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SPEECH/11/698

Andris Piebalgs

Commissaire européen pour le développement

Assurer la sécurité alimentaire dans les pays en développement: une priorité pour l'Europe

« G20 Développement : des solutions pour un nouveau monde », Conférence de haut niveau sur le développement

Paris, 21 octobre 2011

Je commencerais mon intervention par trois chiffres:

  • Un milliard

En 2011, plus d'un milliard d'êtres humains souffrent encore de la malnutrition et de la faim. C'est inacceptable.

  • 40

C'est le nombre de pays dans lesquels la Commission européenne a comme secteurs principaux d'intervention la sécurité alimentaire et le développement rural.

  • 800 millions

C'est le montant annuel de notre assistance aux secteurs mentionnés. Contrairement à d'autres donateurs, la Commission européenne n'a jamais désinvesti de ces secteurs. Et l'actualité vient aujourd'hui nous rappeler que nous avions raison…

Mesdames et Messieurs,

La Commission européenne vient d'adopter un nouveau cadre stratégique pour la politique de développement:

Nous voulons faire "plus et mieux".

Nous voulons nous concentrer dans les pays qui ont le plus besoin de notre aide.

Nous voulons nous focaliser sur les secteurs dans lesquels nous avons le plus de valeur ajoutée. La sécurité alimentaire est l'un de ces secteurs.

A l'avenir, voici les grandes orientations que je mettrai au cœur de notre action dans ce domaine :

Nous avons besoin d'engagements des deux côtés. Les pays partenaires doivent considérer la sécurité alimentaire comme un secteur prioritaire; nous ne pouvons pas le leur imposer. Dans le prochain FED, je proposerai que la Commission calque son assistance sur celle du pays partenaire – avec par exemple l'objectif de Maputo de consacrer 10% du budget des Etats à l'agriculture.

Nous avons besoin d'investissements tout le long de la chaîne. Il ne fait aucun sens d'investir dans un secteur sans tenir compte des autres maillons de la chaîne. Cela va de l'accès aux terres, aux semences, à la question des infrastructures, à celle du stockage, etc.

Un seul donateur ne peut évidement à lui seul investir sur l'ensemble de la chaîne, mais c'est précisément là que nous devons mettre en œuvre notre agenda de division du travail.

Nous avons besoin du secteur privé. Il est grand temps d'augmenter l'interaction public-privé pour la sécurité alimentaire, tout en mettant en place les garde-fous nécessaires. Dans la programmation du prochain FED, je proposerai que la Commission concentre ces efforts sur les approches régionales, notamment les corridors agricoles.

Nous avons besoin de règles d'investissement responsable pour contrer le phénomène de l'accaparement des terres. Je proposerai que la Commission conditionne son assistance à la transparence des contrats passés par nos pays partenaires et à une redistribution équitable des bénéfices qui résulteront de ces investissements.

Je vous remercie.


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