Chemin de navigation

Left navigation

Additional tools

José Manuel Durão Barroso Président de la Commission européenne "UNE EUROPE GAGNANTE ET EQUITABLE" Collège européen de Parme Parme, 12 avril 2010

Commission Européenne - SPEECH/10/152   12/04/2010

Autres langues disponibles: aucune

SPEECH/10/152

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

"UNE EUROPE GAGNANTE ET EQUITABLE"

Figures and graphics available in PDF and WORD PROCESSED

Collège européen de Parme

Parme, 12 avril 2010

Signor Presidente della Fondazione,

Signore e Signori,

Cari studenti,

Vorrei ringraziare il Presidente della Fondazione per avermi invitato a questo incontro con voi al Collegio europeo di Parma. E' per me una gioia essere qui. Sono stato già accolto calorosamente in occasione della mia visita, nel gennaio 2008.

Talmente calorosamente, che non ho esitato un istante a tornare a salutarvi qui a Parma! Sono sempre molto felice quando posso parlare con gli studenti europei. E, se devo essere sincero, raramente ho dei dubbi quando mi viene data la possibilità di venire in Italia!

Per ragioni estetiche, artistiche, letterarie, la passione per l’Italia e’ una sindrome relativamente diffusa. Per me questa passione deve essere attribuita a una forte vocazione europea. L’Italia ha dato all’Europa due dei capitoli più importanti della sua storia: la Roma antica e l’eredita’ del Rinascimento.

Et maintenant, je vais passer au français! Parce que ma passion pour l'Italie est suffisante pour comprendre l'italien, mais pas encore pour le parler. La prochaine fois, j'essaierai!

La Rome classique est à l'origine de notre civilisation. Nous sommes tous les fils de cette civilisation. Le second grand moment de l'Italie a été la Renaissance, qui a matérialisé la notion d'Europe. Car dans la foulée des Grandes Découvertes, de nouvelles cartes et l'imago mundi font prendre conscience de l'identité même, de l'identité physique, de notre continent. L'épanouissement sans précédent des arts met en relief son identité culturelle. L'humanisme imprègne la pensée européenne. C'est à cette époque-là que le mot "Europe" entre dans le langage courant.

L'Italie est aussi le berceau de mouvements historiques qui ont été favorables à la construction européenne et qui ont d'ailleurs abouti au processus qu'on appelle l’intégration européenne, de Messine à Rome, avec la création de la Communauté européenne. Voilà pourquoi l'Italie moderne avait vocation à se trouver au cœur de l'Union européenne quelques siècles plus tard. Voilà pourquoi elle y joue aujourd'hui un rôle éminent… Et voilà pourquoi je viens aujourd'hui vous parler d'Europe.

Ici à Parme, je sais qu'il y a une vocation européenne, non seulement avec ce Collège européen, avec l'Agence européenne de sécurité alimentaire, avec l'école européenne qui y sera bientôt construite. Je vois là une vision de l'avenir de la ville, de la province, de la région axée sur l'Europe, en construisant aussi un grand projet pour l'économie, pour la société, pour la culture, pour la pensée, autour de l'idée d'Europe.

Mais avant d’aborder le sujet d’aujourd’hui, je voudrais évoquer la tragédie dans laquelle la Pologne et tout le peuple polonais sont plongés depuis deux jours. C'est un choc pour nous tous. Ça a été un choc pour moi personnellement, car je connaissais le Président Kaczynski et son épouse. Cette tragédie a provoqué une très vive émotion dans toute l’Europe. Par une terrible coïncidence, ce malheur fait écho, soixante-dix ans plus tard, à une autre tragédie polonaise et européenne, celle de Katyn. En notre nom collectif, je veux assurer le peuple polonais de notre compassion et de notre soutien. Pour avoir bien connu le Président Lech Kaczynski, je sais qu’il était un grand patriote polonais, qui a lutté pour la liberté et la solidarité dans son pays et qui voulait une Pologne démocratique dans une Europe plus forte. C’était un homme de convictions.

