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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 10 juillet 2014

Le programme Erasmus en 2012-2013: explication des chiffres

La Commission européenne publie aujourd’hui de nouveaux chiffres1 sur le nombre d’étudiants, d’enseignants et autres membres du personnel de l’enseignement supérieur ayant participé au programme Erasmus au cours de l’année universitaire 2012-2013 (IP/14/821): 268 143 étudiants européens et 52 624 membres du personnel de l’enseignement supérieur ont bénéficié de bourses Erasmus pour se rendre à l’étranger afin d’étudier, d’effectuer un stage, d'enseigner ou de suivre une formation.

Erasmus permet à des étudiants de passer entre trois et douze mois dans un autre pays européen, que ce soit pour y suivre des études ou accomplir un stage dans une entreprise ou une autre organisation. Cette possibilité est offerte, dans 33 pays [les États membres de l’Union européenne (UE), l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et la Turquie], à tous les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur participant au programme. Le programme Erasmus prévoit également un soutien pour les jeunes qui effectuent des études courtes dans l’enseignement professionnel supérieur.

Erasmus+, le nouveau programme de l’UE pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport, a été lancé en janvier 2014. Il est doté d’un budget total de près de 15 milliards d’euros pour la période 2014-2020, ce qui représente une augmentation de 40 % par rapport à la période précédente. Il permettra à environ quatre millions de personnes de bénéficier de possibilités de mobilité, dont plus de deux millions d'étudiants de l'enseignement supérieur qui pourront étudier ou acquérir une expérience professionnelle à l'étranger, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières de l'Europe.

Nouveau record: plus de 270 000 étudiants Erasmus en un an

Depuis le lancement du programme il y a 27 ans, le nombre d'étudiants bénéficiant d'une bourse Erasmus n'a cessé de croître d'année en année. Dépassant la barre des 200 000 pour la première fois en 2009-2010, ce chiffre a atteint un nouveau record en 2012-2013 puisque 268 143 étudiants sont partis étudier ou se former à l’étranger, ce qui représente une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente (en 2011-2012, la hausse enregistrée par rapport à l’année antérieure était de 9 %).

Comme le montre le graphique 2, le nombre d’étudiants Erasmus a progressé dans quasiment tous les pays. C’est à Malte (40 %), puis à Chypre (36 %), en Croatie (27 %) et en Turquie (22 %) que le nombre d’étudiants partant se former à l'étranger dans le cadre du programme Erasmus a le plus augmenté.

Six pays — la Lituanie, l’Espagne, la Lettonie, l’Islande, le Luxembourg et le Liechtenstein — ont vu le nombre d’étudiants Erasmus reculer par rapport à l’année précédente.

Les champions du programme Erasmus

C’est d’Espagne que provenait le plus grand nombre d’étudiants Erasmus partis effectuer à l’étranger une période aussi bien d’études que de stage (39 249), ce pays étant suivi par la France (35 311) et l'Allemagne (34 891). Pour avoir été choisie par 40 202 étudiants Erasmus, l’Espagne a également été le pays d’accueil le plus prisé, devant l'Allemagne (30 368) et la France (29 293). Le Royaume-Uni a accueilli près de deux fois plus d’étudiants (27 182) qu’il n’en a envoyé à l’étranger (14 572).

Des étudiants de 3 388 établissements d’enseignement supérieur ont participé à un échange dans le cadre de programmes de mobilité, ce qui représente une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente.

Graphique 1: Nombre d’étudiants Erasmus par an, de 1987-1988 à 2012-2013

Graphique 2: Évolution relative du nombre d’étudiants par pays de provenance entre 2011-2012 et 2012-2013

Le montant moyen de la bourse mensuelle accordée par l’UE (272 €) a augmenté de 9 % par rapport à celui de l’année précédente (250 €). Le graphique ci-dessous montre le niveau mensuel moyen des bourses accordées aux étudiants partis se former à l’étranger. Au cours de la période 2007-2013, la Commission a plafonné le montant mensuel pouvant être octroyé aux étudiants en fonction du coût de la vie dans les différents pays de destination, le montant précis des bourses accordées dans chaque cas étant fixé par les agences nationales et les établissements d’enseignement supérieur gérant le programme.

