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SPEECH/12/115

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Des décisions à la mise en œuvre

Session plénière du Comité économique et social européen

Bruxelles, 22 février 2012

Monsieur le Président du Comité économique et social européen, Cher Staffan Nilsson,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Je voudrais tout d'abord vous remercier de vos mots de bienvenue et aussi pour vos mots d'appui à la stratégie Europe 2020, à la méthode communautaire, à l'idée de soutenabilité. Ce sont là des objectifs et des priorités que nous partageons entièrement.

Je voudrais saluer l'excellent travail mené par le Comité économique et social européen et souligner à quel point votre rôle est fondamental.

Parce que vous êtes un intermédiaire privilégié entre les institutions européennes et les différentes composantes de la société civile, votre rôle est essentiel à la légitimité de notre Union. Et c'est un point auquel j'attache la plus grande importance.

Je me réjouis donc du protocole actualisé de coopération que le Président Nillson et moi-même allons signer tout à l'heure. Et permettez-moi de saluer aussi la participation du Vice-président Maroš Šefčovič dans la préparation de notre nouveau protocole. Vous avez là un véritable fan du Comité économique et social. Il a investi une grande énergie, une grande compétence, et à chaque fois qu'il en a l'occasion à la Commission, il ne manque jamais de dire à quel point il est important d'engager d'autres partenaires, notamment le Comité économique et social.

Ce protocole reflète parfaitement les évolutions récentes de l'Union européenne et notamment les apports du Traité de Lisbonne en matière de démocratie participative.

Il prend aussi en compte la nouvelle gouvernance économique de l'Union européenne. Et je voudrais souligner, en particulier, toute l'importance que j'attache au rapport que votre Comité présentera sur l'implication de la société civile dans l'élaboration des Programmes nationaux de réforme. En effet, l'avenir de l'Union, c'est l'affaire de tous les Européens, et il se joue à travers toute l'Europe et non seulement à Bruxelles!

En un mot, l'actualisation de notre protocole de coopération en dit long sur le chemin que nous avons récemment parcouru.

En effet l'Europe n'est pas restée sur le bord de la route en simple spectateur. L'Europe est en train de changer et la vérité c'est que, malgré toutes les difficultés qui persistent, nous sommes en train d'avancer dans un sens d'intégration européenne. La vérité c'est qu'aujourd'hui le débat en Europe n'est pas comment est-ce qu'on va mettre fin au projet européen. Le débat c'est comment est-ce qu'on va intégrer davantage. C'est par la méthode communautaire, c'est par d'autres méthodes? Quel est le rythme? Jusqu'où peut-on aller pour résoudre certains problèmes de participation et de légitimité? Vous avez cité la Chine – j'y suis allé la semaine passée pour le sommet avec le Président et le Premier Ministre chinois, je suis également allé en Inde. Le message que je leur ai transmis - et d'ailleurs ils connaissent et suivent de façon très attentive ce qui se passe ici en Europe - est de remarquer que le débat en Europe porte sur comment on va de l'avant. On n'est pas toujours d'accord, il y a des difficultés, mais en fait l'Europe est là et elle va dépasser la situation actuelle.

C'est pourquoi pour dépasser cette situation il ne s'agit pas de retourner au monde d'avant. Le monde d'avant ne reviendra pas. Il s'agit d'entrer dans une phase nouvelle de la construction européenne et dans un environnement économique différent.

Et donc notre problème est comment, si nous voulons l'économie sociale de marché, si nous voulons le modèle social européen, comment sommes-nous capables de le mettre en œuvre au 21ème siècle lorsque les conditions de concurrence globale sont en train de changer de façon dramatique. C'est ça la question.

On n'aura pas un retour en arrière. On aura une autre Europe et un autre monde après la crise financière qui est apparue en 2008. C'est pourquoi je trouve qu'il nous faut maintenant sortir par le haut de cette situation et donner à notre Union, une Union du 21ème siècle, les instruments pour qu'on puisse affirmer nos intérêts et nos valeurs dans la mondialisation.

