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   La Commission présente son deuxième rapport sur l'emploi :
   * PERSPECTIVES DE L'EMPLOI :
     ________________________
   Emploi et chômage : tendances
   Au  cours  des  quatre  années de la période  1985-1989,  7  millions  de
   nouveaux  emplois  ont  été  créés  au sein  de  la  Communauté,  ce  qui
   représente un taux de croissance continue de l'emploi inégalé depuis  les
   années  1950.  D'après les prévisions, cette croissance se  poursuivra  -
   plus  de 1,5 million de nouveaux emplois étant prévu pour cette année  et
   plus de 1 million pour 1991.
   Cette  croissance de l'emploi a comme corollaire une baisse  du  chômage.
   Le  nombre  des  chômeurs s'élève actuellement à  12,5  millions  -  soit
   environ  8,5% de la population active.  Toujours d'après les  prévisions,
   le  chômage continuera à baisser faiblement au cours des deux  prochaines
   années.  Il  convient  toutefois  de noter que la  baisse  du  nombre  de
   chômeurs a été beaucoup moindre que l'augmentation du nombre de  nouveaux
   emplois créés.
   Création d'emplois entre 1985 et 1988 - une analyse approfondie
   Une  analyse  détaillée  est présentée pour la  période  1985-1988,  pour
   laquelle des statistiques précises sont disponibles.  Sur les 5  millions
   de  nouveaux  emplois créés au cours des trois années de  la  période  en
   question,   près   de   3  millions,   c'est-à-dire   60%   des   emplois
   supplémentaires,  ont été occupés par des femmes.  En outre, 40%  de  ces
   nouveaux emplois étaient à temps partiel plutôt qu'à plein temps.
                                     - 2 -
   Les  nouveaux emplois créés entre 1985 et 1988 ont surtout  été  recensés
   dans  le  secteur  tertiaire.  En  effet,  l'emploi  dans  ce  secteur  a
   enregistré une augmentation moyenne de 5% dans chacun des Etats  membres.
   Peu d'emplois nouveaux ont été créés dans l'industrie, sauf en Espagne et
   au  Portugal.  Dans  le secteur tertiaire, ce  sont  essentiellement  les
   soins de santé, l'éducation et d'autres services qui ont bénéficié de  la
   croissance de l'emploi, chiffrée à 2 millions d'unités.
   Pendant  la période de 1985 à 1988, la croissance des emplois féminins  a
   été  nettement  supérieure à celle des emplois masculins  dans  tous  les
   Etats membres, à la seule exception de la République Fédérale d'Allemagne
   où  le taux de croissance a été analogue pour les hommes et  les  femmes.
   Dans  la  plupart des Etats membres, le pourcentage de  nouveaux  emplois
   féminins  était  au  moins deux fois plus élevé que  celui  des  nouveaux
   emplois masculins.
   Dans  une  majorité de pays, le taux de croissance des  emplois  à  temps
   partiel  a été nettement supérieur à celui des emplois à plein  temps  au
   cours  de la période de 1985 à 1988.  Dans certains pays,  cependant,  le
   pourcentage des emplois à temps partiel a baissé.  En Espagne (données de
   1987),  le  nombre  des travailleurs à temps  partiel  -  essentiellement
   masculins - a diminué.
   Chômage en baisse, mais évolution lente
   La  croissance de l'emploi a entraîné une baisse du  chômage.  On  compte
   actuellement  12,5  millions  de  chômeurs -  soit  environ  8,5%  de  la
   population active.  Cependant, dans tous les Etats membres, la baisse  du
   nombre  de  chômeurs  entre  1985 et 1988 a  été  nettement  moindre  que
   l'augmentation  du  nombre de nouveaux emplois créés.  En  effet,  sur  8
   nouveaux emplois créés, un seul a été occupé par un chômeur.
   Alors que le nombre des chômeurs masculins a diminué de près d'un million
   entre 1985 et 1988, le nombre des femmes au chômage a augmenté de près de
   350.000 unités.
   La raison pour laquelle le chômage n'a pas diminué de façon significative
   réside  dans le fait que les nouveaux emplois créés ont été occupés  soit
   par  des  jeunes  nouveaux  venus  sur le marché  de  travail  -  et  qui
   représentent  plus de la moitié de la croissance de l'emploi -  soit  par
   des  personnes  qui,  avant  de trouver  un  emploi,  n'avaient  pas  été
   enregistrées  comme chômeurs.  Il s'agit essentiellement de  femmes  qui,
   auparavant,  n'intervenaient  pas sur le marché du travail mais  qui  ont
   occupé un emploi dès que des possiblités se sont offertes.
