Chemin de navigation

Left navigation

Additional tools

Autres langues disponibles: EN

Commission européenne

MEMO

Bruxelles, le 23 avril 2013

Stratégie commune Afrique‑UE: principaux faits

Les 25 et 26 avril se tiendra, à Addis‑Abeba, une réunion entre la Commission de l’Union africaine (UA) et la Commission européenne dans le cadre de la sixième session annuelle conjointe de leurs collèges respectifs. Cette manifestation de haut niveau donnera le coup d’envoi politique aux préparatifs du prochain sommet UE‑Afrique de 2014. L’ordre du jour s’articulera autour des défis communs auxquels sont confrontés les deux continents, tels que la paix et la sécurité, et autour d’intérêts communs, notamment la recherche d'une croissance inclusive et durable.

Les participants discuteront également des progrès réalisés et de la voie à suivre aux fins de la stratégie commune Afrique‑UE, laquelle inscrit les relations entre l'Union et l'Afrique dans une nouvelle perspective, fondée sur la défense de valeurs partagées, d'intérêts communs et d'objectifs stratégiques. Les parties sont l'une comme l'autre déterminées à dépasser la traditionnelle relation donateur-bénéficiaire et à renforcer leur coopération en tant que partenaires égaux, fondée sur une même vision à long terme des relations UE‑Afrique dans un monde globalisé.

Le partenariat Afrique‑UE a donné des résultats dans différents domaines de coopération, dont la paix et la sécurité, la gouvernance démocratique, les infrastructures et les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). C’est ainsi que la facilité de soutien à la paix pour l'Afrique est désormais reconnue en tant qu'instrument d'aide à la recherche de «solutions africaines à des problèmes africains», comme en témoignent les opérations de soutien de la paix en cours en Somalie, en République centrafricaine et au Mali. Pour ce qui est des infrastructures, plus de 80 projets ont pu bénéficier d’une aide financière, se chiffrant à 6,5 milliards d’EUR au total, le retour sur investissement étant, selon les estimations, 12 fois supérieur à l'investissement initial.

Même si l’Afrique élargit ses relations économiques avec d’autres continents, l’UE demeure le premier partenaire commercial du continent africain. L’UE constitue également le premier contributeur mondial à l’aide publique au développement destinée à l’Afrique. Depuis l’adoption de la stratégie commune Afrique‑UE, l'UE intègre les nouvelles priorités dans ses divers instruments d'aide et de coopération.

Stratégie commune Afrique‑UE

C'est au sommet de Lisbonne de décembre 2007 que les chefs d'État ou de gouvernement africains et européens ont adopté la stratégie commune Afrique‑UE.

La stratégie commune a pour objet:

  1. de ne plus se cantonner à la coopération au développement, en ouvrant le dialogue et la coopération Afrique‑UE à des questions d’intérêt commun, tels que l’emploi et les échanges commerciaux;

  2. de ne plus traiter que la seule Afrique, en prenant ses distances par rapport aux questions ayant purement trait au développement africain – axe traditionnel ‑ pour s'attacher à relever efficacement les défis mondiaux tels que la migration, le changement climatique, la paix et la sécurité;

  3. de sortir de l'approche fragmentaire, en soutenant les aspirations de l’Afrique, désireuse de trouver des réponses transrégionales et continentales à certains des défis cruciaux;

  4. de dépasser le cadre institutionnel, en optant pour un partenariat axé sur les personnes, garantissant une meilleure participation des citoyens africains et européens.

Sur la base de ces principes communs, la stratégie commune Afrique‑UE définit huit domaines de coopération spécifiques:

1. paix et sécurité;

2. gouvernance démocratique et droits de l’homme;

3. commerce, intégration régionale et infrastructures;

4. objectifs du millénaire pour le développement (OMD);

5. énergie;

6. changement climatique et environnement;

7. migration, mobilité et emploi,

8. science, société de l’information et espace.

Partenariat: principaux résultats

Depuis le sommet Afrique‑UE de 2010, l’UE et l’Afrique s’attachent à appuyer la mise en œuvre du deuxième plan d’action 2011‑2013 au titre de la stratégie commune Afrique‑UE, élaboré par la Commission européenne, en collaboration avec ses partenaires africains, pour obtenir des résultats en plus grand nombre et de meilleure qualité.

