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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 28 mai 2013

Mesures prises par l’UE pour lutter contre le chômage des jeunes

Quelle est la situation actuelle ?

En mars 2013, 5,7 millions de jeunes étaient au chômage dans l’UE-27, dont 3,6 millions au sein de la zone euro.

Le taux de chômage des jeunes était de 23,5 % dans l’UE-27 et de 24 % dans la zone euro, des taux relativement stables sur l’ensemble du mois mais qui affichent respectivement une hausse de 0,9 et 1,5 point de pourcentage par rapport à mars 2012. En mars 2013, les taux les plus bas ont été observés en Allemagne, en Autriche (7,6 % pour les deux pays) et aux Pays-Bas (10,5 %), et les plus élevés en Grèce (59,1 % en janvier 2013), en Espagne (55,9 %), en Italie (38,4 %) et au Portugal (38,3 %).

* Janvier 2013 ** Février 2013 *** T4 2012

(Source: Eurostat)

Que fait l’Union européenne pour lutter contre le chômage des jeunes ?

Le but des recommandations par pays de juillet 2012 était de faire en sorte que l’emploi des jeunes demeure au premier rang des préoccupations politiques de tous les États membres où le taux de chômage des jeunes est particulièrement grave.

En décembre 2012, la Commission européenne a proposé un «Paquet emploi jeune» destiné à aider les États membres à précisément lutter contre le chômage et l’exclusion sociale des jeunes en assurant à ceux-ci des offres d’emploi, d’enseignement ou de formation (voir IP/12/1311 et MEMO/12/938). Ce paquet comprend:

  • une proposition de recommandation du Conseil concernant l’introduction d’une garantie pour la jeunesse

  • un cadre de qualité pour les stages

  • une Alliance européenne pour l’apprentissage

La recommandation sur l’établissement d’une garantie pour la jeunesse a été adoptée par le Conseil des ministres de l’UE le 22 avril 2013 (voir MEMO/13/152). Désormais, la Commission européenne demande instamment aux États membres de mettre en place dès que possible les structures destinées à concrétiser la Garantie pour la jeunesse. La Commission présentera sous peu de nouvelles initiatives pour accompagner les États membres dans leurs efforts de mise en place du dispositif de Garantie pour la jeunesse.

Qu’est-ce que la Garantie pour la jeunesse ?

La Garantie pour la jeunesse, qui se base sur l’expérience de l’Autriche et de la Finlande, vise à garantir que tous les jeunes âgés de 25 ans au maximum se voient proposer un emploi de qualité, une formation continue, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant leur sortie de l’enseignement formel ou la perte de leur emploi. La Garantie pour la jeunesse est l’une des réformes les plus cruciales et urgentes à mener pour lutter contre le chômage des jeunes et améliorer le passage du système éducatif au monde du travail.

Comment financer la Garantie pour la jeunesse ?

Une Garantie pour la jeunesse crée certes un coût fiscal pour les États membres, mais celui-ci est bien moindre que le coût de l’inaction.

En premier lieu, ce coût dépend des circonstances nationales : il sera moins élevé dans les États membres où les mesures de soutien sont correctement élaborées (par exemple, si le personnel des services publics de l’emploi (SPE) est bien formé pour répondre aux besoins des jeunes). En deuxième lieu, il dépend de la façon dont le dispositif est établi et mis en œuvre. En troisième lieu, il sera supérieur dans les pays qui affichent un taux élevé de jeunes ne travaillant pas et ne suivant ni études ni formation (les «NEET») ou un taux élevé de chômage des jeunes.

En juillet 2012, l’OIT estimait que le coût total pour l’établissement des dispositifs de Garantie pour la jeunesse dans la zone euro s’élèverait à 0,45 % du PIB de la zone euro, soit 21 milliards d’euros. Toutefois, il convient de comparer ces coûts avec ceux du chômage, de l’inactivité et de la perte de productivité. Le coût des allocations versées aux jeunes chômeurs, du manque à gagner et des taxes est estimé par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) à 1,21 % du PIB, soit une perte annuelle de 153 milliards d’euros pour l’UE. Par ailleurs, pour les jeunes eux-mêmes, être sans emploi à un jeune âge peut laisser des cicatrices durables. Ces jeunes gens risquent davantage de ne pas trouver d’emploi plus tard, mais sont aussi plus exposés à l’exclusion, à la pauvreté et aux problèmes de santé.