   Le  schéma  varie  d'un pays à l'autre.  Dans  plusieurs  Etats  membres,
   notamment l'Espagne, la France et l'Italie, un pourcentage important  des
   nouveaux  emplois  créés ont été occupés par des nouveaux  venus  sur  le
   marché  du  travail étant donné que la population en  âge  de  travailler
   augmentait.  Dans d'autres Etats membres, la croissance de l'emploi était
   liée  au  fait qu'un nombre proportionnellement plus élevé  de  gens  ont
   occupé  un  emploi  -  ce fut notamment le  cas  en  république  fédérale
   d'Allemagne,  où  une  participation  accrue a  contribué  à  90%  de  la
   croissance de l'emploi.
                                     - 3 -
   En  Italie, malgré une croissance de l'emploi au cours de cette  période,
   le chômage a également progressé.  Il n'y a qu'au Portugal et au Royaume-
   Uni  qu'un  pourcentage significatif des nouveaux emplois créés  ont  été
   occupés  par  des personnes qui avaient été  recensées  auparavant  comme
   chômeurs.
   La  grande exception à cette tendance générale a été la Belgique, où,  en
   dépit  d'un  recul  de  l'emploi,  le chômage a  baissé  du  fait  de  la
   diminution de la population en âge de travailler et de la baisse du  taux
   de participation.
   Chômeurs de longue durée
   Le problème du chômage de longue durée semble s'être aggravé au cours des
   années  1980.  Alors  que  le  chômage a  régressé,  le  pourcentage  des
   chômeurs  de longue durée (ceux qui sont au chômage depuis plus d'un  an)
   est  passé de 37% en 1979 à 47% en 1983 et à 53% en 1988.  En  outre,  le
   pourcentage  des  chômeurs de très longue durée (plus de  deux  ans)  est
   passé de 23% en 1983 à 35% en 1988.
   7  millions  de  personnes,  soit  5%  de  la  population  active  de  la
   Communauté, ont été au chômage pendant plus d'un an.  Le problème se pose
   avec  une  acuité particulière en Espagne et en Irlande où, en  1988,  le
   nombre  des  chômeurs de longue durée s'élevait à 11%  de  la  population
   active.  Le problème est également grave dans le sud de l'Italie et  dans
   certains  régions  de Belgique, où le pourcentage de chômeurs  de  longue
   durée dépasse également les 10%.
   Dans  les  Etats membres du sud de l'Europe, le chômage de  longue  durée
   touche particulièrement les jeunes.  En Italie, les jeunes de moins de 25
   ans  représentaient  plus de la moitié des chômeurs de  longue  durée  en
   1988, et ce pourcentage n'était pas beaucoup moins élevé au Portugal,  en
   Espagne et en Grèce.  Dans les pays plus développés du nord de  l'Europe,
   guère plus de 10 à 15% des chômeurs de longue durée étaient des jeunes.
   * PROBLEMES LIES A L'EMPLOI
     _________________________
   Les  années  1990 s'annoncent comme une décennie de  vastes  opportunités
   pour  la Communauté.  La réalisation du marché intérieur, ainsi  que  les
   efforts  vers  une  union  monétaire et  une  coordination  plus  étroite
   d'autres  aspects  de  la politique européenne,  offrent  la  possibilité
   d'accroître  les  performances économiques,  d'assurer  un  développement
   mieux  équilibré  et  une  cohésion sociale plus  forte  au  sein  de  la
   Communauté.
   Le  programme  pour  1992 semble avoir un  impact  significatif  sur  les
   affaires.  Les  entreprises adoptent une perspective plus européenne  et,
   dans un certain nombre de cas, commencent à rationnaliser leurs activités
   à  un niveau européen plutôt que national.  La preuve peut-être  la  plus
   manifeste sur le plan quantitatif du changement intervenant dans le monde
   des  affaires  réside  dans  le fait que le  nombre  des  fusions  a  été
   quadruplé au cours des cinq dernières années.
