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Le programme Erasmus en 2011-2012: explication des chiffres

Commission Européenne - MEMO/13/647   08/07/2013

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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 8 juillet 2013

Le programme Erasmus en 2011-2012: explication des chiffres

La Commission européenne a publié aujourd’hui de nouveaux chiffres1 sur le nombre d’étudiants, d’enseignants et autres membres du personnel de l’enseignement supérieur ayant participé au programme Erasmus au cours de l’année universitaire 2011-2012 (IP/13/657): 252 827 étudiants européens et 46 527 membres du personnel de l’enseignement supérieur ont bénéficié d’un financement Erasmus pour se rendre à l’étranger afin d’étudier, d’effectuer un stage, de dispenser un enseignement ou de suivre une formation.

Erasmus permet à des étudiants de l’enseignement supérieur de passer entre trois et douze mois dans un autre pays européen, que ce soit pour y suivre des études ou accomplir un stage dans une entreprise ou une autre organisation. Cette possibilité est offerte, dans 33 pays [les États membres de l’Union européenne (UE), l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Suisse et la Turquie], à tous les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur participant au programme. Le programme Erasmus prévoit également un soutien pour les jeunes qui effectuent des études courtes dans l’enseignement professionnel supérieur.

Nouveau record: plus de 250 000 étudiants Erasmus en un an

Depuis les débuts du programme, le nombre d'étudiants bénéficiant d'une bourse Erasmus n'a cessé de s’accroître. Dépassant la barre des 200 000 pour la première fois en 2009‑2010, ce chiffre a atteint un nouveau record en 2011-2012 puisque 252 827 étudiants sont partis étudier ou se former à l’étranger, ce qui représente une augmentation de 9 % par rapport à l’année précédente (en 2010-2011, la hausse enregistrée par rapport à l’année antérieure était de 8,5 %).

Graphique 1: Nombre d’étudiants Erasmus par année, de 1987‑1988 à 2011-2012

Graphique 2: Mobilité des étudiants Erasmus – Évolution relative du nombre d’étudiants par pays de provenance entre 2010-2011 et 2011-2012

Comme le montre le graphique 2, le nombre d’étudiants Erasmus a progressé dans quasiment tous les pays. Le nombre d’étudiants partant se former à l'étranger dans le cadre du programme Erasmus a le plus augmenté en Croatie (+62%), qui a rejoint le programme en 2009-2010, puis au Danemark (20 %), en Slovénie et en Turquie (chacune 17 %). Dans 11 pays, cette hausse a dépassé la progression moyenne de 8,3%.

Trois pays (Chypre, l’Islande et la Roumanie) ont vu le nombre d’étudiants Erasmus reculer de 0,6 % à 2,7 % par rapport à l’année précédente.

Les champions du programme Erasmus

C’est d’Espagne que provenait le plus grand nombre d’étudiants Erasmus partis effectuer à l’étranger une période aussi bien d’études que de stage (39 545), ce pays étant suivi par l’Allemagne (33 363) et la France (33 269).

Pour avoir été choisie par 39 300 étudiants Erasmus, l’Espagne a également été le pays d’accueil le plus prisé, devant la France (28 964) et l’Allemagne (27 872). Le Royaume-Uni a accueilli près de deux fois plus d’étudiants (25 760) qu’il n’en a envoyé à l’étranger (13 662).

Des étudiants de 3 189 établissements d’enseignement supérieur ont participé à un échange, ce qui représente une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente.

Graphique 3: Mobilité des étudiants Erasmus – Niveaux moyens des bourses mensuelles de l’UE

Le montant moyen de la bourse mensuelle accordée par l’UE (252 €) est resté sensiblement le même que celui de l’année précédente (250 €). Le graphique ci-dessus montre le niveau mensuel moyen des bourses accordées aux étudiants partis se former à l’étranger. La Commission plafonne le montant mensuel pouvant être octroyé aux étudiants en fonction du coût de la vie dans chaque pays de destination. Le montant précis des bourses accordées dans chaque cas est toutefois fixé par les agences nationales et les établissements d’enseignement supérieur gérant le programme.

En 2011-2012, 336 étudiants ayant des besoins spéciaux ou présentant des handicaps ont reçu une aide financière supplémentaire pour participer aux échanges Erasmus, contre 254 en 2010-2011.

