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Commission européenne

MÉMO

Bruxelles, le 20 février 2013

Actions de développement de l’UE au Burundi

Présentation du Burundi

Le Burundi est un petit pays enclavé, à cheval sur l’Afrique centrale et orientale. Sa superficie est de 27 834 km2 et sa population de 8,5 millions d’habitants, dont environ 15 % vivent en zone urbaine.

Après de nombreuses années d’une guerre civile destructrice (1993-2000), qui a eu un effet dévastateur sur son économie et ses infrastructures, le Burundi reste un pays très fragile. Au cours des sept dernières années, il a connu une paix relative et accompli des progrès lents, mais constants. En 2012, son PIB par habitant était estimé à 270 USD, ce qui en fait toujours un des pays les plus pauvres du monde. La majorité de la population vit avec moins d’un dollar par jour.

Les actions de développement de l’UE au Burundi

L’UE agit en faveur du développement du Burundi depuis 2003, année qui a marqué le début de la période de transition après la guerre. La coopération entre l’UE et le Burundi se concentre sur les domaines de la santé, de la réhabilitation, du développement rural, de la sécurité alimentaire, de l’appui budgétaire, de la bonne gouvernance et de la société civile.

Entre 2008 et 2013, la Commission européenne aura fourni, par l'intermédiaire du 10e Fonds européen de développement (FED) et du programme indicatif national (PIN), 188 millions € au Burundi, dont 52 millions € ont été affectés au développement rural et à la réhabilitation, 25 millions € au secteur des soins de santé et 90 millions € à l’appui budgétaire général.

Un montant de 21 millions € sera également octroyé à d’autres domaines, notamment la bonne gouvernance, le commerce et le soutien à l’ordonnateur national.

Le Burundi dispose de 18 millions € supplémentaires dans le cadre de l’initiative OMD afin de financer un projet visant à améliorer la sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle du pays.

L’enveloppe d’aide totale s’élève actuellement à 210,7 millions €.

Par ailleurs, le Burundi bénéficie de 45,6 millions € supplémentaires pour faire face à ses besoins imprévus (dans le cadre du PIN du 10e FED), principalement dans les domaines de la santé et de la sécurité alimentaire, et de 37 millions € au titre des lignes budgétaires de l'UE destinées à financer des projets dans les secteurs de la sécurité alimentaire, de la société civile et des droits de l’homme.

La Commission a décidé, pour son action, d'accorder la priorité à l'appui budgétaire, à la santé, à la sécurité alimentaire et à la réhabilitation. Le 10e FED soutiendra également des projets relatifs à la société civile et à la gouvernance.

Projets en matière de santé au Burundi

a) «Santé Plus» (11,5 millions €) – Ce projet a été mis sur pied en 2007 pour faire le lien entre les projets humanitaires arrivant à leur terme et le renforcement des structures médicales à plus long terme. Il concerne six provinces: Rutana, Ruyigi, Cankuzo, Karuzi, Makamba et Bururi (dans l’Est et le Sud-Ouest du Burundi).

Il a permis de mettre en place un «district sanitaire» opérationnel dans six provinces (contribuant à accroître la décentralisation) et de fournir des services médicaux de qualité (grâce à la réhabilitation et à l’équipement du centre de santé et à la formation de personnel), aidant ainsi à garantir des soins de santé accessibles et de meilleure qualité dans tout le pays.

b) «Appui à la politique sectorielle de la santé au Burundi (PAPSBU)»: 25 millions €

Ce projet, intitulé «Amagara Meza» («bonne santé» en Kirundi), a été lancé en 2011 et couvre huit provinces - Rutana, Ruyigi, Cankuzo, Karuzi, Makamba, Bururi, Bujumbura rural et Bubanza (Est et Ouest du Burundi). Il a pour objectif d’aider le système de soins de santé burundais à fournir des services de qualité, améliorant ainsi la santé de la population.

Le projet comprend un volet «couverture universelle», qui a contribué à mettre en place deux systèmes innovants: le financement au résultat, qui lie les incitations aux prestations afin d'améliorer l'accès aux soins de santé, leur fourniture et leur qualité, et la carte d'assurance maladie.

Grâce au soutien de l’UE en faveur des soins de santé au Burundi dans le cadre des projets susmentionnés, plus de trois millions d’habitants de ces provinces ont bénéficié, et continueront de bénéficier, d’un accès accru à des équipements de meilleure qualité et de la réhabilitation. Les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans en particulier ont profité de l'accès accru aux soins de santé.

Le nombre de consultations médicales pour les enfants de moins de cinq ans a été multiplié par deux entre 2007 et 2008 et le taux de femmes enceintes donnant naissance avec l’aide de personnel formé est passé de 30,7 % en 2006 à 60 % en 2010.