L’UE peut aider les États membres par un soutien financier du Fonds social européen (FSE). Tenant compte de la Garantie pour la jeunesse, la proposition de règlement du FSE pour la prochaine période de programmation 2014-2020 intègre une priorité d’investissement spéciale du FSE qui vise à l’insertion durable des jeunes NEET sur le marché du travail. Il est donc attendu des États membres confrontés à un taux élevé de chômage des jeunes qu’ils définissent les jeunes sans emploi ainsi que les jeunes NEET comme un groupe cible spécifique pour un financement par le FSE.

Exemples d’activités/interventions en faveur de la Garantie pour la jeunesse à même d’être soutenues par le FSE :

Mesures

Exemples spécifiques d’activités/interventions à même d’être soutenues par le FSE

Stratégies de communication et points de liaison

[Rec. GJ n°s 8-9]

  • Visites des écoles par le SPE

  • Sessions de formation des enseignants par le SPE

  • Développement de services dédiés à la jeunesse dans le cadre du SPE ou par des prestataires privés sous contrat

  • Distribution d’imprimés dans les centres de jeunesse ou lors d’évènements dédiés aux jeunes

  • Utilisation de l’internet et des médias sociaux

  • Systèmes de collecte de données

  • Campagnes de promotion itinérantes

Fournir des plans d’action personnalisés

[Rec. GJ nº 10]

  • Formation du personnel du SPE

  • Contrat avec des partenaires spécialisés

Proposer aux jeunes ayant quitté prématurément l’école et aux jeunes peu qualifiés des parcours pour réintégrer l’enseignement ou la formation ou encore des programmes éducatifs de deuxième chance, résoudre les inadéquations en matière de compétences et améliorer les compétences numériques

[Rec. GJ nºs 11-13]

  • Formation et programmes de deuxième chance

  • Formation aux langues

  • Accompagnement et soutien pédagogique supplémentaire pour maintenir ou réintégrer les jeunes dans l’enseignement ou la formation

  • Soutien aux jeunes à risque dans l’acquisition des qualifications pertinentes et l’obtention d’un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur

  • Formation numérique

  • Chèques-formation

Inciter les écoles et les services de l’emploi à promouvoir l’entrepreneuriat et l’activité indépendante auprès des jeunes et à fournir des conseils à ce sujet

[Rec. GJ nº 14]

  • Sessions de formation du personnel des services de l’emploi et des enseignants

  • Élaboration et mise en œuvre de formations à l’entrepreneuriat dans l’enseignement secondaire

  • Sessions de formation pour les jeunes au chômage

Utiliser des aides à l'embauche et des subventions salariales ciblées et bien conçues pour inciter les employeurs à offrir un apprentissage ou un placement professionnel aux jeunes, notamment à ceux qui sont les plus éloignés du marché du travail

[Rec. GJ nº 17]

  • Crédits de recrutement ciblant le nombre net de recrutements de jeunes via des emplois et des apprentissages (le soutien apporté par le FSE pour les crédits d’aides devrait s’accompagner de mesures d’activation, comme la formation pratique, par exemple)

Promouvoir la mobilité de l’emploi/de la main-d’œuvre en sensibilisant les jeunes aux offres d’emploi, de stage et d’apprentissage et au soutien disponible dans différents domaines, et fournir un soutien adéquat à ceux qui se sont déplacés

[Rec. GJ nº 18]

  • Gestion de points de contact EURES (le soutien apporté par le FSE à l’EURES cible le recrutement et les services d’information, de conseil et d’orientation y afférents aux niveaux national et transfrontalier)

