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Les États membres doivent agir pour stimuler l’industrie européenne

European Commission - MEMO/14/37   22/01/2014

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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 22 janvier 2014

Les États membres doivent agir pour stimuler l’industrie européenne

Une industrie européenne forte est nécessaire pour favoriser la croissance et la compétitivité, de manière à alimenter la reprise économique naissante. C’est pourquoi la Commission a soumis à l’examen du Conseil européen une série de priorités en vue de soutenir la compétitivité de l’industrie européenne. La communication intitulée «Pour une renaissance industrielle européenne» publiée aujourd’hui constitue la contribution de la Commission européenne au débat de 2014 du Conseil européen sur la politique industrielle.

L’industrie de l’UE en chiffres

Dans l’ensemble, l’industrie européenne a démontré sa capacité de résistance face à la crise économique: l’Union est à la pointe au niveau mondial en matière de développement durable et elle enregistre un excédent de 365 milliards d’euros dans les échanges de produits manufacturés (soit un milliard d’euros chaque jour), grâce surtout à quelques secteurs de haute et moyenne technologie comme l’industrie automobile, les machines et équipements, les produits pharmaceutiques, les produits chimiques, l’aéronautique, l’industrie spatiale, les industries créatives ainsi que des produits haut de gamme relevant de bien d’autres secteurs, dont l’industrie agroalimentaire. Il n’en reste pas moins que le bilan de la crise est lourd: 3,5 millions d’emplois ont été détruits depuis 2008, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB est passée de 15,4 % en 2008 à 15,1 % en 2013 et la productivité de l’Union se détériore par rapport à ses concurrents (IP/12/1085).

Principaux défis de l’industrie européenne

Deux documents récents de la Commission ont mis en lumière un certain nombre de points faibles qui nuisent à la croissance:

  • la demande intérieure est toujours atone, affaiblissant la base sur laquelle s’appuient les entreprises européennes et laissant les échanges intra-UE en berne, malgré la sortie de crise;

  • si l’environnement des entreprises s’est amélioré dans l’ensemble de l’UE, et en particulier dans certains États membres, les progrès restent inégaux: le potentiel de croissance des entreprises, et surtout des PME, est toujours entravé par un environnement réglementaire et administratif inflexible, par des rigidités sur certains marchés du travail et par la faible intégration du marché intérieur;

  • l’innovation et les niveaux d’investissement restent faibles, ce qui freine la modernisation de la base industrielle; or, sans progrès technologiques, la compétitivité de l’UE ne pourra progresser;

  • les entreprises de l’UE sont confrontées à des prix de l’énergie plus élevés que ceux de la plupart de leurs principaux concurrents ainsi qu’à des difficultés d’accès à des matières premières abordables, à une main-d’œuvre qualifiée et aux financements (IP/13/862).

Pour faire face à cette situation, la Commission a maintenu le cap d’une intégration de la politique industrielle, comme il ressort de ses communications de 2010 et 2012 sur la politique industrielle.

Priorités essentielles

Pour contribuer au débat du Conseil européen qui aura lieu sur ce thème au mois de mars, la Commission a exposé dans la communication qui paraît ce jour ses principales priorités en vue de renforcer la compétitivité de l’Union. Elle s’est appuyée pour ce faire sur l’examen annuel de la croissance, a donné un aperçu des actions déjà menées et a proposé un choix de mesures qui permettraient de réaliser ces priorités plus vite. Dans ce processus d’application de réformes en faveur de la compétitivité, les États membres sont appelés à jouer un rôle central.

Les priorités essentielles sont énoncées ci-dessous.

1. Prise en compte de la compétitivité de l’industrie pour assurer la réindustrialisation de l’UE

Loin de se cantonner à l’industrie manufacturière, l’industrie est en interaction avec tout le tissu économique européen, que ce soit en amont pour les matières premières et l’énergie, ou en bout de chaîne, avec les services aux entreprises et les services aux consommateurs. Les activités industrielles s’inscrivent dans des chaînes de valeur de plus en plus denses et complexes qui relient des entreprises de premier plan et des PME de différents secteurs et pays.