C'est pourquoi il faut plus d'intégration, parce que l'Europe sans intégration ne compte pas. Les Etats membres, même les plus puissants à eux-seuls, n'ont pas la force et l'influence nécessaires pour discuter avec les Etats-Unis, la Chine, la Russie et d'autres puissances émergentes. C'est pourquoi si on veut défendre les intérêts de chacun de nos citoyens et citoyennes, il faut cette intégration. Ce n'est pas parce qu'il y a là une sorte de théologie d'intégration. C'est parce que le monde a changé complètement et maintenant dans ce monde de grands espaces et d'une compétition accrue nous avons besoin, bien sûr en gardant l'identité de nos pays, d'avoir aussi cette capacité de travailler ensemble pour défendre nos intérêts et valeurs.

Mais l'Europe doit être aussi plus compétitive. La vérité c'est que l'Europe aujourd'hui, par rapport à certaines puissances qui sont apparues et qui ont des taux de croissance très importants, elle est aujourd'hui, dans certains secteurs, moins compétitive. Et là, la grande question c'est comment, en gardant notre modèle social européen, en renforçant notre économie sociale de marché, faire en sorte que l'Europe soit plus compétitive. C'est ça précisément tout le but de notre stratégie de réponse à la situation actuelle.

C'est pourquoi notre vision de l'Europe est celle d'une Europe de la responsabilité et de la solidarité, de la discipline et de la croissance. Je l'ai dit plusieurs fois, notamment au Parlement Européen il y a un an, on ne peut pas construire l'Europe seulement sur l'idée de discipline et de sanction. Bien sûr sans des finances publiques crédibles on n'aura pas la confiance. Sans confiance on n'aura pas des investissements. Donc il faut de la discipline, mais en même temps il faut de la solidarité; il faut de la stabilité des finances, mais en même temps il faut de la croissance économique et nous travaillons dans ce sens, bien sûr avec des défis qui sont parfois d'une grande difficulté.

C'est pourquoi il nous faut transcrire en actions concrètes les changements que nous avons voulus et auxquels nous nous sommes tous engagés!

Tout d'abord, nous avons pris toute la dimension de l'interdépendance très étroite de nos économies et nous l'avons traduite dans un nouveau cadre de gouvernance européenne fondée sur plus de convergence et plus de discipline.

Nous nous sommes fermement engagés sur la voie d'une Europe plus intégrée. Nous devons persévérer sur cette voie, car elle est la seule à même d'assurer la durabilité, la soutenabilité de notre relance économique. Et nous devons veiller à ce que nos avancées respectent et renforcent la méthode communautaire.

C'est dans cet esprit, qu'en novembre dernier, la Commission a présenté deux nouvelles propositions de règlements pour renforcer la coordination et la surveillance des procédures budgétaires de la zone euro; et je souhaite que nous puissions avancer rapidement sur leur adoption.

Mais nous devons aussi investir autant d'énergie pour faire avancer les nouvelles propositions que pour mettre en œuvre celles qui ont déjà été entérinées.

C'est le cas du Semestre européen entré en vigueur en janvier 2011 et des mesures législatives du "six pack" applicables depuis le 13 décembre dernier.

Ces mesures renforcent déjà de façon très significative le Pacte de stabilité et de convergence et, pour la première fois, nous avons une procédure de suivi et de correction des déséquilibres macro-économiques.

Nous avons d'ailleurs présenté, la semaine dernière, notre premier rapport sur ce nouveau mécanisme d'alerte.

Et toute l'importance de la bonne application de cette nouvelle procédure se mesure aux dangers que les déséquilibres macroéconomiques ont fait peser au sein de notre Union.

Je sais que la mise en œuvre de cette nouvelle gouvernance européenne implique des changements radicaux dans notre approche de la responsabilité budgétaire et de la surveillance économique.

Mais sa réussite dépend d'une mobilisation générale de tous les acteurs de la vie européenne; institutions, Etats membres, régions et société civile. Et je compte aussi sur le rôle de votre Comité.

Nous avons besoin d'une mise en œuvre pleine et entière des mesures impliquées par les décisions politiques que les Etats membres se sont eux-mêmes engagés à suivre.

Soyons clairs, l'objectif n'est pas de pointer du doigt, il ne s'agit pas de blâmer mais de prévenir et, le cas échéant, de corriger.

Il s'agit en réalité d'une nouvelle qualité du dialogue économique au sein de notre Union; car nos citoyens ne nous pardonneraient pas de ne pas avoir tiré toutes les leçons de la crise.

