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José Manuel BARROSO<br> Président de la Commission européenne<br>Le rôle des régions<br> Conférence « Cohésion et Stratégie de Lisbonne &#187;<br>Bruxelles, le 3 mars 2005<br>

Reference: SPEECH/05/131 Event Date: 03/03/2005 Export pdf PDF word DOC
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SPEECH/05/131













José Manuel BARROSO

Président de la Commission européenne




Le rôle des régions























Conférence « Cohésion et Stratégie de Lisbonne »
Bruxelles, le 3 mars 2005

Ladies and Gentlemen,

I am particularly pleased to open this conference on the Lisbon Strategy’s contribution to cohesion in the European Union. Looking at today’s abundant programme, there is no doubt that this conference can make a useful contribution to the debate and allow the Commission to listen to the persons involved and drum up support for growth and employment.

The choice of the subject (Cohesion and the Lisbon Strategy) is particularly appropriate. I see it as a strong confirmation of one of the basic features of our social model. As the debate progresses between Member States, between the two sides of industry at European level and between the institutions, it is important to show that growth, employment and competitiveness will all actively strengthen economic, social and territorial cohesion in the European Union.

To achieve this, we must align our political priorities, our instruments and our means. We must face this challenge together.

This is obviously not the easiest course. But it is the approach which responds the best to the aspirations of the people of Europe and to the real requirements of our societies, our regions, in short our continent.

Given my past experience, I am thoroughly convinced that the European project promises both growth and cohesion. If used to create businesses and jobs, it can contribute to social inclusion and the reduction of inequalities between individuals. If used by national and local actors, it can serve as a formidable catalyst of efforts and means to meet requirements most effectively and allow the less developed regions to continue their progress.

From this point of view, we have chosen a more demanding social model than our partners.

Today, we have to meet three challenges which could all prove a threat to this cohesion:

  • The growth of international competition, in particular from countries with low wage and social costs, exerts considerable pressure on our economy, our firms and our social structures. Rather than be considered an unavoidable threat, this increased competition must serve as an opportunity to boost our cohesion and draw up a common set of reforms.
  • At home, the ageing of the European population also exerts a stronger pressure on our labour markets and our welfare systems and increases requirements as regards life-long education, health and social services. In the longer term, this ageing will drastically change relations between the generations and the place of the youngest elements in our societies. Cohesion will also have to be sought in this sector.
  • Finally, enlargement of the European Union to include ten new Member States represents a formidable source of dynamism. But we also need to come up with an appropriate response to the increased diversity within the European Union. This diversity must not become a source of division or of increased competition between Member States and regions. Everybody must receive a role and an opportunity to contribute to the growth of the whole. This obviously requires a dynamic and ambitious cohesion policy.

Faced with these challenges, we are merely ticking over and are unable to maintain – not to mention strengthen – our social model. Decisive action is therefore necessary to maintain the cohesion of our model.

Ladies and gentlemen,

In three weeks the European Council will meet to draw up a mid-term assessment of the strategy launched five years ago in Lisbon. This meeting will be decisive for two reasons.

  • For the first time since enlargement and the signing of the draft Constitution, the 25 Heads of State and Government will have to show that they share a common vision of our economic and social model;
  • In addition, the European Council will have to draw up a route map for the next five years setting out the priorities and main orientations of our joint action at local, regional, national and European level.

And it is high time! Five years after the Lisbon European Council, it is clear that the EU is far from having met all these objectives. Granted, it has made progress. But its growth and employment potential is still not sufficient for all Europeans to benefit and for the EU’s economic, social and territorial cohesion to be strengthened.

And, as you and I know, Europeans often express their concern – impatience, even – at what appears to be a stagnating economic and social situation. Persistent unemployment, growing inequality between both individuals and Europe’s regions and the phenomenon of industrial relocation are all symptoms which we need to tackle as a matter of priority.

As the draft Constitution is opened for ratification, with a dozen referendums scheduled to take place, the European Union must prove that it can get back on track and launch a new era of prosperity for its citizens.

In other words, the Commission expects this spring’s European Council to be a decisive step forward, one which will demonstrate the Member States’ commitment to the values on which our social model is based. Failure is not an option!

