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SPEECH/12/361

Michel BARNIER

Membre de la Commission européenne, chargé du Marché intérieur et des Services

La compétitivité, clé de la croissance dans une Europe forte

Cérémonie de remise du Prix Charlemagne à Wolfgang SCHÄUBLE

Aix-la-Chapelle, le 16 mai 2012

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d'abord de remercier la Fondation du prix Charlemagne, et son Président Michael JANSEN, ainsi que le Maire d'Aachen, Marcel PHILIPP, pour cette invitation.

Je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui, à l'occasion de la remise du prix Charlemagne à Wolfgang SCHÄUBLE, dont j'ai pu apprécier l'action déterminée et le profond engagement européen, au cœur des temps difficiles que traversons.

Ces temps difficiles, j'en parlais déjà il y a tout juste un an, le 9 mai 2011, devant les étudiants de l'université Humboldt de Berlin, en évoquant notamment la montée à travers l'Europe de mouvements populistes qui veulent le repli national, c'est-à-dire la fin du projet européen.

Un an plus tard, les récentes élections en Grèce, et, dans une moindre mesure, en France, confirment cette tendance

Ma conviction est que nous ne lutterons pas contre les idées de ces mouvements en traitant leurs électeurs par le mépris. Nous devons au contraire répondre à leurs questions et à leurs inquiétudes par un vrai projet.

Pas par moins d'Europe comme le voudraient les populistes, mais par plus d'Europe. Une Europe plus audacieuse, plus démocratique et plus humaine.

Que nous disent ces électeurs ?

D'abord, que leur situation personnelle, ou leurs perspectives, se sont largement dégradées depuis le début de la crise. Les chiffres sont rudes :

  • la croissance devrait être nulle en Europe en 2012, avec une zone euro qui devrait même connaître une légère récession de 0,3% du PIB ;

  • le taux de chômage en hausse, qui dépasse désormais les 10% en moyenne dans l'Union, parfois beaucoup plus chez les jeunes et atteint même 24,1% en Espagne ;

  • et les PME qui ont toujours du mal à remplir leur carnet de commandes et à trouver des financements pour lancer de nouveaux projets.

Mais, ce diagnostic ne suffit pas à expliquer le rejet de l'Europe.

Ce qui pousse les électeurs grecs, finlandais ou français vers les extrêmes, c'est aussi un doute sur la réponse européenne à la crise. Nous avons su éviter l'effondrement par des mesures audacieuses et fortes. Mais aujourd'hui les citoyens ont du mal à comprendre quel chemin nous voulons emprunter pour retrouver emploi, croissance et prospérité.

Ils se demandent quelle est la stratégie économique européenne dans un monde où les Etats-Unis se redressent et où nos partenaires émergents continuent à afficher des taux de croissance insolents.

Si nous ne répondons pas à cette question de façon convaincante, la tentation du repli et de la désunion sera toujours plus forte. Le marché unique sera alors la première victime des populismes au moment même où il est notre plus grande force dans la compétition mondiale et notre premier atout pour sortir de la crise.

Quelle stratégie économique européenne? Permettez-moi de développer quelques idées, à titre personnel, sans engager, vous le comprendrez, le collège de la Commission.

Et d'abord à court terme: nous devons à la fois poursuivre le redressement de nos finances publiques et activer tous les leviers de croissance disponibles.

On oppose parfois assainissement des finances publiques et croissance. Cette opposition est tout simplement fausse. Qui peut prétendre construire à long terme sa croissance sur des dettes ? Et, inversement, qui peut prétendre redresser durablement ses finances publiques sans une croissance durable et forte ?

Le redressement de nos finances publiques est une priorité. Nous avons réussi en quelques mois à adopter un cap et des règles communes que nous devons absolument préserver et mettre en œuvre avec détermination.

Le nouveau "pacte budgétaire", qui a été patiemment négocié entre 25 pays européens, et le mécanisme européen de stabilité, opérationnel en juillet 2012, sont des étapes indispensables pour restaurer la stabilité et la confiance. L'engagement du gouvernement allemand pour soutenir les propositions de la Commission a été déterminant.

