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Antonio Tajani Vice-Président de la Commission Européenne en charge de l'industrie et de l'entrepreneuriat Intervention à la XIXème Conférence des Ministres Africains de l'Industrie (CAMI-19 ) Palais des Nations, Alger, 30 mars 2011

European Commission - SPEECH/11/226   30/03/2011

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SPEECH/11/226

Antonio Tajani

Vice-Président de la Commission Européenne en charge de l'industrie et de l'entrepreneuriat

Intervention à la XIXème Conférence des Ministres Africains de l'Industrie (CAMI-19 )

XIXème Conférence des Ministres Africains de l'Industrie

Palais des Nations, Alger, 30 mars 2011

Monsieur le Ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement d'Algérie

Monsieur le Ministre au Commerce et à l'Industrie d'Afrique du Sud

Madame la Commissaire au Commerce et à l'Industrie de l'Union Africaine

Monsieur le Directeur Général de l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel

Monsieur le Sous Secrétaire-Général de la Commission Economique pour l'Afrique des Nations Unies

Mesdames et Messieurs,

INTRODUCTION

Laissez-moi remercier les autorités algériennes et l'Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) pour la très bonne organisation de la 19ème Conférence des Ministres Africains de l'Industrie ici à Alger.

Je voudrais féliciter Monsieur le Ministre, Moussa Benhamadi, pour sa nomination au poste de Président du Bureau et remercier par la même occasion Monsieur le Ministre, Rob Davies, pour le travail qu'il a accompli en tant que Président du Bureau.

Les défis et opportunités d'affaires en Afrique sont un thème qui me tient particulièrement à cœur.

L'Afrique est un partenaire essentiel dans de nombreux domaines régionaux et internationaux majeurs d'intérêt commun.

L'économie africaine est en mouvement et en forte croissance.

Le PIB global africain a atteint 1.6 milliard de dollars en 2008 - à peu près égal à celui du Brésil ou de la Russie.

L'Afrique est l'une des deux régions économiques (l'autre étant l'Asie) dont le PIB a grimpé pendant la récession mondiale de 2009.

L'Afrique sera le continent du futur.

L'Afrique est un des marchés mondiaux où la croissance de consommation est la plus rapide. La consommation agro-alimentaire surtout devrait augmenter : les consommateurs africains achètent de plus grandes quantités avec des critères de qualité plus élevés. Les marchés urbains seront les plus attractifs pour développer des relations commerciales entre l'Europe et l'Afrique.

D'ici 2020, les cinq marchés les plus importants - le Caire, Johannesburg, Cape Town, Lagos et Alexandrie - stimuleront la consommation.

L'Afrique a un potentiel énorme qui devrait lui permettre d'augmenter le volume et la valeur de sa production agricole et développer les activités commerciales y afférentes.

En particulier, je pense que l'Afrique pourrait devenir un fournisseur important de biocarburants pour l'Europe.

L'Afrique est riche en matières premières: pétrole, gaz, charbon et métaux. Avec plus de stabilité politique et une meilleure gouvernance politique et économique, au niveau national, régional ou continental, l'Afrique pourra pleinement bénéficier de cette richesse.

L'Afrique a un déficit en infrastructures qui, une fois comblé, permettra une forte croissance des investissements.

L'industrie peut jouer un rôle majeur pour renforcer les liens entre nos deux continents. L’Europe a placé l’industrie sur le devant de la scène. Comme vous le savez, tel est le message contenu dans la Communication: "Une politique industrielle intégrée à l’ère de la mondialisation" adoptée le 28 octobre dernier.

Nous devons créer les conditions d'une croissance économique inclusive et durable qui contribue à lutter contre la pauvreté.

En Afrique, l'intégration régionale sur le plan économique et politique contribuera à la prospérité, la paix et la stabilité et servira de levier pour réaliser les "Objectifs du Millénaire" pour le Développement.

L'intégration régionale est un facteur de prospérité, en créant des marchés plus étendus et plus harmonisés qui s'intègrent mieux dans le marché mondial.

La coopération au cours de la décennie à venir doit être axée sur des activités à fort impact, qui peuvent servir de levier à des investissements.

