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SPEECH/10/119

José Manuel Durão Barroso

Président de la Commission européenne

PLUS DE CULTURE POUR PLUS D'EUROPE

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25e anniversaire des capitales européennes de la culture

Bruxelles, 23 mars 2010

Madame la Commissaire,

Madame Doris Pack,

Mesdames et Messieurs les élus et les acteurs du monde de la culture,

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux de participer avec vous au 25e anniversaire d'une véritable "success story" européenne. Ce que nous fêtons aujourd'hui, c'est l'expérience in vivo de l'Europe des citoyens, concrète et créative. Les capitales européennes de la culture sont l'un des projets culturels les plus anciens, les plus connus et les plus féconds de l'Union européenne. Au point qu'elles sont devenues un véritable label.

Les années passant et le succès aidant, la désignation des capitales européennes de la culture a changé de statut. D'intergouvernementale, elle est devenue une initiative de la Communauté européenne pour mieux en exploiter tout le potentiel.

La Commission européenne, pour sa part, s'applique à préserver cette marque d'excellence européenne. Car nous savons bien que le succès de l'action dépend de la qualité et de la crédibilité du processus de sélection.

L'initiative des capitales européennes de la culture a été lancée en 1984 par l'ancien ministre français de la culture Jack Lang, en collaboration avec son homologue grecque d'alors, Mélina Mercouri.

L'idée était de mettre en valeur la richesse culturelle de l'Europe et de renforcer le sentiment d'appartenance des Européens à une même Union européenne. Mais pas question de désigner des villes-musées embaumées dans la naphtaline! Il s'agissait plutôt de donner une prime au programme culturel le plus créatif et le plus innovant. En respectant trois critères fondamentaux: la dimension européenne, les effets à long terme et la nécessité d'associer les citoyens, c'est-à-dire de démocratiser l'accès à la culture.

Sur le terrain, tout a donc commencé en 1985 à Athènes, haut-lieu de la "mythologie européenne", sous la houlette de Mélina Mercouri. Par sa détermination et son panache, elle a énormément contribué à la réussite de la première capitale européenne de la culture. C'est notamment pourquoi, dans notre nouveau mécanisme de financement, nous lui rendons hommage. À partir de cette année, nous décernerons un "prix Mélina Mercouri" de 1,5 million d'euros aux nouvelles capitales de la culture, pour remplacer l'actuelle subvention.

Les 42 capitales européennes de la culture qui se sont succédé depuis vingt-cinq ans n'ont fait que confirmer ce succès initial. Dans mes fonctions de président de la Commission européenne, j'ai visité quelques-unes des récentes capitales - Sibiu, Glasgow, Essen. (D'ailleurs, j'espère bien ne pas m'arrêter en si bon chemin …. C'est un appel du pied qui vous est directement adressé, Mesdames et Messieurs!)

Chaque fois, j'ai été frappé par la qualité des projets culturels et artistiques. Et j'ai senti le souffle de ce que j'appelle l'esprit européen. C'est-à-dire l'empreinte des valeurs et l'incroyable diversité du patrimoine culturel qui font de l'Europe ce qu'elle est. Ce "quelque-chose" que décrit très bien Milan Kundera: "La culture, c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre". Parlant d'esprit européen, je suis très heureux que la Commission européenne ait proposé il y a deux semaines la création d'un "label du patrimoine européen" pour distinguer chaque année des sites qui "disent l'Europe". Des lieux qui symbolisent l'intégration européenne, son histoire et ses idéaux – des chantiers navals de Gdansk à la maison natale de Puccini, par exemple.

Les capitales européennes de la culture illustrent bien l'engagement de l'Union en faveur de la diversité culturelle. Elles font toucher du doigt le rôle de trait d'union que joue la culture entre les peuples d'Europe. Et elles libèrent un formidable bouillonnement de créativité et d'enthousiasme.

Leur succès se mesure à plusieurs résultats.