Pour pouvoir réindustrialiser l’Europe en portant à 20 % la part de l’industrie manufacturière dans le PIB d’ici 2020, l’Europe doit prendre en compte la compétitivité de l’industrie. En d’autres termes, tous les domaines d’action ayant une incidence sur la compétitivité devraient prendre celle-ci en considération. La compétitivité de l’industrie serait ainsi placée au centre de l’élaboration des politiques et les États membres seraient également appelés à procéder de la même façon.

Pour réaliser une mutation industrielle dans l’Union européenne, garantir notre compétitivité future et améliorer notre potentiel de croissance, il faut absolument parvenir à appliquer efficacement des politiques industrielles bien coordonnées et cohérentes à l’échelon régional, national et européen.

À partir de 2014, la Commission étoffera le rapport sur les performances et sur la politique en matière de compétitivité dans les États membres, établi en application de l’article 173 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, pour évaluer et corréler avec précision les retombées de l’amélioration de l’environnement des entreprises et l’évolution de la compétitivité réelle des États membres, et elle étendra le champ de ses rapports annuels aux progrès de la prise en compte, au niveau national, de la compétitivité dans toutes les autres politiques.

2. Ressources disponibles pour réaliser la renaissance industrielle

L’accès aux ressources financières est indispensable au développement d’une industrie européenne forte. Pour la première fois, la Commission met une part croissante de ses politiques, sur le plan réglementaire et financier, au service des États membres, des régions et de l’industrie.

Avec l’adoption du nouveau cadre financier pluriannuel 2014-2020, au moins 100 milliards d’euros provenant des fonds structurels et d’investissement européens sont à la disposition des régions pour financer le soutien à l’industrie et aux PME, conformément à leurs stratégies de spécialisation intelligente. Parmi les actions prévues figurent les investissements visant à renforcer la compétitivité industrielle dans les six domaines stratégiques définis par la Commission européenne en 2012. Il s’agit des domaines transversaux suivants: technologies de fabrication avancées, technologies clés génériques, véhicules et transports propres, construction et matières premières, bioproduits et réseaux intelligents.

L’intégration de la politique industrielle et de la politique de recherche facilitera les avancées, les découvertes et les premières mondiales, en permettant aux grandes idées de passer du laboratoire au marché grâce à une part importante de l’enveloppe de 80 milliards d’euros dévolue au programme «Horizon 2020». Cela contribuera à rendre les industries existantes plus propres et plus intelligentes et aidera l’Europe à occuper la première place dans les technologies de demain.

3. Un cadre plus favorable aux entreprises

Les PME européennes doivent surmonter les obstacles entravant leur croissance. La PME type est plus petite en Europe qu’aux États-Unis. Or, plus une entreprise est petite, plus il lui est difficile d’investir dans l’innovation ou d’exporter et d’intégrer des chaînes de valeur mondiales, ce qui nuit à sa compétitivité.

Le potentiel des clusters, qui représentent des écosystèmes favorables à l’innovation au sein desquels les PME se renforcent mutuellement, doit être mieux exploité en vue de favoriser la croissance des entreprises.

Une mise à jour du Small Business Act permettrait de créer davantage d’effets de synergie par rapport au processus de réforme engagé dans le contexte du semestre européen, ce qui aiderait les PME à se développer et à créer des emplois. S’appuyant sur ce nouveau Small Business Act, la Commission va agir et, au besoin, proposer de nouvelles mesures législatives pour faire en sorte que, dans tous les États membres, des entreprises puissent être créées en trois jours pour un coût maximal de 100 euros, l’objectif proposé étant que l’obtention de tous les permis nécessaires soit possible en un mois. La Commission définira en outre des conditions pour permettre aux entreprises de réduire la durée des contentieux liés au recouvrement des créances, offrir une seconde chance aux entrepreneurs honnêtes et faciliter la transmission des entreprises. La Commission invite instamment les États membres à introduire le test PME ou un système équivalent dans leur processus décisionnel afin d’alléger la charge administrative.