Lors du dernier sommet Afrique‑UE de novembre 2010, l’accent a été mis sur la nécessité d’établir un lien entre coopération et intégration économiques plus étroites, ainsi que sur l'importance de l'engagement accru du secteur privé. Les participants ont également appelé à une plus grande coopération dans les domaines de la science et de la société de l'information, en vue de créer une économie inclusive, fondée sur la connaissance et compétitive sur le plan mondial. Dans la déclaration du sommet, les dirigeants ont réitéré leurs engagements et ont adopté un plan d'action (2011‑2013), appelant à renforcer la coopération dans les huit domaines prioritaires et à mettre en place des mécanismes de soutien afin de faciliter le processus.

La stratégie commune Afrique‑UE a permis d'obtenir des résultats dans de nombreux domaines de coopération.

En voici quelques exemples parlants.

La facilité de soutien à la paix pour l'Afrique (FPA)

La FPA est l’outil opérationnel du partenariat Afrique‑UE pour la paix et la sécurité. C’est au moyen de cet instrument que l’UE aide l’UA et d’autres organisations régionales africaines à trouver des «solutions africaines à des problèmes africains». Les missions financées au titre de la facilité sont dirigées par des Africains et composées d'Africains également.

Depuis la création de la FPA en 2004, l’UE a mobilisé plus de 1,1 milliard d'EUR pour les opérations de soutien de la paix, les programmes de renforcement des capacités et le mécanisme de réaction rapide. Les trois opérations de soutien de la paix en cours sont l'AMISOM (la mission de l’UA en Somalie), la MICOPAX (la mission de consolidation de la paix en République centrafricaine) et la MISMA (la mission internationale de soutien au Mali, sous conduite africaine).

Le Fonds fiduciaire UE‑Afrique pour les infrastructures (AITF)

Le partenariat UE‑Afrique pour les infrastructures constitue l’un des piliers de la stratégie de l'UE pour l'Afrique. Le partenariat tend à accroître les investissements européens et africains dans les infrastructures et les services connexes. Il associe subventions et prêts pour faire gonfler l’enveloppe totale consacrée aux projets d’infrastructures en Afrique. Il est doté de 746,4 millions d’EUR au total. L’enveloppe globale allouée par la Commission s'élève maintenant à 638 millions d'EUR, le solde étant versé par les États membres de l'UE participants.

À ce jour, l’AITF a consacré plus de 80 subventions à des projets d’infrastructures représentant au total plus de 6,5 milliards d’EUR dans la phase d’investissement. D’après les estimations, chaque euro investi par l’AITF dans le financement de subventions génère 12 EUR en investissements totaux. Figurent parmi les exemples récents le mécanisme d’atténuation des risques géothermiques en Afrique centrale et orientale, les projets eau‑assainissement du lac Victoria au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, le projet d’interconnexion énergétique Côte d’Ivoire, Libéria, Sierra Leone et Guinée dans ces pays, ainsi que la route de contournement de Kampala, en Ouganda.

Le programme de soutien à l’Union africaine (PSUA)

L’UE a alloué, au titre du PSUA, 55 millions d'EUR sur le Fonds européen de développement afin d'apporter un soutien aux institutions de l'UA, notamment pour aider la Commission de l’Union africaine (CUA) à accélérer le processus de réforme des institutions. Ce soutien avait pour but de permettre à la Commission de l’UA de jouer efficacement son rôle de «moteur» du processus d’intégration africaine et de faciliter l'approfondissement du partenariat entre l'Afrique et l'UE. Le PSUA sera suivi d’une deuxième phase, à laquelle seront affectés 30 millions d’EUR au total, ainsi que de l’allocation d’une somme de 10 millions d’EUR destinée au soutien technique à la mise en œuvre des priorités du deuxième plan d’action de la stratégie commune Afrique‑UE.

Le programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA)

L’UE a appuyé le processus du PDDAA à l'échelon continental, régional et national dans le cadre du Fonds européen de développement (FED) et de l’instrument de financement de la coopération au développement et du programme thématique de sécurité alimentaire. Les institutions africaines (CUA, Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique – NEPAD – Agence et Communautés économiques régionales – CER) ont bénéficié d’une aide directe pour diriger le processus du PDDAA (au moyen d'un fonds fiduciaire multi‑bailleurs).

Il ressort de la mise en œuvre au niveau national que figure, parmi les grandes réussites, le renforcement de la capacité des États membres à concevoir et à mettre en œuvre des plans d'investissement dans l'agriculture et la sécurité alimentaire basés sur le PDDAA ainsi qu'à coordonner l'élaboration et l'harmonisation des politiques en vue d'une conception et d'une application efficaces des politiques, stratégies et programmes nationaux. Hormis cela, le financement et l’alignement, par les partenaires du développement, sur les priorités nationales en matière de développement agricole ont augmenté, tandis qu'ont été mis en place des partenariats solides et crédibles en vue de l’accroissement des investissements dans l’agriculture.