  • Campagnes de sensibilisation

  • Soutien aux organisations bénévoles qui proposent des parrains

  • Soutien aux organisations de jeunesse qui établissent le contact avec les jeunes travailleurs migrants

Multiplier les services d’aide à la création d’entreprises

[Rec. GJ nº 19]

  • Coopération entre les services de l’emploi, les services d’aide aux entreprises et les prestataires de services de financement (par exemple, salons de l’emploi et évènements de mise en réseau au niveau régional)

  • Aide à la création d’une PME

  • Aide à la création d’une activité indépendante

  • Formation à la gestion d’entreprise, par exemple pour les personnes au chômage, accompagnée d’aides à l’entrepreneuriat

Renforcer les mécanismes d’aide aux jeunes ayant abandonné les dispositifs d’activation et n’ayant plus accès à des prestations

[Rec. GJ nº 20]

  • Soutien aux organisations de jeunesse et aux services pour la jeunesse

  • Coopération avec d’autres organisations qui sont en contact avec les jeunes

  • Établissement de systèmes de suivi

  • Soutien aux services d’aide à l’emploi et à la scolarité

Suivre et évaluer l’ensemble des mesures et programmes contribuant à une garantie pour la jeunesse, afin que davantage de politiques et d’interventions puissent être développées sur la base d’éléments concrets et de ce qui fonctionne, où et pourquoi

[Rec. GJ nº 23

  • Identification des initiatives peu coûteuses

  • Utilisation d’essais contrôlés

  • Création de centres d’analyse

  • Élaboration de modèles de politiques, de mesures-pilotes, mise à l’essai et intégration des politiques (innovation sociale et expérimentation)

Promouvoir des activités d’apprentissage mutuel au niveau national, régional et local entre toutes les parties concernées par la lutte contre le chômage des jeunes, en vue d’améliorer la conception et la mise en œuvre des futurs dispositifs de garantie pour la jeunesse

[Rec. GJ nº 24]

  • Utilisation du European Network on Youth Employment (le FSE soutient les activités de coopération transnationale sur l’échange de bonnes pratiques entre organisations au niveau européen, par le biais d’un financement d’assistance technique de l’ESF au niveau de la Commission)

Renforcer les capacités de toutes les parties prenantes, y compris des services de l’emploi concernés, participant à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation des dispositifs de garantie pour la jeunesse, afin d’éliminer tous les obstacles internes et externes concernant les politiques et la manière dont ces dispositifs sont élaborés

[Rec. GJ nº 25]

  • Formation et ateliers

  • Mise en place de programmes d’échange et de détachements entre organisations par le biais d’activités de coopération transnationale

Par ailleurs, le Conseil européen de février 2013 a proposé une Initiative pour l’emploi des jeunes dotée d’une enveloppe de 6 milliards d’euros qui «soutiendra notamment la Garantie pour la jeunesse, une fois qu’elle aura été adoptée». L’Initiative pour l’emploi des jeunes devrait bénéficier d’une dotation d’au moins 3 milliards d’euros de la part du FSE (les États membres étant encouragés à apporter une aide supérieure au financement du FSE) et 3 milliards d’euros supplémentaires devraient provenir d’une nouvelle ligne budgétaire spécifique dédiée au financement de mesures aidant les jeunes, notamment la Garantie pour la jeunesse. Le financement de l’Initiative pour l’emploi des jeunes devrait être ouvert à toutes les régions où le chômage des jeunes est supérieur à 25 %. La Commission a proposé des dispositions opérationnelles en mars 2013 (voir IP/13/217) pour permettre aux États membres de commencer à utiliser les ressources financières de l’Initiative pour l’emploi des jeunes dès que le nouveau cadre budgétaire 2014-2020 entrera en vigueur.

Qu’est-ce que le cadre de qualité pour les stages ?

En plus d’aider les jeunes à trouver du travail, le «Paquet emploi jeune» a également lancé une consultation des partenaires sociaux européens sur un cadre de qualité pour les stages afin de permettre aux jeunes d’acquérir une expérience professionnelle de qualité dans des conditions sûres et de se prémunir contre les stages considérés comme une simple source de main-d’œuvre bon marché par les sociétés.

