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M. Erkki LIIKANEN Membre de la Commission européenne chargé de l'entreprise et de la société de l'information eEurope et la recherche européenne Conférence/débat de l'AVRIST (Association de Valorisation des Relations Internationales Scientifiques et Techniques) Bruxelles, le 25 avril 2001

European Commission - SPEECH/01/185   26/04/2001

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SPEECH/01/185

M. Erkki LIIKANEN

Membre de la Commission européenne chargé de l'entreprise et de la société de l'information

eEurope et la recherche européenne

Conférence/débat de l'AVRIST (Association de Valorisation des Relations Internationales Scientifiques et Techniques)

Bruxelles, le 25 avril 2001

Introduction

Mesdames et messieurs,

Au mois de mars de l'an 2000, le Conseil européen de Lisbonne fixait un nouvel objectif stratégique à l'Union européenne pour la présente décennie : devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde. Afin d'atteindre cet objectif, les dirigeants européens ont demandé à la Commission d'élaborer une stratégie efficace: c'est le plan d'action eEurope2002.

Un an après, le sommet de Stockholm a renouvelé cet engagement et donné un nouvel élan à eEurope. Le message est clair : soit les pays de l'Union Européenne entrent ensemble, avec détermination, dans la société de l'information, soit l'avenir de l'Europe sera compromis.

En effet, seule l'excellence économique, scientifique et intellectuelle permettra à l'Europe de connaître une croissance durable, le plein emploi et une cohésion économique et sociale renforcée. C'est également à cette condition que l'Europe pourra continuer à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale.

L'Europe ne part pas de zéro. Les principaux éléments constitutifs d'une politique de la société de l'information ont été mis en place dès la seconde moitié des années 80. Il s'agissait, d'une part, de la politique de libéralisation des télécommunications et, d'autre part, des programmes de recherche dans les technologies de l'information et de la communication : ESPRIT, ACTS et Applications Télématiques. Ceux-ci ont été intégrés dans une structure unique en 1999 : le programme IST sur les technologies de la société de l'information.

C'est sur ces deux piliers que sera formulée, en 1994, une politique d'ensemble. Il s'agissait alors d'intégrer la dimension nouvelle que constituait la société de l'information dans les autres politiques de l'Union Européenne.

eEurope marque une étape nouvelle. Le plan d'action constitue une stratégie d'ensemble intégrant pleinement, et pour la première fois, les actions de l'Union Européenne et des Etats membres. Il identifie d'ici à 2002 une série d'objectifs communs, assortis de dates butoirs, y compris dans des domaines où l'Union n'a qu'une compétence restreinte, par exemple l'éducation et la formation.

De plus, les Etats membres ont souscrit à une méthode de suivi efficace de la mise en œuvre du Plan d'action : la coordination ouverte et l'évaluation comparative des performances au niveau national.

Je vais tout d'abord me concentrer sur les trois axes du plan d'action eEurope 2002, en mettant en évidence les liens avec la recherche communautaire :

  • Premièrement, assurer un Internet moins cher, plus rapide et sûr. Cela dépend largement de la création d'un cadre réglementaire favorable à la croissance d'Internet et des nouveaux télé-services.

  • Deuxièmement, investir dans les hommes et les compétences. Le but est de créer une société de l'information réellement ouverte à tous.

  • Troisièmement, promouvoir l'usage d'Internet, notamment dans les domaines d'intérêt public.

Pour finir, après un bref bilan de eEurope, je m'interrogerai sur le rôle futur de la recherche communautaire dans le contexte de eEurope et de la préparation du sixième programme cadre.

1. Un Internet moins cher, plus rapide, sûr

Le développement d'Internet et des nouveaux télé-services issus de la recherche, et qui utilisent Internet comme plate-forme de diffusion, dépend d'un cadre réglementaire favorable. La libéralisation totale des télécommunications, en 1998, a fortement stimulé la concurrence, entraînant une baisse des prix, une meilleure qualité de service et un degré élevé d'innovation.

Toutefois, beaucoup reste à faire, notamment en ce qui concerne les communications locales, qui restent dominées par les anciens monopoles. Par ailleurs, le marché européen reste fragmenté selon des lignes nationales. Nous en avons encore eu la preuve récemment, avec l'attribution des licences des communications mobiles de troisième génération : l'UMTS.

