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SPEECH/08/401












Benita Ferrero-Waldner

Commissaire Européenne pour les Relations Extérieures et la Politique Européenne de Voisinage




Speech by  Commissioner Benita Ferrero-Waldner in the European Parliament after the extraordinary European Council















EP
1er septembre 2008

Je voudrais commencer par saluer les efforts de la Présidence française, et surtout la rapidité des actions entreprises au moment de la crise. La négociation d'un cessez-le-feu et la prompte mise en place de l'aide humanitaire ont montré une Union européenne efficace.

Le conseil européen aujourd'hui était très important. Devant la complexité des questions que soulève ce conflit, l'UE doit et devait réagir collectivement et définir d'un commun accord les réponses à y apporter. Notre réunion d'aujourd'hui a envoyé un message clair à la Géorgie et à la Russie sur:

  • notre capacité de répondre aux situations de crise;
  • notre unité dans la défense de nos valeurs.

Relations avec la Géorgie

Dès le début de la crise, la Commission a contribué aux efforts de l’UE visant la stabilisation de la situation humanitaire et sécuritaire en Géorgie. Je crois de manière assez significative. 

L'aide humanitaire: La Commission a mis à disposition €6 millions destinés à faire face aux besoins immédiats de l'ensemble des populations civiles affectées par le conflit. Si on y ajoute presque €9 millions mis à disposition par les E.M, l'UE a réussi à couvrir l'ensemble des besoins humanitaires de première intervention.

En ce qui concerne l'aide à la reconstruction, nous avons envoyé la semaine passée une mission d’experts de la Commission pour effectuer une première évaluation des besoins. D'après nos premières évaluations, qui n'incluent pas les zones sous contrôle de la Russie, les dégâts matériels sont considérablement inferieurs aux prévisions: environ €15 millions sont nécessaires à la reconstruction et réhabilitation. Le besoin le plus important concerne  le sort des 20.000 personnes nouvellement déplacés par le conflit. De l'ordre de €110 millions seraient nécessaires pour faire face aux besoins.

Il est important que l'Union se montre prête à apporter un soutien réel à la Géorgie, correspondant à notre détermination politique d'approfondir nos relations.

Tout d'abord le Conseil a décidé un renforcement important de notre aide financière à la Géorgie. Nous sommes en train d'évaluer les réserves qui pourraient être mobilisées rapidement sur les dotations budgétaires 2008, mais sans une allocation budgétaire extraordinaire, on ne sera pas en mesure de mobiliser les fonds nécessaires.  Je me félicite déjà du soutien général qu'on a déjà reçu de la part du Président du Parlément européen M. Pöttering.

Une conférence de donateurs internationaux sera également nécessaire pour donner un signal fort de confiance aux investisseurs.

Il me semble plus important que jamais d'utiliser les instruments de la Politique de Voisinage pour stabiliser la Géorgie.

Sur base des conclusions du Conseil Européen, nous allons accélérer nos efforts pour préparer, une fois que les conditions seront réunies, la création d’une Zone de Libre Echange et la facilitation de la délivrance de visas de courte durée. Ce dernier accord sera bien entendu lié à un accord de réadmission.

Et il reste essentiel d'encourager les engagements de la Géorgie en matière de la démocratie, de l'état de droit et de la liberté d'expression. Il est crucial d'accélérer les reformes démocratiques et le pluralisme politique.

En ce qui concerne la stabilisation sécuritaire et la mise en œuvre de l'accord d'armistice, la Commission appuie l'envoie d'une mission civile PESD d'observation, qui doit être étroitement liée aux autres actions de l'Union comme la reconstruction

Relations with Russia

Russia's actions raise wider questions about the nature of our relations in both short and long term.

Its failure - until now- to honour the 6-point plan brokered by the Presidency and its decision to recognize Abkhazia and South Ossetia are against the basic principles that underpin international relations.

We have been seeking to rework our relations, into a modern partnership to reflect our growing economic integration. Fundamental mutual interests are at stake – economic interdependence, the need to find common approaches on non-proliferation or counter-terrorism or many other international issues.

Keeping channels of communication open with Russia is vital.

However, relations with Russia cannot remain "business as usual" in the light of recent events. We must strike the right balance between maintaining channels of communication and sending a clear signal to Russia. The right approach is for our existing joint work and dialogues to continue – but for new initiatives to be put on hold.

Therefore, the Commission will review all new initiatives under way to deepen our relations, which will allow the Council to draw conclusions ahead of the Nice Summit in November.

Long-term implications for other policies

Recent events will give a new importance to some areas of policy:

Our commitment in June to develop the Eastern partnership and the European Neighbourhood Policy demonstrate the EU's legitimate interests in the region. These policies underline that we will not accept new dividing lines in Europe, and that partners like Georgia, Ukraine and Moldova can count on our support for their territorial integrity and sovereignty. We are ready to accelerate and deepen our work on the new Eastern partnership in order to submit our proposal as soon as possible.

Second, energy is at the heart of our relations with Russia. What we do on energy inside Europe will directly shape our relations with Russia. So we must keep up the momentum to develop a coherent and strategic energy policy for Europe.

Conclusion

Recent events have posed a real challenge the EU and we will need in the coming months to continue to show that we can rise to tasks ahead. Today has been an important marker. Only through coherent strategy and concerted action can we defend European interests and values. I applaud the commitment of this Parliament, and trust that we will all play our parts in ensuring that the Union maintains a strong and united front.


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