                                     - 4 -
   La  Commission a identifié les secteurs industriels qui seront  les  plus
   touchés  par  les  mesures de 1992.  Dans les Etats membres  du  nord  de
   l'Europe,  ces  secteurs  semblent être les  technologies  de  pointe  et
   certaines  industries  lourdes  plus  traditionnelles,  le  plus  souvent
   protégées  à l'heure actuelle par les politiques nationales de  commandes
   publiques.  Dans  les Etats membres du sud de l'Europe, il s'agit  plutôt
   de  secteurs  faisant  appel  à une  main-d'oeuvre  abondante,  tels  que
   l'habillement, la chaussure ou le textile.
   Dans  le  nord  de  la Communauté,  les  efforts  de  rationalisation  se
   poursuivront  vraisemblablement  après  la  suppression  des  mesures  de
   protection  nationales.  Dans  le  sud,  les  pays  ont  le  choix  entre
   continuer  à se spécialiser dans les productions actuelles  ou  exploiter
   les  possibilités offertes par le programme de 1992 et diversifier  leurs
   structures  industrielles afin que celles-ci se rapprochent davantage  de
   celles  des  pays  plus  développés.  Certains  indices  non   équivoques
   semblent  indiquer  qu'en  Espagne et  au  Portugal,  une  transformation
   industrielle dans ce sens est déjà en cours.
   Salaires et coût de la main d'oeuvre
   Dans  tous les Etats membres, le taux de croissance des salaires réels  a
   été  moins  élevé au cours des années 1980 qu'au cours des  années  1970.
   Depuis 1983, la croissance des salaires réels a été freinée; il  s'ensuit
   que les coûts salariaux unitaires n'ont cessé de baisser et  représentent
   à l'heure actuelle une part moindre de la valeur ajoutée qu'au cours  des
   années 1960.
   Les  niveaux  des salaires varient nettement d'un Etat membre  à  l'autre
   lorsqu'ils sont exprimés en écus.
   Cependant,   les  différences  de  revenus  réels  sont  beaucoup   moins
   prononcées  si  l'on prend en compte les différences  existant  dans  les
   schémas de consommation ainsi que les prix relatifs.  Les différences  de
   salaires  réels entre les Etats membres ont eu tendance à  s'atténuer  au
   cours  des 20 dernières années, mais bien plus au cours des  années  1970
   qu'au cours des années 1980.
   Les  différences  de salaires et de coûts salariaux  dans  la  Communauté
   reflètent  largement  les différences observées dans la  productivité  du
   travail.  Les  coûts salariaux par unité de production ne  diffèrent  pas
   beaucoup  d'une partie de la Communauté à l'autre.  C'est  pourquoi,  les
   producteurs  peuvent ne pas être très motivés à se déplacer des  zones  à
   hauts salaires vers celles à bas salaires.  En conséquence, la  politique
   fondée  essentiellement sur de faibles taux de rémunération ne  garantira
   pas  nécessairement  un changement dans la part de marché  des  pays  les
   moins   favorisés   de   la   Communauté.  L'élément   déterminant   sera
   l'accroissement   de   la  productivité  par  une   intensification   des
   investissements  dans l'industrie et dans les infrastructures, ainsi  que
   dans une meilleure formation, qualification et motivation du personnel.
                                     - 5 -
   L'écart  entre  les  salaires  versés aux  hommes  et  aux  femmes  reste
   important dans la plupart des pays de la Communauté, les hommes  affectés
   dans  l'industrie  manufacturière  à des  emplois  manuels  percevant  en
   moyenne  25%  de  plus à l'heure que les  femmes.  Des  différences  sont
   observées entre Etats membres; au Danemark et en Italie, les femmes  sont
   payées en moyenne à 85% du taux horaire des hommes, alors qu'au  Royaume-
   Uni et en Irlande, elles reçoivent moins de 70%.
   Environnement et emploi
   Les  problèmes de l'environnement - notamment la menace du  réchauffement
   global  de la planète, d'accroissement de la destruction  des  ressources
   naturelles  et  de la pollution - imposent de  nouvelles  contraintes  au
   développement  économique.  Mais  la Communauté ne doit pas  pour  autant
   accepter,  voire  souhaiter  une  croissance  plus  lente  de  l'économie
   européenne, et encore moins de l'économie mondiale.  Toutefois, le  souci
   de la protection et de l'amélioration de l'environnement doit  intervenir
   de plus en plus dans la détermination de l'orientation du  développement,
   du  modèle  de croissance, du type de biens à produire  et  des  méthodes
   utilisées  pour  les produire.  Il sera difficile, mais  pas  impossible,
   d'apporter des changements.