En 2012-2013, 388 étudiants ayant des besoins spéciaux ou présentant des handicaps ont reçu une aide financière supplémentaire pour participer aux échanges Erasmus, contre 336 en 2011-2012.

Graphique 3: Mobilité des étudiants Erasmus – Niveaux moyens des bourses mensuelles de l’UE

Hausse de 3,8 % du nombre d'étudiants Erasmus

Erasmus offre aux étudiants la chance de suivre une partie de leurs études (au niveau de la licence, du master ou du doctorat, y compris dans le cycle court) dans un établissement d’enseignement supérieur à l’étranger pendant trois à douze mois.

En 2012-2013, sur les 268 143 étudiants Erasmus, 212 522 se sont rendus à l’étranger pour étudier, ce qui représente une hausse de 3,8 % par rapport à l’année 2011-2012. Le nombre d’étudiants partant étudier à l’étranger a augmenté de plus de 10 % dans sept pays (Croatie, Chypre, Danemark, Grèce, Malte, Slovaquie et Turquie). C'est Malte qui a connu la plus forte augmentation (50 %). Le nombre d’étudiants partant étudier à l’étranger a diminué dans 11 pays (Bulgarie, Hongrie, Islande, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Roumanie, Slovénie et Espagne).

Les jeunes partis étudier à l’étranger venaient principalement d’Espagne (33 548), d’Allemagne (28 887) et de France (26 740). L’Espagne est également restée la destination la plus populaire pour des études à l’étranger (31 592 étudiants Erasmus accueillis), suivie de la France (24 038) et de l’Allemagne (22 766).

Le Luxembourg, le Liechtenstein et la Finlande sont les pays qui ont envoyé le plus d’étudiants en proportion de leur population estudiantine.

En moyenne, les étudiants se sont rendus à l’étranger pour étudier pendant 6,2 mois, le montant moyen de leur bourse s’élevant à 253 € (contre 234 € l’année précédente).

Les sciences sociales, le commerce et le droit ont été les matières les plus prisées (41 %), suivis des sciences humaines et des arts (22 %), puis de l’ingénierie, du secteur manufacturier et de la construction (16 %).

Stages Erasmus: une hausse de 16 %

Depuis 2007, le programme Erasmus permet aux étudiants de partir à l’étranger pour acquérir une expérience professionnelle en rapport avec leurs études dans une entreprise ou une autre organisation. En 2012-2013, un étudiant Erasmus sur cinq (55 621 sur 268 143) a choisi cette option, ce qui correspond à une augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente. La durée moyenne d’un stage Erasmus a été de 4,7 mois et les étudiants ont reçu en moyenne de l’UE une bourse mensuelle de 376 € (montant en hausse par rapport aux 361 € de l’année 2011-2012).

Comme ces dernières années, c’est la France qui a envoyé le plus d’étudiants en stage à l’étranger (8 571), suivie de l’Allemagne (6 004) et de l’Espagne (5 701). Le Royaume-Uni a été la destination la plus populaire pour les stages Erasmus (9 072 étudiants), suivie de l'Espagne (8 610) et de l’Allemagne (7 602).

Pour encourager les stages à l’étranger, un établissement d’enseignement supérieur peut créer un consortium avec d’autres établissements du même type et d’autres organisations, telles que des entreprises ou des associations. Les consortiums ont été 114 à bénéficier d’un financement dans 15 pays participants (AT, BG, CY, CZ, DE, ES, FI, FR, GR, IT, NL, PL, PT, SI et TR). Ils ont organisé quelque 14 % de l’ensemble des stages Erasmus à l’étranger en 2012-2013.