Climat pour le développement de l’Afrique (CLIMDEV Afrique)

L’UE a débloqué, en avril 2012, une somme de 8 millions d’EUR en faveur de l’initiative ClimDev Africa afin d’appuyer la réponse africaine à la variabilité et au changement climatiques. Dans le cadre de cette aide, la première étape a consisté à créer le Centre africain de politique climatique (CAPC), qui aide la Commission de l'Union africaine et ses États membres à concevoir des politiques dans le domaine du changement climatique et s'attaque au besoin d’amélioration substantielle des informations climatiques en Afrique.

Par ailleurs, l’une des activités majeures a pour objet de faciliter la contribution africaine au processus de négociation relatif à l’accord climatique post‑2012 au moyen d'études analytiques et d'ateliers consultatifs et de contribuer à l'élaboration d'une position africaine commune sur les questions climatiques. L’initiative ClimDev est complétée par d’autres projets importants de coopération UE‑Afrique dans les domaines du changement climatique et de la coopération en matière d'environnement, y compris l'Alliance mondiale contre le changement climatique, l'initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel, ainsi que l'atlas des sols d’Afrique.

Le mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP)

Les principaux objectifs du MAEP sont d'encourager l'adoption de politiques, de normes et de pratiques propices à la stabilité politique, à une croissance économique solide, au développement durable et à une intégration économique sous‑régionale et continentale accélérée grâce au partage d'expériences et au renforcement des pratiques concluantes et des pratiques d'excellence, dont le recensement des lacunes et l'évaluation des besoins en matière de renforcement des capacités.

La Commission a affecté, depuis 2009, 2 millions d’EUR au fonds d’affectation spéciale géré par le PNUD afin d'aider le secrétariat du MAEP.

Le programme Nyerere

Cette initiative vise à contribuer au développement et au maintien de ressources humaines africaines de haut niveau, possédant des diplômes de master et de doctorat dans des domaines clés pour le développement socio‑économique de l’Afrique, en favorisant la mobilité universitaire et étudiante à l’intérieur de l’Afrique et en participant au renforcement des capacités.

L'initiative d’harmonisation et d’ajustement de l’enseignement supérieur africain

Dans le cadre de sa mise en œuvre du plan d'action relatif à la deuxième décennie de l’éducation en Afrique, la Commission de l’UA a commencé à promouvoir l’assurance de qualité et l’instauration d’un cadre en vue de l’harmonisation des programmes d’enseignement supérieur en Afrique. La contribution potentielle de la méthode visant à «harmoniser les structures et les programmes d’enseignement», un instrument d’harmonisation des programmes d’études et des profils de diplômes en Europe, au soutien de la stratégie d’harmonisation de l’enseignement supérieur africain a été reconnue par les parties prenantes des deux continents. Une initiative pilote impliquant 60 universités africaines et portant sur cinq matières (éducation, médecine, agriculture, génie mécanique et civil) vient de se clôturer. Des travaux sont désormais en cours pour consolider et valider les nouveaux profils de diplômes auprès des autorités concernées et des associations professionnelles et pour préparer une initiative à grande échelle, qui devrait élargir le nombre de pays, d’universités et de matières et comprendra aussi une plateforme spécialement réservée aux ministères de l’enseignement (supérieur) en vue d'appuyer la conception d'une procédure d'accréditation continentale en Afrique.

Dialogue UA‑UE sur les droits de l’homme

L’Union européenne et l’Union africaine entretiennent un dialogue sur les droits de l’homme depuis 2008, lequel permet aux deux entités de se tenir au courant des initiatives régionales de l'une et de l'autre, de discuter de thèmes sensibles et de définir des actions conjointes dans certains domaines. Le dialogue est alimenté par toute une série de réunions au cours desquelles experts européens et africains débattent de questions d'intérêt commun, telles que le racisme, les droits des migrants, la liberté d'expression et la liberté d'association, afin de promouvoir plus efficacement certains droits de l'homme aux niveaux régional et mondial.

Le dernier dialogue UA‑UE sur les droits de l'homme, qui s’est déroulé en novembre 2012, à Addis‑Abeba, était axé sur des questions d’intérêt commun, y compris le racisme, le droit au développement, la peine de mort, les droits des migrants, et la mise en œuvre des principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. De nature prospective, le dialogue a relevé des thèmes nécessitant une intensification de notre coopération, à savoir les actes de violence à l’encontre des femmes et la liberté d’association.