La Commission a adopté, l'été dernier, un nouveau paquet réglementaire pour les communications électroniques. Il vise à simplifier le cadre réglementaire existant et à l'adapter aux nouvelles conditions du marché, notamment à la convergence technologique et industrielle entre les télécommunications, l'informatique et les médias. Par ailleurs, le cadre réglementaire sera élargi à la gestion des fréquences radios, qui revêtent une importance économique croissante.

Le sommet de Stockholm a demandé que le nouveau paquet réglementaire soit adopté dès que possible en 2001. La nouvelle législation pourrait donc entrer en vigueur dès le début de l'année 2002. Mais d'ores et déjà, une des pièces maîtresse du nouveau cadre est entrée en vigueur le premier janvier 2001. Il s'agit du dégroupage de la boucle locale.

Ce dégroupage permet aux nouveaux opérateurs d'utiliser le réseau local de l'opérateur historique à des conditions équitables. La concurrence ainsi générée entraînera une diminution des tarifs des communications locales. Mais surtout, elle stimulera le marché de l'Internet rapide sur la base de la technologie ADSL, qui a été développée en partie dans le cadre du programme ACTS. En effet, l'ADSL permet d'offrir de hauts débits sur le réseau de téléphonie classique, ainsi qu'une tarification forfaitaire pour un usage illimité.

Des mesures plus ciblées sont requises pour certains types d'utilisateurs. C'est notamment le cas pour les chercheurs et les étudiants, qui exigent des débits particulièrement élevés, tant au plan national qu'européen.

C'est dans ce contexte qu'a été lancé, l'année dernière, le projet GEANT qui, sur une période de quatre ans, va porter à 2,5 Gigabit par seconde les interconnexions entre réseaux nationaux de la recherche en Europe. Cet accès ultra rapide pour les chercheurs et les étudiants est un élément clé de l'émergence d'un véritable espace européen de la recherche.

Ainsi, deux obstacles majeurs au développement d'Internet sont en passe d'être levés : les prix et le confort d'utilisation. Un troisième obstacle majeur concerne la sécurité sur Internet.

Assurer la sécurité des réseaux et le respect de la vie privée est une condition essentielle à la croissance d'Internet. Or, des technologies adéquates existent. Leur développement bénéficie d'ailleurs largement des programmes de recherche européens. Il s'agit donc de créer un environnement favorable à leur vaste usage.

L'Union européenne a une approche très ambitieuse dans ce domaine, qui permet de concilier les intérêts des opérateurs économiques et des usagers. Les principales avancées dans ce domaine sont les suivantes :

  • L'entrée en vigueur, dés cet été, d'une directive assurant la reconnaissance juridique des signatures électroniques dans chaque Etat membre, ainsi que leur reconnaissance mutuelle entre Etats membres.

  • La libéralisation du commerce des technologies de chiffrement entre Etats membres, ainsi qu'avec nos principaux partenaires commerciaux.

  • Par ailleurs, la législation européenne garantie des droits importants aux citoyens européens en matière de protection des données personnelles: accès et correction des données personnelles, possibilité de refuser l'usage de ces données à des fins de marketing direct, autorisation explicite pour la collecte de données sensibles telle que la religion. Ces droits seront renforcés par le nouveau paquet réglementaire pour les communications électroniques.

  • Enfin, le sommet de Stockholm a demandé à la Commission d'élaborer une stratégie pour assurer la sécurité des réseaux électroniques. Celle-ci sera soumise à l'attention du Conseil européen lors de sa réunion du mois de juin, à Göteborg.

2. Investir dans les hommes et les savoirs

La société de l'information est une réalité pour un nombre toujours croissant d'Européens. Toutefois, il existe un risque d'exacerber les inégalités sociales, voire d'en créer de nouvelles. Cela doit être évité à tout prix. Le deuxième objectif clé de eEurope consiste donc à donner à tous les Européens les savoirs nécessaires pour vivre et travailler dans la société de l'information. Il s'agit là tant d'un objectif social, que de doter l'Europe d'atouts concurrentiels supplémentaires.

Cela commence à l'école. Les écoles doivent être équipées d'ordinateurs multimédias en nombre suffisants et de connexions Internet rapides. Les enseignants doivent recevoir une formation adéquate et les programmes scolaires doivent être adaptés en conséquence. Cela doit permettre aux élèves d'acquérir d'ici fin 2002, les compétences numériques de base au moment de quitter l'école.

