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SPEECH/11/647

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Les régions européennes - moteur de croissance et de compétitivité

9ème édition des Open Days

Bruxelles, le 10 octobre 2011

Monsieur le Président du Parlement européen, Jerzy Buzek

Madame la Ministre Bienkowska, représentante de la Présidence polonaise du Conseil

Madame la Présidente du Comité des régions Mercedes Bresso,

Madame la Présidente de la Commission régionale Danuta Hubner,

Mon cher collègue de la Commission Johannes Hahn, responsable de la politique régionale,

Mesdames et Messieurs les élus des régions, des villes,

Mesdames et Messieurs membres du Comité des régions,

Chers amis,

Je suis très heureux de participer à cette session d'ouverture de la 9ème édition des Open Days. C'est un rendez-vous annuel auquel je suis particulièrement attaché parce que je crois que c'est un grand moment pour l'Europe. C'est le moment où ensemble, institutions européennes et régions, discutent de l'avenir.

Je suis impressionné de vous voir si nombreux, venus de tant d'horizons différents, débattre de l'avenir de notre politique de cohésion et aussi de l'avenir de notre Europe.

Votre présence témoigne de l'importance de cette politique européenne de solidarité par excellence. Une politique pour tous qui bénéficie à tous.

C'est non seulement une politique de convergence mais aussi une politique de croissance qui crée des emplois. En fait elle a créé plus d'un million emplois ces dix dernières années. Une politique qui investit dans la formation et aussi dans les infrastructures, une politique qui soutient les PMEs (en fait plus de 800 000 PMEs ont été créées sur les dix dernières années).

Non seulement la politique de cohésion aide les États membres et régions les plus faibles en termes économiques à prendre leur essor et à prospérer, mais elle permet aussi à tous les Etats membres et régions de mieux s'intégrer dans le marché unique. Donc, c'est une politique de solidarité, mais c'est aussi une politique pour la croissance et la compétitivité.

Et alors que l'Union européenne fait face à ce qui est le plus grand défi de toute son histoire, je crois que nous vivons le moment le plus délicat depuis la création des Communautés européennes, nous devons plus que jamais resserrer nos rangs et rassembler nos énergies.

Concrètement, ce dont nous avons besoin c'est de plus de cohérence, plus de gouvernance européenne. Oui, ce dont nous avons besoin c'est de plus de cohérence entre nos politiques et notamment plus de cohérence entre notre politique de cohésion, notre politique de stabilité et de croissance et notre politique de création d'emplois, notre stratégie Europe 2020.

Comme je l'ai dit lors de mon discours sur l'Etat de l'Union, le 28 septembre au Parlement européen, ce n'est qu'unis que nous pourrons sortir de la crise financière, économique et sociale que nous traversons. Ce n'est qu'unis que nous pourrons rétablir la confiance en notre capacité collective à trouver des solutions et à les mettre en œuvre de façon rapide et efficace.

Dans cette période particulièrement exigeante, je tiens à rendre hommage aux efforts importants menés par les collectivités locales et régionales.

Je tiens aussi à souligner une fois de plus que l'engagement des villes et des régions est absolument indispensable pour qu'ensemble nous puissions bâtir une Union de stabilité et de responsabilité, une Union de croissance et de solidarité.

Il ne peut y avoir de stabilité dans l'Union européenne sans stabilité dans régions. Il ne peut y avoir de compétitivité et de croissance dans l'Union européenne sans compétitivité et croissance dans nos régions.

Et il ne peut y avoir d'Union forte sans ces deux éléments – la solidarité et la responsabilité.

Une Union de la stabilité et de la responsabilité c'est une Union mieux armée pour résoudre les crises et aussi pour préparer l'avenir.

C'est pourquoi, les décisions prises par les Chefs d'Etat et de Gouvernement du 21 juillet dernier sur le Fonds européen de stabilité financière sont si importantes. Lorsque cette réforme aura été ratifiée par tous, ce que j'espère va arriver très prochainement, le Fonds pourra notamment contribuer à la recapitalisation des banques mais aussi intervenir sur les marchés secondaires pour aider à prévenir la contagion.