Une récente étude destinée à donner une vue d’ensemble complète des dispositions en matière de stage dans les États membres (voir IP/12/731) a confirmé que les jeunes stagiaires rencontrent différents problèmes lors de leur(s) stage(s) dans la plupart des États membres. Ces problèmes concernent principalement l’absence d’un contenu d’apprentissage de qualité, la faible rémunération ou l’absence de rémunération, les mauvaises conditions de travail autres que celles liées à la rémunération (par exemple, l’absence de protection sociale adéquate, les longues heures de travail, l’absence d’égalité de traitement, etc.) et, de par l’association des précédents problèmes à des législations nationales différentes sur les stages, une mobilité relativement faible des stagiaires au sein de l’UE.

Suite à la décision prise par les partenaires sociaux de ne pas entamer de négociations à ce sujet, la Commission prévoit de présenter sa propre proposition sur un cadre de qualité pour les stages avant la fin de l’année 2013.

Qu’est-ce que l’Alliance européenne pour l’apprentissage ?

Les systèmes efficaces d’enseignement et de formation professionnels, en particulier s’ils comprennent un solide module de formation en milieu professionnel, facilitent le passage des jeunes du système éducatif au monde du travail. C’est pourquoi le «Paquet emploi jeune» a également annoncé la création d’une Alliance européenne pour l’apprentissage, destinée à améliorer l’offre et la qualité de l’apprentissage dans l’ensemble de l’UE. L’Alliance rassemblera des parties prenantes des autorités, des entreprises, des partenaires sociaux, des chercheurs et praticiens dans le domaine de l’enseignement et la formation professionnels, ainsi que des représentants des jeunes. Elle visera à inscrire les mesures existantes dans un cadre commun et à promouvoir les avantages des dispositifs d’apprentissage et les moyens pour y aboutir, ainsi que les façons de les renforcer. L’Alliance devrait être lancée en juillet prochain.

En 2012, le Conseil a adressé des recommandations par pays à sept États membres à propos de l’apprentissage et à trois États membres à propos de la formation professionnelle. Même dans les autres États membres, beaucoup de choses pourraient être faites pour améliorer le fonctionnement du système d’apprentissage et pour mieux exploiter le financement du FSE à cette fin.

En quoi la mobilité peut-elle être bénéfique aux jeunes?

Il y a un écart très marqué entre les pays qui affichent les taux de chômage des jeunes les plus élevés et ceux qui ont le moins de jeunes chômeurs. En mars 2013, les taux les plus bas ont été observés en Allemagne, en Autriche (7,6 % pour les deux pays) et aux Pays-Bas (10,5 %), et les plus élevés en Grèce (59,1 % en janvier 2013), en Espagne (55,9 %), en Italie (38,4 %) et au Portugal (38,3 %).

Dans le même temps, la dernière édition du European Vacancy Monitor (système de suivi des offres d’emploi européennes) montre qu’il demeure environ 2 millions d’emplois non pourvus en Europe, en partie parce que les demandeurs d’emploi ne disposent pas des compétences recherchées par les employeurs. Face au taux de chômage élevé qui prévaut actuellement et aux fortes divergences entre les États membres, la mobilité professionnelle peut jouer un rôle important pour réduire le chômage dans les pays touchés par la récession tout en aidant à combler les déficits de<sens> compétences et à pourvoir les emplois vacants dans les autres États membres.

Cela dit, se mettre à la recherche d’un emploi dans un autre État membre est une décision qui incombe exclusivement à l’intéressé.

Que propose la Commission pour faciliter la mobilité des jeunes?

En novembre 2012, la Commission européenne a décidé d’améliorer et de moderniser EURES, le réseau européen sur la mobilité de l’emploi (voir IP/12/1262, MEMO/12/896, MEMO/12/897). Le but est d’aider les demandeurs d’emploi à entrer plus facilement en relation avec des employeurs recherchant des compétences particulières, de cibler davantage les secteurs et les métiers en déficit de main-d’œuvre qualifiée et de soutenir des programmes de mobilité en faveur des jeunes.