Études Erasmus: une progression de 7,5 %

Erasmus offre aux étudiants la possibilité de suivre une partie de leurs études (au niveau de la licence, du master ou du doctorat, notamment dans le cycle court) dans un établissement d’enseignement supérieur à l’étranger pendant trois à 12 mois.

En 2011-2012, sur les 252 827 étudiants Erasmus, 204 744 se sont rendus à l’étranger pour étudier, ce qui représente une hausse de 7,5 % par rapport à l’année 2010-2011. Le nombre d’étudiants partant étudier à l’étranger a diminué dans six pays (Bulgarie, Chypre, Estonie, Islande, Liechtenstein et Roumanie), tandis que, dans 11 autres, l’augmentation enregistrée était supérieure à la moyenne. La Suisse, qui participe au programme depuis 2011‑2012, a envoyé 2 514 étudiants en Erasmus.

Les jeunes partis étudier à l’étranger venaient principalement d’Espagne (34 103), d’Allemagne (27 593) et de France (25 924). L’Espagne est également restée la destination la plus populaire pour des études à l’étranger (30 580 étudiants Erasmus accueillis), suivie de la France (23 173) et de l’Allemagne (19 120).

Le Luxembourg, le Liechtenstein et l’Espagne ont envoyé le plus d’étudiants en proportion de leur population estudiantine.

En moyenne, les étudiants se sont rendus à l’étranger pour étudier pendant 6,3 mois, le montant moyen de leur bourse s’élevant quant à lui à 234 € (contre 226 € l’année précédente).

Les sciences sociales, le commerce et le droit ont été les matières les plus prisées des étudiants Erasmus (41,4 %), suivis des sciences humaines et des arts (21,9 %), puis de l’ingénierie, du secteur manufacturier et de la construction (15,1 %).

Stages Erasmus: une hausse de 18 %

Depuis 2007, le programme Erasmus permet aux étudiants de partir à l’étranger pour acquérir une expérience professionnelle dans une entreprise ou une autre organisation. En 2011-2012, un étudiant Erasmus sur cinq (48 083 sur 252 827) a choisi cette option, ce qui correspond à une augmentation de 18 % par rapport à l’année précédente. La durée moyenne d’un stage Erasmus a été de 4,3 mois et les étudiants ont reçu en moyenne de l’UE une bourse mensuelle de 361 € (montant en baisse par rapport aux 366 € de l’année 2010-2011).

Comme ces dernières années, c’est la France qui a envoyé le plus d’étudiants en stage à l’étranger (7 345), suivie de l’Allemagne (5 770) et de l’Espagne (5 442). L’Espagne a été la destination la plus populaire pour les stages Erasmus (7 807 étudiants), suivie du Royaume-Uni (7 736) et de l’Allemagne (6 655).

Pour encourager les stages à l’étranger, un établissement d’enseignement supérieur peut créer un consortium, constitué d’établissements de ce type et d’autres organisations, telles que des entreprises ou des associations. Les consortiums ont été 93 à bénéficier d’un financement, dans 12 pays (BG, CZ, DE, GR, ES, FR, IT, NL, AT, PL, PT, FI). Ils ont organisé plus de 15 % de l’ensemble des stages Erasmus à l’étranger en 2011‑2012.

Les domaines les plus prisés par les étudiants ayant effectué un stage Erasmus étaient les sciences sociales, le commerce ou le droit (31,9 %), suivis de l’ingénierie, du secteur manufacturier et de la construction (17,1 %), et ensuite des sciences humaines et des arts (16,9 %).

Combien d’étudiants (en licence ou en master) comptent les pays participant au programme Erasmus? Combien d’entre eux ont passé une partie ou la totalité de leurs études à l’étranger en 2011‑2012?

Environ 1 % des plus de 24 millions d’étudiants recensés dans les 33 pays participants ont reçu une bourse Erasmus en 2011-2012.

Partant de l’hypothèse que la durée moyenne des études dans l’enseignement supérieur varie entre quatre et cinq ans (niveau de la licence et du master), on peut estimer qu’approximativement 4,5 % de l’ensemble des étudiants européens ont bénéficié d’une bourse Erasmus à un moment donné de leurs études supérieures. Sur ce total, 68 % préparaient une licence, 28 % un master, 1 % un doctorat et 3 % suivaient un cycle d’études court.

Environ 10 % de la population totale d’étudiants ont passé ou passent une partie ou la totalité de leurs études à l’étranger grâce au soutien du programme Erasmus ou d’autres sources publiques ou privées de financement.