Cet effort doit se prolonger par la formation tout au long de la vie, pour tous. Il s'agit de permettre aux personnes déjà sur le marché du travail de mettre à jour leurs compétences. C'est une urgence, car l'évolution rapide des technologies accélère l'obsolescence des savoirs.

Il faut également donner aux entreprises les personnels qualifiés dont elles ont besoin. La formation tout au long de la vie n'apporte qu'une réponse partielle à ce problème. L'accent doit également être mis sur le renforcement des filières scientifiques et technologiques de haut niveau. Dans le court terme, il faudra également attirer les meilleurs talents étrangers.

Enfin, des mesures ciblées sont nécessaires pour lutter contre toutes les formes d'exclusion numérique. La multiplication des points publics d'accès et de la formation à Internet peut faciliter l'intégration des plus démunis. Mais il faut aussi songer aux personnes âgées, malades ou handicapées.

La recherche technologique est au cœur des questions que je viens d'évoquer :

  • La qualité et la convivialité de l'outil technologique sont des éléments déterminants du degré d'acceptation des ordinateurs et d'Internet.

  • Enfin, la technologie permet une meilleure intégration des personnes ayant des besoins particuliers à tous les aspects de la vie de la collectivité. Il faut toutefois que leurs besoins spécifiques soient pris en compte. La recherche publique est particulièrement importante à cet égard, notamment au plan européen.

Laissez moi vous citer deux projets en exemples : WAI et VisiCAST :

  • Conduit en coopération avec les Etats-Unis lors du quatrième programme cadre, le projet WAI, ou Web Access Initiative, a permis de définir des lignes directrices pour les créateurs de sites Internet. Les sites ainsi créés sont accessibles à tous les usagers, y compris les malvoyants.

  • VisiCast, quant à lui, est un projet en cours du cinquième programme cadre. Il a recours à des personnes virtuels, ou avatars, pour la traduction du langage naturel en langage des signes pour les malentendants. D'ici deux ans, VisiCAST devrait permettre la traduction de phrases standards. Toutefois, la traduction simultanée automatisée reste un objectif à plus long terme.

3. Stimuler les applications d'intérêt public

Le troisième objectif clé de eEurope est de stimuler l'usage d'Internet, en particulier en ce qui concerne les applications d'intérêt public.

Des progrès ont déjà été réalisés concernant l'utilisation d'Internet par les administrations publiques. Il est devenu courant, en Europe, de trouver des documents administratifs ou des textes législatifs sur Internet. Mais ce n'est qu'un premier pas. Ce qui fait encore largement défaut, c'est l'interactivité, alors même que c'est l'essence d'Internet.

L'interactivité pourrait être la clé d'une réforme profonde des services publics. La convivialité, la réactivité, et la qualité du service, pourraient devenir de nouveaux standards. L'appareil administratif deviendrait ainsi à la fois plus efficace et plus convivial.

La pression viendra des citoyens, qui exigeront de pouvoir accéder, sur Internet, à des services publics de qualité. Confrontés à Internet au travail ou à domicile, les citoyens auront également des attentes nouvelles par rapport aux administrations publiques en termes d'efficacité, de rapidité, et de responsabilité.

Deux autres domaines à fort potentiel sont la santé et les transports. Il reste beaucoup à faire pour maximiser le potentiel d'Internet et des technologies multimédia dans ces domaines. Or, les enjeux sont fondamentaux : il y va d'une amélioration de la santé publique et de la qualité de vie de nos concitoyens. Il y va aussi de la sécurité publique face à un fléaux majeur : la mortalité sur les routes.

Là encore, la recherche publique, et notamment communautaire, est au premier plan. Je citerai à titre d'exemple deux projets en cours du cinquième programme cadre : AMON et PROTECTOR, lancés tous deux en l'an 2000, et dont les fonctionnalités les plus simples devraient être disponibles en 2002 ou 2003.

  • AMON développe des capteurs intégrables dans une montre communicante. Celle-ci permettrait ainsi un suivi à distance, en continu, de certaines personnes sensibles au risque cardio-vasculaire, à l'asthme ou au diabète.

  • De son côté, PROTECTOR développe des capteurs portables pour piétons ou cyclistes, et capables de communiquer avec des capteurs intégrables dans les véhicules afin de prévenir les risques d'accidents de la route.

