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SPEECH/10/356

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

Discours du Président Barroso à l'occasion de la réunion entre la Commission Européenne et la Présidence Belge de l'Union Européenne

Conférence de presse

Bruxelles, 2 juillet 2010

Monsieur le Premier-Ministre,

Messieurs les Ministres-Présidents

Mesdames et Messieurs,

La Commission européenne a eu sa réunion traditionnelle avec la nouvelle Présidence du Conseil de l'Union. C'était un échange très fructueux qui nous a permis de faire le point sur les dossiers principaux du prochain semestre.

Je me félicite de voir la Belgique prendre les rênes du Conseil de l'Union européenne à un moment charnière. Je suis entièrement convaincu que cette présidence donnera les impulsions nécessaires à la politique européenne.

La Commission compte beaucoup sur la présidence belge. Traditionnellement, ces présidences ont permis des avancées importantes sur des dossiers-clé pour l'Europe toujours dans un esprit communautaire. Il est évident que nous avons besoin plus que jamais de l'Europe. Nous avons besoin plus que jamais de cet esprit de la méthode communautaire et c'est pourquoi je compte beaucoup sur la présidence belge.

Soyons clair, l'Europe reste encore dans un climat économique difficile et délicat.

Dans ce contexte, la Belgique mènera les discussions sur des dossiers très importants, des dossiers qui sont constitutifs pour le futur de notre Union:

Sur le plan économique et social, nous devrons travailler sur trois grands chantiers:

  • stabiliser et sortir de la crise économique,

  • mettre en place de nouveaux mécanismes de gouvernance économique

  • introduire une nouvelle règlementation renforcée des marchés financiers,

  • et stimuler la croissance et l'emploi à travers de la stratégie Europe 2020

Nous avons fait plusieurs propositions qui se trouvent sur la table du Conseil et du Parlement. Aujourd'hui, nous avons fait le point avec la Présidence sur comment avancer ces dossiers.

La gouvernance économique d'abord.

Nous avons proposé le 30 juin des actions concrètes. Nous voulons mettre en place une surveillance renforcée et simultanée des politiques budgétaires, macro-économiques et des réformes structurelles.

Cette surveillance intégrée au printemps de chaque année est ce qu'on appelle "le semestre européen". C'est logique et nécessaire. Et par le biais d'un système d'incentives et de sanctions qui s'applique plus en amont, nous nous dotons des outils pour agir dès qu'il faut.

Deuxièmement, les marchés financiers. Là aussi, la présidence belge interviendra à un moment crucial.

Vous savez que la Commission a déjà présenté toute une série d'idées sur une règlementation plus stricte et transparente et nous adopterons plus de 20 propositions dans les mois qui viennent, ce qui veut dire que nous aurons un train de réformes presque complet à la fin de la présidence belge.

Le Conseil et le PE doivent montrer la même détermination pour achever ce travail d'ici à 2012. Nous aurons besoin du leadership de la présidence belge pour piloter tous ces projets à leur adoption.

Enfin, les réformes structurelles pour renforcer l'élan vers la croissance et l'emploi. Il est crucial de poursuivre la Stratégie Europe 2020 approuvée par le Conseil européen de juin. Le temps de la présidence belge sera celui de sa concrétisation, notamment à travers de ses initiatives-phares relatives à l'innovation, la lutte contre la pauvreté et pour l'emploi.

Je félicite d'ailleurs la Belgique et ses régions, qui ont bien avancé dans la définition de ses objectifs nationaux et régionaux dans le cadre de "l'Europe 2020".

Nous avons aussi parlé du marché unique, car nous devons présenter pendant la présidence belge un plan, un "Single Market Act", basé en large mesure sur le rapport que j'avais demandé à Mario Monti. C'est une façon concrète de renforcer le potentiel de croissance de l'Europe et son marché de 500 millions d'habitants. L'initiative du brevet communautaire va dans le même sens. J'espère que ce sera pendant la présidence belge qu'on pourra finalement avancer dans un dossier dont on parle depuis plus de 30 ans. Nous avons présenté une proposition à ce sujet hier.

Dans les dossiers environnementaux, il faut bien préparer la réunion multilatérale de Cancun sur l'action climatique (COP16) pour parvenir à des objectifs qui soient ambitieux et concrets.

Donc, pour conclure, la Belgique reprend le relais dans un moment crucial. Nous sommes à un moment spécial dans la construction européenne. La crise est d'une ampleur sans précédent, mais c'est aussi une opportunité pour faire avancer l'Europe. Je crois que les états membres reconnaissent plus que jamais à quel point nous sommes interdépendants. C'est pourquoi je me félicite vraiment du fait que nous avons maintenant la Belgique qui a cette responsabilité à ce moment précis. Notre réunion aujourd'hui a déjà montré cet esprit, je dirais même cet enthousiasme – de travailler ensemble pour l'Europe.


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