Lors d’une réunion qui s’est tenue à Bucarest (Roumanie) les 26 et 27 avril 2012 (IP/12/394), les ministres de l’enseignement supérieur de 47 pays européens ont adopté la stratégie sur la mobilité de Bologne, qui prévoit que d’ici à 2020, 20 % des diplômés de l’enseignement supérieur devront avoir effectué une partie de leurs études à l'étranger. L’Union européenne a adopté le même critère en novembre 2011.

Cours intensifs Erasmus de langues (CIEL)

Erasmus propose des cours spécialisés dans les langues de l’UE les moins utilisées et les moins enseignées pour aider les étudiants à se préparer à leurs périodes d’études ou de stage à l’étranger. Les cours sont organisés dans les pays où ces langues sont officiellement parlées. Ils ne sont pas proposés pour les langues les plus fréquemment enseignées, telles que l’anglais, l’allemand, le français et l’espagnol (castillan).

Depuis la mise en place de ces cours, leur nombre a augmenté de manière significative. En 2011-2012, 435 cours (contre 392 l’année précédente, soit une hausse de 11 %) ont été organisés dans 26 pays pour un total de 6 631 étudiants Erasmus (soit une hausse de 13 %).

Les destinations les plus prisées pour les CIEL étaient l’Italie, le Portugal, la Belgique (communauté flamande), la Turquie et la Suède. Le pourcentage le plus élevé d’étudiants participant à un cours de langue avant une période d’études ou de stage a été observé en Slovénie (19,1 %) et en Croatie (12,7 %). Le taux de participation en Islande, en Roumanie, en Grèce et en Estonie était situé entre 10 et 11 %.

Mobilité du personnel Erasmus (missions d’enseignement et formation du personnel)

Erasmus permet également à des enseignants du supérieur et à des salariés d’entreprises d’enseigner à l’étranger pendant une période allant d’une journée à six semaines. De même, tout membre du personnel d’un établissement d’enseignement supérieur universitaire ou non universitaire peut suivre une formation à l’étranger pour une période allant de cinq jours à six semaines.

Au cours de l’année universitaire 2011-2012, Erasmus a soutenu 46 527 échanges d’enseignants ou autres membres du personnel des établissements d’enseignement supérieur, qui ont enseigné ou reçu une formation à l’étranger, ce qui représente une hausse de 8,6 % par rapport à l’année précédente.

Les principaux pays de provenance ont été la Pologne (6 312), suivie de l’Espagne (4 654) et de l’Allemagne (3 937). Les principales destinations étaient l’Espagne (4 554), puis l’Allemagne (4 491) et l’Italie (3 876).

En 2011-2012, 50,5% des bénéficiaires de cette catégorie participant à Erasmus étaient des hommes. Seize personnes ayant des besoins spécifiques (contre 13 l’année précédente) ont reçu des fonds supplémentaires pour participer à ces échanges de personnel. En moyenne, la durée des périodes de mobilité était de 5,7 jours et la bourse octroyée, en complément du salaire normal, de 713 € (soit un montant en hausse par rapport aux 662 € de l’année 2010-2011).

Au total, 2 336 établissements d’enseignement supérieur ont participé à des activités de mobilité du personnel, ce qui représente une hausse de 3,6 % par rapport à l’année précédente.

Missions d’enseignement: une popularité toujours croissante

Erasmus permet aux enseignants et au personnel issu d’entreprises d’effectuer une période d’enseignement allant d’une journée – ou au moins cinq heures d’enseignement – à six semaines dans un établissement d’enseignement supérieur d’un autre pays. Le nombre d’enseignants bénéficiant de ce type de mobilité grâce à Erasmus est en constante augmentation, plus de 300 000 échanges ayant été financés depuis l’introduction du système en 1997-1998. Sur les 46 527 échanges financés en 2011-2012, 33 323 correspondaient à des missions d’enseignement (ce qui constitue une augmentation de 5,4 % par rapport à l’année précédente).

Les principaux pays de provenance ont été la Pologne, qui a soutenu 3 994 missions d’enseignement, suivie de l’Espagne (3 256) et de l’Allemagne (3 110). Comme les années précédentes, les destinations les plus appréciées pour les missions d’enseignement ont été l’Espagne (3 258), l’Allemagne (3 149) et l’Italie (2 903).