   Les  forces  de travail de la Communauté sont employées, à raison  de  1%
   environ,  directement dans des industries s'occupant d'environnement,  et
   affectées,  dans  une proportion plus grande encore, à des  tâches  liées
   indirectement à ces activités.  La croissance future de l'emploi dans ces
   industries  dépend énormément de la politique des pouvoirs publics et  du
   montant  des  crédits  publics  alloués.  C'est  en  république  fédérale
   d'Allemagne que l'environnement constitue le marché le plus important, et
   dans  les pays du sud, le marché le moins important.  La Communauté  doit
   s'assurer  que  ses productions respectent l'environnement et  elle  doit
   mettre en oeuvre des systèmes avancés de contrôle de la pollution si elle
   entend  exploiter les possibilités de création d'emplois dans ce  domaine
   et  maintenir sa compétitivité par rapport aux producteurs américains  et
   japonais.
   Accès des femmes à l'emploi :
   L'emploi  des  femmes est encore faible dans la Communauté.  Le  taux  de
   participation des femmes ayant des enfants au processus de production est
   d'environ  50%, des différences considérables étant observées  entre  les
   divers Etats membres.
   Bien  que  les  femmes  représentent  38%  de  l'emploi  total  dans   la
   Communauté,  beaucoup d'entre elles sont employées en vertu  de  contrats
   atypiques et travailent dans des conditions moins favorables.  Le travail
   à  temps  partiel  est  pratiqué par 28% des  femmes  et  un  pourcentage
   important de celles-ci préféreraient travailler à plein temps.  Un  grand
   nombre de femmes occupent également des emplois temporaires, 50%  d'entre
   elles parce qu'elles ne parviennent pas à trouver des emplois permanents.
                                     - 6 -
   Les  obstacles à l'emploi sont beaucoup plus importants pour  les  femmes
   que  pour  les  hommes.  Il est fondamental  de  prévoir  des  structures
   d'accueil  pour  enfants  afin de permettre à  de  nombreuses  femmes  de
   participer  pleinement  à la vie active.  D'autres  domaines  nécessitent
   également des améliorations, à savoir, la formation  pré-professionnelle,
   les  moyens de transport, la coordination entre les heures de travail  et
   les heures scolaires, les systèmes de congé parental et familial  pendant
   la grossesse et la prime enfance.
   Gestion des ressources humaines
   Plus  d'un quart des forces de travail de la Communauté est  employé  par
   les grandes entreprises - celles dans lesquelles travaillent plus de  500
   personnes  -  et  une  plus grande  proportion  encore  dans  l'industrie
   manufacturière.  La  manière  selon  laquelle  ces  grandes   entreprises
   recrutent et gèrent leurs travailleurs influe fortement sur les principes
   et critères appliqués en général sur le marché de l'emploi.
   Les grandes entreprises accordent une plus grande attention à la  gestion
   des   ressources   humaines.  Un   accent   particulier   est   mis   sur
   l'accroissement  de  la  formation  et  du  niveau  de  qualification  du
   personnel,  ainsi  que  sur la mise en point de  systèmes  de  production
   souples adaptés aux conditions globales du marché.
   La  globalisation  des  marchés s'opère par la  globalisation  de  divers
   principes de gestion.  Le mode japonais ou les stratégies développées par
   les  multinationales  américaines deviennent de plus  en  plus  pratiques
   courantes sur le marché européen de l'emploi.
   Formation professionnelle
   Les  années  1990 constitueront une période de grande  pression  sur  les
   systèmes  de  formation et d'enseignement.  Les structures  de  formation
   existants dans divers secteurs trahissent aujourd'hui leur  inadéquation,
   même   si   la  mauvaise  qualité  des  statistiques  ne   facilite   pas
   l'illustration de la situation actuelle et, par conséquent, la conception
   de meilleures stratégies et pratiques.
   Les   structures  d'enseignement  et  de  formation  des  Etats   membres
   présentent  des différences considérables sur le plan de l'importance  et
   de  la durée de l'enseignement et de la formation normale  que  reçoivent
   les  jeunes  au  niveau  à  la  fois  de  l'enseignement  obligatoire  et
   facultatif.  Dans certains Etats membres, l'enseignement et la  formation
   sont   intimement   liées   alors  que   dans   d'autres   la   formation
   professionnelle jouit d'un statut moins favorable.
