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Commission européenne - Fiche d'information

Questions/Réponses: La coopération au sein de l'UE en matière de maladies à prévention vaccinale

Bruxelles, le 26 avril 2018

Questions/Réponses: La coopération au sein de l'UE en matière de maladies à prévention vaccinale

Quels sont les avantages de la vaccination?

La vaccination est l'une des plus grandes réussites de la médecine. Avant l'existence des vaccins, de nombreux enfants mouraient jeunes ou restaient handicapés à vie. En Europe, la vaccination contre la grippe saisonnière permet à environ deux millions de personnes de ne pas attraper la grippe chaque année. Dans le monde, chaque année, grâce à la vaccination, 2,7 millions de personnes sont immunisées contre la rougeole, deux millions contre le tétanos néonatal et un million contre la coqueluche. La vaccination a également abouti à l'éradication de la variole, et à la quasi- élimination de la poliomyélite.

Les vaccins sont un moyen sûr et efficace de protéger les enfants et les adultes de maladies graves et de complications de maladies à prévention vaccinale. Ils peuvent éviter qu'une maladie ne se déclare en premier lieu, évitant ainsi des souffrances humaines et réduisant les coûts en soins de santé. Les vaccins assurent non seulement votre protection mais aussi celle de votre entourage, dès lors qu'une «immunité de groupe» est atteinte. En ce qui concerne la rougeole, la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, un taux de couverture de 95 % est nécessaire pour assurer la protection de l'ensemble de la communauté.

Les vaccins sont-ils sûrs?

Oui. En dépit des mythes qui ont conduit à des doutes parmi une proportion croissante des citoyens de l'UE, un vaste corpus de recherche a prouvé l'efficacité et l'innocuité des vaccins. Les liens allégués entre le vaccin rougeole, oreillons et rubéole (vaccin ROR) et l'autisme, par exemple, se fondaient sur une étude discréditée depuis. L'UE a des règles très strictes pour l'autorisation de mise sur le marché des vaccins. Il faut en moyenne 12 à 15 ans, y compris des études cliniques approfondies, pour la mise au point d'un vaccin. Une fois sur le marché, l'Agence européenne des médicaments continue à superviser l'innocuité du vaccin, à détecter, à prévenir et à signaler les effets indésirables.

Les maladies à prévention vaccinale progressent-elles dans l'UE?

Plusieurs États membres de l'UE et des pays voisins connaissent actuellement des épidémies sans précédent de maladies à prévention vaccinale, en raison de l'insuffisance de la couverture vaccinale. Entre 2016 et 2017, les cas de rougeole ont plus que triplé dans l'UE en 2017, ce qui porte le total à 14 000 cas en 2017. Au cours des deux dernières années, plus de 50 personnes sont mortes de la rougeole et deux de la diphtérie. En outre, bien que l'UE soit actuellement exempte de poliomyélite, avec des taux de vaccination en déclin, il existe un risque que le virus réapparaisse sur le sol européen.

La couverture vaccinale contre la grippe saisonnière dans les groupes plus âgés a également diminué au cours des dernières années dans la plupart des pays de l'UE et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies estime que 40 000 personnes en Europe, dont un grand nombre de personnes âgées, décèdent chaque année prématurément des complications de la grippe saisonnière.

Quels sont les facteurs clés du déclin de la couverture vaccinale?

La première raison est la réticence à l'égard des vaccins. Les idées reçues à propos de la vaccination ont fait naître chez les gens une défiance à l'égard de la science et une crainte des éventuels effets secondaires, en leur faisant oublier les bénéfices de la vaccination . Si la vaccination de routine a conduit à une forte réduction des maladies à prévention vaccinale, elle a également entraîné une sous-estimation fréquente de la gravité de ces maladies aussi bien par les citoyens que par les professionnels de la santé.

Une deuxième difficulté réside dans les différences en matière de politiques et de calendriers de vaccination entre les pays de l'UE, qui peuvent être un obstacle particulier pour les personnes qui se déplacent entre plusieurs pays de l'UE au cours de leur vie. Les différences en ce qui concerne le moment auquel les vaccins sont administrés et le nombre de doses, par exemple, peuvent porter à confusion, et certains enfants sont susceptibles de ce fait de ne pas recevoir tous les vaccins dont ils ont besoin. Des politiques vaccinales différentes selon les pays peuvent également donner l'impression qu'il existe des divergences de vues sur les vaccins eux-mêmes.

