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José Manuel Durão Barroso Président de la Commission européenne Déclaration du Président Barroso suite à sa rencontre avec le Premier Ministre du Niger, M. Brigi Rafini Point presse/Bruxelles 6 juin 2012

European Commission - SPEECH/12/422   06/06/2012

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Commission européenne

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Déclaration du Président Barroso suite à sa rencontre avec le Premier Ministre du Niger, M. Brigi Rafini

Point presse/Bruxelles

6 juin 2012

Mesdames et messieurs,

Je suis très heureux d'accueillir le Premier Ministre du Niger, Monsieur Brigi Rafini et sa Délégation aujourd'hui ici à la Commission européenne. Cette visite fait suite à ma rencontre avec le Président Issoufou en décembre dernier à Varsovie, lors des Journées européennes de développement, et montre la relation très étroite entre la Commission européenne, et l'Union européenne en général, et le Niger.

Cette visite a lieu à un moment particulièrement opportun, au vu de la situation au Niger et dans la région du Sahel.

Je veux commencer par féliciter le Premier Ministre pour la transition démocratique exemplaire du Niger depuis 2011 et les efforts entrepris au cours de la première année du mandat de son Gouvernement.

L'Union européenne a été aux côtés du Niger depuis 2010 pour soutenir le processus de démocratisation et de relance du développement. Je me réjouis de voir que le résultat va dans la bonne direction.

Cependant, aujourd'hui, le Niger et la région du Sahel sont menacés par l'instabilité, notamment à cause de la situation au Mali, mais aussi par une crise alimentaire sérieuse. Nous avons discuté de ces deux points avec le Premier ministre, et sommes d'accord sur l'importance de coopérer étroitement pour améliorer la situation.

La situation politique tout d'abord nous préoccupe fortement. Nous ne souhaitons pas voir se développer l'insécurité et les risques de violence terroriste qui menacent l'Afrique mais aussi l'Union européenne qui est voisine de l'Afrique et de cette partie de l'Afrique en particulier.

L'Union a un devoir particulier d' aider le Niger, ainsi que les autres pays de la zone, à contenir les risques de déstabilisation, à soutenir les pays les plus vulnérables, comme le Niger, et à accompagner les processus régionaux de médiation et de sortie de crise au Mali.

Nous ne partons pas de zéro, puisque de nombreux projets ont été lancés dans le cadre de notre Stratégie de sécurité et de développement pour le Sahel, une stratégie qui vise précisément à combiner les efforts de développement avec l'aide à la sécurité. Ainsi, la Commission européenne finance déjà plusieurs projets avec une dimension sécuritaire dans le secteur de la justice avec un appui aux Forces de sécurité intérieure mais aussi dans le cadre de nos projets en faveur du développement socio-économique au Nord Niger.

La situation appelle toutefois à accélérer nos efforts et c'est précisément sur ce point-là que nous avons concentré aujourd'hui notre dialogue. Ainsi, nous préparons à l'heure actuelle et à l'invitation du Niger, le déploiement d'une mission civile d'appui aux Forces de sécurité intérieure et à l'Etat de Droit dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune. Cette mission devrait démarrer ses activités à partir de fin juillet 2012.

Sur le front diplomatique, l'Union européenne encourage les efforts de médiation de l'Union Africaine et de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Je tiens à saluer le rôle du Niger dans la coopération régionale, et je réitère notre disponibilité à contribuer à une solution à la crise, sur la base d'un processus de transition civile et consensuelle.

Nous avons également discuté de la situation humanitaire au Niger qui est touché actuellement par une crise alimentaire. L'Union européenne a été aux côtés des pays de la région dès les premiers instants. Suite à sa visite au Niger et dans la région en novembre dernier, le Commissaire Piebalgs a fait débloquer des fonds supplémentaires dès la fin 2011. Aujourd'hui, l'ensemble de notre aide humanitaire et de développement au Niger dépasse déjà le seuil de 100 millions d'euro.

Nous étudions les possibilités de renforcement de cette aide humanitaire pour stabiliser la situation jusqu'à la prochaine récolte, car les besoins sont grands comme nous le rappelle l'actualité chaque jour. Je tiens d'ailleurs à saluer l'action du gouvernement du Niger et du Premier ministre car le gouvernement a mis en place les mesures nécessaires pour gérer la crise, notamment sur la gestion des stocks.

Au-delà de l'urgence, la Commission s'est engagée, dans le cadre de l'Agenda pour le changement de la politique européenne de développement, à concentrer une partie importante de son aide sur l'agriculture et la sécurité alimentaire pour éviter ces crises récurrentes et consolider les capacités d'anticipation et de réaction des pays africains. Lors du dernier Sommet du G8 à Camp David auquel j'ai participé, nous nous sommes d'ailleurs mobilisés en faveur de la "Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire" aux côtés de nos partenaires, qui vise précisément à encourager la contribution du secteur privé dans ce secteur, et ceci bien sûr au-delà de la contribution officielle que la Commission et l'Union européenne donnent déjà en matière d'aide alimentaire.

La coopération avec le Niger est donc cruciale à plusieurs égards. Je veux assurer Monsieur la Premier Ministre de notre détermination à relever ensembles les défis de la démocratisation, de la stabilisation et du développement du Niger et de la région. Nous sommes vos partenaires, nous sommes à vos côtés face à ces défis.

Je vous remercie pour votre attention.


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