La Commission présentera une initiative concernant une administration publique favorisant la croissance, initiative qui brossera un tableau exhaustif des bonnes pratiques en usage dans les différentes administrations publiques de l’Union, notamment en ce qui concerne les outils d’administration en ligne et la passation des marchés publics.

Traditionnellement, la politique industrielle de l’UE met fortement l’accent sur les PME, qui ont été intégrées dans la méthode d’action suivie. Comme l’incidence des coûts réglementaires et administratifs sur les PME peut être jusqu’à dix fois plus importante que sur les entreprises de plus grande taille, la Commission a systématiquement encouragé la simplification des procédures en accordant des exemptions aux micro-entreprises et en appliquant le principe du Think Small First (qui consiste à penser en priorité aux PME). Les conditions générales se sont sensiblement améliorées pour les PME depuis l’adoption du Small Business Act, il y a cinq ans. Le temps et le coût de création d’une entreprise ont été réduits (de neuf à cinq jours et de 463 euros à 372 euros). Toutefois, dans certains États membres, la durée et le coût d’obtention de tous les permis nécessaires au lancement des opérations commerciales restent considérables.

Au niveau de l’Union, la Commission continue à améliorer la qualité de la législation et l’environnement réglementaire, pour rendre celui-ci plus stable et plus prévisible. En mettant à exécution le programme pour une réglementation affûtée et performante (REFIT) et en s’intéressant aux dix réglementations les plus lourdes, elle simplifiera la législation de l’Union et réduira la charge réglementaire pesant sur les entreprises; elle a en outre pleinement intégré l’examen de l’incidence sur la compétitivité dans les analyses d’impact de toutes ses propositions importantes ayant des effets notables sur la compétitivité.

Des évaluations des coûts cumulés ont été menées dans un certain nombre de secteurs (acier, aluminium) et seront effectuées dans d’autres (produits chimiques et filière du bois, par exemple) pour faciliter l’intégration de la compétitivité dans les politiques de l’Union.

Un bilan de qualité de la législation dans le domaine du raffinage sera achevé en 2014. La Commission effectuera une révision complète des cadres réglementaires liés à la compétitivité pour chacune des grandes chaînes de valeur industrielles en exploitant les bilans de qualité et les évaluations des coûts cumulés.

Les États membres sont invités à mettre en œuvre des actions similaires pour développer un environnement favorable aux entreprises afin de soutenir les PME et la compétitivité.

4. Un accès plus facile aux intrants de production critiques

Les entreprises de l’UE doivent avoir accès à des intrants essentiels d’une manière durable et aux meilleures conditions possibles, mais des problèmes subsistent en ce qui concerne les marchés des capitaux, des matières premières et de l’énergie.

Accès au financement

L’accès au financement demeure une priorité de la Commission européenne. Des mesures des pouvoirs publics contribuent à réduire les besoins en fonds propres à des fins spécifiques. La modification du règlement portant dispositions communes permettra de mettre au point des instruments de répartition des risques bénéficiant de garanties fournies par l’UE. Les fonds structurels et d’investissement européens/le Fonds social européen ainsi que les instruments financiers d’aide au financement des PME et des entreprises de capitalisation moyenne (tels que COSME ou «Horizon 2020») seront accessibles aux États membres sur une base volontaire.