Et l'une des grandes leçons de cette situation est que discipline et convergence; prévention et correction sont indispensables pour résoudre les déséquilibres budgétaires et macroéconomiques.

Ils sont la condition sine qua non à une Union de la stabilité, c'est-à-dire à un socle solide pour une croissance durable et créatrice d'emplois. C'est ainsi que nous pourrons restaurer la confiance.

Car notre objectif prioritaire c'est bien cela; la croissance, la compétitivité et des taux élevés d'emploi pour le bien-être de nos sociétés.

C'est un objectif que nous pouvons atteindre pourvu que nous ayons un environnement qui lui soit durablement favorable. Cela veut dire des finances publiques assainies, un système financier mieux réglementé (nous avons fait un travail énorme – nous sommes les premiers au G20 à remplir nos promesses d'avoir une nouvelle réglementation pour le système financier), des investissements ciblés et des réformes structurelles permettant d'augmenter notre potentiel de croissance et de diminuer nos déséquilibres macroéconomiques.

Et ce sont bien ces priorités que nous avons soulignées dans notre examen annuel de croissance, point de départ du Semestre européen 2012.

Nous y avons aussi appelé les Etats membres à se concentrer sur la lutte contre le chômage et les conséquences sociales de la crise.

Il est évident que nous avons aujourd'hui dans certains secteurs en Europe, des situations de véritable émergence sociale. Il faut avoir des instruments exceptionnels pour des situations exceptionnelles. Il est évident qu'une relance de la croissance sans création d'emplois aurait un coût social et économique très élevé. Ce serait aussi le signe de la persistance de faiblesses structurelles qui, à moyen et long terme, mineraient notre potentiel de croissance durable.

Nous savons aussi qu'il ne peut y avoir d'Europe forte sans une cohésion sociale européenne forte. Ceci est un élément clé de notre vision européenne et c'est bien ce que reflète notre stratégie de croissance et d'emplois pour l'Europe à l'horizon 2020. Et l'horizon 2020 c'est un horizon, mais la stratégie commence déjà, et en fait le temps passe. C'est pourquoi il faut mettre en œuvre les décisions prises. Je disais tout à l'heure, dans une réunion avec le Président du Comité, que je suis frappé à chaque fois qu'on a un Conseil Européen, nous avons tous les gouvernements qui discutent d'Europe 2020, et après, pour vous parler très franchement, je ne vois pas au niveau national le même type de débat. Il n'y pas une véritable appropriation du débat, à tous les niveaux, par toutes les composantes de la société civile et c'est pourquoi encore une fois votre rôle est décisif. L'Europe doit en effet exploiter de nouvelles sources de croissance. Tout le monde veut la croissance, la question est comment générer la croissance? Il faut avoir de nouvelles sources de croissance comme la connaissance et l'innovation. L'Europe ne peut pas jouer la concurrence sur le plus bas, sur le moins cher. Nous ne pouvons pas le faire – nous perdrions la bataille. Par contre nous pouvons gagner sur le meilleur, sur ce qui demande plus de connaissance, plus d'innovation.

C'est ainsi que nous pourrons moderniser notre économie sociale de marché et assurer sa durabilité.

Les objectifs de notre stratégie Europe 2020 sont donc des objectifs clés et nous devons nous y tenir avec persévérance. Nous ne pouvons pas, à chaque fois que nous avons une réunion, remettre en cause les objectifs sans les avoir poursuivis avec persévérance, cohérence, consistance, dans la durée. C'est une question essentielle et c'est aussi une question de crédibilité. Je sais bien qu'en terme de communication sociale, c'est bien si chaque jour on trouve un "truc très sexy". Mais la réforme économique, c'est sur la durée, c'est sur la détermination, c'est sur le sérieux. Vous êtes des leaders à différents niveaux, vous êtes des leaders de différentes organisations (des organisations d'entrepreneurs, de syndicats, des organisations agricoles, des organisations de volontariat social). Vous savez bien quel est le drame d'un leader quand il est devant des demandes et qu'on n'a pas immédiatement les moyens d'y répondre. Donc je crois que vous êtes bien placés pour comprendre que nous devons avoir un discours de vérité et le discours de vérité c'est qu'en Europe il nous faut faire des efforts très exigeants pour dépasser l'actuelle situation.

