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Viviane Reding
Membre de la Commission européenne, responsable de la société de l'information et des médias
La bibliothèque numérique européenne: du rêve à la réalité
Forum d'Avignon 2008 – Culture, facteur de croissance
Avignon, le 17 novembre 2008

Commission Européenne - SPEECH/08/621   17/11/2008

Autres langues disponibles: aucune

SPEECH/08/621












Viviane Reding

Membre de la Commission européenne, responsable de la société de l'information et des médias



La bibliothèque numérique européenne: du rêve à la réalité























Forum d'Avignon 2008 – Culture, facteur de croissance
Avignon, le 17 novembre 2008

Messages clés
du discours de Viviane Reding
  • Un événement très attendu cette semaine est le lancement d'Europeana, la bibliothèque numérique européenne, le 20 Novembre. Ce projet européen d'envergure est le fruit d'une collaboration sans précédent entre plusieurs centaines d'institutions culturelles des Etats membres de l'Union européenne.
  • Lancée sous l'impulsion de la Commission européenne, Europeana représente une alliance inédite entre les nouvelles technologies et le monde de la culture. Je suis convaincue qu'elle modifiera profondément la façon dont chacun – étudiant, chercheur, professionnel ou passionné d'art et d'histoire – accédera désormais au patrimoine culturel européen.
  • Europeana crée un univers du possible où des informations simples et de qualité seront offertes à tous les citoyens en quête de nouvelles connaissances.
Les "plus" d'Europeana
  • Europeana donnera un visage sur internet à la culture européenne.
  • Europeana créera un espace culturel nouveau: pour la première fois, de vastes seront virtuellement réunies sur un seul portail d'information.
  • Europeana sera aussi un outil de comparaison sur la manière dont les grands épisodes de l'histoire d'Europe ont été vécus et analysés, à travers les documents, les journaux et les objets de l'époque et ce, d'un pays à l'autre.
  • Europeana, c'est donner une plus grande visibilité à tous les trésors culturels enfouis au fin fond de nos bibliothèques, musées et centres d'archives.
  • Europeana offre une chance inouïe à tous ceux qui rêvent de comparer les œuvres d'auteurs jusque-là dispersées aux quatre coins du monde.
  • A terme, Europeana mettra aussi à disposition du public de plus en plus de contenus sous droits, grâce à une collaboration avec les ayants droit.
  • Le retour sur investissement de la numérisation est évident pour l'économie toute entière: développement de nouveaux services personnalisés (tels les guides "intelligents" dans les musées, les systèmes de navigation, les systèmes météorologiques personnalisés ...).
Qui a œuvré pour le succès d'Europeana?
  • Europeana est le fruit d'une large collaboration entre les différents acteurs: Commission européenne, Parlement européen et d'une centaine d'institutions culturelles européennes qui ont réalisé toute l'importance de la numérisation des œuvres culturelles européennes, pour les générations futures (Bibliothèque nationale de France, Institut national de l'audiovisuel, British Library, le Rjiksmuseum à Amsterdam, Bibliothèque nationale de Pologne, Bibliothèque royale en Belgique, archives nationales diverses ...etc).
Le respect des droits d'auteur
  • C'est un élément très important que la numérisation et l'accessibilité en ligne des œuvres doivent s'effectuer dans le plein respect des droits d'auteur. Pour numériser et mettre en ligne des œuvres sous droit, l'accord des ayants droit est indispensable. Nombreux sont toutefois les documents, livres et peintures des institutions culturelles qui relèvent du domaine public. Ces contenus libres de droit peuvent être utilisés par tous. Il est essentiel qu'il en soit de même dans le monde numérique.
Quelques chiffres sur la bibliothèque numérique européenne Europeana
• Europeana, c'est plus de 2 millions d'objets culturels numérisés pour le moment (accessible à partir du 20 Novembre sous www.europeana.eu)
• Europeana, c'est un accès libre et gratuit en 21 langues à l'ensemble du patrimoine culturel européen.
• Seul 1% du contenu des bibliothèques nationales en Europe est numérisé. Ce chiffre devrait passer à 4% d'ici 2012.
• Les coûts d'Europeana: 2,5 millions d'euros par an (80% venant du budget de l'UE).
• Le personnel d'Europeana: 14 personnes.
• L'investissement de la Commission dans les années à venir dans les technologies de numérisation: 120 millions d'euros dans les technologies et le développement de la bibliothèque numérique et quelque 40 millions d'euros par an dans les outils du multilinguisme, comme la traduction automatique.

