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Commission européenne - Fiche d'information

170 millions d'euros pour lutter contre les causes profondes de l'instabilité, de la migration irrégulière et des déplacements forcés dans la Corne de l'Afrique

Bruxelles, le 15 décembre 2016

170 millions d'euros pour lutter contre les causes profondes de l'instabilité, de la migration irrégulière et des déplacements forcés dans la Corne de l'Afrique

La Commission européenne a adopté aujourd'hui un nouvel ensemble de programmes pour contribuer à la lutte contre les causes profondes de l'instabilité, de la migration irrégulière et des déplacements forcés dans la Corne de l'Afrique. Ce train de 11 mesures s'élève à 170 millions d'euros et a été arrêté aujourd'hui à l'occasion de la troisième réunion du comité de gestion du fonds fiduciaire d'urgence de l'UE pour l'Afrique consacrée à la région de la Corne de l'Afrique. Il vient compléter les 24 actions déjà adoptées pour un montant de 436,5 millions d'euros en faveur de la Corne de l'Afrique, qui ont été approuvées en trois paquets en décembre 2015, en avril 2016 et en octobre 2016.

Un montant de 204 millions d'euros a déjà été engagé pour les mesures adoptées précédemment en faveur de la Corne de l'Afrique. Parmi celles-ci figurent des projets nationaux en Éthiopie, au Kenya, en Ouganda, en Somalie, au Soudan et au Soudan du Sud.

Résumé des projets annoncés ce jour:

Actions régionales portant sur plusieurs pays de la Corne de l'Afrique

Le projet «Collaboration dans les zones transfrontières» (63,5 millions d'euros) est destiné aux trois zones transfrontières éloignées qui sont sujettes à l'instabilité et aux déplacements forcés entre l'Éthiopie, le Kenya, la Somalie et le Soudan. Parmi les activités prévues: accès au financement, conseils et assistance technique pour aider les ménages vulnérables à développer des débouchés commerciaux sur les marchés du bétail, des produits laitiers et de la production végétale. Dans ce projet, l'accent sera particulièrement placé sur la collaboration transfrontière en matière de prévention et de résolution des conflits, ainsi qu'en matière de la consolidation de la paix, sur la promotion du développement économique et le renforcement de la résilience, et sur une meilleure gestion des frontières. 

Un «Centre opérationnel régional renforçant le processus de Khartoum et l'Initiative UA-Corne de l'Afrique», d'une valeur de 5 millions d'euros, vise à permettre aux autorités régionales de mieux comprendre les flux de migration irrégulière et d'élaborer des stratégies communes et des outils partagés pour lutter contre le trafic d'êtres humains et le trafic illicite de migrants, notamment par des formations organisées dans la région au profit d'officiers de liaison et d'autres intervenants comme les juges.

La «Facilité [transrégionale] pour le retour durable et dans la dignité et pour la réintégration en soutien au processus de Khartoum» (25 millions d'euros) contribuera au retour et à la réintégration de migrants, de manière ciblée, dans des pays d'origine, de transit et de destination qui sont partenaires de l'activité, par exemple en renforçant les capacités des autorités nationales, en organisant des activités préalables au retour telles que des contrôles ou des conseils médicaux ou en fournissant aux rapatriés et aux communautés dans lesquelles ils reviennent des activités éducatives et des emplois. Cette activité profitera à toute la Corne de l'Afrique et complète l'aide accordée au processus de Khartoum, un dialogue entre les pays de la Corne de l'Afrique et l'Europe essentiellement axé sur le trafic d'êtres humains et de clandestins.

