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SPEECH/06/777












Joaquín Almunia

Commissaire européen chargé des Affaires Economiques et Monétaires




Le Grand Marché Européen et la Mondialisation




















Club Nouvelle République – Ecole Supérieure de Commerce de Paris
Paris, le 4 décembre 2006

Monsieur le Ministre,
Mesdames,
Mesdemoiselles,
Messieurs,

Permettez-moi tout d'abord de remercier Michel Barnier et l'association "Nouvelle République" pour m'avoir offert l'opportunité de m'exprimer aujourd'hui devant vous. L'Ecole Supérieure de Commerce de Paris forme une partie de l'élite des entreprises françaises, qui sera appelée à œuvrer au quotidien au développement de l'activité économique et au renforcement de la France et de l'Europe dans une économie mondialisée.

C'est donc un endroit idéal pour s'interroger sur l'interaction entre le marché intérieur et la compétition économique mondiale.

Je souhaiterais axer ma présentation sur un constat simple : la mondialisation est une chance pour l'Europe, mais elle soulève néanmoins un triple défi, qui appelle une réaction énergique.

I. La globalisation est une chance pour l'Europe

Permettez à un ami de votre pays, qui a eu le grand bonheur dans sa jeunesse d'étudier comme vous à Paris, de vous parler franchement.

La France est un pays étrange.

Nul pays n'a autant contribué qu'elle à la construction de l'Europe et de son marché intérieur.

Par les individus qui l'ont conçu et poussé tout d'abord : Jean Monnet ou Jacques Delors ne sont pas des technocrates échappés d'un séminaire de Wall Street, mais d’excellents produits du système politique et administratif français.

Par ses entreprises ensuite. Leur dynamisme contribue à une présence active de la France sur la plupart des marchés européens et fait du pays l'un des principaux exportateurs mondiaux. Il y a près de 100 000 entreprises exportatrices en France. Plus de 10 000 entreprises françaises exportent leurs produits ou services vers la Chine.

Et malgré cela, les mots de libre échange, de grand marché intérieur et de mondialisation demeurent tabous, presque honteux. La concurrence est perçue comme une menace et le développement des pays émergents – en dépit de décennies de discours développementaliste français généreux – comme une semi-catastrophe.

Un observateur malveillant pourrait être tenté d'en tirer des conclusions ironiques : les Européens veulent bien aider au développement du tiers-monde, mais à condition qu'il reste pauvre. Ils sont flattés dans leur ego quand leurs grandes entreprises multiplient les acquisitions à l'étranger, mais hurlent à la menace anglo-saxonne, au péril chinois ou à l'invasion indienne quand une grande entreprise étrangère rachète un acteur national.

Cette attitude relève un peu de la schizophrénie. Les Européens doivent cesser de considérer le commerce international comme un jeu à somme nulle : que les Chinois, les Indiens ou les Coréens deviennent plus riches, plus dynamiques et plus entreprenant ne nous appauvrit pas. Nous avons au contraire tous à y gagner, asiatiques comme européens.

Gardons tout d'abord à l'esprit que le développement rapide de ces pays permet chaque année à des dizaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté. Le revenu des Chinois a par exemple triplé en quinze ans et certains pays ont déjà réussi à franchir la distance permettant de passer du tiers Monde au club des pays riches : le revenu par habitant en Corée du Sud est ainsi aujourd'hui supérieur à celui de la Grèce. Dans nombre de pays, le commerce international est en train de réussir là ou des décennies d'aide au développement ont échoué. Que des pays pauvres connaissent un développement accéléré constitue en soi une excellente nouvelle.

L'Europe en bénéficie. Elle est le premier exportateur au monde, devant les Etats-Unis. Le commerce international obéit aux mêmes principes de bon sens que le commerce local. Si vous souhaitez ouvrir un magasin, il vaut d'évidence mieux le faire dans un quartier riche et dynamique que dans une cité sclérosée et en crise.