Sur la période 2014-2020, quatre millions de personnes, principalement des jeunes, devraient recevoir des aides dans le cadre du nouveau programme «Erasmus pour tous» afin d’étudier, de se former ou de travailler bénévolement à l’étranger, alors que seules 2,5 millions de personnes bénéficient des programmes de mobilité européenne existants. Cette expérience internationale renforce les compétences et améliore la capacité d’insertion professionnelle. «Erasmus pour tous» devrait être doté d’un budget total d’environ 14,5 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de 40 % par rapport aux programmes équivalents actuels.

L’actuel programme pour l’éducation et la formation tout au long de la vie vise à soutenir la mobilité à des fins d’apprentissage par l’intermédiaire des programmes Erasmus (enseignement supérieur), Leonardo da Vinci (enseignement professionnel), Comenius (enseignement scolaire) et Grundtvig (éducation des adultes). Erasmus et Leonardo da Vinci permettent à eux deux environ 140 000 placements professionnels par an auprès de sociétés ou d’autres organisations (voir IP/12/379).

Y a-t-il un risque de « fuite des cerveaux » ?

S’il est vrai que le pays d’origine est perdant à court terme lorsqu’un travailleur part à l’étranger, la situation est néanmoins meilleure que si le travailleur demeurait au chômage dans son pays d’origine. Tant que le travailleur migrant conserve un emploi à l’étranger, il peut contribuer à l’économie de son pays d’origine en envoyant de l’argent. Dans la pratique, lorsqu’on assiste à une reprise économique, la plupart des travailleurs retournent dans leur pays d’origine pour y exploiter les compétences qu’ils ont acquises entre-temps. Tel est le cas, par exemple, des travailleurs polonais qui étaient venus travailler au Royaume-Uni après 2004 mais sont désormais retournés en Pologne.

Quel soutien supplémentaire peuvent apporter les fonds structurels de l’UE ?

À l’initiative de la Commission, des équipes d’action composées de fonctionnaires nationaux et de fonctionnaires de la Commission ont été créées en février 2012 avec les huit États membres qui affichent les taux de chômage des jeunes les plus élevés (Grèce, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Portugal, Slovaquie et Espagne). Le but était de mobiliser les fonds structurels de l’UE (notamment ceux du Fonds social européen) encore disponibles pour la période de programmation 2007-2013 afin de favoriser les possibilités d’emploi des jeunes et de faciliter l’accès des PME aux financements.

Grâce aux efforts des équipes d’action, au début de l’année 2013, quelque 16 milliards d’euros de fonds de l’UE avaient été ciblés en vue d’une affectation accélérée ou d’une réaffectation. Ce montant permettra d’aider près de 780 000 jeunes et 55 000 PME et de financer d’autres mesures en faveur de la croissance. Voici des exemples de réaffectation des fonds par les équipes d’action :

Irlande

25 millions d’euros ont été transférés au programme intégré « Youthreach » qui permet aux jeunes ayant quitté l’école sans diplôme ni formation professionnelle d’accéder à l’éducation et à la formation et d’acquérir une expérience professionnelle. Grâce à cette mesure, 3 700 postes d’apprentissage seront préservés jusqu’à la fin de l’année 2013.

Un fonds pour le marché du travail, l’enseignement et la formation (Labour Market Education & Training Fund) baptisé «Momentum», qui s’inscrit dans le cadre du plan d’action pour l’emploi de l’Irlande, a été lancé en décembre 2012. Il vise à offrir une formation axée sur les compétences à un maximum de 6 500 chômeurs de longue durée. 20 millions d’euros sont dédiés à ce fonds, qui sera cofinancé par le FSE. L’un des quatre volets de ce fonds est tout spécialement destiné aux jeunes de moins de 25 ans et permettra de former plus de 1 000 personnes en 87 endroits du pays et 62 cours distincts.

