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Vice-président Tajani: il nous faut un plan d’action pour les secteurs de la mode et du luxe

European Commission - MEMO/13/961   06/11/2013

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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 6 novembre 2013

Vice-président Tajani: il nous faut un plan d’action pour les secteurs de la mode et du luxe

Si l’industrie constitue la base de l’économie européenne, la mode est l’une de ses composantes essentielles. Avec plus de 850 000 entreprises et quelque 5 millions d’emplois, elle génère 3 % du PIB de l’Union. En outre, les produits haut de gamme européens représentent 10 % du total des exportations de l’UE et un million d’emplois directs. Il est donc essentiel de stimuler la compétitivité des secteurs de la mode et du luxe afin de favoriser la reprise économique en Europe. C’est pourquoi ces secteurs figurent en tête des priorités de M. Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat.

Ce soir et demain, le vice-président rencontrera des représentants de haut niveau du secteur de la mode et du luxe à Paris, afin de s’entretenir des principaux défis rencontrés par les entreprises concernées ainsi que des moyens de les relever. La discussion portera notamment sur la priorité à accorder au renforcement de la politique industrielle de l’UE, sur la protection des droits de propriété intellectuelle et la lutte contre les produits de contrefaçon ainsi que sur les moyens d’améliorer l’accès au financement pour les PME du secteur de la mode. Par ailleurs, les entretiens prépareront le terrain à la conférence de Londres du 3 décembre prochain, au cours de laquelle un plan d’action doit être adopté en vue de relancer ces secteurs.

Lever les principales barrières à la croissance

Les derniers développements en matière de politique industrielle ainsi que le débat prévu lors du Conseil européen de février 2014 figurent parmi les principaux points à l’ordre du jour des entretiens de Paris. Comme l’a déclaré le vice-président Tajani à plusieurs reprises, le sommet de février 2014 est une occasion historique pour placer l’industrie et la politique industrielle au cœur de la stratégie européenne de croissance. Les secteurs de la mode et du luxe – qui sont reconnus dans le monde entier pour leur caractère innovateur, leur créativité et la haute qualité de leurs produits – doivent être un maillon important dans cette stratégie.

Au nombre des autres sujets de discussion figurent les problèmes essentiels auxquels les secteurs de la mode et du luxe sont actuellement confrontés:

1) Aide à la recherche, à l’innovation et à la créativité

L’industrie européenne de la mode ne peut pas concurrencer les pays dont le coût de la main-d’œuvre est faible sur la seule base des prix. Pour rester compétitive, elle doit mettre l’accent sur des niches de marché ainsi que sur des produits et des services à plus forte valeur ajoutée. C’est pourquoi, la créativité, la recherche et l’innovation peuvent se révéler déterminantes.

Les programmes financiers de l’UE pour la période 2014-2020, tels que COSME et Horizon 2020, apportent certaines aides. On peut citer, à titre d’exemple, le projet WORTH, qui vise à améliorer le contenu créatif des procédés de fabrication, à combler le fossé entre la conception et la fabrication et à favoriser l’intégration des TIC et des nouvelles technologies dans ce secteur.

2) Lutter contre la contrefaçon

Des activités illégales, telles que les infractions aux droits de propriété intellectuelle, peuvent entraver les efforts déployés par l’Europe en matière de compétitivité et de créativité.

Le marché mondial des biens contrefaisants représente une valeur de plus de 200 milliards d’euros, et ce chiffre pourrait doubler d’ici 2015, selon certaines estimations. Les produits de la mode et du luxe représentent la plus grande part des produits contrefaisants: en termes de valeur, ils représentent 50 % des biens saisis par les douanes européennes en 2012. Il s’agit là d’un véritable défi qui doit être relevé au niveau européen. La mise en place d’une législation adéquate est donc essentielle. C’est pourquoi, en mars 2013, la Commission a adopté une proposition visant à moderniser le système des marques afin d’accélérer la procédure d’enregistrement et de réduire son coût pour les entreprises (IP/13/287).

3) Accès au financement des PME

Dans la situation économique actuelle, l’accès au financement, qui est un facteur clé pour la création, le développement et la croissance des entreprises de mode, reste un obstacle majeur. La grande majorité des entreprises concernées sont des PME. Étant donné qu’elles disposent essentiellement d’actifs incorporels et qu’elles se trouvent souvent dans l’impossibilité de fournir des garanties, les entreprises de mode ont du mal à obtenir des financements externes. De nouveaux dispositifs de financement des PME tels que le programme COSME pourraient être utiles dans ce domaine (MEMO/13/909), mais d’autres mesures sont nécessaires pour faciliter l’accès au financement.

Principaux participants aux réunions de Paris

La réunion de haut niveau de Paris sera scindée en deux séances. Le soir du 6 novembre, le vice-président Tajani rencontrera les principales associations d’entreprises représentant le secteur de la mode, y compris l’Union française des industries de l’habillement, l’Union des industries textiles, la Fédération française de la chaussure, l’Union des fabricants et l’Institut français de la mode.

Le 7 novembre, il rencontrera le Comité Colbert, une association professionnelle qui regroupe les plus prestigieuses maisons françaises du luxe.

Contexte: compte à rebours pour la conférence de Londres

Cette année, plusieurs réunions de haut niveau concernant le secteur de la mode se sont déroulées – à Madrid, Milan et, cette semaine, à Paris – en vue de préparer la conférence de Londres qui se tiendra le 3 décembre prochain. La conférence de Londres vise à adopter un plan d’action destiné aux secteurs de la mode et du luxe, afin de les aider à se développer et à continuer à contribuer à la croissance et à l’emploi dans l’Union. Le plan d’action s’inscrira dans la continuité des deux documents de travail des services de la Commission publiés en septembre 2012 et consacrés l’un au secteur de la mode et l’autre à celui du luxe.

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