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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 18 août 2013

Journée mondiale de l'aide humanitaire: l'Union européenne soutient l'action humanitaire

Le 19 août 2003, l'attaque violente perpétrée contre le siège des Nations unies à Bagdad faisait 22 victimes, parmi lesquelles le représentant spécial des Nations unies en Iraq, Sergio Vieira de Mello. En 2008, l'Assemblée générale des Nations unies a choisi le 19 août pour célébrer la Journée mondiale de l'aide humanitaire en mémoire des victimes de cet attentat et de tous les autres travailleurs humanitaires qui se sont retrouvés dans la ligne de tir.

En sa qualité de premier donateur d'aide humanitaire, l'Union européenne partage l'inquiétude que suscitent la sécurité des travailleurs humanitaires et la capacité de ces derniers à s'acquitter de leur indispensable mission. L'aide financée par la Commission européenne parvient aux populations qui en ont besoin par l'intermédiaire de ses 200 partenaires humanitaires, au nombre desquels figurent les agences onusiennes, des organes non gouvernementaux et des organisations internationales tels que le Comité international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et l'Organisation internationale pour les migrations. Grâce aux travailleurs humanitaires, la Commission européenne est en mesure de traduire dans les faits la solidarité des citoyens européens qui, dans leur majorité, soutiennent l'aide apportée par l'Union européenne aux victimes de crises et de catastrophes.

Un travail de plus en plus dangereux

Les attentats perpétrés contre les travailleurs humanitaires sont de plus en plus fréquents et virulents et nombre d'entre eux visent directement le personnel humanitaire. Ces dix dernières années, plus de 880 travailleurs humanitaires ont été tués dans l'exercice de leur mission et 1 450 autres ont été enlevés ou blessés. Au cours de la même période, le nombre d'incidents liés à la sécurité dont le personnel humanitaire a été la cible a été multiplié par trois. Les victimes sont, dans leur très grande majorité, des travailleurs humanitaires au service de leur pays, une tendance qui se confirme en Syrie. Leurs emblèmes et leurs drapeaux, qui leur garantissaient traditionnellement une protection, en font désormais des cibles.

Tel est le cas des travailleurs humanitaires partis secourir les réfugiés syriens, les victimes de viol au Congo, les survivants de séismes et d'ouragans et des millions de victimes d'autres crises. Le fait de diriger les attaques contre des personnes qui aident à sauver des vies rend encore plus injustes les crimes commis contre les travailleurs humanitaires.

Exemples d'attaques perpétrées récemment contre des travailleurs humanitaires

L'Afghanistan demeure le pays le plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. Depuis le début de 2012, on a dénombré 86 incidents au cours desquels 31 travailleurs humanitaires ont trouvé la mort et quelque 100 autres ont été enlevés, dont la grande majorité était des ressortissants afghans.

La guerre en Syrie rend difficiles et dangereuses les conditions dans lesquelles les travailleurs humanitaires doivent intervenir. En mars dernier, un membre local de la délégation de l'UE en Syrie a péri dans une attaque à la roquette à Damas. Au moins 20 volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien et neuf travailleurs humanitaires des Nations unies ont trouvé la mort depuis le début du conflit.

En Somalie et au Kenya, la situation se détériore également. Après la précédente vague d'insécurité, les Nations unies avaient commencé à rouvrir leurs bureaux à Mogadiscio, mais le terrible attentat dont ceux-ci ont été la cible il y a deux mois a fait 15 tués. Une bonne nouvelle toutefois, les deux Espagnols travaillant pour Médecins Sans Frontières, qui avaient été enlevés près du camp de réfugiés de Dadaab (Kenya), ont été libérés le mois dernier après 20 mois de captivité.

Le conflit qui frappe le Darfour a des incidences alarmantes pour la sécurité des travailleurs humanitaires. En juillet dernier, deux membres du personnel de l'organisation World Vision ont été victimes de tirs croisés entre les forces soudanaises et des groupes rebelles. L'ONG a décidé de suspendre ses opérations dans la région, une décision qui a peut-être mis en péril la vie du million de personnes qui bénéficiaient de son aide. Elle a fini par reprendre son activité dans quatre camps pour personnes déplacées à l'intérieur des frontières, mais de façon limitée.

