téléphonie mobile ne vous obligent pour autant à hypothéquer votre maison, c’est grâce à l’UE.

Lorsque vous achetez un nouvel ordinateur portable, un nouveau téléviseur ou un autre appareil dans un magasin près de chez vous et que vous bénéficiez automatiquement d'une garantie de deux ans, c’est grâce à l’UE.

Lorsque votre enfant ou vous-même bénéficiez de la possibilité d'étudier à l'étranger sans payer de frais de scolarité, c’est grâce à l’UE.

5. Nous ne pouvons réussir et être une puissance mondiale qu'en œuvrant de concert

C'est Winston Churchill qui déclarait: «Il nous faut édifier une sorte d’États-Unis d’Europe. Les petits États compteront autant que les grands et s’assureront le respect par leur contribution à la cause commune.» Ce n'est pas sans raison que je cite ses propos, mais parce que je crois en une Europe forte, dont les États membres demeurent indépendants et souverains.

Nous ne pouvons réussir et être une puissance mondiale qu'en œuvrant de concert. C'est vrai pour l’économie, le commerce, la défense, la politique étrangère et pour les défis mondiaux tels que le changement climatique.

Dans un monde où la Chine et l’Inde seront chacune vingt fois plus peuplées que le Royaume-Uni, nous avons besoin de l’UE pour nous aider à défendre nos intérêts nationaux.

«Relation spéciale» mise à part, c’est avec l'UE que les États-Unis négocient actuellement un accord de libre-échange. Cet accord devrait rapporter annuellement quelque 100 milliards GBP à l'économie européenne (120 milliards EUR) et plus de 400 GBP (500 EUR) à chaque ménage britannique. Pour résumer: l’Union européenne est la plus grande économie au monde. Ensemble, l’Union européenne et les États-Unis représentent 46 % de l’économie mondiale. Le Royaume-Uni pris seul: 3 %.

6. Vous ne pouvez pas avoir le marché unique sans la libre circulation des personnes

Le marché unique, ce sont quatre libertés fondamentales. Elles ne peuvent pas être dissociées. Vous ne pouvez pas avoir la libre circulation des services et des capitaux sans la libre circulation des personnes. Vous ne pouvez pas avoir le droit d'établir vos entreprises à Bucarest ou à Sofia sans accepter que des travailleurs de Roumanie ou de Bulgarie viennent travailler dans votre pays.

Le débat a glissé dans le registre de l'émotion, et beaucoup trop. Une remise en perspective s'impose. Il est question d'environ 14 millions d’Européens sur 507 millions, soit 3 % de la population de l’UE, lesquels, dans leur majorité, travaillent et apportent une contribution à leur pays d'accueil. Les cas individuels d'escroquerie sont une affaire à régler rigoureusement au niveau national. On ne saurait les invoquer pour suggérer qu'il existe un vaste problème systémique en Europe.

S'il n'y a pas de problème en théorie, il y a bien en revanche un problème de perception et il convient d'y remédier. Lorsque nous apercevons un mendiant devant le supermarché de notre quartier, même s'il ne s'agit que d'une seule personne, c’est cette image qui se grave dans notre esprit.

Je rencontrerai demain les maires des grandes villes de l'UE, dont l'un des maires adjoints de Londres — pour les écouter et examiner avec eux la meilleure manière d’obtenir des financements de l’UE en faveur de l'intégration sociale, tels que les 950 millions GBP (1 148 207 999 EUR) de financement destinés spécialement au Royaume-Uni pour cet usage (Fonds social européen).

7. Le Royaume-Uni joue un rôle important dans l'élaboration de la législation européenne.

Les membres du Parlement européen sont puissants: ils légifèrent pour 507 millions de personnes.

Les 73 députés européens de votre pays élaborent et adoptent la législation européenne, vos ministres britanniques, aussi.

Lors des élections européennes en mai, vous aurez la possibilité de faire un choix fondamental concernant la voie que vous souhaitez voir l'Europe prendre dans les prochaines années.

8. La législation européenne sur les droits des victimes:

On estime que chaque année, 75 millions de personnes dans l’Union européenne, soit 15 % des Européens, sont victimes de la criminalité — d'une agression, d'un vol ou d'un attentat terroriste.

L’Union européenne prend des mesures: une nouvelle législation européenne garantit un ensemble commun de droits fondamentaux aux victimes de la criminalité, quel que soit l'endroit où elles se trouvent dans l'Union européenne.

J'aime à appeler cette directive sur les droits des victimes la «Loi Maggie Hughes» en hommage à cette femme courageuse.

Nous avons besoin d’un espace unique de justice dans lequel la protection des citoyens est la même lorsqu'ils travaillent, se rendent ou vivent en dehors de leur pays d’origine.


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