Cependant, le manque d’énergie du Burundi continue de poser un grave problème pour les services médicaux, en particulier en ce qui concerne les vaccinations et la sécurité des médicaments.

Projets en matière d’alimentation et de nutrition

Plus de 70 % de la population du Burundi souffre d'insécurité alimentaire et le taux actuel de malnutrition chronique des enfants de moins de cinq ans, qui s'élève à 58 %, est un des plus élevés qu’ait connu le Burundi depuis plus de vingt ans. Le Burundi est un des six pays les plus touchés par ce fléau au monde.

Il est estimé que plus de 90 % de la population travaille dans l'agriculture en raison du manque d'emplois dans les autres secteurs économiques. La plupart des pauvres sont des petits exploitants agricoles (dont l’exploitation a une superficie inférieure à 0,5 hectare), qui dépendent des cultures vivrières. Cette pauvreté touche particulièrement les femmes agricultrices qui sont chefs de famille.

a) «Contribution à l’allégement de la flambée des prix des denrées alimentaires par l’amélioration des capacités de production des associations exploitant les périmètres irrigués de l’Imbo»

L’UE a affecté 5,4 millions € à ce programme dans le cadre de sa facilité alimentaire (établie pour aider les pays en développement à réagir rapidement face aux problèmes causés par la flambée des prix des aliments), programme qui est mis en œuvre par l'Organisation pour l’alimentation et l’agriculture.

Le projet a été conçu pour réduire les effets négatifs de la hausse des prix des aliments, d’une part, et du climat, d’autre part, sur la sécurité alimentaire des ménages vulnérables au Burundi. Il contribue à garantir une augmentation de la production agricole et de l’offre d’aliments sur le marché, afin de contrer les effets de la flambée des prix et des conditions météorologiques.

Il a notamment permis: la réhabilitation et le développement de systèmes d’irrigation sur 3 500 ha; la reconstruction de 8 km de digues anti-inondations le long de la rivière Mutimbuzi; le soutien à l’extension de la riziculture sur 4 000 ha supplémentaires; la fourniture aux producteurs de produits de qualité, tels que des semences et des engrais, la réintroduction du système de traction animale (utilisation des animaux dans l’agriculture et les transports), la réhabilitation des pistes rurales et la construction d’entrepôts de stockage.

b) «Réponse rapide à la flambée des prix alimentaires dans huit provinces au Burundi à travers le renforcement de la capacité productive agricole et l’appui aux formes d’agrégation paysannes pour la relance du secteur primaire et de la commercialisation».

Le projet a également été financé au titre de la facilité alimentaire et mis en œuvre par un consortium de quatre ONG italiennes (AVSI, LVIA, VISPE et GVC). La contribution de l'UE s'élève à un million €. Le projet a été mis sur pied pour permettre de réagir rapidement à la flambée des prix de l’alimentation dans les zones rurales du Burundi en renforçant la production agricole et le soutien aux agriculteurs afin d’améliorer l’agriculture dans huit provinces du Burundi (Ngozi, Kayanza, Ruyigi, Rutana, Karuzi, Gitega, Bujumbura Mairie et Bubanza).

Le projet a contribué: à construire un centre de transformation agro-industriel à Bujumbura Mairie; à fournir des semences et des engrais de qualité; à construire des systèmes d’irrigation; à fournir des formations et des orientations sur la gestion des ressources; à réhabiliter cinq entrepôts de stockage et à construire cinq points de vente ruraux dans les provinces de Kayanza et Ngozi.

La contribution de l’UE dans le cadre de la facilité alimentaire a aidé le Burundi à lancer des initiatives permettant de réagir rapidement aux problèmes causés par la flambée des prix des aliments. La flexibilité qu’elle offre a été fondamentale pour transformer les mesures d’urgence en mesures à moyen et long termes, conformément aux programmes nationaux du Burundi.

c) Initiative OMD – «Projet pour accélérer la réalisation de l'OMD 1c (PROPA-O)»

Grâce à une contribution supplémentaire de 18 millions €, l’UE aidera davantage le Burundi à améliorer la situation de sa population en termes de sécurité alimentaire et de nutrition. Le projet vient de démarrer et a été mis en place pour aider le pays à atteindre l’OMD 1 intitulé «Réduire l’extrême pauvreté et la faim», et en particulier la cible c («Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim»).

