Navigation path

Left navigation

Additional tools

Other available languages: EN DE DA ES NL IT PT EL

Le Sommet s'est tenu à Copenhague du 6 au 12 mars.   C'est la première fois
que  se  tenait  un  forum  mondial  au  niveau  des  chefs  d'Efat  et  de
Gouvernement pour traiter du développment  social.  Ce Sommet  visait trois
thèmes:  la pauvreté, l'emploi et l'intégration sociale.

L'Union européenne  a contribué  de manière  décisive au  succès du  Sommet
Social.  La  Commission, pour sa part,  a été activement impliquée  dans le
travail  de  préparation  et de  coordination  des  politiques  communes de
l'Union.   La délégation de la Communauté  européenne qui, comme c'était le
cas à Rio et au Caire, avait  le status spécial de "full participant"  dans
la Conférence, était dirigée par  M. Flynn, Commissaire européen  chargé de
l'emploi  et  des  affaires  sociales.    Elle  avait  été  élargie  à  des
représentants  du  Parlement européen  et  pour la  circonstance  au Comité
économique et  social et  aux paratenaires  sociaux.   M. Flynn  a pris  la
parole au  nom de la  Communauté européenne durant  la partie ministérielle
du Sommet, et  le Président, M. Santer,  a prononcé un discours  devant les
Chefs d'Etat et de Gouvernement, le dimanche 12 mars.

Les acquis

La  Commission  européenne  port  une  évaluation  très  positive  sur  les
résultats du Sommet :  s'il n'a pas marqué d'avancées spectaculaires, il  a
dégagé  une  série  de  progrès  qui  donne  une direction  nouvelle  à  la
stratégie du développempent.

Au niveau social, il faut relever  :

Dans le domaine de l'emploi

-   l'accent a  été  mis sur  la  place  centrale accordée  à  la  création
    d'emplois dans les  politiques nationales et  sur le  rôle de  l'emploi
    comme facteur essentiel d'intégration;

-   le Sommet a aussi mis en avant la promotion des droits  fondamentaux et
    des intérêts des travailleurs à  travers le respect des  conventions de
    l'OIT relatives à  l'interdiction du travail  forcé et  du travail  des
    enfants,  la   liberté  d'association  et   le  droit   de  négociation
    collective et le principe de non discrimination;

-   en outre,  les Etats  sont invités  à encourager  à l'établissement  de
    relations   industrielles,  dans   le   cadre  de   leur   législations
    nationales.

Dans le domaine de la pauvreté

-   les  causes  structurelles ont  été reconnues,  ainsi que  la nécessité
    d'une approche  multidimensionnelle avec la  participations des pauvres
    eux-mêmes;

-   un engagement de  tous les pays a  été obtenu d'annoncer dans  les plus
    brefs délais  des plans  nationaux pour  réduire toutes  les formes  de
    pauvreté et pour éliminer la pauvreté absolue.

Dans le domaine de l'intégration

-   la reconnaissance du rôle et de l'importance  de la société civile dans
    la  formulation,  la  mise  en oeuvre  et  l'évaluation  des politiques
    sociales;

-   l'accès pour  tous aux  services sociaux  de base  comme  les soins  de
    santé et l'éducation.

Dans le domaine de l'égalité entre hommes et femmes

-   la reconnaissance  du rôle et  de l'importance de  la participation des
    femmes dans la vie sociales,  politique culturelle et économique  a été
    mis en  vidence, annoncant ainsi  la 4ème conférence  mondiales sur les
    femmes à Pékin.

Dans le domaine des droits de l'homme

-   La  reconnaissance  claire et  sans équivoque  du  respect de  tous les
    droits   de  l'homme  et  de  la   démocratie  définis  comme  éléments
    indispensables au développement.   L'engagement des pays à  ratifier et
    à   pleinement   mettre   en   oeuvre   les   différentes    conventins
    internationales sur les droits de l'homme.

Dans le domaine de l'éducation

-   l'importance du droit  à l'éducation et à  la santé pour tous,  en tant
    que facteur essentiel  de réduction  des inégalités et  de vecteur   du
    développement  social a  été consacré  par  l'adoption d'un  engagement
    spécifique.

Dans le domaine financier, les conclusions suivantes ont été adoptées  :

-   l'amélioration politique de l'aide au développment  apparaît de plus en
    plus  comme  la  condition  de l'appui  politique  des  donateurs,  aux
    besoins toujours urgents des pays les plus  pauvres et des secteurs les
    plus  démunis  de PVD.   Dans  ce  contexte, les  dernières initiatives
    prises  par le Club  de Paris  seront mises  en oeuvre pour  alléger le
    fardeau de  la dette des  pays les plus  pauvres et les  plus hautement
    endettés;

-   la   nécessité  d'intégrer   la   dimension   soicale   comme   élément
    indispensable  de   toutes  politiques   d'ajustement  y   compris  par
    l'engagement des  pays de promouvoir des programmes sociaux de bases de
    les protéger  du processus de réduction  budgétaire et par l'engagement
    des institutions  de Bretton Woods à incorporer pleinement la dimension
    sociale de tels programmes;

-   l'accent es  mis  sur la  contribution  de systèmes  fiscaux  nationaux
    efficaces   et   équitables   pour  satisfaire   les   besoins  humains
    fodamentaux et garantir  une sécurité sociale minimales ainsi que celle
    du   secteur  privé,   tant  interne   qu'externe,   comme  moteur   de
    l'investissemnt,  de  création d'emplois,  et donc  la lutte  contre la
    pauvreté et l'intégration sociale;

-   la formule  dite du  20/20 généralisé  - selon  laquelle les  donateurs
    affecteraient 20 % de  leur APD, et  les pays en  développment 20 %  de
    leur budget nationale,  au secteur social  - n'ayant  pas pu  rencontre
    l'assentiment des  pays en développment en  particulier, une formule de
    20/20 à  application volontaire entre  pays intéressés  a été  adoptée.
    Elle présente  le double intérêt de conserver la notion de parallélisme
    des efforts des  donateurs et pays  bénéficiaires, et  de confirmer  la
    priorité qu'il  convient de  donner au  secteur social,  en particulier
    l'accès généralisé à l'éducation, la santé et l'eau potable.

L'élément-clé  pour  la  crédibilité du  Sommet  sera  d'assurer  un  suivi
efficace tant au niveau national que dans  le cadre des Nations Unies.   Ce
suivi devra  se faire en  association étroite avec  les partenaires sociaux
et les ONG.   Un véritable dialogue et la coopération entre les différentes
institutions  du  système  de  Bretton  Woods,  l'OMC  et  le  BIT dans  la
perspective de l'intégration de la politique  sociale dans leurs politiques
font partie des conclusions du Sommet.

* * *

Side Bar