Parmi les autres facteurs qui jouent un rôle dans les écarts d'immunisation, il convient de citer le manque d'accès aux vaccins, les pénuries de vaccins, les problèmes liés à la recherche de nouveaux vaccins et au développement de ceux existants, y compris les incertitudes concernant la demande et les incitations insuffisantes pour décider l'industrie à réaliser les investissements nécessaires en termes de financement et d'expertise, ainsi que les contraintes relatives au financement public.

Pourquoi devons-nous intensifier la coopération à l'échelle de l'UE dans ce domaine?

Les maladies infectieuses telles que la grippe, la rougeole et la diphtérie ne sont pas confinées à l'intérieur des frontières nationales. La faiblesse d'immunisation d'un pays de l'UE met en péril la santé et la sécurité des citoyens dans l'ensemble de l'UE. Compte tenu de la nature transfrontière des maladies transmissibles à prévention vaccinale, et des défis communs auxquels sont confrontés les pays de l'UE, le renforcement de la coopération entre tous les secteurs concernés à l'échelle de l'UE présente un avantage manifeste. De plus, les États membres eux-mêmes ont demandé l'intensification du soutien de l'UE, et ont insisté sur la nécessité d'une action commune de l'UE et d'une approche mieux coordonnée.

Pourquoi avez-vous choisi comme instrument une recommandation du Conseil?

Compte tenu du fait que l'organisation de programmes de vaccination relève de la compétence nationale, la Commission propose aux États membres de convenir d'un ensemble de mesures communes, sous la forme d'une recommandation du Conseil. La proposition de recommandation du Conseil sur les maladies à prévention vaccinale, accompagnée d'une communication de la Commission expliquant la nécessité d'agir de concert dans ce domaine, laisse aux États membres une certaine marge de manœuvre et tient compte de leur histoire, de leurs pratiques et de leurs enjeux culturels spécifiques. C'est aussi le meilleur instrument pour obtenir les résultats voulus.

Qui a été consulté sur la proposition et à quelle fin?

La Commission a consulté les parties intéressées et les citoyens et elle a organisé une série de réunions en face à face avec des organisations de professionnels de la santé, des ONG dans le domaine de la santé, des organisations d'étudiants et l'industrie. Parmi les souhaits exprimés, figuraient notamment:

  • un soutien des autorités européennes et nationales aux professionnels de la santé pour les aider à sensibiliser à la vaccination et à vaincre les réticences;
  • des conseils et des informations scientifiques provenant de l'UE et de ses agences adaptées à la situation spécifique de chaque État membre de l'UE,
  • des investissements de R&D mettant l'accent sur l'innocuité et l'efficacité des vaccins, avec une plus grande transparence et la participation de l'industrie.

La consultation en ligne a révélé le manque de confiance des citoyens à l'égard de l'innocuité et de l'efficacité des vaccins, ainsi qu'un manque de confiance des pouvoirs publics et de l'industrie. À titre d'exemple, sur les 8 688 réponses de citoyens, dont la plupart provenaient de France et ont été soumises au sein d'une même période de 24 heures pour une consultation de 12 semaines, 70 % indiquaient «Sans avis» pour toutes les questions et étaient accompagnées d'observations anti-vaccination. Ces réponses suggèrent que des influenceurs puissants contribuent dans une large mesure à la réticence actuelle à l'égard de la vaccination dans l'UE, que cette initiative de la Commission vise à traiter comme une priorité essentielle.

Délais et nombre de réponses à la consultation en ligne

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Quelles sont les prochaines étapes?

La proposition de la Commission sera examinée par le Conseil, en vue de son adoption avant la fin 2018 et de son entrée en vigueur immédiate. Par la suite, la Commission fera rapport tous les trois ans sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la recommandation. La Commission élaborera également, dans le cadre du processus sur l'état de la santé dans l'UE, un rapport sur «L'état de la confiance dans les vaccins dans l'UE», afin de suivre les comportements en matière de vaccination.

 

Pour en savoir plus

https://ec.europa.eu/health/vaccination/overview_fr

https://ecdc.europa.eu/en/immunisation-and-vaccines

MEMO/18/3458

Personnes de contact pour la presse:

Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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