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Déclaration du Président Barroso suite à sa rencontre avec M. Michel Martelly, Président d'Haïti

Commission Européenne - SPEECH/12/843   19/11/2012

Autres langues disponibles: aucune

Commission européenne

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Déclaration du Président Barroso suite à sa rencontre avec M. Michel Martelly, Président d'Haïti

Point presse/Bruxelles

19 novembre 2012

Je suis ravi de pouvoir donner la bienvenue au Président Martelly à Bruxelles, après notre récente rencontre à Cadiz lors du Sommet Ibéro-Américain, où Haïti vient d'y obtenir le statut d'observateur.

Je veux d'emblée réitérer la profonde sympathie de l'UE pour les victimes de l'ouragan Sandy qui a laissé Haïti dans un grand désarroi. La Commission a été mobilisée dès les premières heures, et a débloqué 6 millions d'euros d'aide humanitaire pour assister les populations les plus affectées à Haïti ainsi qu'à Cuba.

Cette visite du Président Martelly témoigne de l'importance qu'il accorde à la relation avec l'Union européenne. Depuis plusieurs années, l'UE est un partenaire fiable et solide d'Haïti, pays auquel nous sommes fortement liées par des liens historiques, linguistiques et culturels.

Je suis heureux de constater que sous la direction du Président, ce gouvernement a accompli, depuis sa mise en place en Mai 2012, un travail considérable visant à faire avancer les réformes, à améliorer la capacité de planification stratégique du gouvernement et à assurer une reprise de la coordination de l'aide internationale.

Le gouvernement a ainsi posé les bases essentielles pour donner un nouvel élan à la reconstruction et au redressement économique d'Haïti. J'ai exprimé au Président Martelly mon appréciation et celle de la Commission pour cet effort et notre encouragement à continuer dans cette direction. Je remercie le Président pour la présentation très claire et très approfondie qu'il m'a faite de la situation en Haïti et des défis auxquels fait face son pays.

Nous avons aussi discuté avec le Président Martelly de la nécessité de garantir un climat politique stable pour que la coopération européenne et internationale puisse être mise en œuvre encore plus rapidement et plus efficacement. Toutes les parties concernées, partis politiques et institutions haïtiennes, devront travailler ensemble pour trouver les compromis nécessaires pour surmonter les blocages actuels.

L'enjeu est primordial. C'est un défi immense auquel Haïti doit faire face comme pays. Il faut donc que les différents acteurs coopèrent pour le bien du pays car il s'agit tout d'abord de répondre aux attentes de la population haïtienne, qui reste encore confrontée à d'énormes difficultés et à des conditions de vie précaires. Nous savons bien qu'il y a eu des progrès importants, mais la vérité, comme l'a dit très clairement le Président Martelly, c'est qu'il y a encore énormément de travail à faire.

Je veux répéter une fois de plus que l'Union Européenne est un partenaire qui a tenu, et continue à tenir, ses promesses. Je tiens à souligner que la Commission européenne a engagé 85% des dons promis en 2010, ce qui représente 440 millions d'euros. Certes, les besoins et les difficultés sont importants. Mais la volonté d'y faire face ne l'est pas moins.

Notre aide, je l'espère, va continuer dans la nouvelle phase de programmation du 11ème Fonds Européen de Développement, qui couvrira les années 2014-2020. D'ailleurs, j'ai informé le Président Martelly des négociations que nous sommes en train d'avoir maintenant avec tous les Etats membres pour approuver le budget communautaire pour les sept années à venir et j'ai dit à quel point il important que les européens sachent que les contributions qu'ils donnent au budget communautaire peuvent sauver des vies et sont extrêmement appréciées dans les pays comme Haïti qui en bénéficient et parfois l'aide humanitaire de l'Union européenne peut être la différence entre la vie et la mort pour beaucoup de gens partout dans le monde. Et je crois qu'il faut aussi avoir cela présent à l'esprit lorsque les Chefs d'état et de gouvernement, avec le Président du Conseil européen et moi-même, nous allons nous rencontrer ici à Bruxelles dans trois jours pour voir quel sera l'avenir du budget européen. Je tiens à vous dire que la Commission va lutter pour un budget d'aide au développement et un budget d'engagement de l'Europe avec nos partenaires qui soit à la mesure de notre attachement, de nos valeurs et de nos rapports avec nos partenaires comme le pays qui est représenté par le Président Martelly.

Nous savons que la reconstruction prendra du temps. Le développement du pays est entre les mains des haïtiens eux-mêmes, mais je j'ai tenu à garantir la solidarité et l'appui entier de l'Union européenne dans ses efforts. J'ai aussi promis au Président Martelly que nous allons travailler ensemble dans les semaines qui suivent pour identifier les secteurs prioritaires sur lesquels l'aide de l'UE devrait se concentrer. Nous avons évoqué l'éducation que le Président a présentée comme l'une de ses priorités. Nous avons parlé aussi de la réforme de la sécurité. Nous avons parlé aussi de la lutte contre le narcotrafic, de ce que l'on peut faire pour renforcer les capacités institutionnelles d'Haïti dans la lutte contre ce fléau qui est terrible pour Haïti mais aussi pour les pays destinataires de ce trafic.

Nous continuerons à travailler avec Haïti et je suis sûr que nous pouvons contribuer à rendre aux Haïtiens l'espoir dans un avenir meilleur.

Je vous remercie pour votre attention.


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