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Speech: Présentation de la Communication Défense

European Commission - SPEECH/13/659   24/07/2013

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Commission européenne

Michel BARNIER

Membre de la Commission européenne, chargé du Marché intérieur et des Services

Présentation de la Communication Défense

Conférence de presse conjointe avec le Président Barroso et le Vice-Président Tajani

Bruxelles, le 24 juillet 2013

Je pense depuis longtemps que l'Union européenne qui est un très grand marché ne doit pas être seulement un grand marché. Je pense qu'elle doit être un acteur influent et respecté, d'abord par ses alliés, ce qui n'est pas toujours le cas, elle doit être autonome tout en étant solidaire notamment dans l'Alliance atlantique, elle doit se donner les moyens de sa souveraineté stratégique, politique et industrielle.

Dans le monde d'aujourd'hui tout bouge très vite, plus vite que les politiques ne le pensent. Il y a bien sûr les nouvelles menaces : le terrorisme, la cybersécurité, les catastrophes industrielles ou naturelles, les grands réseaux criminels transnationaux.

C'est le premier grand changement auquel nous devons faire face en termes de sécurité et de défense.

Il y a de nouvelles priorités américaines. Même si les américains nous disent que nous restons et nous le savons, leurs alliés, ils nous demandent aussi de prendre nos responsabilités.

Et puis, il y a la rigueur budgétaire qui s'applique partout qui ne permet plus de dépenser davantage, qui nous oblige à dépenser mieux. Dépenser mieux c'est programmer, faire de la recherche ensemble plutôt que chacun chez soi, chacun pour soi, de manière juxtaposée ou concurrente alors que nous faisons partie de la même Union européenne.

Voilà dans quel contexte nouveau se tiendra le Conseil européen, provoqué par le président Van Rompuy, au mois de décembre. Il doit être l'occasion d'une nouvelle impulsion pour l'Europe politique et d'une nouvelle impulsion pour la politique européenne de défense conduisant à une défense européenne.

Une nouvelle occasion aussi de mieux utiliser les outils qui sont dans le traité de Lisbonne que le Président Barroso a évoqué et que je connais bien, puisque j'ai eu l'occasion de présider en 2003 le groupe de travail de la Convention sur la défense. C'est le résultat de ce groupe de travail qui se trouve dans le traité de Lisbonne aussi bien le rôle que rempli avec beaucoup de ténacité Catherine Ashton, l'Agence européenne de défense et ce qu'on appelle les coopérations structurées.

Voilà aussi dans quel contexte, la Commission avec sa valeur ajoutée et c'est le président Barroso qui portera cette communication au Conseil européen, est allée jusqu'où nos compétences nous le permettent, à la limite de nos compétences.

Cette communication traduit un décloisonnement qui était nécessaire : décloisonnement entre les directions générales de la Commission qui pour la première fois ont travaillé, 12 Directions générales ont travaillé ensemble d'abord, décloisonnement entre le civil et le militaire, il y a une activité essentiellement civile pour la Commission, mais il y a aussi des liens, des passerelles technologiques et opérationnelles avec des questions plus militaires , ensuite, décloisonnement aussi avec le secteur industriel avec lequel nous avons bien travaillé pour préparer cette communication et puis décloisonnement entre les institutions elles-mêmes, le Conseil européen qui est le lieu de décisions pour les questions stratégiques et militaires et de défense, les conseils des ministres de défense et des affaires étrangères auxquels nous avons participé à l'invitation de Catherine Ashton, le Parlement européen où la Commission "défense" que préside M. Danjean est très active et très présente, et l'agence européenne de défense de madame Arnould et naturellement la Commission.

Nous avons fait un travail très méthodique dans sept domaines où nous pensons avoir une valeur-ajoutée, pour gagner du temps, pour que, si comme nous l'espérons, le Conseil européen donne cette impulsion en décembre, nous soyons prêt, que la Commission ait déjà travaillé.

Je voudrais évoquer, rapidement, les deux temps dans cette approche.

Les mesures de court-terme que nous pouvons prendre en utilisant les outils que nous avons déjà : la directive sur les marchés publiques ou sur les licences, la normalisation.

Et puis à plus long-terme, ce que nous pouvons faire en matière de dualité pour les applications spatiales, les besoins énergétiques de nos forces armées, qui consomment beaucoup d'énergie, avec les objectifs énergétiques de l'Union européenne, la restructuration de sites militaires qui peut être encouragée par des fonds structurels, et cette idée nouvelle d'avoir des capacités de sécurité pour nous-mêmes comme nous l'avons choisi pour d'autres domaines stratégiques avec Galiléo (drones, laboratoires chimiques et bactériologiques, bateaux hôpitaux, avions gros porteurs, moyens de télécommunications comme cela pourrait être le cas en matière de protection civile.)

Cette communication est faite pour provoquer le débat, et faciliter le débat des chefs d'Etat et de gouvernement. Je suis très heureux qu'elle ait été soutenue activement par le Président Barroso et la Vice-présidente Ashton.


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