Mais il ne peut y avoir de véritable consolidation budgétaire soutenable si la croissance n'est pas au rendez-vous. Et avec elle, la confiance des citoyens.

Voilà pourquoi notre stratégie commune de consolidation budgétaire doit s'accompagner d'une véritable initiative européenne de croissance. La Commission y travaille depuis plusieurs mois sous l'impulsion de José-Manuel Barroso.

Il s'agit bien d'utiliser tous les leviers de croissance à notre disposition.

Nous devons nous engager sur des réformes structurelles en faveur des entreprises et des citoyens pour rendre plus dynamiques nos économies. C'est une condition de la croissance à moyen terme.

Les efforts que font beaucoup de pays pour moderniser leurs économies, à l'exemple de l'Italie de Mario Monti; les efforts de modernisation du marché du travail, vers plus de flexibilité pour s'adapter à la conjoncture, mais aussi vers plus de sécurité pour les travailleurs. Tout cela doit être encouragé. Et parce que ces efforts sont difficiles et peuvent fragiliser acquis et structures sociales, il faut y associer le citoyen, notamment en favorisant le dialogue social. Il faut également préserver les services publics de base qui créent du lien social et diffusent de la compétitivité

Nous devons accompagner ces efforts nationaux de réformes européennes. C'est dans cet esprit que j'ai initié, il y a près de 2 ans, l’Acte pour le marché unique adopté par la Commission en avril 2011. Une cinquantaine de propositions concrètes pour faciliter la vie des 500 millions de consommateurs et renforcer la compétitivité des 22 millions d'entreprises de notre grand marché. Des propositions comme la simplification des règles relatives aux marchés publics, notamment pour les PME, la création du Brevet Européen qui diviserait par 7 le coût de la protection de l'innovation en Europe, ou la pleine application de la directive Services, qui pourrait nous apporter 1,5 point de croissance supplémentaire à l'horizon 2020.

Deuxième levier de croissance : mobiliser l'épargne des Européens vers les investissements productifs. Nous réussissons dans ce domaine moins bien que nos partenaires alors que nous avons de vrais atouts avec un excédent d'épargne dans certains pays.

Voilà pourquoi j'ai fait du renforcement du marché unique des services financiers une priorité.

La mise en place des autorités européennes de supervision des banques, des assurances et des marchés financiers, les propositions que nous ferons prochainement pour mieux informer et protéger les investisseurs individuels : tout cela peut contribuer à une meilleure allocation du capital entre pays européens.

Mais cela ne suffit pas. A côté de la régulation financière, nous devons tout faire pour orienter l'épargne vers le financement d’investissements productifs. J'ai par exemple proposé le 7 décembre 2011 la création de passeports européens pour les fonds qui investissent dans les jeunes PME innovantes et dans les entreprises sociales et nous travaillons à un cadre européen du capital risque. Une autre idée pourrait être la création dans toute l’Europe d’un livret d’épargne européen à taux garanti pour les particuliers, qui servirait à financer des prêts aux PME européennes.

Enfin, troisième levier, nous devons utiliser toutes les marges de financements publics européens qui sont à notre disposition, et notamment trois d’entre eux :

  • l'action déterminée de la Banque centrale européenne, qui contribue à ramener peu à peu la confiance sur les marchés financiers ;

  • les prêts de la Banque européenne d'investissement, qui ont représenté 72 milliards d'euros en 2010, qui pourraient être augmentés et qui doivent être encore mieux dirigés vers le financement des PME innovantes ;

  • et notre proposition de project bonds, ces emprunts obligataires visant à financer des projets d'infrastructures de transport, d'énergie ou de télécommunications.

Mesdames et Messieurs,

Cette initiative de croissance, pragmatique et équilibrée, associe leviers de court et de moyen terme, mesures de financement et réformes structurelles, actions nationales et propositions européennes.

Toutefois, cette initiative européenne de croissance à court et moyen terme, si nécessaire soit-elle, ne sera pas suffisante pour ramener l'Europe sur le chemin de la croissance durable, et pour lui permettre d'affronter sereinement la concurrence des nouveaux Etats-continents que sont les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde ou le Brésil.

