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SPEECH/ 11/775

José Manuel Durão Barroso

President of the European Commission

Building responsible and sustainable growth – the role of social entrepreneurs

Social Innovation Conference

Brussels, 18 November 2011

Mon cher Michel,

Mon cher László,

Monsieur les Ministres de la représentation de la Présidence polonaise et de la prochaine Présidence danoise du Conseil,

Mesdames et messieurs,

Je voudrais avant toute chose vous faire part du plaisir que j'ai à vous rejoindre à l'issue de votre première matinée de travaux, pour évoquer un sujet auquel j'accorde la plus haute importance – celui de l'innovation sociale et plus spécifiquement de la contribution que peuvent apporter les entrepreneurs sociaux à une croissance durable et responsable.

Le thème de vos réflexions d'aujourd'hui s'inscrit dans la droite ligne d'un événement auquel j'ai été particulièrement heureux de participer en mars dernier : le lancement de l'Initiative "Social Innovation Europe", ce projet cher à Geoff Mulgan, à Louise Pulford et au regretté, mon cher ami qui nous manque beaucoup, Diogo Vasconcelos.

L'Initiative Social Innovation Europe a créé une plateforme à caractère unique, dédiée à l'échange et au renforcement des liens au sein d'une communauté foisonnante de projets et d'idées, celle de toutes celles et de tous ceux qui s'impliquent dans cette belle aventure.

Aujourd'hui nous nous engageons dans une étape nouvelle de cette initiative, ce qui m'amène à vous remercier toutes et tous pour votre participation et votre forte implication dans les débats.

Je suis d'autant plus sensible à votre motivation que je suis moi aussi convaincu de l'importance de l'entrepreneuriat social, aussi bien pour son impact économique, beaucoup plus important qu'on ne l'ait longtemps cru, que pour son indispensable dimension d'intégration sociale.

Je considère que faciliter et encourager l'entrepreneuriat social est le complément naturel des initiatives en faveur de l'innovation sociale développées par la Commission ces dernières années.

Ces initiatives sont enracinées dans la stratégie Europe 2020 pour une croissance plus intelligente, plus durable et surtout, plus inclusive.

Elles émanent de multiples secteurs et les publics qu'elles visent et auxquels elles s'adressent sont nombreux: les acteurs privés, à but lucratif et non lucratif, les collectivités publiques, mais aussi le monde de la recherche, dont le domaine ne se limite pas aux sciences et aux technologies, mais s'étend bien à l'innovation sociale, ce que nous allons traduire dans le nouveau programme Horizon 2020 pour la recherche et l'innovation d'ici la fin du mois.

Mesdames et Messieurs,

Un tel engagement s'avère de plus en plus nécessaire et justifié, dans le contexte de crise économique, financière et sociale que traversent l'Europe et aussi la plupart de ses grands partenaires.

Nous n'avons pas attendu la crise économique pour réaliser que nous devions accompagner l'engagement de vous tous qui travaillez, en vous appuyant sur le dynamisme du marché mais avec le souci de la collectivité, à reconstituer le lien social, à développer des solutions originales, participatives et efficaces pour répondre aux besoins sociaux et environnementaux.

Nous n'avons pas attendu la crise, mais aujourd'hui on se trouve face à une urgence nouvelle, nous sommes, comme je le dis très souvent, dans une situation d'urgence sociale dans la plupart de nos Etats membres, qui rend l'"innovation sociale" plus nécessaire et urgente que jamais, pour accompagner les difficiles réformes en cours dans le champ de l'action publique.

Je suis donc d'autant plus reconnaissant à Michel Barnier, mais aussi à Antonio Tajani et László Andor, d'avoir pris l'initiative de fédérer les énergies de la Commission sur ce sujet complexe, et d'avoir organisé la conférence d'aujourd'hui, où je voudrais saluer la présence de personnalités de la dimension de Mohammed Yunus, pour ne citer que lui. Je me rappelle bien des échanges que nous avons eus à propos de l'agenda que nous voyons aujourd'hui.

Face aux défis de l'inclusion et de la durabilité, face à des besoins sociaux croissants qui ne sont pas ou mal couverts par les acteurs traditionnels, il est impératif de promouvoir de nouveaux modèles d'entreprenariat, de trouver de nouveaux équilibres entre croissance et équité.

La vérité c'est que la crise nous fait maintenant repenser beaucoup les modèles d'organisation de la société - pas simplement de la réforme du système financier (Michel Barnier y travaille jour et nuit), mais aussi de la réforme de l'organisation, du lien d'équilibre entre marché et société. C'est un processus où, j'espère, tout le monde va tirer les leçons avec courage, avec intelligence.