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureuse de participer aujourd'hui au Forum 'Culture, facteur de croissance' car c'est un sujet qui me tient particulièrement à cœur et sur lequel j'ai eu le privilège de pouvoir m'engager, d'abord comme Commissaire européen en charge de la culture et de l'éducation, et maintenant en ma qualité de Commissaire à la société de l'information et aux médias.

Permettez-moi, dans ce contexte, d'évoquer un événement très attendu cette semaine: le lancement d'Europeana, la bibliothèque numérique européenne. Ce projet européen d'envergure est le fruit d'une collaboration sans précédent entre plusieurs centaines d'institutions culturelles des Etats membres de l'Union européenne. Lancée sous l'impulsion de la Commission européenne, Europeana représente une alliance inédite entre les nouvelles technologies et le monde de la culture. Je suis convaincue qu'elle modifiera profondément la façon dont chacun – étudiant, chercheur, professionnel ou passionné d'art et d'histoire – accédera désormais au patrimoine culturel européen.

La perspective historique

Jorge Luis Borges, grand écrivain argentin et directeur de la bibliothèque nationale de Buenos Aires, écrivait au milieu du siècle dernier, une nouvelle intitulée 'La Bibliothèque de Babel'. Il y décrivait l'univers d'une gigantesque bibliothèque pourvue d'une multitude d'informations, dans toutes les langues possibles et imaginables, mais qui, faute d'organisation, était totalement inutilisable.

Entre-temps, Internet a fait son apparition et les nouvelles technologies ont fondamentalement modifié notre relation à l'information. Il y a quelques années, lire des livres entiers sur un écran d'ordinateur semblait encore surréaliste. Depuis, le livre électronique a fait son entrée dans notre vie quotidienne: il a maintenant toute sa place à côté des ouvrages en format papier. Et pour les jeunes, Internet est devenu la première source d'information.

Nous sommes tous témoins du développement des technologies de l'information et de la communication. Elles ont créé de nouveaux modes d'expression et de communication. Prenons l'exemple des réseaux sociaux: l'année dernière, leur utilisation a augmenté de 35 % en Europe et on estime que le nombre d'utilisateurs réguliers devrait plus que doubler en quatre ans, passant de 41,7 millions aujourd'hui à 107 millions en 2012. Nous assistons parallèlement à une véritable explosion des contenus créés et partagés par les utilisateurs.

La fiction de Borges aurait-elle été prémonitoire ? La multitude des contenus sur internet crée-t-elle une version contemporaine de la Bibliothèque de Babel? Autant de questions que nous pouvons nous poser et auxquelles nous nous attacherons à répondre avec le lancement d'Europeana.

Europeana, du rêve à la réalité

L'idée de créer une bibliothèque numérique européenne est donc née dans ce contexte. Dès ses débuts, il y a trois ans, Europeana était à la fois rêve et nécessité: faire entrer notre patrimoine culturel européen dans l'ère numérique, le mettre à la disposition de tous et rendre son usage interactif, notamment pour les générations futures.

Europeana, que j'aurai l'honneur d'inaugurer le 20 novembre avec le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et la Ministre française de la Culture, Christine Albanel, marque le début d'une fabuleuse aventure. Elle offrira à tout un chacun un accès facile et immédiat aux œuvres culturelles, une comparaison entre ces œuvres et des discussions entre internautes. Et cela, en 21 langues!

Europeana offrira un visage à la culture européenne sur internet. Elle facilitera l'accès aux richesses qui constituent la culture et l'histoire de l'Europe, qu'il s'agisse d'ouvrages de la littérature française tels que les manuscrits de Zola ou Balzac, de magazines provenant de la bibliothèque nationale de Luxembourg, de la reproduction numérique d'un autoportrait de Rembrandt authentifiée par le Rijksmuseum à Amsterdam, de cartes ou de plans détenus par la bibliothèque nationale slovène, ou encore de partitions musicales hongroises. Europeana, c'est l'illustration concrète de l'unité dans la diversité, devise de l'Union européenne.

