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Commission européenne - Fiche d'information

Questions et réponses: une nouvelle stratégie pour un enseignement de haute qualité, inclusif et tourné vers l'avenir

Bruxelles, le 30 mai 2017

Questions et réponses

Aujourd'hui, la Commission européenne a présenté deux nouvelles communications. La première (I) décrit les moyens d'aider les États membres à fournir un enseignement scolaire inclusif et de haute qualité, la deuxième (II) se concentre sur la modernisation de l'enseignement supérieur en Europe. Dans les deux communications, la Commission propose des mesures à l'échelle de l'UE pour assister les États membres dans leurs réformes. La Commission a également adopté une proposition de recommandation du Conseil sur le suivi des diplômés pour encourager et aider les autorités des États membres à améliorer la qualité et la disponibilité des informations sur ce que les diplômés font après avoir quitté l'enseignement supérieur ou la formation professionnelle.

I –DÉVELOPPEMENT DES ÉCOLES ET ENSEIGNEMENT D'EXCELLENCE POUR PERMETTRE DE PRENDRE UN BON DÉPART DANS LA VIE

Quel est le rôle de l'UE en ce qui concerne l'enseignement scolaire?

L'Union européenne a pour mission de contribuer au développement d'une éducation de qualité en encourageant la coopération entre États membres et, si nécessaire, en appuyant et en complétant leur action (article 165 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne).

L'UE peut jouer un rôle utile dans le soutien aux États membres tout en respectant pleinement le principe de subsidiarité et la diversité des systèmes d'éducation au niveau national et, dans certains cas, au niveau régional.

En quoi consiste cette initiative?

La croissance économique à long terme, la compétitivité et l'équité sociale figurent parmi les priorités absolues de l'Union européenne. L'investissement dans la jeunesse a un rôle essentiel à jouer à cet égard. L'éducation est capitale pour permettre aux jeunes de prendre le meilleur départ possible dans la vie. Aujourd'hui, tous les jeunes ont besoin d'un large éventail de compétences pour trouver un emploi épanouissant, pour être des citoyens engagés et réussir dans la vie. Un enseignement de haute qualité pour tous aidera l'Europe à atteindre ses objectifs économiques et sociaux et stimulera la compétitivité et l'innovation dans les États membres.

Dans l'apprentissage tout au long de la vie, l'école joue un rôle central, mais des mesures doivent être prises pour améliorer la qualité et la performance de l'enseignement scolaire. Trois défis majeurs se posent en termes de performance, d'équité et de capacité de réaction:

  • il existe des lacunes dans le développement des compétences au niveau de l'enseignement scolaire;
  • l'enseignement scolaire pourrait jouer un rôle plus important dans la promotion de l'équité sociale;
  • le rythme des progrès technologiques et numériques a un effet profond sur nos économies et nos sociétés – les écoles doivent avoir une meilleure réaction face à cette nouvelle réalité.

La Commission relève trois grands domaines dans lesquels il est nécessaire d'agir et où le soutien au niveau européen peut contribuer à relever les défis susmentionnés en garantissant un enseignement de qualité pour tous les apprenants:

1) Développer des écoles meilleures et plus inclusives: l'objectif est d'aider les écoles à innover et à se développer pour devenir des environnements d'apprentissage de haute qualité et inclusifs où tous les apprenants peuvent acquérir les compétences clés dont ils ont besoin. L'accent sera mis sur de nouveaux modèles d'organisation scolaire, y compris la coopération avec les partenaires locaux, l'utilisation de technologies numériques afin d'améliorer l'apprentissage et l'amélioration de la qualité de l'éducation et de l'accueil de la petite enfance.

2) Soutenir les enseignants et les chefs d'établissement: l'objectif est d'atteindre l'excellence dans l'enseignement et l'apprentissage en faisant en sorte que les enseignants et les chefs d'établissement soient bien formés et reçoivent le soutien et la reconnaissance qu'ils méritent. Il incombera d'encourager la collaboration entre professionnels de l'éducation, en les aidant à adapter et à renouveler leurs pratiques et en rendant les carrières d'enseignant et de chef d'établissement plus attrayantes.

3) Développer et recentrer la gouvernance des systèmes d'enseignement scolaire: l'objectif est d'accroître l'efficacité, l'équité et l'efficience des systèmes d'enseignement scolaire. L'accent sera mis sur l'assurance de la qualité et l'utilisation appropriée et efficiente des ressources scolaires.

Dans la pratique, que va faire la Commission?