Mesdames et Messieurs,

La Commission est convaincue que nous pouvons relever ce défi majeur. Elle a déjà beaucoup investi pour faire de ce Conseil européen une réussite au service de notre prospérité. Dès mon discours d’investiture en juillet dernier, j’ai placé la croissance et l’emploi – via la stratégie de Lisbonne – parmi les priorités majeures du mandat de cette Commission.

Suite au rapport Kok, la Commission a présenté ses propositions pour relancer la croissance et l’emploi sous trois axes.

  • Le premier axe – attractivité – est je crois un bon exemple de la nécessité de combiner croissance et cohésion territoriale en développant le potentiel du marché intérieur, les infrastructures et les pôles d’innovation. A cet égard, la concentration de l’excellence ne doit certainement pas conduire à exclure les régions les moins avancées. On doit au contraire aider celles-ci à se hisser à ces niveaux d’excellence.
  • Le deuxième axe – la connaissance – met en avant un puissant facteur d’intégration au service des individus via l’éducation et la formation, des entreprises et des marchés via la recherche et l’innovation. Nous devons développer ce potentiel en investissant davantage et à bon escient pour maximiser l’apport de la connaissance à la cohésion de notre économie et de notre société.
  • Enfin, le troisième axe – l’emploi – invite les Etats membres à mettre en place des politiques actives en faveur d’une plus grande intégration dans les marchés du travail. Nul ne doit rester exclu du monde du travail. La création d’emplois de qualité doit – à cet égard – être une de nos priorités premières dans les prochaines années.

La Commission souhaite que ces trois thèmes et les actions prioritaires qu’elles recouvrent constituent la feuille de route vers plus de croissance et d’emploi. Ces priorités apporteront leur contribution à l’objectif de cohésion de l’Union. Mais la politique de cohésion avec les fonds structurels et le fonds de cohésion contribuent largement à la croissance, à l’emploi et à la compétitivité dans la plupart des régions de l’Union. Tel doit être le double message du prochain Conseil européen de printemps.

Mais ce Conseil européen ne sera pas la fin du chemin. Bien au contraire.

Pour être parfaitement cohérents, les orientations politiques définies en mars devront guider les décisions financières à prendre en juin. L’Union ne devra se contenter d’être ambitieuse; elle devra également mettre ses moyens au niveau de ses ambitions si elle veut réussir. A cet égard, un accord volontariste sur les Perspectives financières, donnant sa juste place à la cohésion, est un élément déterminant pour renforcer et développer notre modèle social dans les prochaines années.

Parallèlement, le Conseil européen ouvrira également la voie à des débats au niveau national et régional sur les programmes d’action que les Etats membres sont invités à présenter cet automne. J’attends personnellement beaucoup de ces débats. La stratégie de Lisbonne doit s’inspirer des partenariats et des dialogues que la politique de cohésion a mis en place ces dernières années entre les différents acteurs nationaux, locaux et sociaux. Sans cela, il ne sera pas possible de mobiliser les partenaires concernés par la mise en œuvre.

Notre conférence d’aujourd’hui, que Mme Hübner a bien voulu organiser, constitue certainement une étape de cette mobilisation.

L'implication et l'adhésion des autorités régionales et locales à la Stratégie de Lisbonne sont essentielles à sa réalisation. Vos débats montreront en quoi les projets locaux et régionaux lui donnent une réalité et dans quelle mesure ils apportent une contribution significative à la réalisation des objectifs fixés. La Stratégie de Lisbonne doit tirer profit du dynamisme régional. Elle doit utiliser le savoir-faire de la politique de cohésion en matière de gouvernance, qu'il s'agisse de l'exercice du partenariat, de préparation et de la mise en œuvre de la programmation stratégique ou encore des complémentarités actives à établir entre les différents niveaux d'intervention (le niveau local, le niveau régional et le niveau national). La politique de cohésion vient enrichir Lisbonne et, à ce sujet, je ne peux que partager les propos de Mme Hübner qui déclarait à l'UNICE en décembre dernier: "les régions ont besoin de Lisbonne et Lisbonne a besoin des régions, aussi". C'est pourquoi je vous engage à être les ambassadeurs actifs de Lisbonne dans vos régions et mieux ses protagonistes.

Je vous remercie.

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