Europeana créera un espace culturel nouveau: pour la première fois, de vastes collections, dont les versions numériques auront été authentifiées par les institutions culturelles, seront virtuellement réunies sur un seul portail d'information.

Europeana permettra aussi de comparer la manière dont les grands épisodes de l'histoire d'Europe ont été vécus et analysés, à travers les documents, les journaux et les objets de l'époque et cela, d'un pays à l'autre. Les utilisateurs pourront recomposer virtuellement des œuvres d'art jusque là dispersées aux quatre coins du monde.

Prenez l'exemple du 'Codex Sinaiticus'. Il montre toute la force d'Internet dans cet exercice de reconstitution. Le 'Codex Sinaiticus' est un des exemplaires de la Bible les plus anciens du monde. Ce document, qui date du quatrième siècle, a été découvert en Egypte au 19ième siècle. Depuis lors, les 350 pages du Codex ont été dispersées: une partie se trouve au British Library, une autre à l'université de Leipzig et à la bibliothèque nationale russe à Saint-Pétersbourg, et une dernière dans un monastère en Grèce. La numérisation et l'accessibilité en ligne de ces différentes parties permettront aux scientifiques, d'étudier, pour la première fois, le texte dans son intégralité.

Les exemples de ce type sont nombreux. Ils soulèvent des questions intéressantes sur la dimension géographique de la bibliothèque numérique européenne. Si l'on revient au Codex Sinaiticus, c'est un document écrit en Grec ancien, qui a été retrouvé en Egypte et dont certaines parties se retrouvent maintenant en Russie: preuve qu'Europeana ne peut se concevoir sans une coopération à l'échelon international. Il en est de même pour les écrits de Borges, présents dans les bibliothèques d'Espagne et d'autres pays d'Europe, ou encore pour les documents relatifs aux ‘conquistadores’ qui sont disséminés dans les bibliothèques et les centres d'archives d'Amérique latine. Pourraient-ils figurer dans la bibliothèque numérique européenne? Je le souhaite, car j'envisage une bibliothèque numérique européenne qui soit ouverte sur le monde, dans un esprit de dialogue et d'échanges entre tous les utilisateurs.

L’engagement des institutions culturelles

Si le rêve de la bibliothèque numérique européenne est devenu réalité, c'est avant tout grâce à la détermination et à l'engagement des acteurs culturels, que la Commission européenne a accompagnés et soutenus, leur permettant ainsi d'œuvrer ensemble au-delà des frontières. Tous sont partis du même constat qu'Europeana offrait de nouvelles perspectives aux nouvelles générations en augmentant la visibilité de toutes les richesses cachées de nos bibliothèques, archives et musées.

Car même si elles sont numérisées, ces richesses ne sont pas toujours disponibles en ligne. D'autres sont même introuvables dans la masse d'informations d'Internet. Laissez-moi vous donner deux exemples: sur 1000 musées allemands qui ont numérisé leurs collections à ce jour, seuls 250 ont effectivement mis leurs contenus en ligne. Ailleurs, en Pologne, seul 1% des documents numérisés par les archives est actuellement accessible en ligne. Vous le voyez, le chemin à parcourir pour la numérisation et l'accessibilité en ligne des œuvres culturelles est encore long.

Europeana, un véhicule culturel et économique

S’il est facile d'estimer l'apport culturel d'Europeana, ne négligeons pas pour autant son impact économique et, plus généralement, l'impact économique de la politique de numérisation et de la diffusion du patrimoine. Le retour sur investissement de la numérisation, tant pour les utilisateurs que pour l’économie en général, est un élément majeur.

Certains pays réalisent des analyses coûts/bénéfices détaillées. Ainsi, l'étude d'impact d'un important projet de numérisation des archives audiovisuelles aux Pays-Bas a conclu que les bénéfices, estimés à 176 millions d'euros, seraient bien plus élevés que l’investissement évalué, lui, à 148 millions d'euros. Ces bénéfices obtenus grâce à une utilisation accrue du matériel numérisé reviendront autant aux institutions qui le détiennent qu’aux ayants droit et aux utilisateurs.