Pour compléter les actions menées par les États membres, la Commission prendra, par exemple, les mesures suivantes:

  • renforcer la coopération entre les écoles en rendant les partenariats scolaires et la mobilité des élèves dans le cadre d'Erasmus+ plus accessibles et enrichir l'apprentissage numérique et interculturel par la promotion de la participation au jumelage électronique (eTwinning). Cette plateforme, qui constitue le plus important réseau d'enseignants au monde, offre au personnel scolaire (enseignants, chefs d'établissement, bibliothécaires, etc.) et aux élèves des possibilités de communiquer, de collaborer et d'œuvrer ensemble à des projets;
  • élaborer un outil d'autoévaluation sur la capacité numérique (SELFIE - self-assessment tool on digital capacity) afin que les écoles de l'UE puissent, sur une base volontaire et au moyen d'un ensemble de critères communs, évaluer leur capacité numérique et développer et améliorer la manière dont elles utilisent les technologies d'apprentissage à l'ère numérique;
  • continuer d'aider les États membres dans la mise en œuvre d'une éducation et d'un accueil de qualité pour les jeunes enfants et intensifier les efforts pour faciliter l'apprentissage mutuel et recenser les meilleures pratiques;
  • offrir des orientations sur l'action à mener en ce qui concerne les carrières et le développement professionnel des enseignants et des chefs d'établissement en renforçant l'apprentissage par les pairs au titre du cadre «Éducation et formation 2020» à travers une série de séminaires d'experts et en le rattachant au dialogue social sectoriel européen dans le domaine de l'éducation;
  • développer les communautés et les ressources en ligne pour les professionnels du milieu scolaire, notamment de nouvelles possibilités relevant d'eTwinning pour les futurs enseignants, des réseaux en ligne pour les enseignants en début de carrière et leurs tuteurs, des cours en ligne (y compris des cours en ligne ouverts et massifs), un échange de bonnes pratiques entre les fournisseurs de formation initiale des enseignants et un cadre de compétences numériques destiné à soutenir l'autoévaluation et le développement des enseignants;
  • à partir de la coopération existante, notamment sur le plan des stratégies en matière de compétences et de ressources scolaires, élaborer un accord d'appui technique basé sur la demande, en concertation avec l'OCDE, afin d'aider les États membres qui recherchent délibérément une assistance à concevoir et mettre en œuvre des réformes éducatives d'envergure.

Quelles sont les prochaines étapes?

La Commission examinera les mesures proposées avec le Conseil et commencera à mettre en œuvre les actions au niveau de l'UE en 2017 et 2018, comme souligné dans le document de travail des services de la Commission accompagnant la communication. Un sommet à haut niveau sur l'éducation, qui devrait être organisé par la Commission début 2018, réunira également les ministres de l'éducation et les principales parties prenantes (enseignants, apprenants et parents, chercheurs, entreprises et partenaires sociaux, et société civile) afin de parvenir à un consensus politique sur la manière de combattre les inégalités dans l'éducation et de mieux soutenir les groupes défavorisés. Cela constituera une excellente occasion de donner un nouvel élan à la réforme et à la modernisation des politiques de l'éducation et à la coopération en matière d'éducation au sein de l'UE.

II - UNE NOUVELLE STRATÉGIE EN FAVEUR DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Quel rôle joue l'UE dans l'enseignement supérieur?

Pour y parvenir, l'UE favorise la coopération et les échanges d'expériences et de bonnes pratiques réguliers entre les autorités des États membres chargées de l'enseignement supérieur (y compris par l'intermédiaire d'un groupe de travail ad hoc) et finance la promotion de la qualité de l'enseignement supérieur au moyen de son principal programme de financement de l'enseignement, Erasmus+. Ce dernier soutient, en particulier, les projets de coopération associant des établissements d'enseignement supérieur de différents pays et octroie des bourses pour les étudiants et le personnel scolaire qui souhaitent étudier, se former ou travailler à l'étranger pendant un certain temps.

En quoi consiste la nouvelle stratégie adoptée par la Commission aujourd'hui?

La communication adoptée aujourd'hui expose le point de vue de la Commission sur la manière dont l'enseignement supérieur doit s'adapter à un monde qui évolue et aider à dessiner l'Europe du futur. La nouvelle stratégie recense quatre grands domaines d'action prioritaires et propose des mesures spécifiques au niveau de l'UE pour compléter le travail accompli par les établissements d'enseignement supérieur et les autorités des États membres:

  1. lutter contre l'inadéquation des compétences et besoins futurs et promouvoir l'excellence dans le développement des compétences;
  2. construire des systèmes d'enseignement supérieur inclusifs et connectés;
  3. veiller à ce que les établissements d'enseignement supérieur contribuent à l'innovation;
  4. soutenir des systèmes d'enseignement supérieur effectifs et efficaces.

