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Speech: Débat en session plénière avec le Président de la République française, François Hollande: "Le futur de l'Union européenne"

European Commission - SPEECH/13/100   05/02/2013

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Commission européenne

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Débat en session plénière avec le Président de la République française, François Hollande: "Le futur de l'Union européenne"

Session plénière du Parlement européen/Strasbourg

5 février 2013

Monsieur le Président,

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Ministre,

Mesdames et messieurs les Députés,

Tout d'abord je voudrais vous féliciter pour l'organisation de ce débat. Monsieur le Président de la République, j'aimerais vous féliciter pour votre discours d'une si claire et si forte conviction européenne.

C'est pour moi un plaisir de vous répondre dans votre langue maternelle qui n'est pas la mienne et donc vous m'excuserez pour certaines erreurs, mais cela me permet de vous dire de façon plus spontanée ce que je sens et ce que je pense sur l'Europe et sur le rôle exceptionnel de votre pays dans notre projet commun de construction européenne.

Tout d'abord, un grand merci à la France. En mon nom propre et au nom de la Commission européenne un grand merci à la France pour tout ce que votre pays a donné à l'Europe et au monde non seulement par son rayonnement culturel et civilisationnel, mais aussi pour l'engagement concret pour l'approfondissement de notre projet. Et votre discours aujourd'hui était encore une preuve de cette volonté.

Merci aussi à la France pour les efforts, et aussi vos efforts personnels, pour garantir l'intégrité et la stabilité de l'Union économique et monétaire. Comme vous l'avez dit, ce n'était pas évident et la France a toujours été aux côtés de ceux qui voulaient l'approfondissement, la cohérence, l'intégration et la solidarité dans notre Union économique et monétaire.

Mais la vérité c'est que nous ne sommes pas encore sortis de la crise. Comment pourrait-on dire que la crise est passée quand nous avons ces niveaux de récession et ces niveaux intolérables de chômage dans beaucoup de nos pays C'est pourquoi nous devons poursuivre nos réformes sur le plan national et aussi approfondir nos efforts sur le plan européen.

Sur le plan de nos économies nationales je voudrais aussi saluer la France pour les efforts en matière d'assainissement des comptes publics, de réformes pour la compétitivité, des efforts pour l'inversion de la courbe du chômage. Et là je tiens à souligner l'importance de l'accord entre les partenaires sociaux en ce qui concerne le marché du travail qui montre la possibilité de trouver des solutions qui peuvent garantir la flexibilité pour les entreprises et la sécurité pour les travailleurs.

Mais il faut faire d'avantage pour approfondir l'Union économique et monétaire, pour renforcer la gouvernance économique. Et je compte sur vous pour qu'on puisse approfondir cette Union économique et monétaire tout en gardant l'intégrité du Marché intérieur, la cohérence de l'Union dans son ensemble.

Bien sûr l'assainissement des finances publiques, les réformes pour la compétitivité, bien que nécessaires et indispensables, elles ne sont pas suffisantes pour garantir la croissance. La croissance que, depuis le début de votre mandat, vous avez à juste titre placée au centre du débat en France et en Europe. Pour garantir cette croissance soutenable nous avons aussi besoin de l'investissement et l'instrument le plus important que nous avons pour l'investissement au niveau européen c'est précisément le budget européen. C'est pourquoi je fais un appel aux Chefs d'état et de gouvernement qui vont se réunir cette semaine à Bruxelles pour qu'on puisse trouver un compromis qui soit à la mesure de l'ambition que nous avons pour l'Europe et qui nous permette d'appuyer toutes les réformes pour la compétitivité, qui nous permette d'appuyer l'agenda Europe 2020 tout en gardant au centre de nos préoccupations la solidarité, la cohésion économique, sociale, territoriale qui est un principe inscrit dans nos traités. En particulier, le besoin de lutter contre le chômage et cette priorité qui est la lutte contre le chômage des jeunes pour ne pas avoir une génération perdue.

Il nous faut aussi renforcer la capacité d'agir de l'Union européenne en Europe et dans le monde, comme vous l'avez à juste titre souligné. Et là pour conclure, je voudrais rendre hommage, un hommage très sincère, au courage et à la détermination de la France. En étant aux côtés du peuple du Mali, vous avez garanti que l'Europe était aussi présente en défendant nos intérêts et nos valeurs pour montrer que nous avons une mission qui dépasse bien sûr les frontières de l'Europe.

Monsieur le Président de la République, merci, car vous avez apporté aujourd'hui non seulement le volontarisme de la France, mais aussi votre conviction personnelle pour l'intégration et pour la solidarité.

Merci.


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