Un des avantages économiques de la numérisation est le potentiel considérable qu'elle offre pour le développement de nouveaux services d'information. A titre d'exemple, la diffusion des informations traditionnellement détenues par les institutions publiques, comme les informations géographiques et météorologiques, a permis de développer, à l’ère numérique, toute une série de nouveaux produits tels les systèmes de navigation ou les services météorologiques personnalisés. A l’avenir, le même phénomène se produira peut-être pour certaines collections historiques de nos institutions culturelles, qui pourront être à l'origine de produits et services innovants dans des secteurs clés comme l'éducation ou le tourisme. Pensons par exemple aux guides 'intelligents' des musées, qui fournissent aux visiteurs des informations personnalisées sur leur téléphone portable ou leur assistant personnel.

Les nouvelles technologies offrent, là aussi, des possibilités incroyables: en combinant des informations de différentes sources, elles donnent une valeur ajoutée à toute visite culturelle.

Le respect des droits d'auteur

Bien évidemment – et c'est un élément très important – la numérisation et l'accessibilité en ligne des œuvres doivent s'effectuer dans le plein respect des droits d'auteur. Pour numériser et mettre en ligne des œuvres sous droit, l'accord des ayants droit est indispensable. Nombreux sont toutefois les documents, livres et peintures des institutions culturelles qui relèvent du domaine public. Ces contenus libres de droit peuvent être utilisés par tous. Il est essentiel qu'il en soit de même dans le monde numérique.

Dans un premier temps, Europeana offrira tout d'abord un accès gratuit à des œuvres du domaine public. A terme, elle mettra à disposition du public de plus en plus de contenus sous droits, grâce à une collaboration avec les ayants droit.

Plusieurs modèles de collaboration peuvent être envisagés. En France, la BNF travaille déjà avec les éditeurs dans le cadre de Gallica 2. Celle-ci donne un accès gratuit aux contenus du domaine public numérisés par la Bibliothèque Nationale de France et permet la consultation des œuvres sous droits que l'utilisateur peut acquérir à travers les sites des éditeurs. Il revient alors aux éditeurs de décider quelle partie des contenus peut être consultée gratuitement en ligne.

A l'avenir, je souhaite que des accords similaires entre Europeana et les éditeurs européens puissent voir le jour.

Un autre modèle consiste à obtenir une licence des ayants droit pour rendre les contenus accessibles à travers leur site Internet. Pour être efficace dans le contexte d'Europeana, ce type d'accord devra prendre une dimension transfrontalière. Autrement dit, les licences ne pourront être limitées au seul territoire de l'Etat membre de l'ayant droit.

Enfin, penchons-nous sur le cas particulier des œuvres dites 'orphelines', c'est-à-dire celles pour lesquelles il est impossible de retrouver les ayants droit. Après de longues recherches, une institution culturelle peut en arriver à la conclusion qu'il n'est pas possible d'obtenir une licence, pour la bonne et simple raison qu'il a été impossible de retrouver les ayants droit. C'est regrettable. La British Library estime, par exemple, que 40% de ses œuvres sous droit sont des œuvres orphelines. Je suis d'ailleurs très heureuse que les institutions culturelles et les ayants droit (y compris les éditeurs) aient conclu un accord sur les œuvres orphelines en juin dernier, dans le cadre du "Groupe à haut niveau sur les Bibliothèques Numériques" que j'ai créé en 2006.

J'invite donc toutes les parties prenantes à faire preuve d'ouverture et de créativité afin de développer de nouveaux modèles de coopération capables d'apporter des solutions concrètes et équitables pour tous.

Europeana, fruit d'une large collaboration

La création d'Europeana a reçu le plein appui des ministres de la Culture et de l'Audiovisuel. Elle a aussi recueilli le soutien enthousiaste du Parlement européen qui a adopté, en septembre 2007, une résolution pour soutenir Europeana, sur la base du rapport de Mme Marie-Hélène Descamps.