Le dialogue stratégique Afrique‑UE sur les sciences, les technologies et l’innovation

À la suite des conclusions du sommet Afrique‑UE de 2010, un dialogue stratégique a été mis en place dans le but de renforcer la coopération dans le domaine des sciences, des technologies et de l'innovation. La recherche et l’innovation constituent un pilier important de la stratégie commune Afrique‑UE. En effet, l’Afrique arrive aujourd’hui en première position des régions tierces sur le plan de la participation au septième programme‑cadre de recherche de l’Union européenne. Quelque 400 projets, portant sur des défis d’intérêt commun tels que la sécurité alimentaire, le changement climatique ou les énergies renouvelables et dotés d'environ 140 millions d'EUR alloués par l’UE, regroupent aux alentours de 1 000 participants africains. L’aide de 15 millions d’EUR affectée au programme de subventions de recherche de l’Union africaine, qui rassemble des chercheurs du continent tout entier, en est une illustration supplémentaire.

Pour l’avenir

Depuis l’adoption de la stratégie commune Afrique‑UE, l'Union intègre les nouvelles priorités dans ses divers instruments d'aide et de coopération.

La Commission a proposé de débloquer 1 milliard d’EUR en faveur d’un programme panafricain dans le cade de l’instrument de financement de la coopération au développement. Le Conseil et le Parlement sont en pourparlers dans le cadre des négociations sur le budget de l’UE pour la période 2014‑2020. Le programme panafricain s’inscrira en appui du partenariat stratégique en apportant un soutien aux programmes transrégionaux et continentaux et permettra donc davantage à l'UE de traiter l'Afrique en monolithe.

Dans le cadre des perspectives financières 2008‑2013 actuelles, le Fonds européen de développement (22,7 milliards d’EUR) constitue le premier instrument de coopération avec les pays de l’Afrique subsaharienne. Le Fonds européen de développement soutient la coopération aux niveaux national, régional et intra‑ACP. La programmation nationale et régionale pour l’Afrique pour la période 2008‑2013 s’élève à 13,9 milliards d’EUR.

L’Afrique est également couverte par l’instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) pour les pays d’Afrique du Nord, le volet géographique et thématique concerné de l’instrument de financement de la coopération au développement, et par des instruments thématiques mondiaux, tels que l’instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme (IEDDH).

Le prochain sommet Afrique‑UE devrait avoir lieu en 2014 à Bruxelles. Des efforts sont actuellement fournis pour accélérer la mise en œuvre du plan d'action actuel et obtenir des résultats plus tangibles pour les citoyens des deux continents.

Pourquoi l’Afrique est‑elle une priorité de la politique de développement de l’UE?

Les pays les moins avancés, tels que définis par les Nations unies, se situent, dans leur grande majorité (34 sur 49), sur le continent africain.

Trois Africains sur quatre vivent dans la pauvreté, alors que d'immenses possibilités de développement sont à saisir en Afrique.

La plupart des donateurs, hormis la CE, viennent en aide d’un nombre restreint d’États se débrouillant mieux que les autres; la CE estime que l’aide devrait aller là où elle est la plus urgente et, partant, soutient les pays les plus pauvres et les États fragiles.

Même si l’Afrique élargit ses relations économiques avec d’autres continents, l’UE demeure le premier partenaire commercial du continent africain; alors que l’Afrique intervient dans les échanges commerciaux avec l'UE27 à hauteur de 9 %, la France, l'Italie et l'Allemagne représentent plus de la moitié de l'ensemble des échanges commerciaux de l’UE27 avec l’Afrique. José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a toutefois souligné que l’UE reste, au niveau mondial, le premier pourvoyeur d’«aide pour le commerce».

• L’Afrique est le continent qui souffre le plus des effets du changement climatique et qui connaît la plus grande pauvreté énergétique. Elle possède néanmoins un énorme potentiel pour déclencher une «révolution en faveur des énergies renouvelables», ce qui lui permettrait d'extraire près de 600 millions d'Africains de la pauvreté énergétique.

La récession économique actuelle peut avoir un impact encore plus grand pour l'Afrique que pour l'Europe. Non seulement les citoyens risquent de perdre leur emploi et leur logement, mais ils risquent également de retirer leurs enfants de l’école et de disposer de moins d’argent pour les dépenses alimentaires et les soins de santé.

La croissance économique stable et l'amélioration de la politique de réduction de la pauvreté en Afrique sont autant d’éléments qui font avancer la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement, en particulier en améliorant l’accès à l’enseignement primaire et en faisant diminuer la prévalence du VIH/SIDA.