Assurer la santé et une bonne éducation à la population, fournir des services et des infrastructures, un esprit d'innovation et d'entreprenariat et traiter les questions telles que la migration sont les défis à relever.

PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Je suis heureux de vous présenter les grandes lignes de la politique européenne en faveur des PME.

Au sein de l'Union Européenne, les PME jouent un rôle décisif dans la compétitivité et le dynamisme de l'économie. Il y a 23 millions de PME en Europe qui représentent 99.8% de l'ensemble des entreprises européennes.

Les PME de l'Union Européenne sont le principal moteur de l'économie.

L'importance que la Commission européenne attache à la prospérité de ses PME est visible dans la plupart des stratégies européennes.

Notamment, la Stratégie Europe 2020, et les Communications en découlant sur les politique industrielle et commerciale qui mettent en évidence la nécessité de soutenir les PME.

La pierre angulaire des politiques européennes pour les PME est le Small Business Act pour l'Europe (SBA), qui a été adopté en 2008, et révisé en février 2011.

Les domaines prioritaires identifiés pour ce réexamen devront soutenir l’esprit d’entreprise, améliorer l’environnement dans lequel les PME évoluent, améliorer l’accès au financement des différents types de PME et soutenir l’accès aux marchés dans les pays tiers.

Permettez-moi de me pencher sur cette dernière priorité. Les marchés mondiaux présentent un potentiel inexploité pour beaucoup de PME et par conséquent le développement des activités des PME en dehors de l'Union Européenne est devenu un aspect déterminant de la stratégie de la Commission en termes de compétitivité.

Une stratégie pour aider les PME à mieux affronter les marchés mondialisés sera présentée par la Commission cette année.

Nous estimons à 13% le pourcentage des PME de l'Union Européenne qui exportent à l'extérieur des frontières de l'Union Européenne.

Je suis convaincu que nous pourrions augmenter cette part en intensifiant notre coopération avec les pays africains.

J'espère qu'à long terme nos relations pourront être formalisées.

Et c'est pour l'ensemble de ces raisons, qu'aujourd'hui je vous demande de nommer votre Mr. PME Afrique.

Il sera notamment l'interlocuteur ainsi que l'homologue de notre Mr. PME Europe, Daniel Calleja Crespo, chargé de suivre en Europe la pleine et correcte mise en place de la nouvelle version du Small Business Act, dont je vous ai dejà parlé auparavant.

Mr. PME Afrique et Mr PME Europe pourront bien, ensemble, devenir les exécuteurs et les stimulateurs de toutes les politiques de coopération UE-UA au sujet de PMEs.

EURO-MED

Nos pays voisins méditerranéens connaissent d’importants bouleversements. De nombreux jeunes, souvent qualifiés, y sont réduits au chômage et réclament un meilleur avenir.

Des réformes démocratiques et économiques seront nécessaires pour répondre à leurs attentes, pour créer de l’emploi, de l’entrepreneuriat, des petites et moyennes entreprises, et pour instaurer une stabilité durable.

L’Union européenne apportera un soutien aux réformes qui seront entreprises en faveur de la démocratie et de la prospérité partagée et l’Union européenne modulera son soutien en fonction de l’ampleur des réformes qui seront accomplies.

Réunis récemment à Bruxelles pour coordonner la coopération industrielle avec l’Union européenne, les représentants de nos pays voisins méditerranéens, ont renouvelé leur appel à notre soutien pour relever les défis.

En réponse à cette demande, nous proposons d’intensifier les échanges de bonnes pratiques, connaissances, méthodes et outils, nous proposons d’ouvrir davantage nos initiatives et réseaux pour aider les jeunes à entreprendre et pour encourager les PME dans nos pays voisins méditerranéens.

A cet égard, le Small Business Act qui oriente les politiques et mesures en faveur des PME en Union européenne est une précieuse source d’inspiration.

Il nous faut un vrai Small Business Act Euro-méditerranéen.

Un instrument formidable pour rapprocher et améliorer nos standards communs, surtout en matière de législation et des mesures de soutien aux PMEs.

Nos pays partenaires travaillent déjà à la prise en compte de plusieurs principes du SBA pour réviser la Charte euro-méditerranéenne pour l'entreprise adoptée en 2004.