Je salue aussi le travail et l'extraordinaire collaboration des institutions culturelles des 27 Etats membres. Cette coopération n'allait pas de soi. Les institutions, parfois peu habituées à coopérer, avaient développé des traditions différentes pour la présentation et la description de leurs contenus. Avec une clairvoyance extraordinaire, elles ont su identifier leur chance et relever le défi.

Mais ne commettons pas l'erreur de croire que ces efforts, aussi considérables soient-ils, puissent suffire. Europeana a été conçue comme un projet fédérateur, une entreprise commune. Elle a pu voir le jour grâce à la volonté conjointe des acteurs culturels et politiques. A l'avenir, je souhaite que les partenariats entre acteurs publics et privés se multiplient et que de nouvelles formes de coopération voient le jour afin d'assurer la pleine expansion et la pérennité d'Europeana. Notre volonté d'innover doit être à la hauteur des enjeux actuels!

Ce jeudi, le lancement d'Europeana sera un moment historique pour la culture européenne et les citoyens européens. J'attends des Ministres qu'ils apportent un soutien clair à Europeana et à son développement futur.

Perspectives et défis

Dès la fin de la semaine, Europeana ouvrira l'accès à plus de deux millions d'objets culturels issus de toute l'Europe.

Que représentent 2 millions d'objets? C'est un formidable début. Est-ce suffisant? Je n'en suis pas sûre et je pense, en particulier, à nos jeunes générations. Pour qu'un service de qualité attire les utilisateurs et les fidélise, il faut constamment alimenter les collections, les mettre à jour et ajouter des contenus. Un effort soutenu sera donc nécessaire pour numériser davantage de matériel.

Notre objectif pour 2010 est d'atteindre, voire dépasser, les 10 millions d'objets. Il reste beaucoup à faire. Prenons les chiffres des bibliothèques nationales – pourtant parmi les institutions les plus avancées en termes de numérisation – elles ont numérisé environ 1% de leurs collections à ce jour. Et d'après leurs prévisions, ce chiffre atteindra 4% en 2012. La route est encore longue!

Un autre défi pour Europeana est le multilinguisme. Les premiers utilisateurs pourront effectuer leurs recherches dans 21 langues à partir d'un écran et de sources multilingues. Par la suite, ils pourront saisir leur recherche dans leur propre langue et recevoir des résultats pertinents. Lorsqu'il s'agira de matériel écrit, une traduction automatique sera également possible. Europeana servira donc aussi de laboratoire pour tester ces nouvelles technologies.

Il en va de même pour les applications 'Web 2.0' qui permettent de partager du contenu entre internautes. Europeana deviendra un outil interactif, où les internautes qui partagent un intérêt commun – littérature médiévale, sculpture ou musique par exemple – pourront se rencontrer et échanger leurs points de vue.

Quelle est notre vision pour le futur?

Le lancement d'Europeana est une chance inouïe pour tous les amoureux de la culture d'aujourd'hui et de demain.

A elle seule, Europeana présente un agenda d'activités extrêmement riche en matière de numérisation, d'accessibilité en ligne et de conservation numérique. L'effort de tous est donc indispensable.

Je suis très heureuse de constater qu'Europeana et la nécessité, pour les Etats membres, de l'alimenter font partie des priorités de la Présidence française dans le domaine culturel et audiovisuel.

La Commission européenne est déterminée à déployer tous les efforts nécessaires pour garantir le succès de ce "rêve devenu réalité". Dans les deux années à venir, nous investirons environ 120 millions d'euros dans les technologies et le développement de la bibliothèque numérique et quelque 40 millions d'euros par an dans les outils du multilinguisme, comme la traduction automatique.

Conclusion

Mesdames et Messieurs,

dans sa 'Bibliothèque de Babel', Borges décrivait un univers vertigineux où un nombre incalculable de livres attisait les désirs des hommes et leur faisait même perdre la tête. S'éloignant de cette métaphore, Europeana crée un univers du possible où des informations simples et de qualité seront offertes à tous les citoyens en quête de nouvelles connaissances.