Nous avons besoin aussi d'investissements, mais d'où vient l'investissement quand la plupart de nos pays n'a pas de marge budgétaire? C'est la question importante. Comment est-ce qu'on peut demander à des pays qui ont déjà des dettes de plus de 100% de leur PIB de stimuler de la croissance par l'investissement. Quelle serait la réaction des investisseurs s'ils voyaient que la soutenabilité des finances publiques serait mise beaucoup plus en cause?

C'est pourquoi il nous faut de l'investissement ciblé dans les secteurs qui sont porteurs d'avenir et c'est pourquoi il nous faut utiliser l'instrument européen, par exemple les perspectives financières. Nous allons discuter cela la semaine prochaine au Conseil européen – demander aux Etats membres d'anticiper les "project bonds", les obligations de croissance, déjà maintenant, avant même la prochaine étape pour les perspectives financières. Il y a d'autres domaines où l'on peut trouver la croissance, mais il faut être vraiment déterminé dans l'identification de ces actions.

Un domaine où nous pouvons faire plus c'est le marché unique. Nous avons un marché unique en Europe pour les biens, mais nous n'avons pas encore un véritable marché unique pour les services, par exemple. D'après nos études et l'analyse d'autres institutions, il y a 800 milliards d'euros de gains économiques que l'Union européenne pourrait réaliser en mettant en œuvre un véritable marché intérieur des services et en créant un marché unique numérique. Le marché de l'avenir c'est le marché numérique. Et là c'est incroyable, on continue à avoir 27 marchés nationaux. Savez-vous combien il est difficile de faire des transactions transfrontalières? Si vous allez aux Etats-Unis c'est complètement différent, précisément parce qu'ils ont un marché intégré donc c'est pourquoi parfois ils ont des toutes petites entreprises qui deviennent des leaders mondiaux dans un espace très réduit.

Donc, nous avons besoin d'un marché unique approfondi au niveau européen et d'éliminer les obstacles qui existent. Là il y a un potentiel de croissance à libérer. Il faut que nos PMEs aussi puissent plus facilement accéder à ce marché. Et là c'est un autre domaine essentiel –c'est un environnement plus favorable que nous devons offrir à nos PMEs en accélérant la mise en œuvre de l'Acte pour le marché unique.

I have discussed these issues in the last European Council with all the Heads of State and Government and I saw a real commitment to do more in that area. Because we must do that so we can liberate the potential of growth that still exists in Europe. We are not going to achieve those figures of the fastest growing economies of 9% but we can come back to important levels of growth if we exploit also the synergies that we have at the European level.

We must also of course exploit the full potential of the global market. We all know that, by 2015 according to our estimates, 90% of economic growth will be generated outside the European Union. Because Europe is 500 million people so the other regions that are much bigger than us are growing more so we need to have access to these markets, even greater access. So we must be able to take full advantage of relations with our partners and the trade agreements we have already signed, and we must be prepared to conclude other agreements in the months ahead. We must also of course try to defend with strong resolve our interests in these negotiations.

Regarding now once again the budget for 2014-2020, because this is something that I have just now discussed with the President of Cyprus, Cyprus will be the next Presidency of the Council. These are proposals we have put forward, for a budget that is innovative and ambitious, but also rigorous and responsible. A budget that guarantees a reasonable level of funding for our main European policies, for instance to the Common Agricultural Policy, it is an European policy so we have to of course to renovate it, to keep it while providing more money for those areas that offer bright prospects for the future. A budget that will not cost the taxpayer any more than the present one, but which can make a big difference to the lives of 500 million Europeans.

One of our proposals is to use bonds to help fund major projects under the Europe 2020 strategy, starting with the Connecting Europe Facility. Because investing to build the missing links in Europe’s transport, digital and energy infrastructure networks is a way of helping in the long term to improve the lives of all Europeans and give Europe a more competitive edge.

We are deeply involved on all these fronts because achieving each goal of the Europe 2020 strategy means above all bringing a real change in the daily life of our citizens.