Les pays africains et l'Union européenne ont conclu un certain nombre d’accords par lesquels ils sont liés dans le cadre d’un partenariat.

En quoi l’UE fait‑elle la différence en Afrique ?

Exemples:

  1. Meilleur accès aux denrées alimentaires pour des millions d’Africains: l’UE est le premier contributeur mondial dans le domaine de la sécurité alimentaire. L’UE joue un rôle de premier plan dans la lutte contre la faim et la malnutrition et soutient l’alliance du G8 pour la sécurité alimentaire et la nutrition. L’agriculture figure parmi les priorités de la future aide de l'Union. Depuis 2006, la Commission a dégagé 1 milliard d’EUR par an pour le renforcement de la sécurité alimentaire et du développement agricole dans le monde entier.

  2. Accès abordable et plus fiable aux services de fourniture d’eau et d’énergie pour des millions d’Africains: il est prévu que, dans le cadre de la facilité pour l’eau, 14,5 millions d’habitants accèdent à une eau salubre, en particulier dans les pays de l’Afrique subsaharienne. Sur ces 14,5 millions de personnes, 3,5 millions bénéficieront également d’un accès à de meilleurs équipements d'assainissement et 10,5 millions pourront suivre une formation sur les normes d'hygiène à respecter.

  3. Grâce à la facilité pour l'énergie, 2,5 millions de citoyens africains pourront s'approvisionner en électricité produite à partir de sources renouvelables (vent, soleil, eau et biomasse). Elle devrait également permettre à pas moins de 7 millions d’habitants de se connecter au réseau d’énergie.

  4. Amélioration de la disponibilité et de la qualité des services de santé en Afrique: l’UE soutient les objectifs du millénaire pour le développement liés à la santé en améliorant les systèmes de soins de santé des pays partenaires. Elle appuie aussi les partenariats visant à éradiquer les maladies dues à la pauvreté et à améliorer la santé, tels que l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination et le Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. À ce jour, l’Union a mobilisé plus de 922 millions d’EUR via le Fonds mondial, ce qui a permis d’éviter 5,4 millions de décès prématurés grâce à la vaccination. En complément de ces actions, d'autres aides bien précises ont été apportées, totalisant 250 millions d'EUR au cours des dix dernières années.

  5. La Commission européenne a contribué à la vaccination de plus de 5 millions d’enfants contre la rougeole. Son aide a également rendu possibles plus de 10 millions de consultations sur la santé génésique et plus de 4 millions de naissances assistées par du personnel médical depuis 2004. À l’avenir, l’UE consacrera au moins 20 % de son aide au développement humain (y compris la santé).

  6. Accès préférentiel ou gratuit au territoire de l’UE pour les biens africains au titre de plusieurs accords conclus en partenariat (accord de Cotonou/accords de partenariat économique, système de préférences généralisées/«Tout sauf les armes», accords bilatéraux avec les pays d’Afrique du Nord).

  7. La Commission européenne dépense en moyenne 500 millions d’EUR par an en aide humanitaire, laquelle bénéficie aux millions d'Africains frappés par des catastrophes naturelles, des conflits et des situations de crise prolongée. Elle s’attache, qui plus est, à renforcer la résilience des populations les plus vulnérables aux crises à venir, sauvant ainsi des vies et contribuant à la réduction de la pauvreté.

Financement par l'UE et place de l'UE dans le classement des donateurs

L’Union a déjà dégagé quelque 12 milliards d’EUR en faveur des pays africains dans le cadre du 10e Fonds européen de développement (2008‑2013).

L’UE demeure le premier donateur du continent africain. Entre 2007 et 2012, les pays africains ont reçu près de 24 milliards d’EUR d’aide publique au développement (APD) de la part de l’UE. Les États‑Unis et la Banque mondiale occupent également les premières places du classement des donateurs pour l'Afrique.

Dans leur programme d'aide au développement, les Européens accordent une priorité particulièrement grande à l'Afrique, ainsi que l'atteste la part de l'aide à l'Afrique sur le budget total consacré à l'aide. Si l’on s’en réfère à la part de l’aide allouée à l'Afrique sur l'aide totale, les dix premières places du classement sont occupées uniquement par des pays européens, avec en tête l'Irlande (81 % de son aide totale en faveur de l'Afrique), suivie de la Belgique (77 %), du Portugal (73 %) et de la France (63 %).

Pour en savoir plus

http://www.africa-eu-partnership.org/


Side Bar

Mon compte

Gérez vos recherches et notifications par email


Aidez-nous à améliorer ce site