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Speech: Déclaration du Président Barroso à la suite de sa rencontre avec le Chef du Gouvernement tunisien, M. Ali Larayedh

European Commission - SPEECH/13/571   25/06/2013

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Commission européenne

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission Européenne

Déclaration du Président Barroso à la suite de sa rencontre avec le Chef du Gouvernement tunisien, M. Ali Larayedh

Point de presse/Bruxelles

25 juin 2013

Bonjour Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux d'avoir pu m'entretenir aujourd'hui avec le nouveau chef du Gouvernement tunisien, M. Larayedh.

J'ai rencontré plusieurs fois son prédécesseur ainsi que le Président tunisien et je me réjouis de ces contacts très étroits qui témoignent à la fois du statut privilégié de nos relations et de notre volonté commune de les approfondir.

Notre entretien s'est déroulé dans une atmosphère très franche et très ouverte et amicale, et nous avons abordé des questions de fond sur lesquelles nous devons concentrer nos efforts pour que la transition démocratique en Tunisie puisse être un succès.

Nous avons ainsi discuté du processus politique en cours, en particulier des échéances constitutionnelles et électorales, ainsi que des défis à relever, notamment en ce qui concerne le développement régional, la lutte contre le chômage, la relance de l'économie et la sécurité.

Sur le plan politique, je voudrais rendre hommage à la manière dont la Tunisie, citoyens et hommes politiques, majorité et opposition démocratique, ont surmonté la crise de février-mars 2013 suite au lâche assassinat de Chokri Belaid.

L'amélioration du climat entre les partis politiques tunisiens, entre autre dans le cadre du dialogue national est un progrès fondamental qui doit être poursuivi et consolidé avec l'approbation de la nouvelle Constitution et l'organisation des futures élections. Ces élections devront permettre une participation large et inclusive des citoyens, candidats et électeurs. A cet égard je tiens à remercier le Premier ministre pour la présentation qu'il m'a faite de la situation politique de la Tunisie.

L'Europe est prête à envoyer une Mission d'Observation électorale, afin d'apporter une assistance technique et un soutien aux initiatives de la société civile.

Mais le progrès vers une démocratie pleine et approfondie requiert un travail quotidien et permanent. Les démocraties ne sont jamais achevées ou acquises pour toujours. La consolidation d'un Etat de droit est une partie intégrante de ce processus. Comme on disait tout à l'heure à part le changement institutionnel, à part le besoin de sécurité pour la stabilité, à part le développement économique et social c'est aussi une question de culture, une culture de consensus, une culture de dialogue qui est essentielle pour une démocratie pleine.

C'est pourquoi l'Union européenne appelle à la révision des dispositions héritées du régime précédent, notamment dans le code pénal, afin de garantir la liberté d'expression des Tunisiennes et des Tunisiens. La réforme de la justice pour asseoir son indépendance et son impartialité est aussi une œuvre de longue haleine indispensable pour ancrer la démocratie. Dans tous ces domaines j'ai redit au Premier ministre tunisien que nous sommes à ses côtés et disponibles pour apporter notre soutien.

J'ai par ailleurs eu le plaisir d'annoncer à M. Larayedh que, tout comme en 2011 et 2012, la Tunisie restera cette année le premier bénéficiaire du programme SPRING qui a été conçu pour appuyer et distinguer les avancées réalisées par nos partenaires arabes en transition.

40 millions d'euros supplémentaires ont été alloués venant s'ajouter au quelque 400 millions d'euros engagés en 2011-2013 sous l'Instrument pour la Politique de Voisinage.

Le récent accord entre la Tunisie et le FMI ouvre aussi la porte à une assistance macro-financière supplémentaire de la part de l'Union européenne.

Nous avons également passé en revue plusieurs chantiers de notre coopération. Nous n'avons pas eu le temps de discuter de tout, mais je voudrais vous dire qu'il y a une fenêtre spécifique Tunisie Erasmus Mundus et Tempus pour favoriser les échanges et la mobilité entre chercheurs et étudiants. Notre objectif reste celui d'aboutir à un Partenariat de Mobilité avec la Tunisie.

Enfin, nous avons discuté de l'agriculture. Qu'est-ce qu'on peut faire notamment en ayant en vue les négociations commerciales notamment pour garantir un accès des produits tunisiens au plus large marché commun au monde, en termes de valeur, qui est celui de l'Union européenne. Nous sommes conscients que cela pourrait être un premier pas ayant en vue un accord de Libre Echange Complet et Approfondi.

Monsieur le Premier ministre,

L'Union européenne est pleinement à l'écoute des ambitions de la Tunisie. Je suis conscient du fait que le contexte de transition peut rendre encore plus délicat un engagement décisif dans ces différents domaines, parfois sensibles.

Mais l'Union européenne reste convaincue qu'un travail en commun dans un cadre de négociation est le meilleur moyen d'avancer et de faire valoir nos points d'intérêt conjoints.

La Tunisie a été à l'origine des transformations en cours dans les pays de la rive sud de la Méditerranée et reste à l'avant-garde des réformes vers des sociétés et des régimes plus démocratiques et plus respectueux des libertés fondamentales. Je voudrais assurer le Premier Ministre que l'Union européenne, la Commission européenne et moi-même, resterons des partenaires engagés pour une Tunisie plus démocratique, plus juste et plus prospère.

Je vous remercie.


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