Slovaquie

À la suite de la réaffectation des fonds du FSE, deux projets nationaux (d’un montant de 70 millions d’euros) ont été lancés en novembre 2012 pour soutenir la création d’emplois pour les jeunes de moins de 29 ans dans les secteurs du privé et de l’activité indépendante dans les régions les plus touchées par le chômage (13 000 nouveaux emplois ciblés). La mise en œuvre des projets se déroule bien jusqu’à présent, les microentreprises et PME se montrant particulièrement intéressées par la possibilité d’offrir des opportunités d’emploi aux jeunes. À la fin de mars 2013, plus de 4 200 nouveaux emplois avaient été créés (22,8 millions d’euros mobilisés).

Lituanie

Toutes les mesures programmées par le FSE sont mises en œuvre: une nouvelle mesure (d’un montant de 3 millions d’euros) a été approuvée pour augmenter l’attractivité de régimes de prêt aux jeunes pousses et aux indépendants, et un projet permettant à quelque 6 000 jeunes d’acquérir les compétences nécessaires pour décrocher un premier emploi touche à sa fin. Le taux de chômage des jeunes a baissé de 35,1 % en 2010 à 26,4 % en 2012.

Un projet a été réorienté pour proposer des programmes de formation professionnelle à près de 6 000 jeunes. Son budget est d’environ 6 millions d’euros. Ce projet a débuté en août 2012 et se terminera en août 2013. Le taux de mise en œuvre de cette mesure (formation professionnelle) est de 48,58 %. Les participants sont au nombre de 4 851 et le taux de capacité d’insertion professionnelle s’élève à 59,4 %.

Un projet permettant aux jeunes d’acquérir les compétences nécessaires pour décrocher un premier emploi a été étendu et a vu son budget augmenter de 6 millions d’euros, ce qui permettra d’aider près de 6 000 jeunes. Son budget total est maintenant d’environ 36 millions d’euros. Ce projet a débuté en juillet 2011 et se terminera en novembre 2013. Son taux de mise en œuvre est de 64,72 %. À ce jour, les participants sont au nombre de 4 382.

Une nouvelle mesure (d’un montant de 3 millions d’euros) a été approuvée pour augmenter l’attractivité de régimes de prêt aux jeunes pousses et aux indépendants.

Une autre mesure relevant du FSE (d’un montant de 9,3 millions d’euros), qui soutient la création du premier emploi, a été approuvée récemment ; elle remplace le dispositif existant de réduction des cotisations de sécurité sociale à verser pour le premier emploi par des subventions salariales. Son budget est d’environ 9 millions d’euros. Ce projet a débuté en août 2012 et se terminera en septembre 2015. 20 000 participants sont prévus. Au 18 avril 2013, 4 858 demandes avaient été reçues. Les subventions seront versées à compter du 1er juin 2013 et il est très probable que tout le montant alloué sera dépensé.

Une autre mesure a été approuvée pour la promotion de l’emploi des jeunes et la motivation. Deux projets débuteront (d’un montant d’environ 580 000 euros), tous les deux dans le domaine du bénévolat.

Grèce

À la suite d’une reprogrammation de grande envergure à la fin de 2012, un plan d’action national en faveur de la jeunesse, bénéficiant d’un financement de l’UE de 517 millions d’euros, a été approuvé en janvier 2013. Ce plan entend promouvoir des activités en relation avec l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat et cible près de 350 000 jeunes. D’après les autorités grecques, les nouvelles initiatives qui ont déjà débuté (et bénéficient d’un financement de l’UE d’environ 47 millions d’euros) comprennent l’embauche temporaire de jeunes chômeurs (âgés de 35 ans au maximum) dans le cadre de programmes de travail ayant un ancrage local dans le secteur de la culture, ainsi que le soutien de structures sociales qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion sociale pour permettre le recrutement de jeunes au chômage. Par ailleurs, les préparatifs concernant la mise en œuvre effective des dispositifs suivants du plan d’action (bénéficiant d’un financement de l’UE d’environ 146 millions d’euros) en sont désormais à leur dernière phase:

  • un «chèque pour l’entrée sur le marché du travail», qui allie une formation à un placement professionnel de cinq mois en entreprise et vise 45 000 jeunes chômeurs âgés de 29 ans au maximum;

  • un mélange de formation théorique et sur le tas pour 1 000 jeunes chômeurs jusqu’à la même limite d’âge. La mise en œuvre de ces deux dispositifs devrait débuter au cours du mois de juin 2013 ;

  • la révision des programmes en 2012 en vue de l'octroi d'une aide complémentaire de 1,2 milliards d'euros visant à répondre aux besoins en liquidités des PME.