Les enseignants ayant le plus participé à ces échanges travaillaient dans les domaines suivants: sciences humaines et arts (32 %), sciences sociales, commerce et droit (22 %), ingénierie, secteur manufacturier et construction (14 %). En moyenne, les enseignants ont consacré 5,5 jours à l’enseignement à l’étranger: un recul minime mais constant est observé depuis l’année 2000-2001, où la moyenne était de 6,9 jours. La bourse octroyée en moyenne pour ces missions d’enseignement, en plus du salaire normal, était de 686 €, un montant en hausse par rapport à l’année précédente (645 €).

Quelque 422 missions ont été effectuées par des salariés d'entreprise, invités à enseigner dans un établissement d'enseignement supérieur d'un autre pays européen (+ 19 % par rapport à l’année précédente).

Formation du personnel: une hausse importante

Depuis son introduction en 2007, le soutien à la formation du personnel a rapidement suscité un vif intérêt. Sur les 46 527 échanges de personnel financés en 2011-2012, 13 204 correspondaient à des périodes de formation du personnel (ce qui représente une augmentation de 18 % par rapport à l’année précédente). Ces échanges s’adressent au personnel enseignant et non enseignant, dont les employés des services administratifs et des services de soutien.

En 2011-2012, 3 336 membres de l’enseignement supérieur ont suivi une formation dans des entreprises à l'étranger (+13,2 % par rapport à l'année antérieure).

C’est la Pologne qui a envoyé le plus grand nombre de personnes en formation à l’étranger (2 318), puis l’Espagne (1 398) et l’Allemagne (827). L’Allemagne (1 342) était la destination la plus prisée, devant l'Espagne (1 296) et le Royaume-Uni (1 214).

Les périodes de formation du personnel ont duré en moyenne 6,1 jours. La proportion de femmes participant à ces missions de formation (69,5 %) a été supérieure à celle des hommes, alors que, dans les missions d’enseignement, elle n’a atteint que 42,9 %.

Le nombre de programmes intensifs Erasmus continue de s’accroître

Le programme Erasmus permet aux enseignants et aux étudiants de suivre des programmes d'études thématiques d'une durée variant de dix jours à six semaines. L’UE finance l’organisation de ces «programmes intensifs» ainsi que les frais de voyage et de séjour des participants.

Les pays ayant organisé le plus grand nombre de programmes intensifs ont été l’Italie (60 cours, soit 13 % du total), l’Allemagne (43) et la France (35). Les champs d’études les plus fréquents étaient les sciences sociales, le commerce et le droit (26 %), l’ingénierie, le secteur manufacturier et la construction (18 %). Les programmes intensifs en mathématiques et en informatique, d’une part, et en sciences humaines et en arts, d’autre part, représentaient chacun un pourcentage de 15 %. La durée moyenne de ces programmes a été de 11,5 jours.

En 2011-2012, 462 programmes intensifs Erasmus ont été organisés (un chiffre en hausse par rapport aux 404 programmes de l’année précédente, soit une hausse de 14 %). Ils ont rassemblé 16 806 étudiants (étrangers et nationaux) et 5 663 enseignants.

Projets de coopération universitaire Erasmus

Le programme Erasmus soutient aussi la modernisation de l'enseignement supérieur européen en cofinançant des projets conjoints. D’une durée d’un an à trois ans, ces projets visent à encourager les réformes par une coopération transnationale entre les établissements d’enseignement supérieur et d’autres parties prenantes. Les demandes de financement peuvent être introduites une fois au cours de l’année civile, un montant d'environ 20 millions € étant alloué chaque année à ce type de projet.

Nombre de projets financés au titre de ce volet du programme Erasmus ont conduit à des évolutions capitales dans l'enseignement supérieur. Ainsi, avant de devenir un instrument essentiel de la mobilité, le système européen de transfert et d’accumulation de crédits (ECTS) était à l’origine un projet Erasmus. (Avec ce système, des crédits sont alloués à chaque partie d’un programme d’études, sur la base du travail que l’étudiant doit accomplir et des objectifs d’apprentissage spécifiques à atteindre. L’ECTS facilite le cumul des crédits attribués aux différents programmes et simplifie la reconnaissance des périodes d’études accomplies à l’étranger dans l’établissement d’origine.)

