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José Manuel Durão Barroso Président de la Commission européenne Déclaration du Président Barroso suite à sa rencontre avec M. Martin Schulz, Président du Parlement européen Point presse Bruxelles, 24 janvier 2012

European Commission - SPEECH/12/32   24/01/2012

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SPEECH/12/32

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Déclaration du Président Barroso suite à sa rencontre avec M. Martin Schulz, Président du Parlement européen

Point presse

Bruxelles, 24 janvier 2012

Mesdames et Messieurs,

Tout d'abord j'aimerais vous faire part de mon plaisir de recevoir ici le Président Schulz après son élection au Parlement européen. C'est la première visite officielle du Président Schulz à la Commission et j'ai tenu à le féliciter de nouveau pour son élection qui, je pense, peut être aussi un résultat très important pour la coopération entre le Parlement et la Commission, et aussi pour faire avancer le projet d'une Europe plus ambitieuse.

Lors de notre première réunion de travail, nous avons analysé l'actualité en Europe et les perspectives de notre travail en commun.

En ce qui concerne l'Europe, je crois qu'il faut être clair. Nous avons besoin de poursuivre nos efforts de consolidation budgétaire. Il nous faut davantage de discipline. Il faut que les Etats membres respectent les engagements qu'ils ont pris, par exemple dans le cadre du Pacte de Stabilité et de Croissance, mais on ne peut pas construire l'Europe seulement sur l'idée de discipline et de sanctions. L'Europe a besoin aussi de convergence, de solidarité, d'espoir.

C'est pourquoi j'espère que le Conseil européen du 30 janvier va considérer sérieusement les propositions que la Commission est en train de préparer pour relancer la croissance dans le cadre de la stratégie Europe 2020 et que je présenterai lors du Conseil européen. On ne peut pas et on ne doit pas changer de stratégie chaque fois qu'on se réunit, mais c'est vrai qu'il y a la possibilité de libérer certains des fonds, qui n'ont pas encore été distribués, pour nos priorités - la croissance et l'emploi. Et là je crois qu'il y a deux priorités évidentes - c'est la lutte contre le chômage, et notamment le chômage des plus jeunes, et l'appui aux petites et moyennes entreprises, qui sont celles qui peuvent créer plus d'emploi.

En tout cas c'est dans cette ligne que la Commission va présenter quelques propositions et j'espère avoir, lors du Conseil européen informel, un soutien à cette ligne pour consolider l'idée aussi de croissance dans l'Europe que nous sommes en train de construire.

Bien sûr c'est important aussi de garantir le respect de nos engagements. C'est pourquoi il est important que le traité intergouvernemental qu'on prépare respecte quelques principes essentiels. Je ne vais pas revenir sur tout ce que j'ai dit notamment au Parlement européen où j'ai clairement indiqué quels étaient les points essentiels du point de vue de la Commission. Il faut que ce traité, que malheureusement on n'a pas pu faire dans le cadre des traités actuels faute d'avoir l'unanimité, respecte la primauté du droit communautaire, puisse s'insérer aussi vite que possible dans la méthode communautaire et puisse respecter bien sûr le rôle des institutions européennes et contribuer à plus d'Europe et pas moins d'Europe.

C'est dans ce sens que nous travaillons. J'ai encore l'espoir que c'est possible d'atteindre cet objectif. C'est pourquoi il faudrait que ce traité puisse avoir non seulement l'accord des Etats membres qui vont le signer, puisque c'est un accord intergouvernemental, mais aussi le soutien des institutions européennes, notamment la Commission, le Parlement et la Banque Centrale Européenne. Je crois qu'il est important d'avoir ce soutien des institutions aussi pour garantir après la ratification dans tous les Etats membres qui feront partie de ce nouvel accord.

C'est dans cette ligne que nous travaillons et je crois que les deux institutions communautaires par excellence, le Parlement européen et la Commission, ont beaucoup à faire ensemble. C'est dans cet esprit que j'ai eu cette réunion avec le Président Martin Schulz. Je connais bien sa combativité, sa conviction européenne et je suis sûr qu'on pourra pendant ce mandat renforcer encore davantage ce qui est un partenariat spécial qui existe naturellement entre Commission et Parlement européen. Je tiens encore une fois à le remercier du fait que sa première visite officielle après son élection soit précisément ici, à la Commission européenne.


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