Let me give you another example – the efficient use of resources. Reaching our target of 20% energy savings by 2020 could cut each household’s annual bill by 1 000 euros on average. Energy efficiency has a lot to give to Europe. And it could also boost the competitiveness of European industry, and create up to 2 million jobs by 2020. So when you speak about green growth it something that makes sense not from the environmental point of view but also from a economic and business point of view.

In that context I really want also to thank you Staffan Nilsson for your commitment to make the Rio+20 a success and for your contacts with the other economic and social committees. I was telling to the President that I was there in 1992 in Rio when we launched the first earth summit. In that time my country was holding the Presidency of the European Community and it is going to be a great opportunity to see 20 years afterwards where are we now in terms of sustainability, linking sustainability to development and also to the fight against climate change.

But as well as these tangible results, pursuit of our Europe 2020 objectives also signifies a resolute and unwavering defence of a vision of Europe, a Europe of growth and solidarity. Europe that shows the need to work together.

Our Member States are currently struggling with major difficulties and one of the specific, difficult cases is the case of Greece. That is why the Commission from the beginning we have been saying together with others, that apart from the projects to reduce the deficit it is important to create progressively conditions for enhanced growth. We are helping the Greek authorities to redirect 11 billion euros of European funding towards 180 major projects which should help create some 100 000 jobs. A similar programme is in the pipeline for southern Italy.

We have recently reprogrammed funds for Italy with the new government because there is money in the structural funds that it is not yet spent. So the question is now how we can do that namely for creating more possibilities for employment.

It’s also the reason why, in those Member States receiving a programme of financial assistance, we have launched a risk-sharing mechanism to provide financial guarantees for projects which otherwise could not even get off the ground. So using these structural funds now it is available as a guarantee for SMEs to go and get loans from the banks because as you know one of the problems we have now in Europe is that many of our companies they cannot get the credit they need for projects that are otherwise economically viable.

Bringing hope also means offering brighter prospects to the 5.5 million young Europeans who are unemployed. It means giving them a reason to stay in Europe.

That is why I have proposed a ‘pact for youth on the move’, which includes a guarantee for a job, a formation or a training for every young person within four months of leaving school. I proposed this in the last European Council and now we are working with all Member States specifically to launch action teams in the eight Member States most affected by youth unemployment. The idea is very simple: we have money in the European social fund that is not yet spent or allocated, 22 billion euros, and we say let's use this money to help immediately the SMEs to have a trainee, to have a stagiaire, to have an apprentice to work there to have complimentary formation on job training instead of having those young people sometimes with secondary formation, sometimes with superior, high-level education that can not find a job. In some of our countries this has alarming proportion. That is why I think we should concentrate very much on creating better conditions for SMEs.

You probably have heard, I said it in the European Council as an image: we have around 23 million unemployed people in Europe and we have 23 million SMEs. If by chance every enterprise would have one more job they will be a real progress. We know that it does not work like that in practice but my point is the following: to show that it is possible to fight the problem of unemployment and that the solution will come back from the companies because it is enterprises that can create jobs. It is not us who can create jobs, the public authorities we can create better conditions but it is the SMEs that are by a huge majority the most important ones in terms of driving employment they can give a great contribution for this.

That is why we need to do this of course with social dialogue. And that is why for instance, before making these proposals to the European Council, I met the European Social Partners, Business Europe, the major small enterprises and public companies. I am not saying this because I am here with you of course it is something that you expect me to say but I have said it in the European Council to the 27 Heads of State and Government that it is critically important for those reforms that, to the maximum extent possible, they try to have some kind of consensus as large as possible with the social partners at the national level. I believe if we do not do it there will not become the political conditions, the acceptability or the social sustainability for the importance of these reforms.

Let me end by quoting de Tocqueville, who wrote that ‘History is a gallery of pictures in which there are few originals and many copies.’

The European Union is one of those rare originals – we have a unique construct, a unique experience of which we can rightly be proud, there are problems, yes, but we can be proud of what we have achieved all these years and which we want to see thrive and we want EU to claim its place in the globalised world.

And to ensure its success today and in the future we will call on all sides, as you yourselves will understand, to join forces in the interests of our common Europe, a stronger Europe, a more united Europe, a confident Europe, a Europe that can rely more and respond better to the interest of our citizens.

I thank you for your attention.


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