C'est précisément de conviction que nous avons besoin dans notre Europe d'aujourd'hui.

Car nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la vie internationale, et l'Union européenne a besoin d'une transformation en profondeur, d'un cap pour l'avenir et d'une forte mobilisation politique.

Nous entrons dans une nouvelle phase politique, parce que la crise économique et financière actuelle marquera une césure dans la marche du monde. Il y aura un "avant" et un "après". Il va falloir rattraper les années de croissance, de création d'emplois et d'avancées que la crise a balayées. Et il va falloir reconstruire les bases d'un projet nouveau.

En révélant une interdépendance planétaire inégalée, cette crise a révélé du même coup l'absurdité du chacun pour soi. Système financier, sécurité énergétique, sécurité sanitaire, changement climatique: pour toutes ces questions, le monde a besoin de nouveaux schémas d'action coordonnée. La coordination supranationale étant la grande spécialité européenne – on peut même dire que l'Europe est le laboratoire de la mondialisation, je suis convaincu que l'Union européenne a une carte majeure à jouer dans cette nouvelle configuration du monde.

Sur cette toile de fond mondiale, nous sommes entrés, en Europe, dans une nouvelle phase institutionnelle. Avec un Parlement européen en début de législature. Avec une nouvelle Commission européenne qui entame son mandat. Avec un nouveau mode de coopération qui s'instaure entre ces deux institutions. Avec les nouvelles fonctions de président permanent du Conseil européen et de haut représentant pour l'action extérieure. Bientôt, nous aurons aussi un service européen d'action extérieure, c'est-à-dire un outil diplomatique européen.

Le traité de Lisbonne transforme notre paysage institutionnel. C'est une chance pour l'Europe. Il nous donne des moyens d'action, des instruments politiques, des compétences, de l'efficacité et de la cohérence. C'est aussi une chance pour la Commission, qui la saisit pleinement. Contrairement à ce que certains prétendent, l'arrivée sur scène de nouveaux acteurs institutionnels n'enlève rien à la Commission. Nous sommes pour le développement des institutions européennes. Nous sommes pour des institutions fortes. Le problème, en Europe, ce ne sont pas les institutions. Le problème, c'est parfois le comportement égoïste de certains politiciens au niveau national.

Contrairement à ce qu'on dit parfois, il faut voir dans le traité de Lisbonne le renforcement de cette méthode communautaire. La Commission reste la gardienne de l'intérêt général européen. Elle reste la force d'initiative de l'Union. Elle reste le moteur du projet européen. Et le traité de Lisbonne attribue d’ailleurs de nouvelles compétences à la Commission, notamment dans le cadre de l’union économique et monétaire et dans les relations extérieures.

Mais, comme je vous le disais en janvier 2008 ici même, au Collège européen de Parme, un traité ne remplace pas une volonté politique. Nous en sommes exactement là aujourd'hui: l'heure de vérité a sonné pour l'Europe. De nouveaux instruments, oui, mais pour quel projet, pour quelle Europe?

Deux questions simples se posent : voulons-nous utiliser la capacité de décision et les compétences que nous donne le traité de Lisbonne pour engager des réformes en profondeur ? Sommes-nous prêts à soutenir nos valeurs et notre modèle européen de société et d'économie sociale de marché en l'adaptant à une nouvelle donne mondiale ?

Répondre à ces questions, c'est traduire une volonté politique en choix politiques. Ma réponse de Président de la Commission européenne, mais aussi de citoyen européen engagé, est claire: "oui" à une stratégie ambitieuse pour une Europe ouverte sur l'avenir. Une Europe forte, innovante et performante. Une Europe qui sort efficacement de la crise. Une Europe en pointe dans la lutte contre le changement climatique. Une Europe qui ouvre de nouvelles sources de croissance et de cohésion sociale. Une Europe des citoyens. Et une Europe acteur mondial.

