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SPEECH/12/42

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission Européenne

Déclaration du Président Barroso à la suite de sa rencontre avec Elio Di Rupo, Premier Ministre du Royaume de Belgique

Point presse

Bruxelles, le 27 Janvier 2012

Mesdames et Messieurs,

J'ai eu une excellente réunion avec le Premier Ministre.

Tout d'abord, - même si nous nous sommes rencontrés déjà avant - c'est la première fois que je peux exprimer devant la presse que je suis heureux que la Belgique ait un gouvernement et je félicite le Premier Ministre pour avoir accompli cette tâche qui – nous le savons tous – n'a pas été facile.

Je crois, en effet, que le Premier Ministre Di Rupo a une tâche historique après tout le temps qui a été nécessaire pour former un nouveau gouvernement en Belgique et je lui souhaite très sincèrement le plus grand succès. Je crois que son succès sera aussi le succès de la Belgique. Nous savons à quel point l'avenir de ce pays, qui est le pays hôte de la Commission Européenne, est important pour nous tous en Europe.

Je veux aussi exprimer ma grande satisfaction qu'il s'agisse d'un "gouvernement de réforme", comme le Premier Ministre l'appelle lui-même. Car c'est exactement ce dont l'Europe entière a besoin: de réformes. Nous sommes en train de faire renaître en Europe des économies qui seront plus fortes, plus intégrées, plus adaptées aux défis de l'avenir. C'est exactement l'objectif des recommandations spécifiques que le Conseil a approuvées pour chaque Etat membre sur proposition de la Commission. Ces réformes demandent un effort, c'est sûr. Mais elles sont aussi la base de l'espoir.

Nous avons bien évidemment parlé de la stabilité budgétaire. J'ai constaté la ferme volonté du Premier Ministre de faire tout le nécessaire pour que l'objectif de ramener le déficit au-dessous de 3% cette année soit atteint, y compris par des mesures correctrices additionnelles lors du contrôle budgétaire de février.

Mais surtout, notre conversation aujourd'hui a porté sur le prochain Conseil européen informel et sur l'Europe en général. C'est là que j'ai vraiment beaucoup apprécié l'échange très ouvert que nous avons eu car je sais à quel point le Premier Ministre Di Rupo est, comme moi, attaché à l'idée d'une Europe plus forte, une Europe communautaire, dans la grande tradition de la Belgique qui est un pays qui a toujours soutenu la méthode communautaire.

C'est pourquoi il est important de compenser ce que nous faisons dans le domaine budgétaire, indispensable en Europe, avec des mesures pour la croissance et pour l'emploi. Je l'ai déjà dit très souvent, notamment au Parlement européen: on ne peut pas construire l'Europe seulement sur l'idée de discipline et sanction. Il faut aussi l'idée de la convergence, de la solidarité. Il faut de l'espoir pour nos citoyens.

C'est pourquoi nous allons présenter, et je vais le faire lundi, des idées à relancer, à court terme, quelques programmes pour la croissance et l'emploi. Tout d'abord, il ne faut pas toujours redécouvrir la roue. Nous avons la stratégie Europe 2020. L'une des questions importantes c'est la durabilité, la crédibilité. On doit continuer à appliquer notre stratégie de croissance, la Stratégie 2020. Mais il y a des mesures qu'on peut faire à court terme, notamment pour l'emploi des jeunes avec le redéploiement du Fond Social Européen; pour les petites et moyennes entreprises, parce que ce sont elles qui génèrent l'emploi; pour approfondir le marché intérieur (en Europe, il y a encore beaucoup d'obstacles à un véritable marché intérieur). Nous avons proposé non seulement l'Europe 2020, mais - dans ce qu'on appelle le "Annual Growth Survey" l'année passée et cette année - nous avons aussi proposé des mesures concrètes. Donc j'espère qu'au Conseil Européen informel il y aura un soutien de tous les Etats membres à ces mesures.

Bien sûr nous avons aussi brièvement discuté du traité intergouvernemental. Vous connaissez notre position. La Commission aurait préféré la révision des traités existants, les traités européens. Cela n'a pas été possible faute d'unanimité. Je crois que c'est possible d'avoir un traité intergouvernemental qui puisse renforcer l'idée de la gouvernance économique, notamment dans la zone euro, en gardant bien sur l'unité de tous les Etats membres.

Donc, je pense que ce Traité pourra être une formule à doter les Etats membres d'un mécanisme solide qui va permettre de renforcer la confiance dans la zone euro et donc, je crois qu'on pourra trouver une solution. On est proche d'une solution. J'espère que lors du Conseil européen informel on pourra confirmer cet accord et nous allons insister, bien sûr, pour que tous les principes que nous avons mis en place dès le début, c'est-à-dire le respect des institutions communautaires, le respect de la primauté du droit communautaire, des traités existants, et, bien sûr, du droit secondaire, soient aussi garantis pour que ce traité puisse être une façon de renforcer la confiance dans la zone euro et dans l'Union européenne dans son ensemble, et non pas le contraire.

C'était une réunion très ouverte. Nous avons eu une très bonne discussion. Je remercie le Premier Ministre de venir ici aujourd'hui, parce que je sais bien à quel point son l'agenda est rempli, et d'avoir eu cette occasion de discuter. J'ai beaucoup apprécié la qualité de notre conversation.


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