Il se mesure d'abord en termes d'image. Vous le savez mieux que quiconque, le titre de capitale européenne de la culture apporte un nouveau lustre aux villes choisies. Il attire de grands artistes, aussi bien européens que locaux. Il ouvre des réseaux. Il apporte une véritable aura de prestige aux yeux du public et des médias.

Le succès se mesure ensuite à des résultats plus tangibles. 80% des villes qui ont été capitales européennes de la culture de 1995 à 2004 estiment que l'action a été l'événement culturel le plus bénéfique pour leur ville et qu'elle a stimulé le développement local. En faisant connaître des villes que bon nombre d'Européens ne pourraient pas situer sur une carte, la désignation "capitale européenne de la culture" a un impact direct sur le tourisme. Elle contribue aussi au développement à long terme des villes et de leur région en donnant lieu à des investissements importants dans des programmes urbains.

Certaines villes ont été littéralement transformées par leur expérience de capitales européennes de la culture – activité culturelle intense, développement touristique, stimulation de la croissance et de l'emploi. Liverpool, Glasgow ou Lille sont de bons exemples de villes que l'action a dopées. Deux chiffres très parlants: à Liverpool, 15 millions de personnes ont assisté à un événement culturel au cours de l'année 2008. Certaines capitales de la culture ont estimé que chaque euro investi dans l'opération pouvait rapporter 8 à 10 euros supplémentaires de recettes. Ce qui est sûr, c'est que le titre de capitale européenne de la culture crée directement et indirectement de la richesse et de l'emploi dans les villes concernées.

Les capitales européennes de la culture peuvent aussi contribuer à l'inclusion sociale, qui est un objectif politique majeur pour l'Union européenne. Certaines anciennes capitales ont lancé des programmes de proximité très innovants auprès des différents groupes de population.

Ladies and gentlemen,

Let's be frank, however. These achievements do not flow automatically from being awarded the title of European Capital of Culture. They also depend on two main factors. Firstly, they call for the right balance between the quality of the cultural events, the support provided by the city's political authorities, and the involvement of local business. Secondly, they depend on careful planning by the cities, the local and regional authorities, and the national government, and on their commitment. An average of 77% of the budget of a Capital comes from national, regional, and local public funds.

In other words, they depend on you to a great extent!

This is why I would like to urge you all, as national, regional, and local authorities, to make sure that culture is firmly anchored in your long-term development strategy.

Because we have entered a new era. If we all want to succeed in the global economy of the 21st century, we all know that we must move more resolutely towards an economy based on creativity, knowledge and innovation. Creativity is one of the new sources of growth, jobs, and sustainable development for the future. This is a key element in the "Europe 2020 strategy" that the Commission adopted earlier this month with a view to achieving smart, sustainable, and inclusive growth. This strategy is our roadmap for the ten years to come. The Member States, regions, and cities of the European Union definitely have an active role to play in this strategy.

The European Capitals of Culture point the way to the creative economies, cities, and communities that are crucial for our future. They can make a valuable contribution to achieving the goal of smart growth I just mentioned.

You will also be at the forefront of efforts to achieve our goal of inclusive growth. Culture and the arts can help to unlock the creative potential of our citizens. There is a strong correlation between a culturally rich environment, individual and collective creativity, and social inclusion. We know that music or dance can often reconnect youngsters to society and prevent them from dropping out of school too early. And there is nothing like a cultural centre – a theatre, a library, or a new exhibition space – to give a fresh sense of pride to underprivileged communities that live in inner cities and on the margins of societies.

Ladies and gentlemen,

I would like to conclude by saying that 2010 is an exceptional year with three European Capitals of Culture - Essen, Pécs and Istanbul.

Culture is an essential aspect of European integration. It is a condition for the success of our common political project. Without culture, Europe would remain incomplete. So my conclusion is very simple: we need more culture for more Europe. I am counting on you!

And I wish us every success for the twenty-five years to come!

Thank you.


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