L’adoption des programmes COSME et «Horizon 2020» permettra également de démultiplier la capacité de financement des fonds du secteur public, moyennant des investissements en fonds propres passant par des intermédiaires financiers, tels que les fonds de capital-risque et un marché performant du capital-risque à l’échelle européenne. La révision de la directive «Transparence» supprime l’obligation de publier des informations financières trimestrielles et les nouvelles règles sur les fonds européens de capital-risque et les fonds européens d’entrepreneuriat social consacrent la création d’un passeport spécial de l’UE destiné aux gestionnaires de fonds qui investissent dans des PME en phase de démarrage et dans des entreprises sociales. L’application intégrale de la directive sur les retards de paiement améliorera également la situation financière des entreprises.

La réalisation d’un marché intérieur des capitaux permettant aux PME d’avoir un accès transfrontalier au financement reste un objectif à atteindre. L’analyse des réponses au livre vert relatif au financement à long terme permettra d’aboutir à des propositions de mesures destinées à diversifier les sources de financement pour les PME.

Accès aux matières premières

L’industrie de l’Union est très fortement tributaire de l’offre de matières premières sur les marchés internationaux, notamment pour les minéraux et les métaux non transformés. Elle est confrontée à un certain nombre de défis en ce qui concerne l’accès aux matières premières primaires et secondaires tout au long de la chaîne de valeur (prospection, extraction, transformation/raffinage, recyclage et substitution).

L’initiative «Matières premières» de la Commission comporte une forte dimension extérieure afin de garantir un accès juste et durable aux matières premières dans le monde entier en améliorant les conditions d’approvisionnement pour les entreprises de l’UE et en assurant des conditions équitables pour tous les acteurs du commerce des matières premières. La Commission continuera d’utiliser tous les instruments, y compris l’état des lieux de la diplomatie dans le domaine des matières premières qui est en cours, afin de garantir l’accès aux matières premières. Une attention particulière sera accordée aux négociations commerciales actuelles et futures.

En outre, en 2014, la Commission présentera un ensemble d’actions visant à promouvoir les technologies permettant de remplacer ces matières premières critiques, à renforcer le partenariat d’innovation européen et à améliorer le recyclage.

Accès à l’énergie

La compétitivité industrielle et l’efficacité énergétique restent des objectifs majeurs de l’Union européenne, comme cela a été indiqué dans la stratégie «Europe 2020». Ce cadre stratégique a permis à l’UE de réduire l’intensité énergétique de 15 % environ entre 2005 et 2012. Bien que ces gains d’efficacité aient réduit la consommation, les prix de l’énergie ont augmenté considérablement: on estime que les prix de l’électricité industrielle dans l’UE sont deux fois plus élevés qu’aux États-Unis ou en Russie, et 20 % plus chers qu’en Chine.

L’écart de prix est plus marqué encore dans le cas du gaz: celui-ci est de trois à quatre fois plus cher pour l’industrie de l’UE que pour ses concurrents aux États-Unis, en Russie et en Inde, 12 % plus cher qu’en Chine, mais meilleur marché qu’au Japon. Les taxes et les prélèvements expliquent, pour l’essentiel, ces hausses de prix.

Parallèlement à la communication publiée ce jour, la Commission a adopté un ensemble de mesures sur le climat et l’énergie qui portent sur des sujets aussi divers que son approche à l’horizon 2030, la mise à jour des mesures visant à éviter les fuites de carbone ou la proposition de modifications du fonctionnement du système d’échange de quotas d’émission. Par ce train de mesures, la Commission maintient son engagement total en faveur de la stratégie «Europe 2020», tout en ayant recours à une conception intelligente des politiques pour faire en sorte que la compétitivité industrielle soit préservée dans tous les secteurs.

L’Union met en œuvre différentes politiques pour atteindre ses objectifs au moindre coût.

  • Du côté de l’offre, le programme «Horizon 2020» prévoit des financements pour les projets de recherche et d’innovation qui visent à développer et à encourager l’utilisation des technologies de pointe nécessaires pour atteindre les objectifs dans le domaine énergétique et climatique.