Les domaines les plus prisés par les étudiants ayant effectué un stage Erasmus étaient les sciences sociales, le commerce ou le droit (31 %). L’ingénierie, le secteur manufacturier et la construction ont, pour leur part, attiré les étudiants dans des proportions similaires (17 %).

Combien d’étudiants comptent les pays participant au programme Erasmus?

D'après les derniers chiffres publiés par Eurostat, quelque 5 % des 5,5 millions de diplômés de 2011-2012 avaient bénéficié d’Erasmus au cours de leurs études.

Parmi ceux-ci, 67 % sont partis en stage Erasmus au niveau de leur licence, 29 % au niveau de leur master, 1 % au niveau de leur doctorat et 3 % pendant leur cycle d’études court.

Environ 10 % des étudiants de l'Union européenne ont passé ou passent une partie ou la totalité de leurs études à l’étranger grâce au soutien du programme Erasmus ou d’autres sources publiques ou privées de financement.

À Bucarest (Roumanie), les 26 et 27 avril 2012 (IP/12/394), les ministres de l’enseignement supérieur ont adopté la stratégie sur la mobilité de Bologne, laquelle confirme l'objectif selon lequel, d'ici à 2020, 20 % des diplômés de l’enseignement supérieur devront avoir effectué une partie de leurs études à l'étranger, conformément au critère de référence européen pour la mobilité dans l’enseignement supérieur défini en novembre 2011.

Cours intensifs Erasmus de langues (CIEL)

Erasmus propose des cours spécialisés dans les langues de l’UE les moins utilisées et les moins enseignées pour aider les étudiants à se préparer à leurs périodes d’études ou de stage à l’étranger. Ces cours sont organisés dans les pays où ces langues sont officiellement parlées. Ils ne sont pas proposés pour les langues les plus fréquemment enseignées, telles que l’anglais, l’allemand, le français et l’espagnol (castillan).

Depuis la mise en place de ces cours, leur nombre a augmenté de manière significative. En 2012-2013, 465 cours (contre 435 l’année précédente) ont été organisés dans 26 pays pour un total de 7 247 étudiants Erasmus (soit une hausse de 9 %).

Les destinations les plus prisées pour les cours linguistiques ont été l’Italie, le Portugal, la Belgique (communauté flamande) et la Turquie. Le pourcentage le plus élevé d’étudiants participant à un cours de langue avant une période d’études ou de stage a été observé en Slovénie (18,5 % des étudiants accueillis dans le pays), suivie de la Roumanie (12,9 %), de l'Islande et de la Croatie (entre 11 et 12 %).

Mobilité du personnel et formation

Erasmus permet également à des enseignants du supérieur et à des salariés d’entreprises d’enseigner à l’étranger pendant une période allant d’une journée à six semaines. De même, les membres du personnel enseignant et non enseignant d’un établissement d’enseignement supérieur peuvent suivre une formation à l’étranger pour une période allant de cinq jours à six semaines. Depuis son lancement, Erasmus a soutenu plus de 350 000 échanges de personnel à des fins d'enseignement et de formation.

Au cours de l’année universitaire 2012-2013, Erasmus a soutenu 52 624 échanges d’enseignants et autres membres du personnel des établissements d’enseignement supérieur, qui ont enseigné ou reçu une formation à l’étranger, ce qui représente une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente.

Les principaux pays de provenance ont été la Pologne (7 208), suivie de l’Espagne (5 049) et de la Turquie (4 582). Les principales destinations étaient l’Espagne (5 157), puis l’Allemagne (4 833) et l’Italie (4 486).

28 personnes ayant des besoins spécifiques (contre 16 l’année précédente) ont reçu des fonds supplémentaires pour participer à ce type d'échanges.