4. Bilan provisoire

Où en est l'Europe aujourd'hui ? Des progrès sensibles ont été réalisés dans les derniers mois, comme en attestent deux indicateurs clés : les taux de pénétration des communications mobiles et d'Internet. Evidemment, l'évolution de ces indicateurs ne peut être attribuée entièrement à eEurope.

Il y a désormais plus de 240 millions d'usagers mobiles dans l'Union. Ce nombre a crû de plus de 20% l'année dernière, pour atteindre 60% de la population. Aux Etats-Unis, la croissance a été de moins de 10% pour atteindre 40% de la population. Ces chiffres sont importants à plus d'un titre :

  • Tout d'abord, ils mettent en évidence le rôle moteur de l'action communautaire, tant au niveau technologique que réglementaire. En effet le succès du GSM est dû tant à son excellence technologique, reconnue universellement, qu'à une action législative de libéralisation et d'unification du marché européen des mobiles dès 1996.

  • Par ailleurs, ces chiffres montrent que les mobiles seront, en Europe, une importante plate-forme d'accès à Internet, notamment avec la troisième génération de mobiles multimédias. Non seulement le taux de pénétration est très élevé, mais il est relativement uniforme dans les différents Etats membres. D'où l'importance de l'engagement pris à Stockholm d'adopter des mesures propres à assurer un déploiement rapide et harmonieux de l'UMTS. Le Sommet de Stockholm s'est également engagé à accélérer l'introduction du nouveau protocole Internet Ipv6, qui permettra d'améliorer la diversité et la qualité des services mobiles de troisième génération. L'Ipv6 est évidemment ou cœur des nouvelles fonctionnalités mobiles développés par les projets de recherche européens.

Par ailleurs, les chefs d'Etat et de gouvernements ont décidé de renforcer les efforts de recherche dans les communications mobiles du futur, au-delà de la troisième génération.

Au contraire des mobiles, l'Europe accuse un sérieux retard par rapport aux Etats-Unis en matière de développement d'Internet : aujourd'hui, environ 36% de la population de l'Union utilise Internet. Le chiffre est supérieur à 45% aux Etats-Unis. Mais ce retard, de l'ordre de 18 mois, n'est pas le plus préoccupant. Bien plus graves sont les importants écarts qui subsistent entre les Etats membres.

Néanmoins, les actions entreprises dans le cadre de eEurope devraient contribuer à modifier rapidement la donne. Et ce, d'autant plus que eEurope marque un changement d'atmosphère radicale par rapport à la période précédente.

Les engagements pris au plus haut niveau politique de l'Union ont donné une impulsion sans précédent à cette politique. Il en résulte une importante mobilisation et des résultats rapides. Cet élan devrait également bénéficier à la place qu'occuperont les technologies de la société de l'information dans le sixième programme cadre, qui est en cours de préparation.

5. Le sixième programme cadre (2002-2006)

L'objectif poursuivi par la recherche sur les technologies de la société de l'information dans le sixième programme cadre, sera de permettre à l'Europe : de renforcer la compétitivité de son économie ; de contribuer à créer les conditions d'une croissance soutenable et durable ; d'améliorer la qualité de la vie de tous les citoyens ; et de vaincre la fracture numérique.

Les enjeux économiques sont énormes. Les industries des technologies de la société de l'information sont devenus un des principaux secteur économique. La micro-électronique pèse à elles seule trois fois plus qu'un secteur phare de la seconde révolution industrielle comme l'aéronautique civile. En outre, ces industries ont un pouvoir diffusant considérable : elles agissent sur la compétitivité de la quasi totalité des activités économiques.

Les enjeux sociétaux ne sont pas moins importants. D'ici à 2010, grâce à des projets comme PROTECTOR, il devrait être possible de réduire le nombre de décès par accident de la route en Europe. De même, d'ici à 2010, des projets comme AMON devraient permettre de réduire le nombre des décès par maladie cardio-vasculaire en Europe.

Dans les années 2000, la recherche IST continuera à s'appuyer sur les avancées de la microélectronique, des communications mobiles, de l'Internet rapide et des interfaces conviviales. La miniaturisation des composants électroniques permet d'entrevoir, avant la fin de la décennie, la mise au point de puces intégrant les fonctions essentielles d'un ordinateur et d'un téléphone mobile. Elles pourront être intégrées dans tous les objets autour de nous, sur nous, voire dans notre organisme.