  • L’achèvement d’un marché intérieur pleinement intégré dans le domaine de l’énergie et le renforcement de la concurrence sur les marchés énergétiques permettront aux utilisateurs industriels et résidentiels de bénéficier d’une baisse des prix de gros de l’énergie.

  • En poursuivant le développement d’une infrastructure paneuropéenne efficace pour le gaz et l’électricité, ainsi que pour des matières premières essentielles, il serait possible de contribuer à réduire les coûts de transport et les risques encourus par les secteurs à forte intensité énergétique. Les gazoducs existants devraient être reliés en particulier à l’Europe de l’Est et du Sud pour améliorer les effets de synergie entre les industries des différents États membres et obtenir une plus grande efficacité énergétique dans l’Europe tout entière.

  • Il importe d’éviter des hausses disproportionnées des coûts de l’énergie en raison des taxes, prélèvements et autres instruments mis en place par les États membres pour financer diverses politiques. Un tel effort est essentiel pour garantir un bon rapport coût-efficacité et pour contribuer à améliorer la compétitivité de l’UE.

Pour en savoir plus sur les prix et les coûts de l’énergie: MÉMO/14/38.

5. Maximiser le potentiel du marché intérieur

Le marché intérieur reste la clé de voûte de la réussite économique de l’Union. Il offre aux entreprises de l’Union un vaste marché domestique, facilite les gains de productivité en réduisant les coûts, favorise l’adoption de procédés plus efficaces et augmente le rendement des innovations. Il est toutefois encore possible de renforcer le marché unique pour favoriser une évolution technologique plus rapide.

Il importe d’accélérer l’adoption des propositions de la Commission visant à achever les infrastructures et à simplifier et améliorer l’environnement des entreprises dans le marché intérieur. La Commission invite le Conseil, le Parlement européen et les États membres à adopter et/ou mettre en application les initiatives liées à l’intégration et à l’achèvement du marché intérieur qui accusent actuellement des retards. Ces initiatives concernent principalement l’intégration de réseaux dans les domaines des transports, de l’énergie et des TIC.

La Commission invite les États membres à agir pour atteindre les objectifs décrits ci-après.

  1. Libérer le potentiel du secteur des transports

Au début de l’année 2013, la Commission a adopté le quatrième paquet ferroviaire, qui permet aux entreprises de ce secteur d’accéder plus facilement au marché de l’Union et d’y déployer leurs activités. Dans le secteur maritime, la Commission a présenté, en juillet 2013, des projets visant à alléger les formalités douanières pour les navires, de manière à réduire les lourdeurs administratives, à diminuer les temps d’attente dans les ports et à améliorer la compétitivité. La Commission entreprend aussi des démarches actives pour faire respecter dans les États membres les obligations découlant du ciel unique européen.

  • Accélérer le développement des véhicules propres

L’adoption de la proposition concernant le déploiement d’une infrastructure pour carburants de substitution, qui vise à accélérer le développement des véhicules et des navires propres en Europe, permettra de stimuler la croissance économique en obligeant les États membres à assurer la mise en place d’une infrastructure minimale, dont des stations de recharge électrique présentant une interface normalisée.

  • Créer un marché intérieur des TIC pour réduire les frais d’itinérance

La proposition de marché unique des télécommunications vise à encourager les investissements et à prendre des mesures pour réduire encore la fragmentation des règles dans l’Union. Au-delà de l’infrastructure, la convergence des technologies de l’information et de la communication, d’une part, et des réseaux énergétiques et logistiques, d’autre part, ouvrira des perspectives stimulantes pour l’industrie et les services connexes. L’incidence de ces évolutions créera des niches intéressantes pour les technologies clés génériques, qui vont redéfinir les chaînes de valeur mondiales et remodeler la division internationale du travail. L’Union, les États membres, les régions et l’industrie ont un rôle à jouer, de manière coordonnée, dans la numérisation des procédés industriels, pour contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la dimension industrielle de la stratégie numérique et favoriser la concurrence entre les fournisseurs de haut débit.