Comment la Commission a-t-elle décidé de ces priorités?

En élaborant la nouvelle stratégie, la Commission a tenu compte de la vaste consultation publique sur l'avenir de la coopération de l'UE dans l'enseignement supérieur, achevée en 2016. Les résultats complets de cette consultation figurent dans le document de travail des services de la Commission accompagnant la stratégie globale de la Commission en matière de compétences - Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l'Europe – adoptée en juin 2016.

Depuis la fin de la consultation publique, ces grandes priorités ont également été examinées par des représentants des autorités nationales et des parties prenantes dans différentes configurations.

Pourquoi y a-t-il besoin d'une nouvelle stratégie de l'UE?

La Commission a adopté son projet de modernisation de l'enseignement supérieur en 2011. Les idées et les objectifs qui y figurent ont alimenté l'élaboration des politiques nationales, mis l'accent sur la coopération de l'UE dans l'enseignement supérieur et inspiré la conception de la génération actuelle de programmes de financement de l'UE, dont Erasmus+.

Toutefois, l'enseignement supérieur et le monde dans lequel il évolue connaissent des mutations rapides. La technologie est en train de changer radicalement le monde du travail dans lequel les diplômés de demain se retrouveront. Elle offre aussi des occasions nouvelles d'organiser l'enseignement et l'apprentissage. Le développement des industries fondées sur la connaissance et l'essor du secteur de l'enseignement supérieur dans des pays émergents comme la Chine et l'Inde sont synonymes de concurrence accrue et invitent plus que jamais l'Europe à jouer la carte de l'innovation. Dans une Europe où les sociétés sont de plus en plus polarisées et où la science est en perpétuelle évolution, l'enseignement supérieur a un rôle à jouer dans la restauration de la confiance dans la vie démocratique, les institutions et le rôle de la recherche indépendante.

Tous ces grands défis appellent des réponses de la part de l'enseignement supérieur. La nouvelle stratégie de l'UE met en évidence des approches prometteuses et définit la manière dont l'UE aidera les établissements d'enseignement supérieur et les États membres à apporter des réponses.

Dans la pratique, que va faire la Commission?

Dans le cadre de chacun des quatre grands domaines prioritaires, la Commission définit les mesures spécifiques qu'elle prendra en vue d'aider à la réalisation des objectifs généraux.

Ces mesures, énoncées dans la communication, visent en particulier à:

  • améliorer la collecte de données probantes sur les résultats obtenus par les systèmes d'enseignement supérieur et sur les politiques et pratiques qui ont fait leurs preuves. On citera par exemple la proposition d'œuvrer avec les États membres à l'amélioration des informations sur le parcours des anciens étudiants après l'université, grâce à un meilleur suivi des diplômés;
  • soutenir la coopération et l'apprentissage mutuel entre gouvernements, au moyen, par exemple, de la proposition consistant à réexaminer les structures de financement et d'incitation pour les systèmes d'enseignement supérieur et des conseils entre pairs en matière de financement;
  • soutenir la coopération entre établissements d'enseignement supérieur en vue de rendre plus efficaces les activités d'enseignement et d'innovation et les directions d'établissement. Ces mesures seront mises en œuvre dans le cadre de projets de coopération Erasmus+, tels que les partenariats stratégiques;
  • offrir aux gens des possibilités plus nombreuses et plus intéressantes d'améliorer leurs compétences en partant étudier, se former et travailler à l'étranger. La nouvelle stratégie comprend des mesures de nature à générer davantage de stages pour les étudiants et à offrir aux membres du corps enseignant davantage de possibilités d'améliorer leurs compétences pédagogiques à l'étranger.

Pourquoi la Commission propose-t-elle une initiative spécifique en matière de suivi des diplômés?

Parallèlement à la nouvelle stratégie en faveur de l'enseignement supérieur, la Commission a aussi adopté une proposition de recommandation du Conseil sur le suivi des diplômés. L'objectif de cette recommandation est d'inciter et d'aider les autorités des États membres à améliorer la qualité et la disponibilité des informations sur le parcours suivi par les diplômés après avoir quitté l'enseignement supérieur ou terminé leur formation professionnelle.

