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Messages principaux: Dialogue avec les citoyens à Heidelberg

European Commission - SPEECH/13/639   16/07/2013

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Commission européenne

Viviane Reding

Vice-President of the European Commission, EU Commissioner for Justice

Messages principaux: Dialogue avec les citoyens à Heidelberg

Dialogue avec les Citoyens/Heidelberg

16 juillet 2013

1. La troïka a fait son temps

Ces dernières années, nous avons certes dû faire appel au FMI mais il s’agissait d’une solution d‘urgence. À l’avenir, nous – Européens – devons être en mesure de résoudre nos problèmes par nous‑mêmes.

Les citoyens ont l’impression que la troïka travaille en catimini, en dehors de tout contrôle, et que les technocrates du FMI ne sont soumis à aucun contrôle démocratique.

La Commission est le gouvernement économique de l‘Europe. Avec le concours de la Banque centrale européenne et des États membres, nous pouvons faire en sorte que les pays en difficultés économiques, en contrepartie de la solidarité que nous leur apportons, mènent à bien les réformes nécessaires. Pour cela, nous n’avons pas besoin de la troïka. Celle-ci a fait son temps.

2. Mécanismes anti‑crise: nous avons besoin de plus de contrôle démocratique

Je plaide pour que le pacte budgétaire et le mécanisme européen de stabilité soient, à moyen terme, tous deux intégrés aux traités de l’Union européenne et soient ainsi soumis au contrôle du Parlement européen. Nous ne devons pas nous en remettre à des experts financiers sans légitimité démocratique pour prendre des décisions sensibles, qu’il s’agisse des privatisations en Grèce ou du divorce en Allemagne. C’est, au contraire, au Parlement européen, en toute transparence, qu’il convient de débattre du bien‑fondé des décisions.

3. Solidarité: regardons les chiffres de plus près

Même si les Allemands prétendent à cor et à cri supporter la charge financière la plus lourde en matière de soutien aux pays en crise, la réalité est tout autre: ce sont, en effet, les Luxembourgeois qui contribuent le plus, par habitant, au plan de sauvetage de l’euro. Quant à la solidarité, elle ne fonctionne pas à sens unique. En contrepartie des aides financières, les pays en crise ont ainsi mené des réformes profondes et douloureuses: en Grèce, par exemple, les salaires ont été réduits de quelque 30 % dans le secteur public.

4. Quelle alternative pour l’Allemagne? Pour l’Allemagne, il n’existe pas d’autre alternative que l‘Europe!

Faisant mentir toutes les Cassandre, l’euro est toujours là et la Grèce fait toujours partie de l’Union monétaire. L’euro est irréversible.

Les avantages de l’euro sont clairs. Des études ont montré de manière éclatante que, sans l’euro, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de l’Allemagne perdrait chaque année environ 0,5 point de pourcentage.

Le rétablissement du mark entraînerait la suppression de quelque 200 000 emplois. Conclusion: il n’existe aucune alternative à l’Europe. L’avenir de l’Allemagne se trouve en Europe.

5. Chômage des jeunes: l’action plutôt que les manœuvres électoralistes!

L’Union européenne met plus de 6 milliards d’euros à disposition pour lutter contre le chômage des jeunes, et la Commission a proposé de privilégier le financement de projets concrets afin que les fonds mis à disposition puissent être utilisés aussi rapidement que possible.

Il importe à présent de passer de la parole aux actes. Le chômage des jeunes ne doit pas être réduit à un thème de campagne électorale. Au lieu de se borner à entériner des décisions déjà prises, l’ensemble des gouvernements européens devraient travailler à l’élaboration de projets concrets.

Je me demande tout de même si nous, citoyens, ne devrions pas prendre les devants et envisager une forme de parrainage solidaire. Ne serait-il pas possible que des citoyens et des entreprises de pays où la situation économique est meilleure parrainent de jeunes chômeurs de pays connaissant des difficultés économiques? Les citoyens commencent à voir le bout du tunnel. En Europe, la dette diminue et la compétitivité progresse. Nous venons à bout des problèmes. Nous, Européens, devons avoir davantage confiance en nous. Plutôt que de nous plaindre, nous devrions nous retrousser les manches.

6. Protection des données: un droit fondamental en Europe

En Europe, la protection des données est un droit fondamental important. La sécurité et la protection des données constituent toujours pour nous, Européens, les deux faces d’une même médaille. Mais le renforcement de la sécurité ne doit pas se faire au détriment des droits fondamentaux. La sécurité absolue n’existe qu’en prison!

Je me bats pour l’instauration de normes européennes élevées en matière de protection des données, normes qui pourraient également s’imposer au niveau international. Les affaires actuelles confirment que le renforcement de la protection des données en Europe n’est pas un luxe, mais bel et bien une nécessité pour restaurer la confiance des citoyens. Chaque jour compte si l’Europe entend s’affirmer par les droits qu’elle confère à ses citoyens. Je compte, à cet égard, sur le soutien de l’Allemagne. L’Allemagne, qui est déjà dotée de normes élevées en matière de protection des données, doit en effet jouer un rôle de chef de file dans ce domaine.


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