  1. Libéraliser et intégrer le marché intérieur de l’énergie pour réduire les coûts

Le développement d’un marché intérieur de l’énergie nécessite des réseaux d’énergie intégrés, qui réduisent les coûts de l’énergie que supportent les entreprises européennes.

  1. Compléter les infrastructures spatiales pour offrir de nouveaux débouchés

La Commission achèvera les infrastructures spatiales de ses projets phares, Galileo et Copernicus, pendant la période correspondant aux prochaines perspectives financières. Elle proposera les règles qui créeront les conditions technologiques et juridiques de leur exploitation commerciale.

  1. Renforcer la surveillance du marché et la sécurité des produits pour favoriser le développement des PME

La Commission invite les colégislateurs à adopter les propositions faisant partie du train de mesures sur la surveillance du marché et la sécurité des produits. La Commission veillera à ce que l’harmonisation soit assurée et facilitera la participation des PME sur le marché unique. Pour en savoir plus: IP/13/111 et MÉMO/13/93.

  1. Améliorer le fonctionnement du marché intérieur des services

Compte tenu de l’interdépendance accrue de l’industrie et des services, la mise en œuvre complète de la directive sur les services reste importante pour la compétitivité industrielle de l’Europe et doit être améliorée. Un marché intérieur des services mieux intégré favoriserait la compétitivité des services aux entreprises mais aussi de l’industrie. C’est pourquoi ces services devraient être dûment pris en compte lors de l’élaboration et de l’application des politiques industrielles. Dès lors, la Commission définira des mesures supplémentaires une fois que le groupe de haut niveau sur les services aux entreprises aura formulé ses recommandations, en mars 2014.

La Commission prévoit, en outre, de prendre de nouvelles mesures dans les domaines ci-après.

  1. Des normes européennes bien conçues pour accélérer la diffusion des innovations: le système européen de normalisation fait actuellement l’objet d’une évaluation visant à déterminer s’il est capable de s’adapter à un environnement en rapide évolution et de contribuer aux objectifs stratégiques internes et externes de l’Europe, en particulier dans les domaines de la politique industrielle, de l’innovation et du développement technologique.

  1. Les entreprises ont besoin d’une normalisation efficace et d’une bonne protection de la propriété intellectuelle. Pour soutenir l’innovation et le développement de nouveaux domaines technologiques, il est primordial d’instaurer des normes efficaces et de protéger la propriété intellectuelle (qui représente 50 % du total des actifs incorporels dans l’Union). La Commission précisera les règles régissant l’utilisation des DPI dans les normes et poursuivra une initiative concernant la normalisation fondée sur les DPI.

  1. Pour œuvrer en faveur d’un marché intérieur mieux intégré, par la rationalisation du cadre réglementaire existant, la Commission a également publié ce jour une communication intitulée «Une vision pour le marché intérieur des produits industriels». La Commission élaborera en outre un règlement concernant le respect des règles afin de favoriser des conditions de concurrence équitables pour les produits conformes au sein de l’Union européenne. Le réseau Entreprise Europe sera renforcé pour améliorer le soutien aux PME dans le marché intérieur et accroître encore l’aide apportée en matière d’accès au financement ainsi qu’en ce qui concerne la capacité des PME de gérer l’innovation.

6. Internationalisation des entreprises européennes

L’internationalisation et l’intégration des entreprises européennes dans des chaînes de valeur mondiales constituent des moyens permettant d’accroître leur compétitivité et de leur offrir un accès aux marchés mondiaux à des conditions concurrentielles plus favorables.