En moyenne, la durée des périodes de mobilité du personnel était de 5,7 jours et la bourse octroyée, en complément du salaire normal, de 725 € (soit un montant en hausse par rapport aux 713 € de l’année 2011-2012).

Au total, 2 391 établissements d’enseignement supérieur ont participé à des activités de mobilité du personnel, ce qui représente une hausse de 2,4 % par rapport à l’année précédente.

Missions d’enseignement: une popularité toujours croissante

Erasmus permet aux enseignants et au personnel issu d’entreprises d’effectuer une période d’enseignement allant d’une journée – ou au moins cinq heures d’enseignement – à six semaines dans un établissement d’enseignement supérieur d’un autre pays. Sur les 52 624 échanges financés en 2012-2013, 36 075 correspondaient à des missions d’enseignement (ce qui constitue une augmentation de 8,3 % par rapport à l’année précédente).

Quelque 504 missions ont été effectuées par des salariés d'entreprise, invités à enseigner dans un établissement d'enseignement supérieur d'un autre pays européen (+ 21 % par rapport à l’année précédente).

Les principaux pays de provenance ont été la Pologne, qui a soutenu 4 408 missions d’enseignement, suivie de l’Espagne (3 312) et de l’Allemagne (3 194). Comme les années précédentes, les destinations les plus appréciées pour les missions d’enseignement ont été l’Espagne (3 587), l’Allemagne (3 338) et l’Italie (3 174).

Les enseignants en sciences humaines et arts ont été les plus nombreux à participer des missions d'enseignement à l'étranger (27 %), suivis des enseignants en sciences sociales, commerce et droit (25 %) et des enseignants en ingénierie, secteur manufacturier et construction (14 %). Cette ventilation est restée plus ou moins constante ces dernières années. En moyenne, les enseignants ont consacré 5,6 jours à l’enseignement à l’étranger: un recul minime mais constant est observé depuis l’année 2000-2001, où la moyenne était de 6,9 jours. La bourse moyenne octroyée, en plus du salaire normal de l'enseignant, pour ces missions d’enseignement était de 702 €, un montant en hausse par rapport à l’année précédente (679 €). 44 % des missions d’enseignement ont été effectuées par des femmes.

Formation du personnel: une hausse importante

Depuis son introduction en 2007, le soutien à la formation du personnel a rapidement suscité un vif intérêt. Sur les 52 624 échanges de personnel financés en 2012-2013, 16 549 correspondaient à des périodes de formation du personnel (ce qui représente une augmentation de 25 % par rapport à l’année précédente). Ces échanges s’adressent au personnel universitaire et non universitaire, dont les employés des services administratifs et des services de soutien.

En 2012-2013, 3 640 membres du personnel de l’enseignement supérieur ont suivi une formation dans des entreprises à l'étranger (+ 9 % par rapport à l'année antérieure).

C’est la Pologne qui a envoyé le plus grand nombre de personnes en formation à l’étranger (2 800), puis l’Espagne (1 737) et la Turquie (1 465).
Le Royaume-Uni (1 638) était la destination la plus prisée, devant l'Espagne (1 570) et l'Allemagne (1 495).

Les périodes de formation du personnel ont duré en moyenne 6,1 jours et les bénéficiaires ont reçu en moyenne une bourse de 776 € (soit 2,8 % de plus que l'année précédente). Davantage de femmes que d’hommes ont participé à ces missions de formation (67 %).

Le nombre de programmes intensifs Erasmus continue de s’accroître

Le programme Erasmus permet aux enseignants et aux étudiants de se retrouver pour des programmes d'études thématiques d'une durée variant de 10 jours à 6 semaines. L’UE finance l’organisation de ces programmes intensifs ainsi que les frais de voyage et de séjour des participants.