La leçon de cette métaphore est simple : un environnement riche nous enrichit.

Il est de notre intérêt que nos partenaires économiques se développent, afin que nous puissions commercer davantage avec eux et que ce flux d'échanges se traduise, pour eux comme pour nous, par un flux de richesses supplémentaires. Une partie de la croissance de l'Europe est directement influencée par la croissance mondiale. On estime qu'un cinquième de la progression de notre revenu depuis la fin de la seconde guerre mondiale est directement liée à la globalisation des échanges.

Les Européens pensent trop souvent l'économie comme un gâteau : si la part des pays émergents augmente, c'est donc que celle des autres diminue. Cette espèce de malthusianisme pâtissier est fondamentalement erronée. Ce n'est pas notre part de gâteau qui diminue, c'est la taille du gâteau qui augmente. Et permettez à un homme ne négligeant pas les plaisirs de la table de dire qu'il préfère avoir 30% d'un gâteau de 50 cm, plutôt que 40% d'un gâteau de 25 cm. Les échanges internationaux sont en quelque sorte la levure qui fait grossir le gâteau.

Au-delà du seul commerce international, il est important que l'Europe préserve sa capacité à attirer les investissements étrangers, ce qui suppose le maintien ou la construction d'un environnement attractif. Il n'est nul besoin de chercher aux antipodes des sources d'inspiration: nous avons d'excellentes expériences au sein de l'Union. L'Irlande est le pays au monde qui attire le plus d'investissements directs : leur niveau y frôle les 120% du PIB. Construire un cadre attractif suppose certes une action règlementaire, mais aussi un effort pour faire évoluer les mentalités : l'investisseur étranger – surtout lorsqu'il vient d'un pays émergent – est encore trop souvent regardé d'un œil méfiant.

Les effets positifs de la mondialisation sont très concrets. Le progrès technologique se diffuse plus rapidement. Les entreprises gagnent par exemple la possibilité d'incorporer à moindre coût les éléments importés nécessaires à leur production. Les consommateurs gagnent en pouvoir d'achat en bénéficiant d'importations bon marché. Ceci contribue à une meilleure maîtrise de l'inflation et est globalement bénéfique pour l'économie.

Pour autant, il ne faut pas être naïf. La mondialisation et le dynamisme des pays émergents doivent nous inciter à redoubler nos efforts.

II. L'Europe fait face à un triple défi

Comme le disait le général de Gaulle, on peut "regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du temps des équipages. Mais il n'y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités". Et la réalité est que la mondialisation impose à l'Europe un triple défi : un défi économique, un défi intellectuel et un défi de gouvernance. Nous devons réagir et non céder a la tentation de la nostalgie de temps révolus. Nos concurrents n'auront ni la courtoisie ni la patience de nous attendre.

Un défi économique

L'Europe a vu sa part de marché dans le commerce mondial baisser légèrement ces dix dernières années. La Chine, l'Inde et le Brésil jouent encore un rôle modeste – ils ne représentent que 15% des flux commerciaux mondiaux – mais connaissent une croissance spectaculaire. La Chine, par exemple, est déjà le 3ème exportateur mondial et devrait devenir la deuxième économie au monde d'ici 2015.

Pour faire face à ce défi économique, l'Europe doit suivre résolument deux axes : approfondir son marché intérieur et poursuivre la réorientation des ses activités vers les secteurs à forte croissance.
è Approfondir le marché intérieur.

Certains d'entre vous trouveront certainement ce mot d'ordre décevant, car trop connu. Après tout, cela fait déjà 50 ans qu'il figure dans le traité de Rome : vos parents n’étaient parfois même pas encore nés ! Vous pouvez en tirer l'impression que l'Europe radote, qu'elle est incapable de dégager de nouvelles pistes et qu'elle se contente de ressasser inlassablement les vielles antiennes.

Tel n'est pas le cas.