En parallèle, grâce à la diffusion du nouveau système d'adressage IPv6, tous ces objets pourront chacun avoir une ou plusieurs adresses Internet et communiquer avec le monde extérieur. Par exemple, les parties essentielles d'une automobile seront reliées au garage pour un télé-diagnostique, voire une réparation à distance.

Les interfaces graphiques et la souris de la fin du 20ème siècle seront supplantées par des interfaces « intelligentes » bien plus conviviales : aujourd'hui la commande vocale, demain la commande par ondes cérébrales. Le projet européen ABI, ou Adaptative Brain Interface, permet déjà, en laboratoire, à un tétraplégique de contrôler, par la pensée, sa chaise roulante ou un clavier d'ordinateur.

La recherche IST dans le 6ème programme cadre visera à construire ce nouveau paysage de l'intelligence ambiante. Il permettra à chacun d'accéder de façon naturelle et simple à un univers foisonnant d'applications nouvelles. Ce nouveau paradigme offre également des opportunités majeures à l'industrie européenne.

La proposition de la Commission européenne couvre à la fois la recherche sur les technologies génériques et la recherche appliquée.

  • La recherche générique couvre naturellement les trois domaines essentiels que sont les composants et les micro-sytèmes, les communications et les réseaux informatiques, les interfaces et les technologies de la connaissance. Un accent particulier sera mis sur la recherche dans les communications mobiles au delà de la troisième génération, afin de préserver le leadership de l'Europe.

  • La recherche appliquée visera à répondre à la fois aux défis sociétaux, par exemple l'accès pour tous, la santé ou la mobilité, et aux enjeux économiques, tels que le commerce électronique, la formation ou le travail à distance.

Le budget préconisé par la Commission pour ce domaine clé s'élève à 3,6 milliards d'Euros, soit un montant identique à celui du présent programme IST. Deux commentaires sont néanmoins nécessaires.

En premier lieu, ces deux enveloppes budgétaires ne sont pas comparables. Par exemple, le projet GEANT trouvera sa place dans le nouveau chapitre sur le soutien aux infrastructures de la recherche. De même, la recherche exploratoire sera menée demain dans le chapitre « Anticiper les besoins scientifiques et techniques ».

En second lieu, la structure du 6ème programme cadre est axée autour du nouveau concept d'espace européen de la recherche. Dans cet esprit, le domaine d'action prioritaire, donc celui qui se taille la part du lion dans le budget global, est le nouveau domaine « Intégrer la Recherche Européenne ». En son sein, la recherche IST est la priorité thématique qui dispose du plus gros budget.

Au total, de 2002 à 2006, l'effort réel de recherche sur les technologies de l'information devrait être du même ordre de grandeur qu'aujourd'hui. Il convenait bien sûr de ne pas réduire nos efforts, d'autant plus que la recherche européenne dans ce domaine ne représente que 15% de l'efforts des pays de l'OCDE, contre 50% pour les Etats-Unis.

Conclusions

Mesdames et Messieurs,

Au terme de cette présentation, je voudrais simplement souligner qu'avec le plan d'action eEurope 2002, l'Union européenne s'est fixé des objectifs ambitieux et un calendrier précis. Les défis communs à l'ensemble de nos pays ont bien été identifiés. Les réponses adéquates également. L'Union et ses Etats membres se sont mobilisés avec ardeur pour réussir dans cette entreprise et tenir les engagements souscrits d'un commun accord.

A l'évidence, toutefois, les défis auxquels nous sommes et serons confrontés débordent largement l'horizon 2002. Ainsi, les changements technologiques en cours ne s'arrêteront pas en 2002. Comme j'espère vous l'avoir montré, la décennie qui s'ouvre s'annonce passionnante, tant sur le plan des avancées technologiques que des potentialités économiques et sociétales.

eEurope 2002 devra donc être suivi d'autres plans d'actions. A cet égard, le 6ème programme cadre jouera un rôle clé. J'espère que le Conseil et le Parlement soutiendront en conséquence la proposition de la Commission. J'espère pouvoir compter sur votre soutien dans les différentes instances nationales et communautaires qui débattront de cette proposition.

Je vous remercie de votre attention.


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