Navigation path

Left navigation

Additional tools

Other available languages: EN DE EL

Commission européenne

MEMO

Bruxelles, le 26 novembre 2012

Conseil «Éducation»: Androulla Vassiliou lance une sérieuse mise en garde à propos du financement d’Erasmus

Déclaration de Mme Androulla Vassiliou, commissaire chargée de l’éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, lors de la réunion des ministres de l’éducation de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, le 26 novembre.

«La situation concernant Erasmus [et le programme pour l’éducation et la formation tout au long de la vie] est à présent très grave. Faute d’une réaction rapide à la demande de crédits de financement complémentaires pour 2012 adoptée par la Commission le 23 octobre, celle-ci entamera l’année 2013 avec une dette de près de 220 millions d’euros à rembourser aux agences nationales pour les frais qu’elles ont supportés en 2012 [pour l’exécution du programme pour l’éducation et la formation tout au long de la vie].

La Commission entendait résorber ce retard à partir de fonds attribués au titre de l’année 2013, de façon à garantir au moins le financement des actions de mobilité Erasmus actuelles et futures au début de l’année 2013, au prix toutefois d’une réduction supplémentaire des fonds prévus pour 2013, ouvrant la voie à des problèmes majeurs et bien réels au second semestre de l’année.

Sans entrer dans les détails techniques, je peux vous dire aujourd’hui que les perspectives pour 2013 sont en réalité encore plus sombres, en particulier si l’actuelle impasse des négociations autour du budget 2013 persiste: cette absence de réponse pour le budget 2012, conjuguée à l’absence d’un accord budgétaire pour 2013, risque de perturber les échanges Erasmus dès le début de l’année prochaine, et non au second semestre.

Il est clair également qu’à défaut d’une solution à la fois pour l’insuffisance de crédits pour 2012 et pour le budget de 2013, le problème du financement d’Erasmus restera entier.

Je sais que nous sommes tous d’accord, en dépit même de divergences nationales et institutionnelles sur les grandes questions budgétaires auxquelles nous sommes confrontés, pour souhaiter ne pas compromettre les perspectives de nos jeunes qui cherchent à utiliser Erasmus pour progresser dans leurs études, perfectionner leurs compétences et accumuler des expériences précieuses.

C’est la raison pour laquelle j’ai donné l’instruction à mes services de vérifier tout ce qu’il était possible de faire pour accorder la priorité à la mobilité Erasmus en procédant si possible à une réorientation de fonds aujourd’hui prévus pour d’autres programmes des domaines dont je suis chargée. Dans le même esprit, j’analyserai avec mes collègues membres de la Commission la possibilité de modifier l’affectation de fonds provenant d’autres domaines dans l’ensemble du budget de la Commission. Je pense que des actions telles qu’Erasmus, qui touchent directement la vie des jeunes Européens, devraient être les dernières à subir des restrictions.

Cependant, il ne faut pas se bercer d’illusions: dans le meilleur des cas, l’ampleur de ce type de réorientation de fonds sera limitée. Elle pourrait atténuer ce problème ou en différer la survenance, pas l’écarter. Seul un accord général entre le Conseil et le Parlement européen sur le budget de l’UE pour les années 2012 et 2013 est à même de le garantir. Et, comme nous le savons, pareil accord est tributaire également d’une solution plus globale sur le cadre financier pour l’après-2013.

Dans l’intervalle, je suis persuadée que les jeunes Européens n’ont pas à payer le prix de l’actuel désaccord entre les institutions.» FAQ sur Erasmus et son budget (MEMO/12/816)


Side Bar

My account

Manage your searches and email notifications


Help us improve our website