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Commission européenne - Fiche d'information

Expliquer l'approche de l'Union européenne visant à relier l'Europe à l'Asie

Bruxelles, le 19 septembre 2018

Questions et réponses:

Qu'est-ce que la «connectivité» pour l'Union européenne?

La connectivité concerne essentiellement les réseaux. Ceux-ci peuvent prendre la forme de liaisons de transport: par voie aérienne, terrestre ou maritime. Il peut s'agir des réseaux numériques: réseaux mobiles ou fixes, du câble au satellite, depuis la dorsale internet jusqu'au «dernier kilomètre». La connectivité comprend également les réseaux et les flux énergétiques, depuis le gaz, y compris le gaz naturel liquéfié (GNL), jusqu'aux réseaux d'électricité, depuis les ressources énergétiques renouvelables jusqu'à l'efficacité énergétique. Enfin, la connectivité a de toute évidence une dimension humaine: de la coopération dans les domaines de l'éducation, de la recherche et de l'innovation aux voyages et au tourisme. La connectivité est bénéfique aux interactions humaines et les facilite.

La connectivité permet de rapprocher les personnes et les lieux et de faciliter l'accès aux perspectives et doit donc être bien abordée et bien gérée. Pour fonctionner de manière efficiente, la connectivité requiert l'utilisation de pratiques, de règles, de conventions et de normes techniques convenues au niveau international, soutenues par les organisations et institutions internationales et qui permettent l'interopérabilité des réseaux et des échanges par-delà les frontières. En raison de l'incidence potentielle des infrastructures et des investissements, les mesures nécessaires doivent également être prises pour garantir une connectivité durable, sur les plans budgétaire, environnemental, économique et social.

 

Pourquoi adopter cette communication conjointe maintenant et que vise-t-elle à atteindre?

En 2016 déjà, il était reconnu dans la stratégie globale de l'UE que la connectivité nécessitait une intensification de l'action de l'UE; le lien entre la sécurité et la prospérité de l'UE et l'importance croissante d'une «Asie connectée» y était constaté. Depuis lors, les incidences de la connectivité dans les domaines économique, politique et de la sécurité ont atteint un niveau sans précédent.

Les possibilités d'investissement et une meilleure connectivité vont de pair avec la responsabilité. L'incidence du changement climatique et la nécessité d'accélérer une transition mondiale vers des économies sobres en carbone, les failles des emprunts non durables et les dangers liés aux pratiques déloyales en matière de commerce et d'investissement rendent une approche de la connectivité durable, complète et fondée sur des règles non seulement souhaitable, mais nécessaire. D'autres sont aussi en train de définir leurs propres stratégies.

En raison de ces facteurs, il était de plus en plus urgent pour l'UE de formuler sa politique en matière de connectivité Europe-Asie. Cette politique lui permet de renforcer le dialogue avec ses partenaires, en exposant clairement ses attentes et les conditions de sa coopération, sur la base d'une approche unifiée, transsectorielle et intégrée. L'UE peut s'appuyer sur son expérience en matière de réglementation de la connectivité et de mise en place de liaisons de transport et de réseaux énergétiques, humains et numériques transfrontières, ainsi que sur ses nombreux partenariats avec des pays tiers et des organisations régionales et internationales. Elle dispose de ses propres moyens pour contribuer à mobiliser des investissements, que la Commission a proposé de renforcer pour le prochain cadre financier pluriannuel (2021-2027), en associant d'autres sources de capitaux publiques et privées. Ce faisant, elle cherche à mettre en place un environnement propice à l'investissement et à ouvrir des perspectives aux entreprises (fondées sur des conditions équitables) et aux citoyens, qui bénéficieront de la croissance ainsi générée et des résultats d'une connectivité accrue dans les domaines de l'éducation, de la recherche, de l'innovation, de la culture et du tourisme.

 

La communication conjointe privilégie-t-elle des régions, des secteurs ou des projets?

La communication conjointe examine la manière dont l'Europe et l'Asie peuvent être reliées dans leur ensemble. Elle s'appuie sur les actions existantes de l'Union européenne visant à renforcer la connectivité, des dialogues bilatéraux aux plans d'action régionaux et à la collaboration avec les organisations internationales et au sein de celles-ci. Toutes les régions et tous les secteurs sont importants à leur manière. Le monde est de plus en plus interconnecté et la communication conjointe vise à contribuer à créer les conditions d'une connectivité de plus en plus durable. Les intérêts de l'UE en matière de connectivité sont mieux servis lorsque les pays adoptent des cadres réglementaires satisfaisants, mettent en place de meilleures conditions pour les entreprises, suivent des politiques économiques raisonnables et s'orientent vers des marchés ouverts.

 

Comment l'UE a-t-elle déjà commencé à travailler sur la connectivité?