Le projet couvre les régions d’Imbo et de Moso, qui présentent des taux de malnutrition particulièrement alarmants tout en affichant, dans le même temps, un potentiel certain de développement de la production agricole. Parmi les actions dans le cadre du projet figurent: l’irrigation des marais, l’aide au développement de chaînes de valeur de la production, l'enseignement de la nutrition et l’aide au renforcement des structures médicales locales. Ces mesures devraient bénéficier à environ 20 000 ménages et permettre de soigner 80 000 enfants sous-alimentés.

d) «Programme de renouvellement des équipements des différents complexes théicoles de l'Office du thé du Burundi (OTB)»

Ce projet, financé par STABEX (système de stabilisation des recettes d'exportation, un mécanisme de financement de la Commission établi pour contrer les effets néfastes de l’instabilité des recettes d’exportation liées aux produits agricoles), a été mis sur pied pour améliorer la production exportable de thé, contribuant ainsi à promouvoir une croissance économique durable et équitable.

L’économie burundaise repose fortement sur l’agriculture, le thé et le café en étant des composantes importantes. Le projet prévoit le remplacement ou la réhabilitation de certains équipements anciens, dans les différents complexes de l'Office du thé du Burundi. Cela a permis d’améliorer la qualité du thé séché et d’augmenter les prix de vente, et donc les revenus d’au moins 50 000 ménages qui cultivent le thé. Toute la production de feuilles vertes (33 000 tonnes en 2008) est désormais traitée dans de bonnes conditions.

Avant le programme de renouvellement, le thé à la criée de Mombasa se négociait à environ 1,5 USD le kilo. Aujourd'hui, grâce au remplacement partiel des équipements, le prix varie entre 2,6 et 3 USD le kilo.

Projets dans le domaine de l'énergie

L’UE est néanmoins parfaitement consciente du problème posé par l'énergie et de ses répercussions sur tous les secteurs de l’économie burundaise. Elle a récemment lancé l'initiative de «coopération énergétique dans la région des Grands lacs» afin de réaliser les objectifs de l'initiative «Énergie durable pour tous» d’ici 2030 (une initiative des Nations unies, soutenue par l’UE, visant à garantir à tous un accès universel à l'énergie et à des services énergétiques modernes). Des représentants de la Commission européenne, du Burundi, du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC) coopèrent étroitement à cette initiative et ont récemment mis au point la feuille de route pour la mise en œuvre de cette coopération, laquelle doit désormais être ratifiée en haut lieu.

L'UE soutient pleinement les projets régionaux tels que celui de Ruzizi dont l'objectif est d'améliorer la capacité de production énergétique et l’accès à l’énergie. En ce qui concerne Ruzizi III, l’UE est prête à mobiliser ses instruments financiers et à coopérer avec les banques de développement et, en particulier, avec la Banque européenne d'investissement (BEI). Elle est également disposée à soutenir la remise en état de Ruzizi I et II sous réserve que les conditions de rentabilité et de durabilité soient remplies.

La première condition à satisfaire est la mise en place de «l'agence du bassin du lac Kivu – ABAKIR», qui garantira une gestion optimale des ressources du lac. Le cadre juridique pour la création de cette agence est désormais prêt et sera prochainement soumis à la ratification des trois pays concernés.

Contexte

La coopération de l’Union européenne avec le Burundi date de 2003, marquant le début de la période de transition à l'issue de la guerre. Cette coopération, qui se concentre sur les domaines de la santé, de la réhabilitation, du développement rural, de la sécurité alimentaire, de l'appui budgétaire, de la bonne gouvernance et de la société civile, a une réelle incidence sur la vie de millions de Burundais. Grâce au soutien accordé par l'UE aux soins de santé, par exemple, plus de 3 millions d'habitants ont bénéficié d'un accès élargi à des équipements de meilleure qualité et plus modernes.

Pour couvrir ces priorités, le programme indicatif pluriannuel pour le Burundi au titre du 10e FED s'élève à 188 millions €. Une enveloppe supplémentaire de 18 millions € a été consacrée à la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre de l'initiative OMD.

La situation alimentaire et nutritionnelle au Burundi est alarmante. Il s'agit d'un des pays les plus pauvres au monde, se classant à la 185e place (sur 187) dans l'indice de développement humain (2011), et dont la majeure partie de la population vit avec moins d'un dollar par jour. Le taux de malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans, qui s'élève actuellement à 58 %, est l'un des plus élevés en plus de vingt ans.

Le taux actuel d'électrification au Burundi est de l'ordre de 4 %. Quelque 60 000 ménages sur 1,6 million ont accès à l'électricité, ce qui signifie qu'environ 8 millions de personnes en sont privées. Les conflits récurrents au Burundi au cours des vingt dernières années ont largement détruit les infrastructures de base, en particulier les systèmes de production, de transport et de distribution d'énergie. Le bois et le charbon de bois, qui sont utilisés pour la cuisine, resteront longtemps encore la principale source d'énergie des ménages dans les zones rurales et urbaines. Ces combustibles ont une incidence négative tant sur la santé que sur l'environnement et peuvent entraîner des maladies respiratoires en raison de la pollution de l'air ambiant.


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