Les pays ayant organisé le plus grand nombre de programmes intensifs ont été l’Italie (56, soit 10 % du total), suivie de l’Allemagne et des Pays-Bas (43 chacun), de la France (35) et de la Pologne (30). Les matières les plus prisées ont été les sciences sociales, le commerce et le droit (22 %), les sciences humaines et les arts (18 %), l’ingénierie, le secteur manufacturier et la construction (17 %), et les sciences, les mathématiques et l’informatique (16 %). La durée moyenne de ces programmes était de 12,5 jours.

En 2012-2013, 538 programmes intensifs Erasmus ont été organisés (un chiffre en progression par rapport aux 462 programmes de l’année précédente, soit une hausse de 16 %). Ils ont rassemblé 18 241 étudiants (étrangers et nationaux) et 6 654 enseignants.

Projets de coopération en matière d’enseignement supérieur Erasmus

Le programme Erasmus soutient aussi la modernisation de l'enseignement supérieur européen en finançant des projets de coopération communs. D’une durée d’un an à trois ans, ces projets visent à encourager les réformes par une coopération transnationale entre les établissements d’enseignement supérieur et d’autres parties prenantes. Les demandes de financement peuvent être introduites une fois par année civile et un montant de 28,6 millions € a été affecté à ce type de projets en 2013, montant en hausse par rapport aux 20 millions € alloués en moyenne les années précédentes.

Nombre de projets financés au titre de ce volet du programme Erasmus ont conduit à des évolutions capitales dans l'enseignement supérieur. Ainsi, avant de devenir un instrument essentiel de gestion des crédits et de promotion de la mobilité, le système européen de transfert et d’accumulation de crédits (ECTS) était à l’origine un projet Erasmus. (Avec ce système, des crédits sont alloués à chaque partie d’un programme d’études, sur la base du travail que l’étudiant doit accomplir pour atteindre des objectifs d’apprentissage spécifiques, ce qui simplifie la reconnaissance des périodes d’études accomplies à l’étranger).

Le nombre de demandes de financement de projets de coopération universitaire va croissant d'année en année. Quelque 311 demandes ont été présentées en 2013 (contre 250 en 2012). Sur ce total, 79 ont été retenues pour bénéficier d'un soutien financier, soit, en moyenne, un taux de réussite de 25,4 %. C’est de Finlande qu’émanait le plus grand nombre de propositions (40), puis de la Belgique (36), de l'Espagne (33) et du Royaume-Uni (32). Les propositions belges sont celles qui ont remporté le plus de succès, puisque 15 d’entre elles ont été acceptées.

Combien l’UE a-t-elle dépensé au titre du programme Erasmus?

Pour la période budgétaire 2007-2013, l’UE a alloué 3,1 milliards € au programme Erasmus.

La majeure partie du budget Erasmus était gérée par les agences nationales des pays participants. En 2012-2013, le budget total disponible pour les agences nationales s'élevait à plus de 547 millions €.

Erasmus a également financé des projets et des réseaux multilatéraux à hauteur d’environ 20 millions € par an (4 % du budget). Ceux-ci étaient gérés au niveau central par l’agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» (EACEA), située à Bruxelles.

Le tableau ci-dessous présente le total des fonds Erasmus consacrés annuellement à la mobilité.

Tableau 1: Fonds Erasmus décentralisés attribués aux agences nationales

Année

Budget Erasmus annuel consacré

à la mobilité des étudiants et du personnel (en millions €)

Variation d’une année à l’autre

1988

13,00

1989

26,84

106,46 %

1990

32,88

22,50 %

1991

43,86

33,39 %

1992

62,88

43,37 %

1993

67,88

7,95 %

1994

72,78

7,22 %

1995

73,46

0,93 %

1996

74,3

1,14 %

1997

70,00

-5,79 %

1998

100,27

43,24 %

1999

100,27

0,00 %

2000

111,79

11,49 %

2001

116,19

3,94 %

2002

121,9

4,91 %

2003

142,53

16,92 %

2004

168,00

17,87 %

2005

200,96

19,62 %

2006

245,75

22,29 %

2007

372,25

51,48 %

2008

416,36

11,85 %

2009

415,37

-0,24 %

2010

434,83

4,68 %

2011

473,91

8,99 %

2012

547,26

15,48 %

2013

553,03

1,05 %

Comment les fonds Erasmus étaient-ils répartis entre les pays?