La Charte à laquelle se réfèrent les pays voisins pour améliorer le climat des affaires se rapprochera ainsi du SBA et prendra mieux en compte les attentes des jeunes entrepreneurs, et les besoins des micro, petites et moyennes entreprises.

Dès la prochaine conférence ministérielle à Malte, les 11 et 12 mai prochains, les Ministres euro-méditerranéens de l’industrie se prononceront sur l’ajout à la Charte d’une dimension sur le développement durable des entreprises.

Cette nouvelle dimension s’inspire directement du Small Business Act.

Une étude est déjà en cours pour identifier et analyser les politiques et mesures prises dans ce domaine par nos pays voisins.

D’autres propositions d’amendements et les indicateurs de suivi correspondants sont déjà sur la table. Préparés par les pays voisins eux-mêmes et déjà largement discutés, ils seront peaufinés en 2011-2012 pour être soumis à l'aval des ministres lors de la réunion ministérielle qui suivra celle de Malte.

Tous ces développements sont prometteurs et l’Union européenne les appuiera autant que les pays le souhaiteront et autant que les moyens disponibles le permettront.

Les 11 et 12 mai prochains, tous les axes de travail proposés pour 2011-2012 seront soumis à l’aval des ministres de l’industrie des 43 pays de l’Union pour la Méditerranée réunis à Malte.

Toutes les recettes qui seront échangées à Malte et à la suite de Malte pourraient également intéresser d’autres pays d’Afrique.

A cet égard, les pays africains riverains de la Méditerranée nous paraissent idéalement placés pour être des relais et passeurs d’information et de bonnes pratiques.

AGRO-BUSINESS ET AFRIQUE

Le commerce des produits agricoles et alimentaires agit comme un catalyseur sur l'activité du secteur privé et les investissements en contribuant à un environnement propice aux investissements. Toutefois, ce commerce dépend notamment du bon fonctionnement des moyens de transport des marchandises.

L'industrie agro-alimentaire est un moteur de croissance en Afrique notamment dans les zones rurales. Il est primordial de faciliter le commerce agro-alimentaire, promouvoir les échanges intra-africains afin de développer le potentiel commercial du continent.

La croissance durable comprend le passage de l'aide à l'agriculture au soutien des petits exploitants agricoles dont la production respecte l'environnement, ainsi qu'aux efforts de promotion de la qualité sanitaire des produits, et ce, dans le but de limiter l'exode rural.

Pour soutenir cette croissance durable, l'Union Européenne espère conclure rapidement des accords de partenariat économique avec les pays ACP afin de sécuriser leur accès complet au marché européen.

Ces accords prévoient une libéralisation complète des droits de douane UE dans tous les domaines et donc l'agro-alimentaire.

En outre, en ce qui concerne les pays méditerranéens, le commerce agro-alimentaire a été quasiment entièrement libéralisé avec plusieurs pays (Egypte, Israël, Autorité Palestinienne, Jordanie et Maroc).

Il est en voie de libéralisation plus ou moins avancée avec les autres.

Et le domaine de l'agro-business nécessite – tout autant - de libérer tout son potentiel en faveur des Petites et Moyennes Entreprises qui sont les vrais piliers du secteur privé africain.

ACCES AUX MEDICAMENTS ET AFRIQUE

Améliorer l'accès aux médicaments en Afrique est un des défis de responsabilité sociétale que les entreprises du secteur pharmaceutique doivent relever.

J'ai proposé en 2010, dans le cadre de la Présidence belge, la mise en place d’un processus sur la responsabilité sociétale des entreprises dans le domaine pharmaceutique.

Ce processus doit avoir une composante industrielle, afin de favoriser à long-terme la compétitivité de l’industrie pharmaceutique européenne, et une composante sociétale contribuant à l’accès au traitement et à la mise en exergue de la responsabilité des acteurs industriels du secteur en Europe et dans les pays en voie de développement.

Je veux créer un environnement responsable pour l’accès aux médicaments.

La plate-forme "Accès aux traitements dans les pays en voie de développement" que j'ai mise sur pied est composée de représentants des Etats Membres et des parties prenantes.