Actions portant sur un seul pays

En réaction au récent afflux de migration forcée dû à l'instabilité au Soudan du Sud, un «Programme d'appui aux camps de réfugiés et aux populations hôtes dans le nord de l'Ouganda» (10 millions d'euros) dans le cadre du programme régional de développement et de protection (PRDP) va amplifier un projet en cours en Ouganda visant à répondre de manière durable aux besoins de développement des réfugiés sud-soudanais et des communautés d'accueil dans le nord de l'Ouganda. Il est prévu d'améliorer leurs conditions de vie en améliorant la sécurité alimentaire, le dialogue entre communautés et la prévention des conflits, et en fournissant des services de base tels que l'éducation, l'approvisionnement en eau et les installations d'assainissement.

À Djibouti, l'activité intitulée «Améliorer les compétences professionnelles des jeunes et accroître la capacité institutionnelle de créer des emplois durables dans le secteur du transport, de la logistique et des installations portuaires à Djibouti» (10 millions d'euros) fournira des formations techniques et professionnelles ainsi que des conseils en matière d'insertion professionnelle à 3000 jeunes et femmes, dont 75 % devraient trouver un emploi dans un délai de 6 mois après la formation. L'activité comporte la création d'un centre de formation spécialisé en vue de mettre en place un dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé sur la meilleure manière de faire coïncider l'offre et la demande.

L'activité de «Soutien à la création de possibilités d'emploi et de développement des compétences en Érythrée» (13 millions d'euros) vise à créer un environnement favorable à la création d'emplois pour les jeunes. L'objectif sera notamment atteint par des actions multiples de formation professionnelle et le développement des compétences entrepreneuriales dans les secteurs manufacturiers de l'économie, et en soutenant le développement de politiques nationales en matière d'emploi et la création d'un environnement plus favorable aux entreprises.

L'action intitulée «Prévention des conflits, paix et perspectives économiques pour la jeunesse au Kenya» (2 millions d'euros) viendra compléter un projet existant dans ce pays qui vise à accroître la stabilité dans les communautés exposées du littoral et du Nord-est, et consistera essentiellement à fournir des perspectives d'emploi durables dans l'agriculture aux jeunes et aux femmes vulnérables.

Trois mesures ont été approuvées pour prolonger le soutien aux groupes vulnérables du Soudan; elles visent à s'attaquer à l'instabilité et aux déplacements forcés en renforçant la résilience de ces groupes. La première doit améliorer l'alimentation de 400 000 femmes et enfants et réduire les retards de croissance dans les ménages vulnérables du nord-est du Soudan (8 millions d'euros). La deuxième contribuera à renforcer les moyens de subsistance des petits éleveurs et pasteurs vulnérables en zone rurale dans les principales régions de production de bétail du sud et de l'est du Soudan (9 millions d'euros). La troisième mesure (22 millions d'euros) doit contribuer à achever la mise en place d'une éducation primaire de qualité pour les enfants soudanais; 90 000 enfants en bénéficieront et 2000 enseignants seront formés dans tout le pays.

Ces trois mesures s'adressent tout particulièrement aux migrants, aux déplacés internes et aux réfugiés, aux femmes et aux enfants.

Initiative de suivi

L'initiative «Système de suivi et d'apprentissage pour le fonds d'affectation spéciale de l'Union européenne en faveur de la Corne de l'Afrique» (2 millions d'euros) vise à mesurer efficacement l'état d'avancement de toutes les actions en cours et futures dans la Corne de l'Afrique, et à adapter les projets si nécessaire en vue d'en maximiser les effets.

Pour de plus amples informations:

Communiqué de presse: L'UE a annoncé aujourd'hui de nouvelles mesures visant à lutter contre la migration irrégulière et les déplacements forcés dans la Corne de l'Afrique

Document sur les actions de lutte contre la migration irrégulière et les déplacements dans la Corne de l'Afrique dans le cadre du fonds fiduciaire d'urgence de l'UE

Page web consacrée au volet «Corne de l'Afrique» du fonds fiduciaire d'urgence de l'UE

 

 

MEMO/16/4342

Personnes de contact pour la presse:

Renseignements au public: Europe Direct par téléphone au 00 800 67 89 10 11 ou par courriel


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