L'enjeu est de taille: il est économique, il est politique. Il s'agit de permettre à l'esprit civique de trouver le terrain ou s'enraciner. Il y a quelque chose qui ne peut pas se faire simplement par les décisions des gouvernements, qui va même au-delà, parfois, des partenaires sociaux traditionnels. C'est quelque chose qui doit engager bien sûr les partenaires sociaux, mais qui doit engager la société dans toute sa vigueur, dans toute sa force.

Enfin c'est un enjeu social et sociétal, touchant à des sujets aussi vastes et variés que la santé, l'éducation, l'environnement, l'inclusion sociale proprement dit, le traitement de la pauvreté ou encore le besoin de respecter la dignité humaine.

Les entreprises sociales, par leur dynamisme, leur foisonnement, leur enthousiasme, sont bel et bien les acteurs clés, les moteurs de l'innovation sociale. Avec les mesures présentées en octobre dernier, la Commission a montré son engagement à aider ce secteur émergent à réaliser pleinement son potentiel inexploité, pour répondre à vos attentes, vos défis et pour trouver la meilleure manière d'accompagner votre développement.

Ladies and gentlemen,

The Social Business Initiative is a first step, but an important one.

The Commission's guiding objective is to create the right environment for social businesses in all their diversity of legal forms and status across our Member States. To foster their growth and development across Europe. To untap some of the massive potential that they represent for Europe's future prosperity.

All while ensuring that social enterprises can uphold their fundamental values of sustainability, inclusiveness and solidarity.

Social enterprises are, by definition, social in their ends and means: their primary objective is to achieve social impact rather than generate profits for owners and stakeholders.

Nevertheless, they operate in the market through the production of goods and services in an entrepreneurial and innovative way, and more often than not they make a profit which can be put back to use for social or other public interest goods.

Action at EU level can be an accelerator for social business, by raising awareness of this sector and its huge potential. Social businesses are a growing and dynamic part of the European social economy, which represent millions of employees.

The EU can help to foster the sector's further development by reducing the complexities of its regulatory environment, in particular, as regards funding and access to markets.

After all, let us not forget that social enterprises are businesses that are not only seeking to include people or to share profits more fairly, but that also create jobs. They are businesses whose very ethos is grounded in responsibility and long term shared benefits. Being a social enterprise can in itself be a competitive advantage. Consumers are increasingly willing to take social and environmental factors into account when choosing goods and services. And I believe that this is going to be a pattern in the future evolution of consumption trends. But there is more we can do to inform them of the wider benefits of social enterprises.

The package of measures the Commission presented on October 25th is dedicated to putting in place new tools to help social businesses overcome the obstacles they face.

They include among others:

  • a 90 million euro financial instrument for the next financial programming period to provide social investment funds and financial intermediaries with equity, debt and risk-sharing instruments;

  • a new investment priority for social enterprises to allow Member States to include targeted measures in their programmes under the Cohesion funds from 2014 onwards and;

  • the establishment of a single on-line data and exchange platform at European level to help professionals in this sector in their daily work.

Together with the significant changes we will soon bring to the state aid and public procurement frameworks, these tools will deliver a supportive and well-adapted environment in which I believe social innovation can and will flourish.

And I expect that at the end of November in our last meeting of the College of the Commission we will propose to mainstream social innovation in the new Horizon 2020 strategic framework for research and innovation, with a dedicated focus on inclusive, innovative and secure societies. This will complement a renewed effort on these issues by the European Research Council.

Ladies and gentlemen,

Social business can be indeed a very powerful agenda for change. To deliver better outcomes for the common good. To show that it is possible to do things more responsibly and more fairly, whilst still being a success on the market.

And to become a real engine of growth in the EU. Europe must not only be part of these changes. Europe should be in the lead.

The growth of the sector in recent years shows that we have maybe already reached a tipping point. It is estimated that between 290 and 720 billion euro could be invested in socially innovative structures worldwide by 2020, generating between 130 and 480 billion euro of cumulative profits.

With this perspective, we will need to continue to re-think our policies as social business expands and as new challenges emerge.

We will need to find new means to give confidence to the markets on what social businesses are and how they perform.

We need to invest in researching ways to effectively measure and value social impact benefits. We will also need to do more to promote the recognition of social businesses as a standard asset class for professional investors.

None of this easy, especially in a turbulent economic and financial context. But one thing is sure. Social Business is here to stay and is moving fast. Europe has nothing to lose and everything to gain from being in the vanguard.

That is why your input, your feedback is so vital in this process. Self regulation is part of the DNA of social innovation. Let us continue to work together. We have a mutual interest in making sure that your work is better recognised and more highly valued.

Social business I believe is key to a more sustainable, responsible and inclusive future for Europe.

As we move forward in this process, you can count on the European Commission to be on your side.

I t hank you for your attention.


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