Les informations portant sur les emplois occupés par les diplômés, le temps qu'ils ont dû consacrer à la recherche de leur emploi, les compétences qu'ils utilisent et celles dont ils ont besoin sont capitales pour les futurs étudiants appelés à décider de leur orientation, ainsi que pour les enseignants qui élaborent et mettent en œuvre des programmes d'éducation et de formation et pour les décideurs politiques qui pilotent les systèmes d'éducation et de formation. La proposition de recommandation invite les États membres à élaborer des systèmes nationaux de suivi, en recourant aux données administratives et aux enquêtes sur les diplômés, et à coopérer de manière à faciliter la comparaison entre les données des différents pays de l'UE.

Les diplômés disposent-ils des compétences requises?

Les diplômés de l'université ou de programmes de formation ne sont soumis à aucun contrôle systématique permettant de comparer ce qu'ils savent et ce qu'ils sont capables de faire. De manière générale, les diplômés de l'enseignement supérieur ont plus de chances de trouver un emploi et d'être mieux payés que ceux au niveau d'études inférieur. En outre, les détenteurs de diplômes de l'enseignement secondaire supérieur professionnel ont aussi d'assez grandes chances de trouver un emploi. La probabilité qu'ils trouvent un emploi est souvent comparable ou légèrement inférieure seulement à celle des diplômés de l'enseignement supérieur, tout en étant bien supérieure à celle des titulaires de diplômes de l'enseignement secondaire supérieur à orientation générale ou de ceux qui n'ont pas atteint le niveau du deuxième cycle de l'enseignement secondaire.

Toutefois, l'analyse des offres d'emploi dans toute l'UE a révélé, dans de nombreux pays, des pénuries de compétences concernant certains emplois hautement qualifiés, notamment dans les secteurs de l'informatique, des sciences, des technologies, de l'ingénierie, des mathématiques, de la médecine, des soins infirmiers et de l'enseignement. La situation varie néanmoins considérablement d'une région à l'autre. Dans le même temps, des études effectuées auprès d'employeurs et d'étudiants[1] font état d'inquiétudes concernant l'adéquation entre ce que les étudiants apprennent et les compétences dont ils ont besoin pour leur travail et leur vie futurs. Le développement des technologies et les changements survenant dans la définition de nombreux postes devraient accroître encore la nécessité de posséder de multiples compétences transversales, dont la pensée critique, la capacité de résolution de problèmes et la communication.

Que peut-on faire pour renforcer le développement des compétences dans l'enseignement supérieur?

Une bonne conception des programmes de cours, de bons environnements d'apprentissage et un bon enseignement ont tous un rôle important à jouer dans l'acquisition efficace de compétences dans l'enseignement supérieur. S'il n'existe aucune approche universelle pour ces différents domaines, la nouvelle stratégie de l'UE souligne l'importance qu'il y a à toujours mettre l'accent sur ce que les étudiants apprendront (les résultats de l'apprentissage qui seront obtenus), en s'inspirant, dans toute la mesure du possible, de situations et de problèmes réels, en encourageant l'évaluation et la réflexion critiques dans un cadre individuel et au sein de groupes de travail et en intégrant dans le programme de cours la formation par le travail et les possibilités de mobilité. La stratégie propose des mesures au niveau de l'UE visant à:

  • aider les membres du corps enseignant à développer leurs compétences d'enseignement au moyen de stages à l'étranger;
  • concevoir et à tester des programmes d'études innovants et à
  • permettre à un plus grand nombre d'étudiants d'effectuer des stages professionnels à l'étranger.

Que peut-on faire pour que l'enseignement supérieur puisse contribuer davantage à l'innovation?

L'innovation est un terme utilisé pour désigner la mise au point de nouveaux produits, services et processus dans les entreprises commerciales, les organisations du service public et le secteur non marchand. Un nouveau produit commercial, une nouvelle technique médicale ou une nouvelle façon de consulter les citoyens sur des propositions liées au développement urbain sont autant de formes d'innovations.

Des personnes à la fois qualifiées et créatives, la connaissance et les idées nouvelles constituent tous des facteurs importants pour l'innovation et des ressources qui se retrouvent en abondance dans les établissements d'enseignement supérieur. L'opération consistant à traduire en innovations des idées et de l'enthousiasme n'est toutefois ni simple ni prévisible. C'est pourquoi les politiques de l'innovation associant des universités s'attachent de plus en plus à créer des environnements propices à la créativité et à l'innovation. Elles veillent notamment à inciter étudiants, chercheurs et membres du personnel à faire preuve de créativité et d'esprit d'entreprise, tout en promouvant la coopération entre les différentes disciplines et en créant des réseaux de personnes travaillant à l'intérieur comme à l'extérieur des établissements d'enseignement supérieur.

Voir également IP/17/1401

[1] Voir les résultats de la consultation publique:

MEMO/17/1402

Personnes de contact pour la presse:

Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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