Je disais que la Commission restait le moteur du projet européen. En septembre dernier, j'ai proposé un cap, sous la forme d'orientations politiques. Elles servent aujourd'hui de fil conducteur au programme politique de l'Union.

La stratégie "Europe 2020" décline ces orientations et nos ambitions en priorités à moyen terme. L'idée maîtresse, c'est d'investir dans de nouvelles sources de croissance. Car le potentiel de l'Europe a été fortement affecté par cette crise financière. Nous sommes pour la croissance, mais pas pour n'importe quel type de croissance. Une croissance intelligente, qui s'appuie sur la connaissance, l'éducation, la recherche et l'innovation. Une croissance durable, qui parie sur l'économie verte, les réseaux et les écotechnologies. Une croissance "intégratrice", plus équitable, qui crée de l'emploi et renforce la cohésion sociale. Cette stratégie a été approuvée dans les grandes lignes. Ses objectifs chiffrés seront adoptés en juin prochain.

Quant à la question des moyens, soyons réalistes: face à la concurrence mondiale, réformer peu ou superficiellement, ce serait condamner l'Europe à la marginalisation et au déclin. Ce serait la garantie d'une croissance anémique. Ce serait l'assurance d'une compétitivité insuffisante. Ce n'est pas en se contentant du plus petit dénominateur commun qu'on fera de l'Europe un acteur mondial de poids dans la géopolitique et la géo-économie du 21e siècle! L'heure n'est pas aux choix en demi-teinte ni aux demi-mesures. L'heure est à une stratégie politique intégrée. C'est pourquoi je dis: soyons réalistes, ce qui veut dire soyons ambitieux. Car nous sommes dans des circonstances où il est plus facile de suivre un grand projet en mobilisant les volontés que de mobiliser les citoyens pour un petit projet. Ce n'est qu'avec une vision intégrée que nous pourrons surmonter cette crise. Il faut en effet une stratégie ambitieuse de croissance durable et équitable et de compétitivité qui crée des millions d'emplois. La question de l'emploi est pour moi la première priorité de l'Europe à l'heure actuelle.

Il y a quelques semaines, nous avons eu un débat sur cette stratégie au Parlement européen. Il y a quelques jours, j'en ai présenté les initiatives-phares au Conseil européen, qui en a approuvé les grands axes.

L'esprit de la stratégie étant volontariste, la Commission propose de fixer des objectifs ciblés. C'est-à-dire:

  • parvenir à ce que 75 % de la population âgée de 20 à 64 ans aient un emploi d'ici à 2020;

  • investir 3 % du PIB de l’Union dans la recherche et développement;

  • réduire de 20% nos émissions de gaz à effet de serre, augmenter de 20% notre efficacité énergétique et faire passer les énergies renouvelables à 20% de l'énergie que nous consommons;

  • ramener à moins de 10% le nombre de jeunes qui quittent le circuit scolaire prématurément et assurer qu'au moins 40 % des jeunes obtiennent un diplôme de l’enseignement supérieur;

  • réduire de 25% le nombre d'Européens menacés de pauvreté.

Il y a un consensus européen sur la logique et les principes de la stratégie. Les États membres ont aussi approuvé les objectifs dans leur ensemble. Il y a encore du travail à faire sur les deux derniers, concernant l'éducation et l'inclusion sociale.

Or ces deux objectifs sont indispensables à notre réussite collective. L'Europe est beaucoup plus qu'une entité économique et qu'un simple marché! L'Europe est d'abord un projet politique dont la finalité est de permettre à ses citoyens de s'épanouir et de se réaliser. C'est pourquoi je tiens beaucoup à ces deux objectifs. Et je continuerai à me battre pour convaincre les chefs d'Etat et de gouvernement de les retenir tels quels. La stratégie "Europe 2020" doit être équilibrée. Bien sûr, il ne peut pas y avoir de justice sociale sans compétitivité, sans efficacité économique. Mais en Europe, il ne peut pas non plus y avoir d'efficacité économique sans équité.

