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       Depuis plus de dix ans la Communauté a accompli un effort sans
  précédent à la fois pour réduire sa dépendance à l'égard du  pétrole
  importé et pour utiliser de manière plus rationnelle  l'énergie dont
  elle a besoin.
      Les résultats ont été probants : en 1973, l'économie  européenne
  dépendait encore pour 62 % de ses besoins énergétiques  du pétrole
  importé.  Aujourd'hui cette dépendance est tombée à      30 %.
  Par ailleurs, en dix ans la Communauté a réussi à mettre en place  une
  économie nettement moins gourmande en énergie : les besoins
  énergétiques actuels sont les mêmes que ceux de 1973, mais depuis
  l'activité économique a augumenté de 25 %.
      Un des éléments qui a permis de réaliser des économies  d'énergie
  est le recours à ce que l'on appelle les énergies  nouvelles et
  renouvelables, (le solaire, le géothermique,  l'énergie éolienne,
  l'énergie produite à partir de déchets  ménagers et agricoles,
  l'énergie de la mer etc. ).
      Ces énergies "douces" présentent des avantages et des  inconvénients
  :
      -   les avantages :
  Ces sources sont nombreuses, importantes, de caractère indigène,
  utilisables au niveau local, peu ou pas polluantes, et elles présentent
  des coûts d'exploitation souvent plus faibles que ceux des sources
  d'énergie traditionnelles.
      -   les inconvénients :
          Difficilement stockables et d'un approvisionnement
  fluctuant, elles doivent souvent être connectées à des
  équipements énergétiques traditionnels.  Les coûts
  d'investissements élevés constituent souvent un obstacle
  majeur.
  La Commission européenne demande aux Etats membres,  essentiellement :
  que les Douze s'engagent à mieux coordonner l'effort considérable de
  soutien aux énergies nouvelles, tant au niveau national que
  communautaire afin d'éviter les doubles emplois couteux.   La cohérence
  de l'effort au niveau européen seule peut maintenir l'Europe au même
  niveau que les Etats-Unis et le Japon.  Pour la fin du siècle, ces
  energies doivent représenter au moins 5 % des besoins
  énergétiques de la Communauté.
  Un premier débat politique à ce sujet doit intervenir au mois de  mars
  prochain à l'occasion de la réunion des ministres de  l'énergie des
  Douze.
             
                                                                2.
                      Quelques exemples concrets
  -   Dans les pays du Sud de la Communauté plusieurs milliers
  d'installations de chauffage d'eau domestiques, au départ de
  l'énergie solaire, fonctionnent avec des résultats économiques
  tout à fait satisfaisants.
  -   Dans les pays du Nord de l'Europe également l'énergie solaire
  peut contribuer aux besoins énergétiques.  Ainsi, un projet financé par
  la Communauté en RFA (Freiburg/Breisgau) a permis d'installer 18 maisons
  "solaires" dont la consommation en énergie est de 70 % moindre que celle
  de maisons traditionnelles.   En outre, le coût de construction de ces
  maisons solaires est inférieur de 30 % à celui des maisons
  traditionnelles.
  -   La Communauté soutient 48 projets hydroélectriques de petite
  taille qui permettent une production de quelque 40 Megawatts.       A
  titre documentaire une telle puissance suffit aux besoins en
  électricité d'une ville de 50.000 habitants.
  -L'énergie éolienne a permis à la Communauté de prendre une place de
  choix sur le marché mondial.  Grace, en particulier, à l'effort accompli
  au Danemark (1.400 éoliennes) et aux Pays-Bas (150 éoliennes) plus de 70
  Megawatts sont produits à partir de cette énergie.  Il faut noter en
  particulier que le Danemark a déjà exporté vers les Etats-Unis plus de
  2.000 éoliennes.

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