                                     - 7 -
   * POLITIQUES DE L'EMPLOI
     ______________________
   Cohérence économique et sociale
   Les  disparités  de revenu individuel et d'emploi  restent  considérables
   dans  l'ensemble  de  la Communauté.  Depuis le début,  la  Communauté  a
   consacré  des ressources au réajustement structurel et à la  solution  de
   problèmes sociaux.  Celles-ci se sont accrues et ont reçu une affectation
   plus  cohérente dans le cadre de l'Acte unique européen et de la  réforme
   des  fonds structurels du fait que la Communauté s'est élargie  aux  pays
   moins riches et moins développés.
   Le  but  essentiel  de  la  politique  est  de  renforcer  les  économies
   régionales et locales en promouvant les investissements, la formation  et
   l'éducation  des  forces de travail.  Les crédits des  fonds  structurels
   seront  doublés en termes réels entre 1988 et 1993 et représenteront  25%
   du  budget  de  la  Communauté.  Plus  de  60%  des  dépenses  des  fonds
   structurels serviront à aider les régions les moins développées dans  les
   Etats membres les moins favorisés.
   La réduction du chômage de longue durée est l'un des principaux objectifs
   de   la  politique  communautaire  dans  le  cadre  des  nouveaux   fonds
   structurels.
   * L'EMPLOI DANS L'EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE
     ____________________________________________
   Afin  d'évaluer  les  effets potentiels sur l'économie  et  l'emploi  des
   changements  politiques qui s'opèrent en Europe centrale et de l'Est,  le
   rapport  décrit  la  situation  fondamentale  en  matière   d'emploi.  La
   population  totale de l'Europe centrale et de l'Est - Albanie,  Bulgarie,
   république  démocratique allemande, Pologne et Hongrie,  Tchécoslovaquie,
   Roumanie  et  Yougoslavie  - est d'environ  140  millions  de  personnes.
   Quelque 93 millions d'entre eux sont en âge de travailler.
   A  titre  de  comparaison,  la population totale  de  la  Communauté  est
   d'environ 320 millions de personnes, dont quelque 220 millions en âge  de
   travailler.  La  population  totale  de l'Union  soviétique  est  de  285
   millions, dont 185 millions en âge de travailler.
   La  proportion de la population en âge de travailler employée  en  Europe
   centrale  et de l'Est est plus élevée que dans la Communauté.  Au  total,
   66%  de la population âge de 15 à 64 ans occupaient un emploi  en  Europe
   centrale  et  de  l'Est  en 1988, contre  59%  dans  la  Communauté.  Les
   chiffres  pour  les  Etats-Unis,  le  Japon  et  plusieurs  autres   pays
   industrialisés sont encore plus élevés, avec plus de 70%.
   La différence entre la Communauté, d'une part, et l'Europe centrale et de
   l'Est,  d'autre  part, est due entièrement aux différences dans  le  taux
   d'emploi  de  femmes : 60% en Europe centrale et de l'Est,  45%  dans  la
   Communauté.
                                     - 8 -
   Contrairement  à la Communauté, les forces de travail en Europe  centrale
   et   de  l'Est  sont  beaucoup  plus  employées  dans  l'agriculture   et
   l'industrie  que  dans  les services.  En Europe centrale  et  de  l'Est,
   l'emploi  dans  le secteur tertiaire représente environ 37%  de  l'emploi
   total, pourcentage légèrement inférieur à celui observé au Portugal et en
   Grèce,  et nettement inférieur à la moyenne de la Communauté qui  est  de
   plus de 60%.
   Les  changements  politiques  en cours en Europe  centrale  et  de  l'Est
   soulèvent  divers  problèmes  pour  la  Communauté.  A  court  terme,  le
   processus  de  réforme  systématique et la suppression  du  plein  emploi
   contrôlé  entraîneront un accroissement significatif  du  chômage.  Cette
   situation  est  préoccupante  en  raison de  l'absence  totale  de  toute
   disposition en matière de sécurité sociale.
   Jusqu'à  présent,  les  échanges commerciaux entre les  deux  parties  de
   l'Europe  ont  été  peu importants.  En 1988, environ  3%  seulement  des
   exportations  totales  de  marchandises de la Communauté  vers  des  pays
   extérieurs étaient destinés à l'Europe centrale et de l'Est.  A plus long
   terme,   toutefois,   il  est  plus  que  probable   que   les   échanges
   s'intensifieront considérablement, ce qui pourrait ouvrir à la Communauté
des possibilités d'échanges commerciaux et d'emploi.

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