Lettonie

11 millions d’euros ont été alloués au soutien des jeunes sans qualification professionnelle et cherchant des formations nouvelles, orientées vers le marché de l’emploi. Dans l’ensemble, la proportion de jeunes chômeurs bénéficiant d’un soutien de l’UE devrait passer de 24 % à 40 %, tandis que le nombre de jeunes suivant une formation professionnelle devrait doubler. Les programmes sont en cours de mise en œuvre.

Portugal

Une initiative nationale baptisée «Impulso Jovem» a nécessité une reprogrammation d’envergure des fonds structurels. 143 millions d’euros de fonds de l’UE ont été réaffectés au financement de mesures de création d’emplois ciblant 90 000 jeunes jusqu’à la fin de l’année 2015 et 200 millions d’euros des fonds de l’UE ont été réaffectés au soutien de 4 500 PME. Figurent parmi ces mesures le Passeport pour l’emploi qui permet de décrocher des stages dans des secteurs économiques de premier plan, ainsi qu’une aide à l’embauche des jeunes âgés de 18 à 30 ans sous la forme d’un remboursement des cotisations de sécurité sociale versées par les employeurs. Un transfert de 10 millions d’euros du programme opérationnel du Fonds européen de développement régional (FEDER) en faveur de Madère vers le programme opérationnel correspondant du FSE a été effectué afin de soutenir les possibilités de stage offertes aux jeunes. En février 2013, le périmètre du programme a été élargi en assouplissant les critères d’éligibilité ainsi qu’en étendant le programme aux autres régions. Fin avril 2013, 7 500 jeunes avaient bénéficié du programme.

Espagne

Courant 2012, plus de 286 millions d’euros du FSE ont été réaffectés à des actions en relation avec la jeunesse. Sur cette enveloppe, un montant de 135 millions d’euros a été alloué au service public de l’emploi afin d’aider les jeunes à trouver du travail. S'agissant du FEDER, plusieurs mesures d'un montant total de 1 027 millions d'euros sont déjà mises en œuvre ou seront adoptées prochainement : il s’agit notamment de la création de cinq fonds renouvelables visant à faciliter l'accès des PME innovantes aux financements (couvrant notamment leurs besoins en fonds de roulement), grâce à une contribution globale du FEDER de 372 millions d'euros) ; de l’affectation de 446 millions d'euros à un nouveau régime d'aides prenant la forme de prêts spécifiques accordés pour la réindustrialisation et les secteurs industriels stratégiques ; d’une aide accrue aux PME du secteur agroalimentaire dans les régions où le taux de chômage des jeunes est le plus élevé ; de la construction et de la rénovation d'infrastructures d'enseignement et de formation, grâce à une contribution globale du FEDER de 208 millions d'euros

Italie

Une vaste opération de hiérarchisation des dépenses a été lancée en décembre 2011; elle en est déjà à sa troisième phase grâce au soutien de l’équipe d’action. Cette opération comprend le financement d’un plan pour l’aptitude à l’emploi en Sicile, qui devrait profiter à environ 50 000 jeunes, de nouvelles activités pédagogiques destinées à 65 300 étudiants des régions méridionales, 13 000 nouvelles possibilités de mobilité (Erasmus/Leonardo), un régime de crédit d’impôt encourageant l’emploi des personnes défavorisées, parmi lesquelles les jeunes, et une enveloppe de 600 millions d’euros consacrée à des activités de soutien aux jeunes entrepreneurs, chercheurs, apprentis ou aux jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent ni études ni formation (NEET).


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