Mesdames et Messieurs,

Nous devons dès aujourd'hui mettre en place les politiques qui prendront le relais à long terme.

Et d'abord poser la question de la compétitivité, qui est la condition d'une Europe forte dans le monde mais aussi d'une croissance durable et équilibrée entre tous les pays européens.

Au sein de l'Europe, la réduction des écarts de compétitivité exige de mettre en place une gouvernance économique plus intégrée encore.

Le diagnostic de notre recul relatif dans le monde n'est pas nouveau. C'est déjà celui que nous avions fait lors du lancement de la Stratégie de Lisbonne il y a plus de 10 ans. C'est encore celui que nous avons fait avec "Europe 2020", il y a deux ans.

Mais nous faisons aussi face à un nouveau défi : celui des écarts croissants de compétitivité entre nous.

Un exemple: selon Eurostat, le coût moyen de l'heure de travail en France est aujourd'hui supérieur de 12% au niveau allemand. Depuis 10 ans, ce coût a augmenté d'environ 40% en France, contre 18% seulement en Allemagne.

Ces écarts de compétitivité, certains pourraient être tentés de s’en satisfaire : ce ne serait pas un problème pour tous, et notamment pas pour l’Allemagne, dont les exportations en hausse se sont traduites par une croissance de 3% en 2011 et par un taux de chômage limité à 5,6%.

Ceux qui pensent cela font fausse route. En réalité, de tels écarts de compétitivité ne sont simplement pas soutenables dans une union monétaire. Nous formons une seule et même équipe, et les difficultés des uns, si elles ne sont pas rapidement résolues, affecteront immanquablement les autres. Y compris l'Allemagne, qui est intimement liée aux 16 autres pays membres de la zone euro et dont 60% des exportations sont destinées aux pays de l'UE.

Comment, dès lors, réduire nos écarts de compétitivité ?

Certainement pas en bridant celles de nos économies qui sont les plus compétitives, car c'est alors l'Europe dans son ensemble qui reculerait. C'est collectivement que nous devons bénéficier des meilleures pratiques. Et progresser ensemble, en permettant à chacun de trouver son positionnement sectoriel spécifique.

A côté de la gouvernance budgétaire, il faut mettre en place une gouvernance économique européenne renforcée.

D'abord en engageant une réflexion sur le positionnement compétitif de chacune des économies européennes les unes par rapport aux autres. Dans quels secteurs se trouvent les avantages comparatifs et la valeur ajoutée de chaque pays ? Quels sont les domaines d'avenir dans lesquels chacun veut investir ? Répondre à ces questions est un préalable indispensable.

Ensuite, en utilisant pleinement le cadre actuel, et notamment les nouveaux outils de gouvernance économique, comme le "semestre européen" de coordination, et les programmes nationaux de réforme, pour aider chaque pays à développer les secteurs de compétitivité qu'il aura identifiés.

Enfin, en mettant en synergie l'ensemble des politiques et notamment la politique de cohésion. Car réduire nos différentiels de compétitivité, c'est aussi accroître notre cohésion sociale et territoriale. En comptant les fonds européens et le cofinancement national, nous parlons en moyenne de 65 milliards d'euros d'investissement par an. Dans beaucoup d'Etats membres, en particulier ceux qui ont rejoint l'UE en 2004, cela représente plus de 50% du total des investissements publics !

Depuis le début de la crise, 17 milliards d'euros de ces fonds ont été réorientés vers des secteurs comme la recherche et l'innovation, les PME et les politiques du marché du travail pour les personnes les plus vulnérables. Il faut continuer cet effort, et utiliser les fonds structurels pour consolider les avantages comparatifs, notamment en investissant dans les réseaux et dans la formation des hommes et des femmes.

Pour produire ses effets et réduire les écarts de compétitivité, la gouvernance économique européenne doit reposer sur le socle solide que constitue un marché unique efficace.

