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CONSEIL EUROPÉEN
LE PRÉSIDENT

FR

New York, le 26 septembre 2012

EUCO 177/12

PRESSE 401

PR PCE 151

Déclaration du Président du Conseil européen
Herman Van Rompuy à la
réunion de haut niveau sur le Sahel

Permettez-moi tout d'abord de saluer votre présentation de la nouvelle stratégie intégrée des Nations unies pour le Sahel. Il s'agit là d'une initiative nécessaire et qui vient à point nommé.

Les échanges culturels, humains et économiques de l'Europe avec le Sahel existent de longue date. Notre relation est fondée sur un esprit de partenariat et s'inscrit dans la durée. Notre objectif le plus immédiat est de soutenir les efforts pour la paix et la prospérité au Sahel, afin que cette région connaisse un avenir à la hauteur de son potentiel humain.

L'Union européenne s'inquiète de la situation d'insécurité persistante. Plusieurs groupes radicaux, dont certains sont liés à Al-Qaida, sapent l'autorité des États de la région et créent des zones refuges pour les activités terroristes et criminelles.

Nous condamnons fermement leurs actions, qui ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, et qui contribuent à aggraver la crise alimentaire dans des sociétés déjà fragiles. La famine menace aujourd'hui des millions de personnes.

Comme vous, nous pensons qu'une approche véritablement globale est nécessaire. L'aide humanitaire, le développement, la gouvernance et l'État de droit, les migrations, la sécurité et la gestion des crises, tous ces éléments devraient s'inscrire dans cette approche. C'est pourquoi, en 2011, l'Union européenne a adopté une stratégie pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel, dont nous assurons à présent la mise en œuvre en accord et en pleine coopération avec les gouvernements du Mali, du Niger et de la Mauritanie.

Des efforts particuliers sont déployés notamment pour le volet "sécurité", avec le lancement d'une nouvelle action de l'UE visant à former les forces de sécurité intérieures au Niger et à renforcer la coordination régionale avec le Mali et la Mauritanie. Par ailleurs, l'Union européenne et ses Etats membres jouent un rôle moteur pour le volet "humanitaire" avec 439 millions d'euros en 2012, et le lancement du partenariat international pour "la résilience du Sahel".

Permettez-moi d'évoquer brièvement la situation au Mali. À la suite des événements de février et mars derniers, l'Union Européenne s'est fixé pour objectif général d'aider le peuple du Mali à rétablir un gouvernement démocratique, dont l'autorité s'étendrait à l'ensemble de son territoire. La nomination du gouvernement d'union nationale et l'engagement pris récemment de coopérer avec la Communauté' Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour rétablir le contrôle de l'État sur le nord du pays constituent deux étapes importantes. Nous soutenons les efforts de médiation de la CEDEAO ainsi que la coordination internationale.

L'Union européenne est prête à reprendre la coopération au développement en faveur du Mali sur la base d'une feuille de route consensuelle visant à rétablir les institutions démocratiques ainsi que le contrôle civil et l'unité du pays. Nous sommes disposés à répondre à la demande des autorités du Mali à rétablir la sécurité, dans les limites des moyens disponibles, y compris en prêtant de l'aide à la restructuration des forces armées sous contrôle civil. Nous envisageons également de soutenir la force de stabilisation qui pourrait être déployée par la CEDEAO sous mandat du Conseil de sécurité et en concertation avec le gouvernement du Mali et l'Union africaine.

Nous avons cependant besoin de clarté de la parte du Gouvernement en ce qui concerne la tenue d'élections démocratiques, l'emplacement des forces armées sous contrôle civil, et le rétablissement de la sécurité et de l'État de droit dans le nord du pays.

Nous sommes conscients que la tâche du nouveau gouvernement de Bamako est considérable et qu'un soutien international est dès lors indispensable. Comme dans d'autres situations de crise, il est également essentiel que nous agissions tous en étroite concertation.

Je conclurai en rappelant que l'Union Européenne est fermement résolue à soutenir la région du Sahel, dans le respect du principe de la maîtrise du processus par les pays concernés et en partenariat avec les acteurs régionaux et internationaux. Nous nous félicitons de la décision de nommer un envoyé spécial des Nations unies pour le Sahel. Nous nous réjouissons de pouvoir coopérer, avec lui ainsi qu'avec tous les partenaires internationaux, par le biais du coordinateur de l'Union Européenne pour le Sahel, pour la réalisation de nos objectifs communs. Cette coopération efficace est en effet essentielle. L'UE est prête à agir, l'UE est prête à coopérer.


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