Navigation path

Left navigation

Additional tools

Other available languages: none

SPEECH/ 09/438

José Manuel Durão Barroso

President of the European Commission

GLOBAL CHALLENGES, EUROPEAN RESPONSES

Figures and graphics available in PDF and WORD PROCESSED


Open Days Opening Session, European Week of Regions and Cities

Brussels, 5 October 2009

Monsieur le Président du Comité des Régions,

Madame la Ministre,

Monsieur le Commissaire,

Mesdames et Messieurs,

Je suis toujours très heureux de participer à l'ouverture des Open Days. Je suis devenu un habitué de ce forum très important pour les régions et pour tous les acteurs politiques européens.

Je remercie tous les organisateurs de cet événement, en particulier le Comité des régions, mais aussi Danuta Hübner, présidente de la commission du développement régional du Parlement européen.

Je reviens du sommet du G20 de Pittsburgh et de la conférence des Nations unies sur le changement climatique tenue en marge de l'Assemblée générale. Deux enceintes mondiales pour deux grands défis mondiaux: la crise économique et financière et la lutte contre le changement climatique.

Face à ces deux défis exceptionnels par leur ampleur, les recettes politiques du passé ne suffisent plus. C'est exactement le thème que vous avez choisi pour cette semaine: "Défis mondiaux, réponses européennes" (Global challenges, European responses). Il faut trouver de nouvelles réponses à de nouvelles questions. Le monde qui sortira de la crise ne sera plus le même et il aura besoin de nouvelles règles. Voilà l'enjeu politique.

Évidemment, notre priorité immédiate est de réussir notre sortie de crise.

Notre plan de relance coordonné au niveau européen représente un effort budgétaire immense, à la hauteur du défi: plus de 5% de notre PIB. Il est en train d'être déployé. Il doit agir sur plusieurs fronts: soutien de la demande et de l'emploi, investissement dans l'innovation, les compétences et les infrastructures, et amorce de la reprise.

L'Union européenne a pris l'initiative de proposer une dynamique mondiale, le processus du G20, pour bien articuler les mesures anti-crise des principales économies. À crise mondiale, solutions mondiales. À Pittsburgh, nous avons décidé, avec nos partenaires, de prolonger cette dynamique de concertation et de coopération. Nous avons maintenant une sorte de tour de contrôle de l'économie mondiale. La contribution de l'UE est importante. Nous sommes pour le principe de la gouvernance mondiale.

Sur le plan financier, après le sauvetage d'urgence, la réforme à plus long terme. L'Europe veut convaincre le G20 de se mettre d'accord sur une réforme du système financier qui le rende plus éthique et plus fiable. L'économie réelle en a besoin. L'Europe était en pointe, à Pittsburgh, pour proposer des solutions. La Commission vient de proposer un véritable système européen de surveillance financière. Les propositions législatives sont sur la table du Conseil. Nous sommes les premiers au monde à avoir fait des propositions législatives concrètes aussi ambitieuses.

Bien sûr, nous ne sommes pas encore au bout du tunnel. La situation économique et financière reste fragile et nous ne sommes pas à l'abri de tensions sociales. Mais ne boudons pas les premiers signes encourageants: la chute libre de l'économie mondiale est enrayée. La Commission vient de réviser légèrement à la hausse ses projections de croissance européenne pour le deuxième semestre 2009.

Il n'empêche qu'il n'y aura pas de relance durable tant que le chômage continuera à augmenter. Il frappe les plus vulnérables – les personnes non qualifiées, les jeunes, les catégories les plus exposées. Il crée de l'exclusion sociale, de la précarité et même de la pauvreté. Il fragilise la consommation. Nous devons tous prendre nos responsabilités, à tous les niveaux de décision. L'heure est à la mobilisation générale pour lutter contre le chômage en Europe.

L'Europe fait sa part du chemin. Notre plan de relance, mais aussi certains instruments et ressources communautaires, ont été mobilisés pour agir au cœur du problème: réduire le nombre de jeunes qui sortent du système éducatif sans qualifications et mettre à niveau les compétences pour les emplois d'avenir. Et là, il faut un partenariat étroit entre tous les acteurs – Union, États membres, régions et partenaires sociaux - pour pratiquer des investissements innovants dans l'éducation et la formation. L'économie de la connaissance doit être une priorité plus clairement assurée.

