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Antonio Tajani Vice-Président de la Commission Européenne en charge de l'industrie et de l'entrepreneuriat Galileo opérationnel dès 2014 avec plus de satellites grâce à 500 millions d'euros d'économies. Salon du Bourget, Aéronautique et Espace Paris 22 juin 2011

European Commission - SPEECH/11/469   22/06/2011

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SPEECH/11/469

Antonio Tajani

Vice-Président de la Commission Européenne en charge de l'industrie et de l'entrepreneuriat

Galileo opérationnel dès 2014 avec plus de satellites grâce à 500 millions d'euros d'économies.

Salon du Bourget, Aéronautique et Espace

Paris 22 juin 2011

Mesdames, Messieurs,

J'ai deux bonnes nouvelles que j'ai le plaisir de vous communiquer ici au Salon de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget.

1) Je suis particulièrement heureux de pouvoir annoncer la signature des contrats des deux marchés publics de la phase de déploiement du programme GALILEO qui restaient encore à passer. Il s’agit du lot numéro 2 – « Segment mission Galileo » – d’un montant de 281 millions d’euros, attribué à Thalesaleniaspace (France); et du lot numéro 3 – « Segment contrôle Galileo » d’un montant de 73,5 millions d’euros, attribué à EADS Astrium (Royaume-Uni).

Les deux contrats signés aujourd'hui concernent la partie terrestre de l'infrastructure Galileo. Il s'agit, d'une part, de développer et de déployer un vaste réseau de stations réparties sur l'ensemble du globe et, d'autre part, d'installer les équipements des centres de contrôle situés en Europe. Ces centres constituent les véritables centres nerveux du système. Ils permettent aux équipes en charge des opérations de contrôler le bon fonctionnement des satellites, la qualité des services fournis et la sécurité du système.

Avec ces signatures s’achève une procédure commencée voici bientôt trois ans et je tiens à remercier les membres des différentes équipes qui ont participé aux négociations, tant du côté de la Commission et de l’Agence spatiale européenne que du côté des entreprises concernées.

La conclusion de tous les contrats nécessaires à la construction de cette extraordinaire infrastructure que représente le futur système GNSS européen est une très bonne nouvelle. C’est la meilleure preuve que nous sommes sur la bonne voie pour relever notre grand défi : être en mesure dès 2014 de fournir les premiers services de radionavigation par satellite sur l’ensemble de la planète avec une constellation de 18 satellites qui sera ensuite progressivement complétée.

Je ne doute pas que nous y parviendrons, car j’ai toute confiance dans le savoir-faire développé en Europe pour cette nouvelle technologie. Je rappelle:

  • qu’EGNOS, précurseur de GALILEO, est maintenant pleinement opérationnel;

  • que le fonctionnement des deux satellites expérimentaux du programme GALILEO, Giove A et Giove B, a été couronné de succès et qu’il a permis de valider les horloges atomiques les plus précises jamais envoyées dans l’espace;

  • enfin, que le lancement des deux premiers satellites dits « de validation en orbite » du programme GALILEO – les « vrais » premiers satellites GALILEO – est prévu pour le 20 octobre 2011.

2) En deuxième lieu, j'avais promis de parler des chiffres après la signature des derniers contrats, et je vais le faire.

Dans le rapport à mi-parcours des programmes européens de radionavigation par satellite que la Commission a adopté le 18 janvier 2011, la Commission a fait état d'une estimation d’un montant de 1,9 milliards d’euros pour achever totalement l’infrastructure et de coûts d’exploitation annuels moyens de 800 millions d’euros.

Grâce aux efforts réalisés par toutes les parties prenantes à la suite des initiatives de la Commission et à une amélioration de la gestion des programmes, je suis d'avis que le chiffre de 1,9 milliards précédemment mis en avant pour l’achèvement complet du système peut être revu à la baisse avec une réduction des coûts de 500 millions d'euros de moins.

Je pense qu'il s'agit d'une bonne nouvelle car les budgets publics ne sont pas extensibles, surtout en cette période. Il est dès lors impératif que les contraintes budgétaires que la Commission s’est fixée soient dûment respectées.

Comme nous l’espérons tous, le lancement du 20 octobre prochain se révèle un grand succès, la marge financière dont nous disposons pourrait nous permettre de procéder assez rapidement à la commande de satellites supplémentaires, (j'espère qu'au tour de six) au-delà des 18 satellites déjà en construction ou prêts à être lancés.

Je m'efforcerai en conséquence de rechercher le meilleur compromis entre l'achat des satellites supplémentaires et une couverture raisonnable des risques les plus importants.

L’Union européenne se doit d’être à la hauteur de son ambition, à savoir démontrer qu’elle est capable de construire et d’exploiter un tel système mondial en respectant les exigences de qualité de service requises, les délais  de réalisation prévus et les limites budgétaires fixées.

Le déroulement du programme reste certes soumis à divers aléas, ce qui est inhérent à la réalisation d’un projet complexe de cette ampleur. Mais, depuis la réforme de la gouvernance du programme intervenue en 2008, la Commission s’est donnée les moyens d’en réduire les risques au maximum, notamment les risques financiers. J’ai moi-même décidé d’organiser régulièrement des réunions avec l’Agence spatiale européenne et les principaux industriels impliqués dans le projet afin d’examiner ensemble les moyens non seulement d’éviter une dérive des coûts du programme, mais encore de réaliser des économies. Monsieur Dordain ici présent, directeur général de l’Agence Spatiale Européenne, est pleinement associé à cette démarche et je tiens à le remercier.

Pour conclure, au lieu de parler des retards je vous ai parlé d'accélération et au lieu de parler des surcoûts je vous ai parlé de diminution des coûts. Les enjeux du programme sont planétaires, les bénéfices potentiellement immenses. Sans même parler des retombées technologiques, des recettes commerciales ou des intérêts stratégiques, je vous rappelle qu’en raison de sa vocation de service mondial, GALILEO constitue un vecteur privilégié de coopération entre les grandes régions du Monde.


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