Les attaques perpétrées sur les travailleurs humanitaires ont des conséquences dramatiques pour ceux qui s'efforcent d'apporter de l'aide. Des milliers de personnes vulnérables risquent d'être privées d'une aide essentielle si les organisations humanitaires sont contraintes de suspendre leurs opérations ou de se retirer d'une région dangereuse en raison de l'insécurité qui y règne.

Respect du droit humanitaire international

Les travailleurs humanitaires ne prennent pas parti - ils viennent en aide aux personnes dans le besoin quels que soient leur nationalité, leur religion, leur sexe, leur origine ethnique ou leur appartenance politique. Pourtant, le danger les guette partout où les factions belligérantes les associent aux autorités militaires, politiques, religieuses ou idéologiques.

En temps de guerre, les attaques perpétrées contre le personnel humanitaire constituent une violation du droit humanitaire international qui définit les responsabilités des États et des parties non étatiques au cours d'un conflit armé au regard de questions fondamentales telles que le droit de bénéficier d'une aide humanitaire, la protection des populations civiles, y compris les professionnels de la santé et les travailleurs humanitaires, ou le droit des réfugiés, des femmes et des enfants à une protection. Le droit humanitaire international, bien qu'il soit contraignant pour tous les États, est de plus en plus bafoué.

L'Union européenne encourage vivement le respect du droit humanitaire international, notamment au moyen d'actions de sensibilisation, de mesures politiques, de fonds destinés à faciliter l'accès des organisations humanitaires aux populations, ainsi par l'éducation et des campagnes d'information sur le droit humanitaire international. La Commission européenne finance des formations sur le droit humanitaire international à l'intention du personnel civil et militaire participant à des opérations de gestion des crises de l'UE telles que la mission de formation de l'UE au Mali. De mars à juin, cette mission a permis de former des soldats maliens aux principes humanitaires, au droit humanitaire international et à la protection des personnes déplacées à l'intérieur des frontières, des réfugiés, des femmes et des enfants.

Bilan humanitaire de l'Europe

L'Europe est fière d'avoir une longue tradition de service humanitaire et d'avoir donné naissance à de nombreuses organisations caritatives parmi les plus grandes et les plus efficaces au monde.

Au fil des ans, les États membres de l'UE se sont mobilisés et ont apporté un soutien généreux aux victimes de nombreuses crises.

L'ensemble de l'Union européenne fournit une aide humanitaire depuis plus de 40 ans. En 1992, elle a créé l'Office d'aide humanitaire de la Communauté européenne (ECHO) «afin de garantir une intervention plus rapide et plus efficace». En février 2010, lorsque l'actuelle Commission européenne a pris ses fonctions, ECHO est devenue une direction générale à part entière consacrée à l'aide humanitaire et à la protection civile et Kristalina Georgieva a fait l'objet de la première nomination au poste de commissaire responsable de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises.

Aujourd'hui, l'UE est l'un des principaux donateurs d'aide humanitaire.

Rien que l'année dernière, la Commission européenne a aidé 122 millions de personnes dans plus de 90 pays et, en 2013, elle continue de venir activement en aide aux victimes des conflits en Syrie et au Mali, aux survivants de catastrophes naturelles en Asie, aux personnes touchées par l'insécurité alimentaire au Sahel et aux populations vulnérables prises au piège dans des crises oubliées, telles que la situation dramatique des réfugiés colombiens ou les troubles qui secouent la République centrafricaine.

Pour de plus amples informations

MEMO/13/741: Journée mondiale de l’aide humanitaire 2013: déclaration de la commissaire Kristalina Georgieva

Direction générale de l'aide humanitaire et de la protection civile de la Commission européenne:

http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm

Site internet de Mme Kristalina Georgieva, membre de la Commission européenne chargé de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la gestion des crises:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/georgieva/index_fr.htm


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