Le nombre de demandes de financement de projets de coopération universitaire va croissant chaque année. Quelque 250 demandes ont été présentées en 2012 (contre 197 en 2011). Sur ce total, 57 ont été retenues pour bénéficier d'un soutien financier, soit, en moyenne, un taux de réussite de 22,8 %. C’est du Royaume-Uni qu’émanait le plus grand nombre de propositions (35), puis de la Belgique (25) et de la Finlande (24). Les propositions belges sont celles qui ont remporté le plus de succès, puisque 11 d’entre elles ont été acceptées.

Combien l’UE dépense-t-elle au titre du programme Erasmus?

Pour la période budgétaire actuelle (2007-2013), l’UE a alloué 3,1 milliards € au programme Erasmus. En 2011-2012, le budget total du programme était de 494 millions €, dont environ 473 millions ont été utilisés pour soutenir la mobilité des étudiants et du personnel.

La majeure partie du budget Erasmus est gérée par les agences nationales des pays participants. Erasmus finance également des projets et des réseaux multilatéraux à hauteur d’environ 20 millions € par an (environ 4 % du budget). Ceux-ci sont gérés au niveau central par l’agence exécutive «Éducation, audiovisuel et culture» (EACEA), située à Bruxelles.

Le tableau ci-dessous présente le total des fonds Erasmus consacrés annuellement à la mobilité.

Tableau 1: Fonds Erasmus décentralisés attribués aux agences nationales

Année

Budget Erasmus annuel consacré à la mobilité des étudiants et du personnel (en millions €)

Variation d’une année à l’autre

1988

13,00

1989

26,84

106,46 %

1990

32,88

22,50 %

1991

43,86

33,39 %

1992

62,88

43,37 %

1993

67,88

7,95 %

1994

72,78

7,22 %

1995

73,46

0,93 %

1996

74,3

1,14 %

1997

70,00

-5,79 %

1998

100,27

43,24 %

1999

100,27

0,00 %

2000

111,79

11,49 %

2001

116,19

3,94 %

2002

121,9

4,91 %

2003

142,53

16,92 %

2004

168,00

17,87 %

2005

200,96

19,62 %

2006

245,75

22,29 %

2007

372,25

51,48 %

2008

416,36

11,85 %

2009

415,37

-0,24 %

2010

434,83

4,68 %

2011

473,91

8,99 %

2012

547,26

15,48 %

2013

547,14

-0,02 %

Comment les fonds Erasmus sont-ils répartis entre les pays?

Le budget Erasmus est réparti entre les pays participants sur la base des facteurs suivants:

  • la population: nombre d’étudiants, de diplômés et d’enseignants dans l’enseignement supérieur (niveau 5-6 de la Classification internationale type de l'éducation, CITE). Les données sont fournies par Eurostat;

  • le coût de la vie et la distance entre les capitales: utilisés en tant que facteurs de correction appliqués au facteur «Population»;

  • l’indicateur des performances passées: calculé sur la base du nombre de membres du personnel et d’étudiants partis par le passé dans un autre pays au titre du programme Erasmus (à partir des dernières données disponibles).

Comment le montant de la bourse mensuelle de l’UE est-il fixé?

Les bourses Erasmus sont destinées à couvrir les frais supplémentaires liés au séjour à l’étranger et aux déplacements. Les étudiants Erasmus n’ont pas à acquitter de droits d’inscription dans l’établissement d’accueil à l’étranger.

Dans chaque pays, l’agence nationale répartit les fonds dont elle dispose entre les établissements d’enseignement supérieur. L’agence peut décider de verser des bourses plus élevées à un nombre restreint d’étudiants (comme en Bulgarie, à Chypre et en Turquie, par exemple) ou des bourses moins élevées à un plus grand nombre d’étudiants (ce qui est, entre autres, le cas en France et en Italie); cependant, elle doit toujours respecter le plafond que fixe la Commission européenne pour chaque pays d’accueil (voir le guide du programme «Éducation et formation tout au long de la vie»).

L’agence nationale attribue des fonds aux établissements demandeurs en prenant en compte des facteurs tels que le montant sollicité ou les performances antérieures. L’établissement peut alors décider du montant exact de la bourse mensuelle qu’il va verser aux étudiants (et du montant hebdomadaire ou journalier versé aux membres du personnel), dans les limites fixées par l’agence nationale, lesquelles diffèrent selon les pays.

La bourse mensuelle dépend du pays de destination et du type de mobilité demandé. À titre d’exemple, le montant des bourses octroyées pour les stages a tendance à être plus élevé que celui des bourses d’études à l’étranger.