Certes, le grand marché nous a déjà énormément apporté. Depuis 1992, il a par exemple permis d'accroître le PNB européen de 2,2% et de créer 2,7 millions d'emplois. Mais puisque nous sommes dans les locaux d'une école, j'aurais tendance à faire un commentaire aussi scolaire que laconique : "pas mal, mais peut mieux faire".

Notre marché reste beaucoup moins intégré que celui des Etats-Unis, ce qui a un impact tangible et mesurable : la part du commerce entre Etats membres des Etats-Unis en pourcentage du PIB est 70% plus élevée que la part du commerce entre Etats membres de l'Union européenne.

Nous avons plus de rigidités et sommes moins réactifs.

Je crois que si l'on empilait les études économiques démontrant la nécessité d'introduire en Europe plus de flexibilité dans le fonctionnement des marchés, en particulier dans celui du travail, on dépasserait largement la taille de la Tour Eiffel. Et j'ajoute que ces études ne sont pas toutes en langue anglaise...

Mais bien d'autres domaines pourraient être mentionnés. Les prix, par exemple, demeurent beaucoup moins flexibles de ce côté de l'Atlantique que de l'autre : en un mois, seuls 15% des prix à la consommation bougent en Europe – à la hausse ou à la baisse – contre plus de 25% aux Etats-Unis.

Que peut-on faire pour améliorer la situation ?

  • un premier progrès serait de mettre en œuvre ce qui a déjà été décidé. La situation s'apparente un peu à celles des routes avant les radars automatiques : on n'y craignait pas trop le gendarme et les excès de vitesse étaient nombreux. Les Etats membres ont encore trop souvent cette mentalité "pas vu, pas pris" à l'égard du droit communautaire. La Commission fait ce qu'elle peu pour y remédier. Depuis le lancement du grand marché en 1992, elle a par exemple ouvert plus de 1500 procédures d'infraction contre la France ou 1200 contre l'Espagne. Mais de même qu'il ne peut y avoir un gendarme derrière chaque arbre, il ne peut y avoir un fonctionnaire de la Commission derrière chaque texte. Un peu de bonne volonté spontanée serait parfois bienvenue.
  • deuxièmement, il faut continuer inlassablement à lever les barrières aux échanges et aux investissements. Cela s'apparente parfois à un travail de Sisyphe tant les Etats peuvent se montrer inventifs, mais après tout, Homère ne nous dit pas que Sisyphe ai jamais cessé ses efforts. Le secteur des services reste en particulier insuffisamment libéralisé et harmonisé. La directive services contribuera à améliorer la situation, mais le travail ne devra pas s'arrêter la.
  • troisièmement, il faut poursuivre l'intégration des marchés financiers. Des marchés européens parfaitement intégrés pourraient abaisser d’un demi-point le coût du capital pour les entreprises, accroître le PNB de 1,1% et l’emploi de 0,5%.
  • quatrièmement, il faut que la libre circulation des personnes se traduise dans les faits et pas seulement dans les textes. C'est bien que les Français puissent passer leurs vacances sur la Costa Brava sans contrôles à la frontière. Mais ce serait encore mieux s'il y avait davantage de Français travaillant en Espagne ou d'Espagnols travaillant en France. En un mot, nous devons passer d'une mobilité des touristes à une mobilité des travailleurs. Seule une personne sur mille en âge de travailler en Europe change de pays de résidence dans une année donnée. Par comparaison, la proportion d'Américains passant d'un Etat à l'autre en un an est trente fois plus élevée ! Il faut poursuivre les efforts d'apprentissage des langues, de rapprochement des systèmes de sécurité sociale et passer à un système qui valorise véritablement la mobilité géographique.