Nous devons encore approfondir notre marché intérieur. Il faut maintenant s'engager résolument. Des propositions concrètes sont sur la table dans le cadre du "Single Market Act". A l'invitation du Conseil Européen, nous en préparons de nouvelles. Je pense au marché unique numérique, avec notre plan d’action e-commerce du 11 janvier dernier. Je pense aussi à la mobilité professionnelle entre les Etats membres, avec une meilleure reconnaissance des qualifications, et notamment la création d'une carte professionnelle européenne.

Mesdames et Messieurs,

L'approfondissement de notre marché intérieur, la mobilité des travailleurs mais surtout la mise en place d'une vraie gouvernance économique européenne nous permettront de réduire les écarts de compétitivité entre nous.

Mais nous devons aussi nous attaquer à notre problème commun de compétitivité vis-à-vis du reste du monde. Face à des pays comme la Chine ou l'Inde, nous aurons du mal à nous ajuster sur les coûts. Mais nous pouvons rester, ou redevenir une terre de production si nous misons sur l'innovation.

Une Europe forte dans le monde passe par le développement d'une stratégie de compétitivité de long terme.

Dans certains pays d'Europe, heureusement pas tous – et notamment pas l'Allemagne – le recul de l'industrie est une réalité qui ne se limite pas aux industries traditionnelles comme le textile et la sidérurgie mais touche de plus en plus les secteurs à forte teneur technologique.

Par exemple, alors que l'industrie des télécoms était, il y a 10 ans encore, dominée par des entreprises européennes et américaines, seuls quatre des huit principaux industriels occidentaux de l’époque existent encore aujourd’hui1. Dans le même temps, deux industriels chinois, Huawei et ZTE, sont devenus des champions mondiaux.

Il n'y a pas une fatalité ! Si nous voulons rester demain à la table ou se prennent les décisions, il nous faut une vision et une stratégie commune de notre positionnement dans le nouveau monde qui naît. Une stratégie qui se décline ensuite dans toutes nos politiques, nationales et communautaires. Une stratégie qui constitue une politique industrielle moderne pour l'Europe. Faute de quoi, le destin de l'Europe se décidera à Wall Street ou à Pékin. Et nous serons condamnés à ëtre sous-traitants et consommateurs de produits fabriqués par les autres.

L’Europe est née d’une politique industrielle ! En proposant la mise en commun du charbon et de l’acier, les pères fondateurs ont eu l’intuition que ces industries communes rendraient une nouvelle guerre impossible. Et que l’intérêt à être ensemble consoliderait l’envie d’être ensemble.

Quelques années plus tard, nous avons eu la volonté de créer une politique alimentaire et agricole commune qui génère aujourd'hui d'avantage d'emplois que le secteur automobile.

Soixante ans après le début de la construction européenne, il est temps de réfléchir à de nouveaux investissements communs, orientés cette fois vers les technologies de l'information, les biotechnologies, les transports et les énergies propres.

Nous avons identifié, sous l'impulsion d'Antonio Tajani, des technologies clés génériques (en anglais KETS – key enabling technologies), comme les nanotechnologies, la micro et la nanoélectronique, les matériaux avancés ou la biotechnologie industrielle.

Ces technologies sont "systémiques". Elles permettent la mise au point de biens et services nouveaux. Par exemple, la production de voitures électriques nécessite d'investir dans des matériaux avancés pour les batteries, dans la photonique pour un éclairage à basse consommation ou encore dans les biotechnologies industrielles pour réduire le frottement des pneus.

Pour les promouvoir, Il y a quatre chantiers à conduire :

D'abord, nous devons créer un cadre favorable à l'innovation. En 2009, 135.000 brevets ont été déposés à l'Office européen des brevets, contre 161.000 en Corée, 315.000 en Chine, 348.000 au Japon et 459.000 aux Etats-Unis. Nous devons agir pour l'innovation en Europe ! J'ai déjà parlé de notre proposition de passeport européen et de notre volonté de créer un cadre pour les fonds de capital-risque, qui permettra d'orienter des ressources vers les PME innovantes. J'espère également que nous trouverons d'ici quelques semaines un accord final sur le brevet unique européen.

