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Coopération de l’UE avec la République démocratique du Congo et le Rwanda: quelques exemples

European Commission - MEMO/14/152   04/03/2014

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Commission européenne

MEMO

Bruxelles, le 4 mars 2014

Coopération de l’UE avec la République démocratique du Congo et le Rwanda: quelques exemples

République démocratique du Congo

Un programme financé par l’UE à hauteur de 40 millions € a été lancé récemment afin d’aider le pays à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il vise à réduire la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant, à prévenir la violence à caractère sexiste, à faire baisser la mortalité infanto-juvénile et à améliorer la santé maternelle. L’UE apporte son soutien au secteur de la santé en RDC depuis les années 1990, sous la forme d’une aide humanitaire en période de crise et d’une aide structurelle destinée à améliorer la gestion des systèmes national et provinciaux de soins de santé. Entre cette époque et 2012, le coût des soins de santé a ainsi chuté de 50 % et la qualité des services s’est accrue pour 3 millions de personnes.

Grâce au programme susmentionné, jusqu’à un demi-million de femmes et d’enfants de moins de cinq ans bénéficieront de services de santé moins chers et de traitements de meilleure qualité dans les provinces du Nord-Kivu, du Kasaï-Occidental et du Kasaï-Oriental et la Province Orientale. Sur une période de trois ans, le programme couvrira 70 % des frais médicaux des femmes et des enfants mineurs, et 100 % des frais des plus démunis d’entre eux.

250 centres de santé recevront des médicaments essentiels supplémentaires et de meilleurs équipements pour traiter les patients. Des compléments alimentaires (tels que des produits à haute valeur énergétique et protéinés) destinés à aider les personnes souffrant de malnutrition à se rétablir, des services spécifiques à l’intention des victimes de violences sexuelles, ainsi que des contraceptifs et des médicaments permettant d’éviter la transmission du VIH/sida de la mère à l’enfant seront mis à disposition dans ces centres de santé. Du nouveau matériel de stockage des vaccins sera également fourni.

Réforme du secteur de la sécurité: la police nationale congolaise (PNC) doit relever un double défi: d’une part, remplir sa mission traditionnelle consistant à assurer la sécurité de la population et, d’autre part, procéder à des réformes et à une restructuration en son sein. Les fonds apportés par l’UE ont permis l’identification et l’enregistrement de 95 000 agents de la PNC. À l’issue du processus d’identification, des cartes d’identité biométriques ont été distribuées aux agents, ce qui réduit considérablement le risque de fraude.

Par ailleurs, l’UE mène une mission de police civile (dénommée EUPOL) en RDC. Celle-ci comprend 40 experts internationaux provenant du secteur civil et de celui de la police. Elle vise à contribuer à la restructuration de la police congolaise en soutenant la mise en place d’une force de police civile et professionnelle qui respecte les droits de l’homme et travaille en coopération avec la société civile. Entre autres activités, la mission EUPOL fournit des conseils stratégiques et apporte son aide à la PNC dans différents domaines (maintien de l’ordre lors des élections de 2011, lutte contre la violence sexuelle, etc.).


Ensemble, les programmes de la Commission et la mission EUPOL ont incité les autorités congolaises à prendre les décisions suivantes, entre autres: la création d’un fonds pour payer les salaires des policiers; le recrutement de 6 000 agents au sein de la PNC; la création de bureaux de l’inspection générale de la police nationale dans toutes les provinces; le lancement d’un plan d’action quinquennal; la modernisation de la gestion des ressources humaines au sein de la PNC.

L’UE a débloqué 160 millions € en faveur du secteur prioritaire qu’est celui de la gouvernance et de l’État de droit pour la période 2014-2020. Les activités seront ciblées sur la justice et sur le soutien à la réforme de la police et de l’armée. Elles contribueront à pérenniser les résultats obtenus par la mission EUPOL et par la mission de conseil et d’assistance en matière de réforme du secteur de la sécurité (dénommée EUSEC), qui se termineront toutes deux en septembre 2014.

La reconstruction des infrastructures et l’amélioration de la sécurité dans le parc national des Virunga, combinées à un programme de formation des gardiens et des gestionnaires du parc, ont facilité la reprise des activités touristiques dans la partie orientale de la RDC. Le tourisme dans ce parc a généré plus d’un million d’USD de recettes, et a déjà créé des emplois et stimulé l’activité économique. 30 % des revenus provenant des activités du parc sont affectés à des programmes de développement en faveur des communautés locales voisines.

Infrastructures routières, installations d’assainissement et collecte des déchets: un programme d’entretien des routes et d’assainissement urbain a permis la mise en place d’un système de captage d’eau de pluie et d’un système de collecte des déchets dans neuf districts de Kinshasa, ce qui a bénéficié à environ 1,5 million de personnes. Un deuxième volet du programme a consisté en la remise en état de quelque 3 000 kilomètres de routes, principalement dans les provinces du Bandundu, de l’Équateur et du Kasaï. Parallèlement, la réfection de la Route Nationale 1, effectuée en coordination avec d’autres donateurs (et pour laquelle l’UE débloquera 150 millions € supplémentaires au cours de la période 2014-2020), ainsi que l’accroissement de la sécurité et de la navigabilité du fleuve Congo, ont contribué à améliorer considérablement les transports en RDC en général.


Rwanda

Les fonds que l’UE apporte au Rwanda prennent principalement la forme d’un appui budgétaire: ils sont fournis directement au ministère des finances afin d’être injectés dans les budgets de l’État et utilisés pour mener certaines actions prioritaires définies d’un commun accord. Avec l’aide de l’UE, le Rwanda est en voie d’atteindre cinq des huit objectifs du millénaire pour le développement, à savoir l’éducation primaire pour tous, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, la réduction des taux de mortalité maternelle et infantile et la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies. Entre 2006 et 2011, le taux de pauvreté est passé de 57 % à 45 % et la pauvreté extrême de 35,8 % à 24,1 %.


Le développement rural est l’une des priorités du soutien de l’UE. Cette dernière a approuvé récemment un programme d’appui budgétaire dans le domaine de l’alimentation, doté d’une enveloppe de 30 millions €, qui contribuera à réduire la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de moins de cinq ans, laquelle demeure élevée (44 %). Parallèlement, l’UE met au point un nouveau programme relevant du 11e FED (d’un montant de 60 millions €) pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables qui sont particulièrement exposés à la faim et à la pauvreté.

Grâce à la stratégie agricole rwandaise pour la période 2009-2012, la production et la commercialisation de produits alimentaires se sont sensiblement accrues, ce qui a contribué à faire baisser les taux de pauvreté. Les programmes d’intensification des cultures et de remembrement, combinés au subventionnement des engrais, à l’amélioration des semences et à la mise en valeur des terres, ont grandement participé à l’accroissement de la production vivrière au Rwanda.

Pour de plus amples informations:

IP/14/204: Commissioner Andris Piebalgs announces new EU support for the Democratic Republic of Congo and Rwanda

Site web de la direction générale du développement et de la coopération – EuropeAid:

http://ec.europa.eu/europeaid/index_fr.htm

Site web de M. Andris Piebalgs, commissaire européen chargé du développement:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/piebalgs/index_fr.htm


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