C'est pourquoi aussi l'adoption par le Parlement européen, le 28 septembre dernier, du "six pack", qui réforme le pacte de stabilité et de croissance et étend la surveillance aux équilibres macroéconomiques, est si importante. Nous avons maintenant une combinaison de discipline et d'intégration qui est fondamentale pour la zone euro. Soyons clairs, sans dépasser cette crise de la zone euro, nous n'arriverons pas à créer la confiance qui est indispensable pour la croissance dans toute l'Europe. Donc avec ce "six pack" qui a été approuvé le 28 septembre, nous pourrons désormais discuter des prévisions budgétaires des Etats membres avant que les décisions soient prises au niveau national et il est important que les régions y soient étroitement associées. Donc le pacte a aussi une dimension au niveau national qui inclue vos régions.

Oui, ces mesures sont très importantes mais elles ne sont pas suffisantes. Et c'est pourquoi j'ai appelé dans mon Discours sur l'état de l'Union à mettre en œuvre une feuille de route pour l'Europe plus ambitieuse qui réponde, dans un cadre unique et cohérent, le cadre communautaire, aux différents défis que nous devons relever : la situation de la Grèce bien sûr qui est la question la plus urgente, mais aussi la prévention des risques de contagion et de nouvelles crises, soit contagion dans les dettes souveraines, soit contagion dans le système bancaire et financier, les politique de croissance, donc il nous faut la stabilité, mais il nous faut compléter les efforts de stabilité avec une politique de croissance en relançant et dans certains cas en anticipant les mesures en faveur de la croissance et des emplois, et aussi une gouvernance renforcée dans la zone euro et dans l'Union européenne. Et c'est ce que la Commission est en train de préparer.

Il est évident, Mesdames et Messieurs, que tous nos efforts pour parvenir à plus de discipline, plus de stabilité ne font de sens que s'ils sont menés de pair avec des efforts pour plus de croissance, une croissance que nous voulons durable, équitable et surtout une croissance créatrice d'emplois.

C'est pourquoi la Commission est en train de voir comment anticiper quelques unes des mesures prévues pour les fonds structurels. C'est pourquoi, dans le cas de la Grèce, j'ai pris l'initiative de mettre en place une Task force chargée d'accélérer l’absorption des fonds structurels qui restent à dépenser, soit 15 milliards d'euros seulement pour la Grèce; en trouvant des projets qui contribueront à l’emploi et à la croissance dans ce pays. C'est pourquoi nous avons proposé de nouvelles règles de cofinancement pour les Etats bénéficiant de programmes d'aide macroéconomique et j'espère que le Conseil et le Parlement vont approuver rapidement nos propositions.

Tout ce que la Commission est en train de faire montre bien que la politique de cohésion et les fonds structurels sont plus importants que jamais pour contribuer à générer une croissance et une croissance créatrice d'emplois notamment pour les jeunes Européens qui connaissent un taux de chômage intolérable. Dans certains cas, dans nos pays, c'est une situation vraiment dramatique, celle de nos jeunes qui n'ont plus de confiance en leur avenir.

Car ne nous faisons pas d'illusion, une reprise économique sans création d'emplois ne fera pas beaucoup de sens. La crise ne sera pas terminée tant que le chômage ne diminuera pas de façon sensible en Europe.

Ce que nous voulons c'est aussi plus d'équité. Au moment où nous demandons des sacrifices à nos citoyens il est important qu'ils comprennent que tout le monde est prêt à faire ces sacrifices. C'est pourquoi, la Commission a adopté récemment une proposition de taxe sur les transactions financières. Le secteur financier doit aussi assumer sa part de responsabilité. C'est un point fondamental pour l'équité, pour la confiance en Europe.

Mesdames, Messieurs,

La stratégie Europe 2020 nous fixe le cap pour parvenir à cette croissance intelligente, durable et inclusive. Et je me réjouis que les régions se soient déjà pleinement appropriées les objectifs de cette stratégie. C'est une condition pour le succès d'Europe 2020!

Ladies and gentlemen, dear friends,

In a rapidly changing world, Europe cannot stand still. We must evolve and adapt our policies. We cannot consider the future of cohesion policy in isolation without taking into account the effects of the economic and budgetary crisis.