Nous devons aussi investir de manière déterminée dans la recherche. L'exode des jeunes chercheurs diplômés des universités européennes n'est pas une fatalité.

Troisième chantier: donner à nos entreprises les moyens financiers d'investir dans la recherche et développement et dans le développement de prototypes :

  • Par le recours à l'emprunt, qui n'est pas illégitime quand il est mesuré et ciblé sur des secteurs qui tirent notre compétitivité vers le haut et bénéficient directement aux générations futures. C'est la logique des projects bonds.

  • Par le recours à des soutiens publics ciblés, dans les domaines identifiés comme stratégiques. Dans le monde qui nous entoure. Les Etats-Unis, la Chine, la Corée investissent massivement pour soutenir certains de leurs secteurs stratégiques, en allant jusqu'à subventionner des entreprises européennes pour qu'elles viennent s'implanter sur leur territoire.

Nous devons de notre côté adapter nos règles sur les aides d'Etat, comme a commencé de le faire Joaquin Almunia, afin qu'elles continuent à jouer leur rôle de garant de l'équité entre les Etats membres, tout en permettant des politiques fortes de soutien public aux orientations stratégiques communes. Par exemple en relevant les seuils de notification, en accélérant les procédures, en utilisant plus fréquemment les dérogations applicables aux aides destinées à promouvoir la réalisation d’un projet important d’intérêt européen commun.

Enfin, dans le domaine de la politique commerciale, nous devons pratiquer une ouverture résolue, mais sans naïveté. Nous ne pouvons pas accepter que l’UE soit l’un des espaces commerciaux les plus ouverts de la planète et qu’en même temps nos entreprises connaissent des difficultés pour accéder aux marchés tiers.

C'est pourquoi, avec mon collègue Karel de GUCHT, nous avons proposé le 21 mars dernier un règlement qui permet d'imposer la réciprocité dans les marchés publics aux pays qui ne la pratique pas spontanément.

Mesdames et Messieurs,

Tous les points que je viens d’évoquer doivent nous permettre de construire une Europe forte, capable de rivaliser sur le plan économique avec les géants de demain.

Mais, et ce sera ma conclusion, cette Europe forte dont nous avons besoin ne peut pas se cantonner au champ économique. Les dirigeants européens et le Parlement Européen doivent maintenant avoir le courage et l'audace nécessaire pour inscrire ces avancées dans l'action économique, industrielle et budgétaire, dans la perspective d'une union politique, comme l'a recommandé Angela Merkel.

Cela nécessitera d'abord une grande communauté de vue entre dirigeants européens, et notamment – mais pas seulement – entre dirigeants allemands et français.

Mais une Europe forte exige aussi, et surtout, de mieux associer les citoyens, qui perçoivent souvent l'Europe comme une démocratie "hors-sol", qu'il nous faut d'urgence reconnecter avec l'espace public réel.

Pour cela, nous avons besoin de plus de démocratie à la base. Grâce à une meilleure association des Parlements nationaux, des collectivités régionales et locales. Grâce à la nouvelle initiative citoyenne européenne, qui permet depuis le 1er avril dernier à un million de citoyens d'inviter la Commission à présenter une proposition législative. Et grâce au débat public, en utilisant notamment les nouveaux outils de communication interactifs de masse que nous donne internet.

Et nous aurons besoin aussi de plus de démocratie au sommet, en nous dotant un jour d'un Président ou une Présidente de l'Union européenne qui cumulera la mission de présider le Conseil européen et la fonction d'animer le Collège des Commissaires.

C’est ainsi que nous construirons une Europe forte, sur les plans économique et politique. Et c’est ainsi que nous démontrerons aux électeurs tentés par les partis populistes et anti-européens que la voie du repli national ne mène nulle part. Le choix de l’Europe est le seul qui nous permettra de continuer à défendre nos positions et nos valeurs dans le monde de demain.

Je vous remercie.

1 :

Constat fait par Olivier Coste dans sa tribune "Industrie des télécoms : l'inquiétant déclin de l'Europe", Les Echos le, 17 janvier 2012.


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