Dès sa création, l'UE s'est employée avec succès à relier ses États membres entre eux. Une politique commune des transports était inhérente à la création du marché commun des biens et des services et à la libre circulation des personnes. Créés en 1991 pour renforcer les liaisons ferroviaires entre les États membres, les réseaux transeuropéens (RTE) sont désormais étendus à plusieurs pays tiers également. Le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) cherche à mobiliser 500 milliards d'euros d'investissements d'ici 2020, après avoir rempli son objectif de 315 milliards d'euros en juillet 2018. Jusqu'ici, 21 % de ces investissements sont allés dans l'énergie, 11 % dans le numérique et 8 % dans le transport, tous secteurs liés à la connectivité.

L'UE gère plus de 8 milliards d'euros de financements en Asie sur la période 2014-2020, dont d'importantes ressources soutiennent des initiatives bilatérales et régionales ayant trait à la connectivité, comme par exemple le plan directeur de l'ASEAN sur la connectivité et le programme d'échanges éducatifs Erasmus+, pour n'en citer que quelques-unes. Dans le cadre de nos facilités d'investissement pour l'Asie et l'Asie centrale, le financement d'un montant de 300 millions d'euros débloqué par l'UE pour la période 2010-2016 a mobilisé quelque 2,5 milliards d'euros d'investissements sous la forme d'une combinaison de subventions et de prêts.

 

Combien d'euros l'Union européenne investira-t-elle pour mieux relier l'Europe à l'Asie?

Pour le prochain budget de l'Union européenne, la Commission européenne a proposé d'accroître le budget de l'action extérieure de l'Union européenne en le faisant passer à 123 milliards d'euros sur la période 2021-2027. Cela représente une augmentation de 30 % par rapport à la période précédente. Cette proposition prévoit notamment un cadre d'investissement pour l'action extérieure doté d'une capacité de financement accrue pouvant aller jusqu'à 60 milliards d'euros. En s'appuyant sur l'expérience fructueuse du plan d'investissement extérieur de l'Union, il contribuera à lever et à mobiliser des ressources financières supplémentaires provenant du secteur privé en faveur du développement durable. En cas d'adoption de cette proposition par le Conseil de l'Union européenne et le Parlement européen, ce financement majoré apporterait une contribution significative à l'engagement pris par l'Union européenne de renforcer la connectivité entre l'Europe et l'Asie.

 

Cette stratégie entre-t-elle directement en concurrence avec l'initiative chinoise dite de «la ceinture et la route»?

L'approche suivie par l'Union européenne pour relier l'Europe à l'Asie est celle d'une connectivité durable, complète et fondée sur des règles. Cette approche est directement profitable aux populations, à la fois dans les pays de destination finale et les pays de transit, pour lesquelles elle rime avec décarbonation, numérisation, concurrence équitable, investissement et innovation.

L'Union européenne et la Chine ont mutuellement intérêt à ce que leurs initiatives respectives soient compatibles, malgré les différences d'approche et de mise en œuvre. La connectivité est impossible en l'absence d'interopérabilité des systèmes et des réseaux. Comme elle l'a déjà fait auparavant, l'Union européenne poursuivra son dialogue avec la Chine – dans le cadre de la plateforme de connectivité UE-Chine, de leurs relations bilatérales au sens large et dans les enceintes multilatérales – afin de créer des synergies et de trouver des points communs. Comme le souligne la communication conjointe, l'UE intensifiera encore son action au sein des organisations internationales en vue de fixer des règles et des normes internationales et de les faire appliquer, ce qui aura pour effet d'instaurer des conditions de concurrence équitables et d'offrir à tous des chances égales.

 

En quoi cette communication conjointe a-t-elle un rapport avec les politiques ou initiatives d'autres pays en matière de connectivité?

L'Union européenne s'attachera toujours à coopérer avec des partenaires – dans le voisinage de l'Europe, en Asie et au-delà – en vue de renforcer la connectivité et de rechercher des complémentarités et des solutions communes. Notre approche de la connectivité, qui mêle politiques de longue date et direction stratégique à venir, ressort clairement de la communication conjointe: la connectivité doit être viable sur les plans budgétaire, environnemental, social et économique; elle doit être complète et transcender les secteurs et les cadres financiers; enfin, elle doit se fonder sur des règles. Tels sont les principes de notre engagement auprès d'autres pays et organisations.

Le message transmis par la communication conjointe est que l'Union européenne veut s'engager davantage et renforcer la connectivité entre l'Europe et l'Asie dans des conditions mutuellement bénéfiques. Nous nous emploierons activement à trouver des synergies entre nos stratégies en matière de connectivité et celles de nos partenaires, comme l'initiative chinoise «la ceinture et la route», les stratégies japonaises et américaines en faveur d'un espace Indo-Pacifique libre et ouvert, ainsi que le plan directeur de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) visant à doper la connectivité à l'horizon 2025, entre autres, et ce afin de promouvoir de concert une connectivité durable en Europe et en Asie.

 

Informations complémentaires

Communication conjointe: Relier l'Europe à l'Asie – Éléments fondamentaux d'une stratégie de l'UE

Communiqué de presse: L'UE renforce sa stratégie visant à relier l'Europe à l'Asie

Fiche d'information: Relier l'Europe à l'Asie – La stratégie de l'UE

 

MEMO/18/5804

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Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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