Laissez-moi conclure en rappelant qu'en son temps, la Bibliothèque d'Alexandrie rassemblait entre 30% et 70% des connaissances de l'humanité. Notre défi à l'ère numérique est de nous en rapprocher et de pouvoir conserver les ouvrages d'Europeana aussi longtemps, sinon plus!

Pré-avis pour les médias
Mercredi 20 novembre 2008:
Les collections de la bibliothèque numérique européenne «Europeana» s'offrent à vous

La nouvelle :

Avez-vous déjà rêvé de pouvoir consulter des livres anciens et rares, auxquels le public n'a normalement pas accès, qui sont conservés dans les archives des bibliothèques nationales? Avez-vous déjà souhaité obtenir un exemplaire d'un vieux livre épuisé? Ces rêves de bibliophiles vont désormais se réaliser avec l'ouverture de la bibliothèque numérique européenne «Europeana».

Le portail multilingue unique européen «Europeana» (www.europeana.eu) donnera accès à des livres conservés par les bibliothèques nationales de l'Europe entière ainsi qu'à une grande variété d'autres œuvres numériques qui se trouvent dans les institutions culturelles, telles que des tableaux, des œuvres musicales, des cartes, des manuscrits, des journaux ou même des objets datant de l'Antiquité qui ont été numérisés, toutes accessibles en un simple clic de souris.

2 millions d'objets numérisés seront en ligne sur "Europeana" dès le 20 novembre. L'objectif poursuivi par Viviane Reding, la Commissaire européenne chargée de la société d'information et médias, est d'atteindre les 10 millions d'objets numérisés sur le site d'ici à 2010.

Le contexte :

La création d'Europeana était le principal objectif de l'initiative relative aux bibliothèques numériques adoptée par la Commission européenne en 2005 pour rendre le patrimoine culturel et scientifique européen accessible à tous.

En août, la Commission a demandé aux États membres d'intensifier les efforts déployés pour augmenter leur contribution à la bibliothèque numérique européenne et pour enrichir son fonds en allouant un financement plus important à la numérisation, en consacrant davantage de ressources à la conservation du matériel numérique ou en s'employant à résoudre les problèmes de droits d'auteur. En septembre 2007, le Parlement européen s'est exprimé en faveur du projet d'une bibliothèque numérique européenne.

En 2009-2010, environ 69 millions d'euros provenant du programme-cadre de recherche de l'Union européenne seront affectés à des activités de recherche sur les bibliothèques numériques. Pour la même période, environ 50 millions d'euros devraient être alloués à l'amélioration de l'accès au patrimoine scientifique et culturel européen au titre du volet «Société de l'information» du programme Compétitivité et innovation.

L'évènement le 20 Novembre à Bruxelles:

La cérémonie officielle de lancement d'Europeana, qui est ouverte à la presse, aura lieu à 13h30 au «Palais Charles de Lorraine» à Bruxelles, à l'issue du Conseil Éducation, Jeunesse et Culture.

Le lancement d'Europeana aura lieu en présence du Président José Manuel Barroso, de la Commissaire Viviane Reding et de Christine Albanel, actuelle présidente du Conseil des ministres de la culture.

La cérémonie sera suivie à 14h30 d'une conférence de presse conjointe du Président de la Commission José Manuel Barroso, de la Commissaire Viviane Reding et de la Présidente du Conseil des ministres de la culture Christine Albanel.

La place étant limitée, les journalistes souhaitant assister à la cérémonie de lancement d'Europeana et à la conférence de presse au «Palais Charles de Lorraine» le 20 novembre doivent s'inscrire avant le 18 novembre à l'adresse suivante :

Mina.Andreeva@ec.europa.eu.

Les sources:
Europeana :
http://www.europeana.eu/

i2010: Initiative relative aux bibliothèques numériques :
http://ec.europa.eu/information_society/activities/digital_libraries/index_en.htm

Communiqués de presse de la Commission sur l'initiative pour les bibliothèques numériques européennes et Europeana :
IP/05/1202, IP/08/1255, MEMO/08/546

Site web de Viviane Reding, Commissaire européenne:
http://ec.europa.eu/commission_barroso/reding/index_fr.htm


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