Au travers d’un projet pilote pour l’Afrique, la plate-forme sur l'accès aux médicaments en Afrique devra répondre aux besoins des pays concernés. Il existe de nombreuses initiatives individuelles d’entreprises pharmaceutiques, d’organisations non gouvernementales ou d’organisations philanthropiques. Il est nécessaire de créer un espace de réflexion sur la contribution des entreprises européennes, leurs valeurs ajoutées ainsi que les défis auxquels elles sont confrontées.

J'ai déjà parlé de cette initiative à la Commissaire Gwanas qui a marqué son fort soutien.

Mes services ont par ailleurs organisé les 14 et 15 mars dernier un séminaire de réflexion destiné à lancer les bases conceptuelles de la plateforme. Ce fut un succès ! Une quarantaine d'experts venant de divers horizons (Etats Membres, Union Africaine, secteur pharmaceutique, organisations internationales, etc.) ont discuté librement des défis et opportunités de l'accès aux médicaments en Afrique. Le rapport de cette réunion sera présenté au Comité Directeur de la plateforme et servira de base au lancement de projets concrets de coopération et partenariat.

MATIERES PREMIERES ET AFRIQUE

Passons maintenant à un autre point très important pour la coopération bilatérale : le rôle des matières premières.

Deux constats ont été faits ces dernières années: tout d'abord, aucune économie ne peut fonctionner sans un approvisionnement durable en matières premières et, ensuite, aucun pays ne peut produire toutes les matières premières dont il a besoin.

C'est une réalité qui s'applique à tous les pays, qu’ils soient développés ou en voie de développement. Nous sommes tous dépendants des matières premières. Même si un pays est très riche en matières premières, il reste tributaire des importations pour celles qu’il ne possède pas. L'accès aux matières premières est donc un défi commun et un marché ouvert et transparent doit être un objectif pour nous tous.

La pression croissante sur la demande en matières premières est générée tant par la croissance de l'économie mondiale que par l'expansion des nouveaux marchés liés aux technologies génériques essentielles. Cela signifie pour les pays riches en ressources naturelles une excellente occasion d’accroître leur revenu national, non seulement via l’exportation, mais aussi parce que, si les investisseurs arrivent, le moteur du développement peut s’enclencher.

L'Union Européenne poursuit une politique de développement visant à aider les pays riches en ressources à s’orienter vers un développement durable.

Pour la Commission européenne, l'exploitation minière durable peut et doit contribuer au développement durable et créer des situations mutuellement bénéfiques où tant les pays développés que les pays en voie de développement bénéficient de l'approvisionnement durable en matières premières.

Comme souligné dans la Stratégie conjointe Afrique-UE conclue à Tripoli en Novembre 2010 entre l'Union Européenne et l'Union africaine, une approche globale a été développée afin d'atteindre cet objectif. L'investissement est l’un de ces principaux aspects et implique:

d’une part, le développement d’outils d'analyse pour la cartographie du développement minier et,

d’autre part, la coopération permettant l'évaluation du potentiel d'augmentation de la valeur ajoutée via la transformation locale des ressources minérales africaines.

Ceci nécessite des financements, bien sûr, mais aussi surtout une bonne gouvernance et la transparence des investissements. Notre objectif est aussi de promouvoir la gouvernance des ressources naturelles, de partager les meilleures pratiques en matière de négociation des contrats miniers et de créer les conditions permettant de promouvoir le commerce et le développement durable du secteur minier.

Dans le domaine des compétences, nous visons à développer la connaissance géologique en encourageant l'exploration des ressources minérales en Afrique, en promouvant la coopération entre les études géologiques africaines et européennes et en développant l’intérêt pour une qualité environnementale des activités minières.

Ce programme est ambitieux. Faisons en sorte que les deux parties travaillent activement pour le mener à bien.

TOURISME ET AFRIQUE

Le Traité de Lisbonne nous donne autorité pour développer une politique du tourisme. Cette politique fait partie de mes compétences.

Le contexte global a changé, les exigences des touristes et des consommateurs sont aujourd'hui différentes.

Je suis conscient de la nécessité de renforcer les liens entre l’Europe et l'Afrique, de promouvoir le développement durable et responsable des modèles touristiques ainsi que les échanges de bonnes pratiques.