Plusieurs sources nationales, régionales ou locales de cofinancement peuvent compléter la bourse Erasmus accordée par l’Union européenne.

Les agences nationales ou les établissements d’enseignement supérieur peuvent augmenter la bourse mensuelle pour les étudiants issus d’un milieu à faibles revenus.

En 2011-2012, le montant moyen de la bourse mensuelle accordée par l’UE au titre de la mobilité était compris entre 123 € pour les étudiants espagnols et 641 € pour les étudiants lettons. Tous pays participants confondus, le montant moyen s’élevait à 252 €.

Comment les étudiants et le personnel concernés peuvent-ils demander une bourse Erasmus?

Le programme Erasmus est ouvert à tous les étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur titulaire d’une charte universitaire Erasmus sis dans un pays participant. La plupart des établissements d’enseignement supérieur en Europe – près de 5 000 – ont déjà souscrit à cette charte.

La première étape de la candidature à une bourse pour une période d’études ou un stage Erasmus consiste à prendre contact avec le service des relations internationales de l’établissement d’origine et à remplir un contrat pédagogique (pour les études) ou un contrat de formation (pour les stages). Ces documents établissent le programme qui sera suivi par l’étudiant durant sa période d’études ou son stage à l’étranger et doivent être validés par l’établissement d’origine et par l’établissement ou l’entreprise d’accueil, ainsi que par l’étudiant lui-même. Cette procédure simplifie et garantit la pleine reconnaissance par l’établissement d’origine du travail qui a été accompli de manière satisfaisante lors de la période passée à l’étranger dans le cadre du programme Erasmus.

Études Erasmus: les étudiants souhaitant effectuer une partie de leurs études à l’étranger doivent être au minimum dans leur deuxième année d’étude dans un établissement d’enseignement supérieur.

Stages Erasmus: les étudiants peuvent effectuer un stage Erasmus dès la première année de leurs études supérieures.

Durée: les séjours à l’étranger – tant pour les études que pour les stages – peuvent être d’une durée de trois à douze mois chacun, ou d’une durée cumulée de vingt-quatre mois. La durée minimale des stages est de deux mois pour les étudiants qui suivent des études courtes dans l’enseignement professionnel supérieur.

Erasmus pour le personnel: les enseignants sont tenus de présenter un programme d’enseignement à leur établissement ou leur entreprise d’origine, qui doit être validé par l’établissement d’accueil. Les membres du personnel souhaitant obtenir une bourse de formation Erasmus doivent également faire valider leur programme de formation par leur établissement d’origine et par l’établissement ou l’entreprise d’accueil.

Comment une université peut-elle être autorisée à participer au programme Erasmus?

Une université ou tout autre établissement d’enseignement supérieur doit souscrire à un certain nombre de principes et d’obligations établis dans la charte universitaire Erasmus avant de pouvoir participer à des projets de mobilité ou de coopération Erasmus. Cette charte vise avant tout à garantir un niveau élevé de qualité. L’établissement d’accueil ne peut exiger des frais d’inscription des étudiants Erasmus venant de l’étranger et la pleine reconnaissance des cours ou stages accomplis de façon satisfaisante est automatiquement accordée aux étudiants dès leur retour dans leur établissement d’origine.

Pourquoi le programme s’appelle-t-il Erasmus?

Le programme a été nommé d’après le philosophe, théologien et humaniste Érasme (Desiderius Erasmus) de Rotterdam (1466-1536), contemporain de la Réforme et adversaire notoire du dogmatisme.

Érasme a vécu et travaillé dans différentes régions d’Europe, en quête du savoir, des expériences et des enseignements que la découverte d’autres pays pouvait apporter.

ERASMUS est aussi l’acronyme de «EuRopean Community Action Scheme for the Mobility of University Students» (Programme d’action communautaire en matière de mobilité des étudiants), tel qu’établi dans la toute première décision instituant le programme (décision 87/327/CEE du Conseil du 15 juin 1987 portant adoption du programme d’action communautaire en matière de mobilité des étudiants).

Pour de plus amples informations

Voir aussi IP/13/657

En savoir plus sur le programme Erasmus.

Statistiques sur le programme Erasmus

1 :

Les statistiques ci-dessous ne concernent que le programme Erasmus, et pas d’autres programmes européens en matière d’enseignement supérieur tels que Tempus ou Erasmus Mundus, qui poursuivent d’autres objectifs de coopération avec d’autres régions du monde.


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