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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 3 avril 2014

Observation de la Terre: Sentinelle 1A, le premier satellite Copernicus

Copernicus (anciennement GMES, pour Global Monitoring for Environment and Security) est le programme d’observation et de surveillance de la Terre de l’Union européenne, un programme tourné vers les utilisateurs, qui s’appuie sur les capacités nationales et européennes existantes et met en place de nouvelles infrastructures et de nouveaux services.

Copernicus consiste en un ensemble complexe de systèmes qui collectent des données provenant de sources multiples: satellites d’observation de la Terre et capteurs in situ tels que les stations terrestres, capteurs aériens et capteurs marins. Après traitement de ces données, Copernicus met à la disposition des utilisateurs des informations fiables et actualisées grâce à un ensemble de services liés aux questions environnementales et de sécurité.

Ces services couvrent six domaines thématiques: surveillance respectivement de la terre, de la mer et de l’atmosphère, changement climatique, gestion des urgences et sécurité. Ils concernent un large éventail d’applications, notamment dans les domaines suivants: protection de l’environnement, gestion des zones urbaines, aménagement du territoire au niveau régional et local, agriculture, sylviculture, pêche, santé, transports, changement climatique, développement durable, protection civile et tourisme.

Parmi les principaux utilisateurs des services Copernicus figurent les décideurs politiques et les pouvoirs publics au niveau régional, national et européen, qui ont besoin de ces informations pour élaborer des législations et des politiques environnementales ou prendre des décisions cruciales en cas d’urgence, par exemple lors d’une catastrophe naturelle ou d’une crise humanitaire.

Sur la base des données et des services Copernicus, de nombreux services à valeur ajoutée peuvent être adaptés à des besoins publics ou commerciaux spécifiques, ce qui ouvre de nouvelles perspectives commerciales pour les entreprises. En fait, plusieurs études économiques ont d’ores et déjà démontré qu’il existait un énorme potentiel de création d’emplois, d’innovation et de croissance. Les avantages attendus de Copernicus jusqu’en 2030 sont estimés à quelque 30 milliards d’euros.

Le programme Copernicus est coordonné et géré par la Commission européenne, tandis que l’Agence spatiale européenne (ESA) se charge du développement de l’infrastructure d’observation spatiale. Reconnaissant que l’ESA dispose d’une expertise unique pour le développement de programmes dans le domaine spatial au niveau européen, l’Union continuera à lui confier les activités de développement, à savoir la conception, la construction et l’acquisition de satellites et d’installations pour le segment sol associé.

Jusqu’en 2013, le développement de l’infrastructure d’observation spatiale a été cofinancé par l’UE et l’ESA. La Commission, au nom de l’UE, a contribué à hauteur d’environ 30 % au budget global, soit environ 730 millions d’euros sur un total de 2,4 milliards d’euros, dans le cadre du thème «Espace» du septième programme-cadre de recherche de l’UE (7e PC) ainsi que des fonds spécifiques pour le GMES et sa mise en œuvre initiale.

L’évolution du programme après 2014 sera définie par le règlement établissant le programme Copernicus, présenté par la Commission au Conseil et au Parlement en juillet 2013 et qui a déjà fait l’objet d’un accord politique. Ce règlement prévoit que l’UE prendra en charge environ 3,3 milliards d’euros sur le coût global de l’infrastructure spatiale de Copernicus entre 2014 et 2020 (66 % du total), tandis que le financement propre par l’ESA devrait s’élever à près de 1,7 milliard d’euros. Si on ajoute les fonds destinés à financer les services Copernicus, le budget global consacré par l’Union à Copernicus est de l’ordre de 4,3 milliards d’euros pour la période de 2014 à 2020.

La proposition de la Commission confie l’exploitation de l’infrastructure spatiale une fois développée à l’ESA et à EUMETSAT. Cette dernière se verra confier l’exploitation de satellites et d’instruments qui présentent un intérêt particulier pour les observations de l’atmosphère et du milieu marin (volet marin de Sentinelle 3 et Sentinelles 4, 5 et 6), très semblables, et même souvent identiques, à son propre domaine de compétence.