Développer un tourisme de qualité et compétitif est possible en trouvant des formes de coopération apportant des solutions mutuellement bénéfiques où chaque partenaire est gagnant.

APPLICATIONS SPATIALES ET AFRIQUE

Aider les pays africains à accroître leurs capacités dans le domaine de l'observation de la terre et des applications spatiales est indispensable et participe à l'effort mondial en vue d'une économie verte en accord avec la nouvelle stratégie de croissance de l'Union Européenne (Union de l'Innovation).

Les services de navigation par satellite, qui se développent partout dans le monde, ont des impacts positifs qui, en Afrique, seront particulièrement bénéfiques dans les domaines de la gestion du territoire ou des ressources naturelles: l'agriculture, l'industrie pétrolière, l'industrie minière.

La mise en œuvre de l'infrastructure nécessaire à la fourniture des services de navigation par satellite, comme celle du système européen EGNOS (European Geostationary Navigation Overlay Service) représente un atout de coopération entre nos deux continents.

L'adoption du Second Plan d'Action (2011-2013) au Sommet Afrique-UE de Tripoli fin novembre a donné l'impulsion politique à la mise en œuvre en Afrique du système européen EGNOS.

La coopération euro-africaine dans le domaine de l'espace servira sans doute à ouvrir le marché africain aux technologies européennes.

En échange, elle apportera des moyens au développement durable de l'Afrique. Nos études prévoient des bénéfices se montant à plusieurs centaines de millions d'euros.

Elle y rendra aussi plus efficaces les actions humanitaires. Elle permettra une meilleure exploitation par l'Afrique de ses abondantes ressources naturelles. Elle favorisera les transports entre les régions capitales et les régions périphériques dans chaque pays africain et leur développement économique.

Elle permettra une meilleure organisation administrative des territoires, l'établissement à faibles coûts des cadastres, dont on connait l'impact positif sur le développement économique.

Une autre priorité est de faire avancer le programme européen de surveillance de la terre GMES et l’Afrique en accord avec le processus de Lisbonne adopté en 2007.

Au Sommet de Tripoli, les parties africaines et européennes se sont également mises d’accord sur la nécessité de présenter un Plan d’Action détaillé le plus tôt possible en 2011.

Ceci est essentiel pour assurer un futur financement de GMES - Afrique qui réponde aux vrais besoins africains.

En Europe, GMES est un programme centré sur les utilisateurs et l'absence d'utilisateurs équivaut à un manque de financement. Nous croyons qu'il revient à l’Union Africaine d’assurer une plus grande participation des acteurs africains, y compris naturellement les États Membres et les communautés économiques régionales.

Au mois de septembre 2010, j'ai eu l'honneur de co-présider avec le Commissaire Ezin de la Commission de l'Union Africaine une réunion de haut niveau dans le domaine spatial.

Nous avons traité de plusieurs questions clefs pour l'évolution des activités spatiales en Afrique dont une éventuelle agence spatiale africaine et l'institut des sciences spatiales de l'université panafricaine.

Je me réjouis que l'étude de faisabilité préliminaire entreprise par la Commission de l'Union Africaine et financée par l'Union Européenne, tire la conclusion que l'agence spatiale africaine représenterait une valeur ajoutée potentielle considérable pour l'espace au service des citoyens Africains.

Qu'il me soit permis de souhaiter, pour les années à venir, un développement toujours plus important de nos relations d'affaires.

CONCLUSIONS

Les prochaines étapes approchent déjà à grands pas, nous en encouragent à intensifier notre travail et nos consultations.

Tout d'abord avec M. Yumkella, le Directeur général de l'UNIDO, nous avons déjà évoqué et discuté l'organisation et la tenue d'une Conférence de haut niveau UA-UE-UNIDO au sujet de l'industrie au début de l'année prochaine.

Ceci sera l'occasion de discuter un projet d'Action Plan conjoint UE-UA pour accélérer l'industrialisation de l'Afrique.

Sur l'ensemble de ces points, la Commission européenne et l'UNIDO ont déjà atteint un large consensus et nous y travaillons ensemble, dans un esprit positif et avec l'ambition nécessaire.

Je vous remercie de votre attention!


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