L’ensemble du budget Erasmus consacré à la mobilité des étudiants et du personnel était attribué aux pays participants sur la base des facteurs suivants:

  • la population: nombre d’étudiants, de diplômés et d’enseignants dans l’enseignement supérieur (niveau 5-6 de la Classification internationale type de l'éducation, CITE). Les données sont fournies par Eurostat;

  • le coût de la vie et la distance entre les capitales utilisés en tant que facteurs de correction appliqués au facteur «population»;

  • l’indicateur des performances passées: calculé sur la base du nombre de membres du personnel et d’étudiants partis par le passé dans un autre pays au titre du programme Erasmus (à partir des dernières données disponibles).

Comment le montant de la bourse mensuelle de l’UE était-il fixé2?

Les bourses Erasmus sont destinées à couvrir les frais supplémentaires liés au séjour à l’étranger et aux déplacements. Les étudiants Erasmus n’ont pas à acquitter de droits d’inscription dans l’établissement d’accueil à l’étranger.

Dans chaque pays, l’agence nationale répartit les fonds dont elle dispose entre les établissements d’enseignement supérieur. Dans le cadre du programme pour l'éducation et la formation tout au long de la vie, l’agence pouvait décider de verser des bourses plus élevées à un nombre restreint d’étudiants (comme en Bulgarie, à Chypre et en Turquie, par exemple) ou des bourses moins élevées à un plus grand nombre d’étudiants (ce qui était, entre autres, le cas en France et en Italie); cependant, elle devait toujours respecter le plafond fixé par la Commission européenne pour chaque pays d’accueil (voir le guide du programme «Éducation et formation tout au long de la vie»).

L’agence nationale attribuait des fonds aux établissements demandeurs en prenant en compte des facteurs tels que le montant sollicité ou les performances antérieures. L’établissement pouvait alors décider du montant exact de la bourse mensuelle qu’il allait verser aux étudiants (et du montant hebdomadaire ou journalier versé aux membres du personnel), dans les limites fixées par l’agence nationale, lesquelles différaient selon les pays.

La bourse mensuelle dépendait du pays de destination et du type de mobilité demandé. À titre d’exemple, le montant des bourses octroyées pour les stages avait tendance à être plus élevé que celui des bourses d’études à l’étranger.

Plusieurs sources nationales, régionales ou locales de cofinancement pouvaient compléter la bourse Erasmus financée par l’Union européenne.

Les agences nationales ou les établissements d’enseignement supérieur pouvaient augmenter la bourse mensuelle pour les étudiants issus d’un milieu à faibles revenus.

En 2012-2013, le montant moyen de la bourse mensuelle accordée par l’UE au titre de la mobilité était compris entre 143 € pour les étudiants espagnols et 616 € pour les étudiants du Liechtenstein. Tous pays confondus, le montant moyen s’élevait à 272 €.

Comment les étudiants et le personnel concernés peuvent-ils demander une bourse Erasmus+?

Le programme Erasmus+ est ouvert à tous les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur titulaire d’une charte Erasmus pour l'enseignement supérieur situé dans l’un des 33 pays participants (en 2014, il s'agissait des 28 États membres de l'UE, de l'Islande, du Liechtenstein, de la Norvège, de l'ancienne République yougoslave de Macédoine et de la Turquie). La plupart des établissements d’enseignement supérieur en Europe – près de 5 000 – ont souscrit à la nouvelle charte Erasmus pour l'enseignement supérieur. À partir de l’année universitaire 2015-2016, le programme proposera de nouvelles possibilités d'échanges d'étudiants et de personnel entre des pays participant au programme et des pays tiers partenaires.