Le programme Copernicus est aussi un élément clé de la stratégie «Horizon 2020» pour la recherche et le développement ainsi que l’innovation industrielle et sociétale.

Sentinelle 1

Sentinelle 1 est la première des six missions qui s’inscrivent dans le cadre de l’initiative Copernicus. La mission Sentinelle 1 consiste en une constellation de deux satellites en orbite polaire, Sentinelle 1A et Sentinelle 1B, qui partagent le même plan d’orbite et opèrent jour et nuit pour obtenir des images par radar à synthèse d’ouverture (RSO). Cette technique est souvent utilisée dans les applications de télédétection, notamment par la mission italienne Cosmo-SkyMed. Les avantages de l’imagerie radar par rapport à la prise d’images utilisant la partie visible du spectre, comme c’est le cas pour une caméra (technique de l’imagerie optique), sont les suivants:

les fréquences ou longueurs d’onde utilisées sont différentes. Cette différence de longueurs d’onde fait que le RSO permet de voir à travers les nuages et les tempêtes et d’obtenir des images quelles que soient les conditions météorologiques, ce qui n’est pas possible avec des capteurs optiques. Les objets se trouvant à la surface de la Terre se présenteront aussi de manière très différente selon qu’ils seront appréhendés par des capteurs radar ou optiques; autrement dit, les informations produites à l’aide de ces deux techniques seront complémentaires les unes des autres;

les capteurs optiques sont tributaires de la lumière du soleil. Au contraire, un capteur RSO dispose de sa propre source de lumière, sous la forme d’ondes radio transmises par une antenne. Cela signifie que l’image acquise par le capteur optique dépend du moment de la journée, tandis que le RSO peut être utilisé avec la même efficacité à toute heure du jour et de la nuit.

Le satellite Sentinelle 1 est exploité en quatre modes d’imagerie de différentes résolutions (allant jusqu’à une précision de 10 m) et couvertures (pouvant atteindre 250 km), qui permettent une surveillance fiable et répétée de zones très étendues. Il est conçu pour fonctionner sur un mode préprogrammé, non conflictuel, permettant l’acquisition d’images haute résolution de toutes les masses continentales, zones côtières et routes maritimes, et couvrant de «lucarnes» l’ensemble des océans planétaires. Cela garantit la fiabilité nécessaire aux services opérationnels ainsi que la constitution d’archives de données cohérentes sur le long terme pour les applications fondées sur des séries chronologiques longues.

Les services proposés par la constellation Sentinelle 1 incluent les applications suivantes:

Surveillance des étendues de glace de mer et de l’environnement arctique

Intégration des observations relatives aux glaces de mer dans les systèmes de prévision

Surveillance de l’environnement marin, y compris le contrôle des déversements d’hydrocarbures et la détection des navires à des fins de sécurité maritime

Surveillance des risques de mouvements de terrains

Cartographie des terres émergées: forêts, eau et sols, agriculture durable

Cartographie facilitant l’aide humanitaire dans les situations de crise

Suivi du climat

Le lancement par fusée Soyouz du premier satellite Sentinelle 1 (Sentinelle 1A) est prévu en avril 2014 depuis le port spatial européen de Kourou, en Guyane française; il sera suivi du second satellite (Sentinelle 1B) à la fin de l’année 2015.

Les produits issus des données Sentinelle 1 sont systématiquement et gratuitement mis à la disposition de tous les utilisateurs, du grand public comme des utilisateurs scientifiques et commerciaux. Les données radar seront transmises dans l’heure suivant la réception pour une intervention quasiment en temps réel dans les situations d’urgence.

Les unités de satellites pour Sentinelle 1 (unités A et B) sont construites par un consortium industriel dirigé par Thales Alenia Space Italie comme maître d’œuvre.

Le lancement devrait avoir lieu aujourd'hui à Kourou.

Pour en savoir plus

http://copernicus.eu

Copernicus sur Europa

IP/14/257 Le Parlement européen adopte Copernicus, le programme européen d'observation de la Terre

IP/14/78 Eurobaromètre sur l'attitude des Européens vis-à-vis des activités spatiales


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