Au niveau européen, nous avons par ailleurs simplifié les procédures des Fonds structurels et du Fonds d'ajustement à la mondialisation pour soutenir ceux qui ont besoin de développer leurs compétences et pour aider ceux qui ont perdu leur emploi à réintégrer le marché du travail. Nous avons aussi présenté une proposition concernant les conditions de financement du Fonds social européen pour répondre à l'urgence de la crise. J'attire encore l'attention du Conseil sur l'approbation de ces propositions. Il va de soi qu'en période de crise économique et financière, il faut davantage de flexibilité. Autre exemple: un nouveau mécanisme de microcrédit de 500 millions d'euros viendra redonner leur chance à des chômeurs qui veulent créer leur entreprise. Plus que jamais, la solidarité doit rester le principe directeur de l'action européenne.

Ladies and gentlemen,

When I think of solidarity, it is something concrete. The end of last week brought good news for Europe. Ireland said yes to Europe. A resounding yes. This result is in part a recognition that Ireland has benefitted from European solidarity, and that the EU is an important actor in the financial and economic crisis.

It is inevitable that at present we have to talk about the crisis. But one day it will be a bad memory, and the sooner that time comes the better! When it does, we must be ready for the recovery. That is why it is essential to continue to prepare for the future.

The political guidelines I presented a few weeks ago, and which were endorsed by the European Parliament, set out a global vision for Europe in 2020; transforming Europe into a green economy and a knowledge economy, into a sustainable economy focused on innovation.

Realising this political vision means reforming the "post-2010" Lisbon strategy.

The Committee of the Regions has just produced a very interesting report on the future of this strategy. What you have to say is very important to us. For you are much more than just managers of the structural funds! You also have joint responsibility for the policies covered by the strategy: research and development, innovation, the business environment, education, lifelong learning, transport and energy efficiency.

We really need the commitment of the regions and local authorities. We need to know your opinion so that we can take on board your positive experiences. We are well aware that the success of the post-2010 Lisbon strategy throughout Europe will depend on you.

The post-2010 Lisbon strategy will enable us to emerge from the crisis and will establish the role of each player in making our global vision a reality. I mean our vision of an inclusive and sustainable social market economy. A society that benefits from high-quality education and stimulates the spirit of enterprise. A low carbon European economy that is open and competitive. A society that promotes innovation and is at the leading edge of research and technology. A society that invests in its social cohesion, for example by providing genuine lifelong learning and creating green and white jobs in different sectors of our economy.

This radical transformation can be brought about only if two conditions are fulfilled.

The first of these is that we must genuinely work together. In my political guidelines I have written that we must build a partnership for progress. If we are to address the complex challenges facing us, all the players in society – the European institutions, national, regional and local authorities, the social partners and civil society – must act together in order to move forward in the same direction. It is only in partnership that we can make Europe progress. That was part of my election programme. It is my belief that only in partnership can we make Europe the sort of Europe we all dream of. It is precisely because of this spirit of partnership that there was such a strong majority in favour of the Lisbon treaty in Ireland.

The second condition for bringing about this transformation is that we must invest in new sources of sustainable growth. For example, in the green economy. In new energy models. In the networks, infrastructures and technologies of the future.

And here I come to the second major challenge I was referring to: the fight against climate change. Here too, Europe is leading the way. I have said that for the Commission's next term I will set up a Commissioner for Climate Action. This shows our political determination. Europe is resolved to move forward.

We have adopted an ambitious European action plan that sets an example for the rest of the world. It is we Europeans who have given momentum to international negotiations. We will continue to do so. It is essential that they follow us. The USA and Japan are accelerating their transition towards a low-carbon knowledge society. These recent moves are steps in the right direction. But we must remain highly focused and step up the pace of negotiations.

Ladies and gentlemen,

Europe, its Member States and its regions must invest in far-reaching and innovative changes in order to preserve the European model of society and remain competitive on the world stage. Globalisation is not the enemy of subsidiarity. In fact the exact opposite is true. The regions are the foremost area for the acquisition of knowledge and for economic activity, employment, social cohesion and innovative systems.

The aim of cohesion policy is precisely to foster European solidarity in order to empower the regions and encourage them to rise to all these challenges. It is with this spirit that I came to speak to you. This is the beginning of a new cycle for the years to come.

Thank you.


Side Bar

My account

Manage your searches and email notifications


Help us improve our website