La première étape de la candidature à une bourse pour une période d’études ou un stage Erasmus+ consiste à prendre contact avec le service des relations internationales de l’établissement d’origine et à remplir un contrat pédagogique. Ce document établit le programme qui sera suivi par l’étudiant durant sa période d’études ou son stage à l’étranger et doit être validé par l’établissement d’origine et par l'établissement ou l’entreprise d’accueil, ainsi que par l’étudiant lui-même. Cette procédure garantit la pleine reconnaissance par l’établissement d’origine du travail qui a été accompli de manière satisfaisante lors de la période passée à l’étranger dans le cadre du programme Erasmus+.

Erasmus+ à des fins d'études: les étudiants souhaitant effectuer une partie de leurs études à l’étranger doivent être au minimum dans leur deuxième année d’étude dans un établissement d’enseignement supérieur.

Erasmus+ à des fins de stage: les étudiants peuvent effectuer un stage Erasmus+ dès la première année de leurs études supérieures.

Durée d'Erasmus+: les séjours à l’étranger peuvent être d’une durée de trois à douze mois pour les études et de deux à douze moins pour les stages.

Erasmus+ pour le personnel: les enseignants sont tenus de présenter un programme d’enseignement à leur établissement ou entreprise d’origine, lequel doit être approuvé par l'établissement d’accueil. De la même manière, les membres du personnel souhaitant obtenir une bourse de formation Erasmus+ doivent faire valider leur programme de formation par leur établissement d'origine et par l’établissement ou l’entreprise d’accueil.

Comment une université peut-elle être autorisée à participer au programme Erasmus+?

Une université ou tout autre établissement d’enseignement supérieur doit souscrire à un certain nombre de principes et d’obligations établis dans la charte Erasmus pour l'enseignement supérieur avant de pouvoir participer à des projets de mobilité ou de coopération Erasmus. Cette charte vise avant tout à garantir un niveau élevé de qualité. L’établissement d’accueil ne peut exiger des frais d’inscription des étudiants Erasmus venant de l’étranger et la pleine reconnaissance des cours ou stages accomplis de façon satisfaisante doit être automatiquement accordée aux étudiants dès leur retour dans leur établissement d’origine.

Pourquoi le programme s’appelle-t-il Erasmus+?

Le programme a été nommé d’après le philosophe, théologien et humaniste Érasme (Desiderius Erasmus) de Rotterdam (1466-1536), contemporain de la Réforme et adversaire notoire du dogmatisme.

Érasme a vécu et travaillé dans différentes régions d’Europe, en quête du savoir, des expériences et des enseignements que les contacts avec d'autres peuples pouvaient apporter.

Erasmus + regroupe un large éventail d'aides de l’UE pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport au sein d’un même programme. S’appuyant sur le succès d’Erasmus, le nouveau programme offre à 4 millions d’étudiants, d'apprentis, de volontaires, d'enseignants, de membres du personnel éducatif et de jeunes travailleurs des possibilités d'acquérir une expérience ou des compétences à l'étranger. Il permettra à plus de deux millions d'étudiants de l'enseignement supérieur d'étudier ou d'acquérir une expérience professionnelle à l'étranger, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières de l'Europe.

Pour de plus amples informations

Voir aussi IP/14/821 Une nouvelle année record pour Erasmus

En savoir plus sur le programme Erasmus+.

Statistiques Erasmus

1 :

Les statistiques ne concernent que le programme Erasmus et non d’autres programmes européens en matière d’enseignement supérieur tels que Tempus ou Erasmus Mundus.

2 :

Dans le cadre du nouveau programme Erasmus+, le montant de la bourse sera plus équitable et plus transparent. La bourse sera comprise dans une fourchette (par exemple, entre 200 et 450 €/mois pour la mobilité des étudiants vers un pays où le coût de la vie est similaire) fixée au niveau de l’UE.


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