Alors il faut renforcer la performance des systèmes éducatifs et faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail. Il faut permettre aux Européens de développer leurs compétences tout au long de leur vie et de mieux partager l'emploi. Et il faut aussi donner aux pauvres et aux exclus les moyens de vivre dignement.

Comment peut-on parler de politique économique pour l'Europe et donc de compétitivité, sans parler de compétences et de qualifications professionnelles? Sans parler d'éducation et de formation? Sans se poser la question: quelles formations proposer aujourd'hui pour les emplois de demain? Que vont faire les jeunes qui ont aujourd'hui quinze ou vingt ans, dans dix ou quinze ans?

Contrairement à ce que certains responsables politiques nationaux disent en prétendant que l'éducation est une compétence exclusivement nationale, il faut reconnaître aussi que c'est une compétence européenne. Le traité de Lisbonne nous dit que l'éducation est une politique dans laquelle l'Union a aussi une compétence de coordination. Autrement dit, l'Union européenne peut mener des actions pour coordonner ou compléter celles des États membres.

Il appartient aux États membres d'améliorer les résultats de leurs systèmes d’éducation en traitant chaque maillon de la chaîne - de l'enseignement préscolaire jusqu'à l'enseignement supérieur -, de mieux cibler les acquis éducatifs en fonction des besoins du marché du travail et de faciliter l’entrée des jeunes sur le marché de l'emploi.

Au niveau communautaire, nous avons besoin d'un espace européen de l'éducation qui s'appuie sur l'excellence et la qualité. L'Union doit accompagner le saut qualitatif à faire à tous les niveaux d’éducation et de formation. La Commission va par exemple créer une norme pour mesurer les performances scolaires et universitaires dans le contexte mondial. Nous devons aussi faire jouer davantage la dimension européenne. C'est dans le traité de Lisbonne! Par exemple en renforçant les programmes de mobilité, les programmes universitaires et les programmes pour les chercheurs au niveau européen - Erasmus, Erasmus Mundus, Tempus et Marie Curie. Enfin, pour améliorer la situation des jeunes face à l’emploi, nous allons notamment promouvoir la reconnaissance de l’apprentissage dans l'Union.

Autre aspect que je considère comme fondamental, je l'ai dit: la lutte contre la pauvreté. Certains n'aiment pas beaucoup le mot de pauvreté. La vérité, c'est que nous avons en Europe des pauvres, et des nouveaux pauvres. Des gens qui sont tombés maintenant dans la pauvreté, qui ont perdu leur emploi à 50 ou 60 ans. Certains disent que l'important, c'est de stimuler la compétitivité, parce qu'on créera de l'emploi. Bien sûr, l'emploi est la première priorité. Mais attention, nous avons des gens dont la situation de pauvreté ne sera pas résolue par l'emploi. Il y a des enfants pauvres en Europe, des gens très âgés ou des gens qui ont de très faibles pensions. Eux aussi entrent dans une situation de pauvreté.

Donc il faut reconnaître qu'il y a là un problème et que ce n'est pas seulement une question économique. Il y a aussi une dimension sociale, et pourquoi ne pas le dire, humanitaire.

La lutte contre la pauvreté, et toute la politique sociale, est bien une compétence essentiellement nationale. Mais le traité de Lisbonne dit aussi que la cohésion sociale est un objectif de l’Union, et la lutte contre l’exclusion sociale une compétence partagée entre Union et États membres.

L'Europe doit donc faire un grand effort d'équité. Dans le prolongement de "2010 - Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale", nous devons reconnaître les droits fondamentaux des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion sociale. Peut-on accepter l'exclusion de plus de 80 millions de citoyens d'une société politique comme l'Europe qui fonctionne sur le principe de la solidarité? L'Europe peut-elle tolérer que ses pauvres et ses exclus n'aient pas les moyens de vivre dans la dignité? L'Europe peut-elle se dérober à la nécessité de leur assurer un meilleur accès aux systèmes de soins de santé? L'Europe peut-elle fermer les yeux devant la précarité sociale, que la crise ne fait qu'aggraver ?