Deuxième axe :
è Poursuivre la réorientation de nos activités vers les marchés à forte croissance

Cet effort doit être double :

  • il faut tout d'abord se positionner sur les secteurs où notre valeur ajoutée est la plus forte. Il fut un temps où le Président français glosait sur le Premier Ministre Japonais, en le traitant de "commis voyageur en transistors". Il eut probablement mieux fait de s'en inspirer. L'Europe manque aujourd'hui cruellement de commis voyageurs en électronique. Le retard pris ces dix dernières années en matière de diffusion des technologies de l'information et de la communication explique une bonne partie de notre différence de croissance par rapport au reste des pays développés.

Comme il est quasiment impossible d'être compétitif par rapport aux pays à bas salaire sur les produits bas de gamme, nous devons veiller à continuer à réorienter le plus possible notre production vers le moyen et le haut de gamme. L'Europe domine aujourd'hui environ 32% du marché mondial de produits haut de gamme, 20% du marché moyen de gamme et 13% du marché bas de gamme. Par comparaison, la Chine a 20% du marché mondial bas de gamme, mais moins de 4% du marché haut de gamme.

Notre positionnement peut donc être qualifié de relativement bon. Il explique en grande partie la bonne tenue de l'Europe sur les marchés mondiaux.

J'ajoute qu'il importe beaucoup plus de savoir quel produit vous vendez que de savoir quel est le taux de change de l'euro. Moi qui suis fidèlement les débats français depuis des années, j'ai parfois l'impression que l'euro ne peut avoir dans l'hexagone que deux positions : il est soit trop haut, soit trop bas. Les faits montrent que l’on ne doit pas avoir les yeux rivés sur la valeur de la monnaie. L'Allemagne a la même monnaie que la France et est le premier exportateur mondial.

  • deuxièmement, il importe d'être présent sur les marchés géographiques à forte croissance, afin de pouvoir importer une partie de ce dynamisme. L'Europe est à cet égard en retard: seules 48% des exportations européennes vont vers les 10 marchés les plus dynamiques, contre les trois quarts des exportations japonaises et 80% des exportations américaines.

Le défi économique posé par la mondialisation et l'arrivée des pays émergents est évident. Mais il y a deux autres défis, qui ne doivent pas être négligés : un défi intellectuel et un défi de gouvernance.

Un défi intellectuel

Nous avons vécu durant des années sur la fausse certitude confortable que les pays développés avaient en quelque sorte le monopole de l'intelligence. Des concurrents pouvaient bien émerger, mais ils étaient voués à faire des produits simples et parfois, quelques imitations de produits compliqués.

Ce bel édifice est en train de s'écrouler. Les pays émergents ne se contentent pas d'enrichir leur portefeuille, ils enrichissent aussi leurs esprits. Les évolutions peuvent parfois être spectaculairement rapides. En 1998, la Chine produisait 83 000 diplômés de l'enseignement supérieur par an. Elle en produit aujourd'hui deux millions et demi ! Le volume total des dépenses de recherche-développement chinoises a déjà dépassé celui du Japon et devrait dépasser celui de l'Europe d’ici à la fin de la décennie.

Ces investissements finiront par produire leurs effets. Il faut donc s'attendre à une concurrence croissante dans la recherche et dans les applications technologiques qui en découlent.

Or malgré des décennies de grands discours et de belles promesses, la recherche demeure un parent pauvre de l’Europe. Sa part dans le PIB atteint tout juste 2%, contre plus de 3% outre Atlantique. Le nombre de chercheurs reste par ailleurs modeste comparé à celui de nos compétiteurs : il y a par exemple en moyenne un peu plus de cinq chercheurs pour 1000 travailleurs en Europe, contre neuf au Japon.

L'Europe doit donc investir d'urgence dans la matière grise. L'enjeu pour elle n'est d’ailleurs pas uniquement financier. Avec exactement les mêmes sommes dépensées, nous pourrions être beaucoup plus efficaces :

  • en évitant l'éparpillement des dépenses de recherche sur une multitude de petits laboratoires, dont aucun n'a véritablement la masse critique nécessaire ;
  • en permettant aux chercheurs, y compris publics, de bénéficier personnellement davantage des produits de leur recherche ;
  • et en simplifiant et en harmonisant davantage les règles applicables à la protection de la propriété intellectuelle.