Les exportations et l’excédent commercial de l’UE ont joué un rôle important dans l’atténuation des effets de la crise. On estime que 90 % de la croissance mondiale devraient provenir des pays outre-mer d’ici à 2015; l’accès aux marchés des pays tiers restera donc un élément déterminant pour la compétitivité de l’Europe. Pour promouvoir l’accès aux marchés du monde entier, la Commission entend poursuivre les négociations en vue de la conclusion d’accords de libre-échange avec les principaux partenaires commerciaux bilatéraux et continuer d’agir dans le cadre de l’accord OTC de l’OMC afin d’empêcher les pays tiers de mettre en place des obstacles techniques au commerce. Les missions pour la croissance seront renforcées et les services du réseau Entreprise Europe seront davantage mis à contribution à l’appui de l’internationalisation des PME (pour en savoir plus).

La Commission continuera à promouvoir les normes et les réglementations internationales en s’appuyant sur le rôle moteur de l’UE en matière de normalisation et elle prendra la tête des efforts visant à renforcer le système de normalisation international. La coopération réglementaire avec d’autres pays restera une priorité. Les entreprises européennes doivent être en mesure de faire respecter leurs droits de propriété intellectuelle sur tous les marchés concernés. Pour renforcer le soutien fourni aux entreprises, la Commission a déjà étendu à l’ANASE et au Mercosur son réseau d’assistance en matière de DPI et elle envisagera d’autres extensions du même genre.

L’accès aux marchés publics est un élément de plus en plus important des négociations commerciales modernes. Ainsi, les négociations bilatérales avec le Canada ont permis de faire des avancées importantes dans l’ouverture des marchés publics au niveau sous-fédéral. L’objectif est de réaliser des progrès similaires dans le cadre d’autres négociations bilatérales, notamment avec les États-Unis et le Japon.

  • Améliorer l’éducation et la formation — Faciliter la mobilité

La Commission a élaboré une stratégie globale pour améliorer les systèmes d’éducation et de formation, de nouveaux outils pour le suivi exhaustif des besoins en compétences ainsi que des initiatives spécifiques visant à rassembler les différents acteurs concernés par l’apprentissage, notamment ceux qui possèdent des compétences cruciales en matière de TIC.

L’inadéquation des compétences devrait rester l’un des principaux défis à relever pour l’industrie de l’UE au cours des années à venir, d’autant que les progrès accomplis dans le domaine des technologies de fabrication entraîneront une hausse de la demande de compétences spécifiques. La Commission est en train de mettre au point la nouvelle version du programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs ainsi que le nouveau programme Erasmus +, l’alliance européenne pour l’apprentissage et d’autres instruments afin de rendre possibles des stages transnationaux en entreprise grâce à la participation active de l’industrie et des PME. Elle invite les États membres à soutenir ces efforts.

À l’heure actuelle, 0,3 % seulement des citoyens de l’Union s’établissent chaque année dans un autre État membre à des fins professionnelles, contre 2,4 % aux États-Unis. L’UE a un rôle unique à jouer pour faciliter la mobilité entre les établissements d’enseignement supérieur grâce au programme Erasmus+. La participation de l’industrie et des PME à ces initiatives sera encouragée encore plus. Dans les secteurs et domaines d’activité émergents, les communautés de la connaissance et de l’innovation (CCI) contribueront à rendre disponibles les compétences nécessaires sur ces nouveaux marchés.

Conclusions

L’objectif de relancer l’économie de l’Union européenne implique de souscrire aux efforts de réindustrialisation, conformément au souhait de la Commission de voir la part de l’industrie atteindre 20 % du PIB en 2020.

La communication présentée aujourd’hui sur la renaissance industrielle de l’UE sollicite un soutien politique au plus haut niveau afin de faciliter la mise en œuvre de la politique industrielle et des réformes structurelles à l’échelon européen, national et régional.

La communication sur la renaissance industrielle européenne constituera la contribution de la Commission européenne au Conseil européen de mars, qui sera consacré aux questions relatives à l’industrie, à l’énergie et au changement climatique.

Pour en savoir plus:

Communication Pour une renaissance industrielle européenne

Communication Une vision pour le marché intérieur des produits industriels


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