This is why the European Commission has proposed making major changes to modernise together our cohesion policy. So the principles, the values are exactly the same but we need to modernise some of the instruments of our policies. We want to tie cohesion policy with the overall objectives of the European Union. This is the way to ensure adequate funding for the next Multiannual Financial Framework (MFF). Let's be frank about this, it is not going to be easy, this discussion on the next budget for the European Union. This is probably the most difficult moment to discuss resources for the European Union when we see what is the position of the budget in most of our Member States. So we need to make the case for Europe, we need to explain why a euro spent at the European level makes more sense than an euro spent at the national level. And only if we achieve this we are sure to get the national support from the parliament and of course from the European Parliament but also from our Member States, all our Member States. Because the decision requires unanimity of the Member States. This is why we have to tie cohesion policy even more closely to the Europe 2020 strategy and also to the Growth and Stability Pact.

We want a system that learns the lessons from the past. We know that we have to go further in the coordination of national budgets and take into account the macroeconomic requirements. We are trying to have a stronger European governance. We can not have different policies across the board if we want to have a clear, coordinated European governance we have to link the different policies.

Our proposal, I believe, it is fair and balanced. The approach is gradual and I think it will lead to a win-win situation for all. This is about shared responsibility. The aim is to ensure that the effectiveness of the cohesion expenditures is not undermined by unsound macro-fiscal policies. The aim is to act before it is too late. The aim is to develop a culture of responsibility and solidarity geared to performance and results. And here the community budget and particularly the structural funds, all structural funds, must be and will be at the forefront. This is the way to obtain full potential from each euro spent. This is the way to follow for the cohesion policy to continue to deliver growth.

We also want a system that is more open to all. This is why, while maintaining our efforts at the maximum for the poorest regions, we are proposing the creation of a new category of transition regions. This would cover the regions in which European Union aid is gradually being reduced and all other regions with a GDP of between 75% and 90% of the EU figure, and would allow different levels of cofinancing.

We have discussed this a lot in the European Commission, this was not self-evident. But I think this is the best way to be sure about the future of our cohesion and regional policy, to be sure that cohesion and regional policy is not just seen as a substantial policy to the poorest but also as a truly European policy that makes sense for cohesion, of course for solidarity, but also to increase the competitiveness of all regions of Europe. And I think this is the best way to ensure at the end the support of all Member States because we need that support at the end for our objectives in terms of a more ambitious regional policy.

We want to invest in the most precious form of capital we possess, and for Europe' this capital is human capital. This is why we are proposing that the role of the European Social Fund should be increased to support job creation, education and training.

We also want more simplification. We want to lighten the burden of bureaucracy on the beneficiaries of the Cohesion Fund, particularly small businesses. In fact it was on my own initiative that we have decided in the Commission - and I really want to thank my different colleagues of the different responsibilities – to have this decision to adopt joint rules for all our areas of cooperation and for all our funds. I think that increases the simplification of our instruments.

In a word, what we want is a modernised cohesion policy driving growth and competitiveness, an even more effective cohesion policy that continues to be the keystone of efficient and responsible European solidarity.

And I want to conclude in an appeal to you, a very sincere appeal following what President Buzek also mentioned: We are living an especially difficult moment of the European Union. It is important that you also as European leaders make the case for Europe in your region and in your country. It is important that the regions of Europe tell the governments of Europe, tell the national capitals how important is this regional policy and cohesion policy. And that the money they invest through this policy is not money for Brussels, it is money for the regions of Europe. It is money for the workers of Europe, money for the farmers, all those who want to have a future in Europe, money for the citizens of Europe, money for those who are unemployed and those who are afraid of being unemployed. So this is an investment in the future of Europe. It is extremely important to reinforce, this kind of complicity, complicity between the European institutions and the European regions.

And this is the appeal I want to make to you, so that we can work with our Member States and explain that there is no excess of regional policy in Europe, there is no excess of cohesion in Europe, there is no excess of Europe, on the contrary what we need in Europe is more solidarity, more responsibility. We need in fact more Europe.

Thank you for your attention.


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