Nous ne pouvons pas nous résoudre à accepter ce qui est inacceptable.

Au niveau de l’Union, que peut-on faire? Par exemple améliorer le soutien de certains des instruments de solidarité communautaires, comme le Fonds social européen. Encourager l’innovation sociale pour les populations les plus vulnérables. Imaginer des solutions d’éducation, de formation et d’emploi innovantes, mais aussi une nouvelle stratégie d’intégration des immigrants. La Commission évaluera aussi la viabilité des systèmes de protection sociale et de retraite.

Je le redis: l'Europe ne pourra pas réussir sans réunir un meilleur niveau d'éducation et une meilleure inclusion sociale. Il faut un partage plus large et plus équitable des chances données à tous les Européens.

Il y a urgence à répondre aux citoyens qui attendent un signal fort. Il ne faudrait surtout pas sous-estimer le sentiment d'injustice que la crise exacerbe chez les citoyens. C'est donc pourquoi une économie ouverte, une économie de marché, a besoin d'un certain consensus social. Je le dis, il est dans l'intérêt non seulement des plus pauvres, mais aussi dans l'intérêt de notre économie ouverte, d'avoir un niveau plus élevé d'inclusion sociale. Nos citoyens attendent de leurs dirigeants une forte volonté politique de s'attaquer ensemble aux grands défis économiques et sociaux qui les concernent. Le moment ne pourrait pas être plus mal choisi pour laisser les égoïsmes nationaux reprendre la main. Je vois ici ou là, dans certains pays européens, cette tentation. Pour agir efficacement, l'Europe doit être unie dans une même détermination politique.

Dans ce contexte, permettez-moi de partager avec vous ma plus grande satisfaction après les décisions prises hier soir par l'Eurogroupe au sujet de la Grèce. Ces décisions concrétisent l'accord conclu par les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro au dernier Conseil européen. L'instrument pour assurer la stabilité de la zone euro est là. Ceux qui doutaient de sa réalité peuvent maintenant être rassurés. La promesse d’apporter, si nécessaire, un appui financier à la Grèce a donc été tenue.

La Commission et moi-même nous sommes beaucoup investis pour que l’on trouve une solution rapidement. Je l'ai dit publiquement avant le Conseil européen : c’est une question de responsabilité et de solidarité! C'est une question essentielle pour la Grèce, mais c'est aussi une question essentielle pour toute l'Europe, pour la zone euro et pour l'avenir de l'économie européenne.

Mesdames et Messieurs,

Il est temps pour moi de conclure en disant que tous les gouvernements doivent être à la hauteur des attentes de nos citoyens. L'Union européenne et ses institutions aussi. La crise actuelle est un signal d'alarme que tous les responsables politiques, à tous les niveaux, doivent entendre.

Je le dis avec une grande franchise, c'est une erreur dramatique d'opposer Europe et intérêt national. On peut défendre son intérêt national, on peut être patriote, et en même temps défendre l'Europe. Certains politiques nationaux ne résistent pas à la tentation de dire, quand tout va bien, que c'est leur mérite, et quand ça va mal, que c'est la faute de l'Europe! Il faut travailler ensemble. Il faut renforcer les institutions européennes et aussi la capacité européenne à traiter les problèmes ensemble.

À la fonction qui est la mienne, je peux vous dire que jemploierai toute mon énergie à défendre l'intérêt général européen, à favoriser les consensus, à rappeler encore et toujours le principe européen par excellence, la solidarité, et à défendre une certaine idée de l'Europe: une Europe gagnante, riche du talent de ses citoyens. Une Europe de la connaissance et de l'équité.

C'est l'Europe en laquelle je crois.

Merci


Side Bar

Mon compte

Gérez vos recherches et notifications par email


Aidez-nous à améliorer ce site