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Speech - Messages principaux: Dialogue avec les citoyens à Namur

European Commission - SPEECH/13/696   13/09/2013

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Commission européenne

Viviane Reding

Vice-President of the European Commission, EU Commissioner for Justice

Messages principaux: Dialogue avec les citoyens à Namur

Dialogue avec les Citoyens/Namur

13 septembre 2013

1. Elections européennes

Il est essentiel que tous les Européens s'expriment sur l'évolution de l'Union européenne en exerçant leur droit de vote.

Au mois de mars de cette année, la Commission a fait plusieurs recommandations pour renforcer le lien entre le citoyen et l'UE: Les prochaines élections du Parlement européen seront précédées par un débat européen sur les enjeux européens.

Je pense que ces élections sont une réelle et unique opportunité pour développer un vrai régime parlementaire pour l'Union – répondant ainsi aux attentes de 2 européens sur 3 qui estiment que leur voix ne compte pas en Europe.

Dès que les résultats des élections seront publiés, le(s) parti(s) politique(s) avec une majorité des votes devrai(en)t nommer un candidat pour la présidence de la Commission. Le Président du Conseil devrait agir en tant que 'formateur' en négociant entre le Conseil et la majorité parlementaire.

2. Avenir de l'Europe

L'UE devrait tendre vers une union politique forte avec la Commission comme gouvernement et deux chambres – le Parlement européen et un "sénat" représentant les Etats membres. Beaucoup de citoyens semblent partager cet avis. Plus de la moitié des Européens (51%), par exemple, soutiennent l'idée d'un Ministre des finances de l'Union européenne.

Ensemble, nous sommes plus forts que chacun pour soi. Ceci est particulièrement vrai en matière de défense. Nous avons 1,5 million de soldats en Europe. C'est plus que les Etats-Unis. Or, l'intervention du Royaume-Uni et de la France en Lybie n'a été possible qu'avec l'assistance des Etats-Unis. Actuellement, nous avons une crise particulièrement dévastatrice en Syrie. Mais l'Union européenne n'agit pas collectivement pour la résoudre.

Un système européen de défense nous aiderait à répondre à ce dilemme. Mettre nos ressources en commun rendrait nos mécanismes de défense plus efficaces et contribuerait à faire des économies. Si l'Europe avait en commun un plus petit nombre de soldats et s'il y avait plus de coordination et d'interopérabilité entre les armées des Etats membres, elle pourrait économiser entre 3 et 9 milliards d'euros par an.

3. Lutte contre le chômage

La lutte contre le chômage doit dès lors être la priorité absolue de l'Europe. Les jeunes sont particulièrement touchés. Les Chefs d'Etat et de gouvernement se sont fermement engagés à mettre en œuvre la "Garantie Jeunes" de la Commission européenne. Aucun jeune de moins de 25 ans ne devrait attendre plus de 4 mois pour avoir un travail, un stage ou une formation. L'Union européenne fournit 6 milliards d'euros et la Commission a proposé que la priorité soit donnée au financement de projets concrets, pour que cet argent soit utilisé le plus rapidement possible. Il faut maintenant que les gouvernements présentent des propositions concrètes.

Actuellement, des entreprises peinent à recruter des professionnels qualifiés dans un pays, alors que des travailleurs à la recherche d'un emploi passent à côté d'offres dans d'autres pays. Cela n'a pas de sens. La Commission agit pour mettre fin à cet archaïsme.

Ma vision est celle d'un véritable marché européen du travail, avec une véritable liberté de circulation des travailleurs parallèlement à une libre circulation des marchandises, des services et des capitaux. Et n'oublions pas que la mobilité des travailleurs est une nécessité économique.

Tous les ans, l'Union européenne permet par ailleurs à plus de 400.000 jeunes d'étudier, de travailler, de faire du bénévolat ou de participer à la recherche dans un autre pays. Parallèlement, nous agissons pour leur faciliter la recherche de stages de qualité et d'apprentissages dans d'autres Etats membres de l'Union.

4. Comment l'Union européenne combat la crise

Nos efforts pour sortir de la crise ont porté leurs fruits. Les réformes d'envergure et parfois douloureuses des Etats membres commencent à payer. Nous pouvons voir des signes de croissance: pendant le second trimestre de cette année, l'économie européenne a recommencé à croître avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0.3% dans la zone euro et de 0.4% dans l'ensemble de l'Union par rapport aux trois premiers mois de l'année. L'économie belge, elle aussi, montre à nouveau des signes de croissance (0.1% au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre de cette année).

L'Europe est comme une famille. Lorsqu'un membre de la famille rencontre un problème, les autres le soutiennent. Mais bien-sûr il y a aussi des devoirs au sein de la famille. Chacun doit faire preuve de responsabilité, d'attention pour ne pas nuire aux autres. Ainsi, les pays européens qui mettent en œuvre des réformes et qui mettent de l'ordre dans leurs budgets continueront à recevoir un soutien de la part de ceux qui sont financièrement plus forts.

Solidarité et solidité financière – c'est la manière dont nous sortons de la crise.

5. Protection consulaire

Lorsque vous voyagez en dehors de l'Union européenne, dans un pays où votre pays n'a pas d'ambassade ou de consulat, les autres Etats membres doivent vous aider si vous êtes en difficulté, tout comme ils aident leurs propres citoyens.

Ce droit est un droit fondamental des citoyens de l'Union. C'est un bel exemple de la solidarité européenne partout dans le monde, que votre passeport soit belge, lituanien, polonais ou italien.

Plus de 5 millions de citoyens de l'Union se rendent chaque année dans un pays tiers dans lequel leur pays n'a pas d'ambassade ou de consulat. Plus de 1,7 millions de citoyens vivent dans un tel pays.

Or, les Etats membres n'ont toujours pas réussi à se mettre d'accord sur ces règles simples que la Commission européenne a proposées pour mieux aider ces presque 7 millions de citoyens de l'Union lorsqu'ils auront besoin de soutien à l'étranger. Il est temps de passer à l'action.

6. Action de la Commission pour bannir les "legal highs"

Vous avez entendu parler des nouvelles substances psychoactives très dangereuses, ces drogues qui sont appelées "legal highs" ("drogues légales"). Elles peuvent vous coûter la vie. Si la Belgique agit pour les interdire, les criminels chercheront à les vendre aux Pays-Bas; si les Pays-Bas les interdisent, ils iront dans un autre pays et y causeront les mêmes dégâts. L'Union européenne doit donc prendre des mesures pour identifier les drogues les plus dangereuses et les faire retirer du marché.

Une de ces substances a déjà tué 24 personnes, une autre, 21 personnes. Je veux éviter que cela se reproduise, que cela se passe au centre-ville de Namur, que cela vous arrive ou arrive à vos amis, à Dublin ou à Lille.

J'ai agi : la semaine prochaine, je présenterai des propositions pour une action coordonnée pour que l'Union européenne se dote de moyens pour réagir en commun et pour vos protéger.


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