Troisième défi :

Un défi de gouvernance

Réformer est nécessaire pour préserver notre compétitivité et tirer profit au mieux des avantages de la mondialisation, mais l'acte est présumé impopulaire. Nombre de gouvernements pilotent leur politique avec les élections pour seul cap, ce qui les poussent à privilégier les enjeux de court terme. Et pour le bonheur de la démocratie et le malheur des réformes, les élections sont nombreuses sur notre vieux continent, ce qui tend à renvoyer en permanence les réformes à des jours meilleurs.

Pour être né sous un régime dictatorial, je connais la valeur de la démocratie et en apprécie pleinement chaque instant. Et je trouve que les gouvernants devraient arrêter de sous-estimer les citoyens. Il n'est pas de réforme impossible pour celui qui a le courage de la faire et qui se donne la peine de l'expliquer. La tâche n'est pas simple : les avantages liés aux réformes sont généralement diffus et ne se manifestent qu’à moyen terme. Leurs inconvénients sont immédiats, visibles et souvent très concentrés sur une partie de la population. Mais c'est un européen, Demosthène, qui écrivait il y a déjà 2400 ans : "il faut préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent".

Il n’est plus possible de miser sur les peurs de nos concitoyens : il faut commencer à miser sur leur intelligence. Plutôt que de masquer les problèmes au travers d'éruptions grandiloquentes de patriotisme économique, il faut s'attacher à les décrire fidèlement, sans exagération, et expliquer les solutions qui existent. S'enterrer la tête dans le sable n'a jamais protégé une autruche de ses prédateurs.

J'ajoute que réformer n'interdit pas d'être solidaire.

La réforme fait toujours des gagnants et des perdants. Certains secteurs souffrent de la mondialisation. Mais il ne faut pas se tromper de conclusions : nous ne devons pas freiner les évolutions – les réformes retardées sont toujours les plus coûteuses – mais accompagner les individus et les aider lorsque c'est nécessaire.

Nos systèmes sociaux doivent être repensés en ce sens. Nous ne devons pas viser à l’assistanat, mais offrir une réelle deuxième chance. Et une troisième et une quatrième s’il le faut. Il y a 40 ans, une personne pouvait entrer dans une entreprise et se dire qu’elle y passerait sa vie. Aujourd’hui, il est probable que cette même personne doive changer d’emploi plusieurs fois au cours de sa carrière, que ce soit volontairement ou contre son gré. Le système social tout entier doit aider à stimuler l’adaptabilité des travailleurs et leur donner la capacité de faire face aux changements. Cela passe notamment par un véritable effort d’apprentissage tout au long de la vie et par des mesures actives de reconversion professionnelle pour ceux qui se trouvent dans la phase d’interlude entre deux emplois.

En un mot, il faut dédramatiser le changement.

Je crois en l'Europe. Nous avons sur notre continent un réservoir exceptionnel d'expérience et de talent. Nous avons à la fois la capacité de demeurer une puissance économique de premier plan et le devoir de faire de l’Union européenne un acteur majeur dans le monde global du XXIème siècle. Mais notre ennemi n'est ni la Chine, ni l'Inde ni le Brésil : il est en nous même. Nous avons trop tendance à nous satisfaire de peu et à fermer les yeux face aux vérités qui nous dérangent.

L'Europe moderne est née de la renaissance et de son goût du questionnement. Nous devons renouer avec cette capacité à nous remettre en cause pour faire mentir tous les prophètes du déclin. La réponse aux enjeux de la mondialisation doit être le nouveau moteur de l’intégration européenne : nos concitoyens savent fort bien que le cadre national n'est plus pertinent. Ils attendent de l'Union qu'elle fasse ses preuves.

Voila un grand défi pour les dix années qui viennent.

Je vous remercie pour votre attention.


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