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MEMO/ 11/811

Bruxelles, le 23 novembre2011

La coopération entre l'Union européenne et le Burkina Faso

La coopération de l'UE au Burkina Faso, dans le cadre du 10ème Fonds Européen de Développement (FED) pour la période 2007-2013, s'élève actuellement à 658 millions EUR.

En effet, u ne allocation initiale de 347 milliards FCFA (529 millions €) pour la période 2008 – 2013 (10 ème FED) a été renforcée en 2010 d’un montant d’un peu plus de 15 milliards FCFA (23 millions €), pour aider le Burkina Faso à faire face aux chocs exogènes causés par la crise économique et financière internationale survenue en 2008-2009, et une crise alimentaire au plan local.

Suite aux bonnes performances du pays dans l’engagement de l’enveloppe initiale malgré un contexte international et climatique difficiles, mais aussi suite face aux besoins très importants du pays, l’appui de l’UE a encore été renforcé d'un montant de 69,5 milliards FCFA (106 millions €) en 2011, à la suite de la revue à mi-parcours du 10ème FED.

Les appuis de l'UE au Burkina Faso se concentrent en priorité sur le renforcement des infrastructures de base et l'inter connectivité, d'une part, et sur l'appui à la bonne gouvernance démocratique, économique ainsi qu'aux secteurs sociaux de base (éducation, santé) à travers un appui budgétaire général, d'autre part. En effet, cet appui budgétaire général, d'un montant de 343,5 millions EUR sur une période de six ans, est concrétisé à travers le "contrat OMD", destiné à soutenir la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement du pays . Il vise à appuyer les efforts du gouvernement pour réduire la pauvreté, améliorer la gouvernance politique et démocratique, améliorer la santé et l'éducation des populations burkinabè.

L'aide européenne poursuit également d'autres objectifs, en soutenant le Burkina Faso dans ses efforts pour augmenter durablement et équitablement l'accès à l'eau potable et à l'assainissement pour tous, à promouvoir l'accès pour tous aux sources d'énergie, notamment les sources d'énergies renouvelables, à soutenir la gouvernance locale par un appui au secteur de la décentralisation. En outre, l'aide européenne soutient également de nombreux projets réalisés directement sur le terrain à travers des ONG et organismes multilatéraux, dans les secteurs du développement rural et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, entre-autres, et elle vient en aide au pays à travers l'aide d'urgence octroyée par ECHO (Bureau d'aide humanitaire de la Commission européenne), en cas de catastrophe naturelle, comme ce fut le cas lors des inondations qui ont touché nombreuses provinces du pays en 2009 et 2010, ou lors des périodes de sécheresse, comme c'est le cas à présent.

Exemples de l'appui de l'UE au Burkina Faso

Contrat OMD - Pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté 2009 - 2014 ( 343,5 millions EUR)

Depuis 2009, le Burkina Faso bénéficie d'un appui budgétaire général, intitulé "contrat OMD".

A mi-parcours, les résultats de l'aide fournie sont encourageants même si les efforts doivent être poursuivis pour atteindre pleinement les objectifs fixés à l'horizon 2015. Entre 2006 et 2010, les moyens budgétaires alloués aux secteurs de la santé et l'éducation de base ont crû respectivement de 11% à 12,1%, et de 14,3 % à 16,2% du budget de l'Etat.

La contribution financière de l'Union européenne au budget de l'Etat a ainsi permis d'obtenir des progrès substantiels notamment dans les domaines suivants:

  • Entre 2007 et 2010, le taux d'accouchement assisté est passé de 54,6% à 76% et le le pourcentage de personnes vaccinées contre la rougeole est passé de 93,9% à 99,3% ;

  • Sur la même période, la scolarisation des filles est passée de 61,2% à 75% de la population et la proportion des élèves achevant l'école primaire de 36,4% à 52,1%.

Amélioration de l'approvisionnement en énergie du Burkina Faso: la centrale solaire de Zagtouli (contribution UE 25 millions EUR) et l'électrification en zone rurale (contribution UE 13 millions EUR)

Pendant son séjour au Burkina Faso, le Commissaire Piebalgs v isitera le site de la future centrale solaire de 22 mega watts –crête qui se situera à Zagtouli, près de Ouagadougou. Actuellement en projet, celle-ci sera réalisée au bénéfice de la société d'électricité nationale SONABEL, qui pourra ainsi fournir l'électricité aux populations à travers l'énergie solaire . A l’heure actuelle, seulement 15% de la population burkinabé a accès à l'électricité (3% en zone rurale). La production d'électricité est étroitement dépendante des importations (que ce soit directement à travers les interconnexions ou indirectement pour le gasoil utilisé dans les centrales thermiques, qui fournissent 70% de la production d'électricité du pays) et a un impact négatif sur l'environnement car étant majoritairement produite à partir d'énergies fossiles.

Ainsi, la coopération de l'UE vise à réduire la dépendance énergétique du Burkina Faso aux énergies fossiles et à améliorer la sécurité de l’approvisionnement en énergie du pays, tout en promouvant les énergies renouvelables et durables.

L'UE prévoit ainsi le financement d'une centrale solaire de 22 MW-crête à Zagtouli dans la région de Ouagadougou (soit l'équivalent de 10% de la capacité de production actuelle du pays). Ce projet n'a pas d'équivalent en Afrique subsaharienne et est quatre fois plus grand que le plus gros projet actuel, qui se situe au Cap Vert. La construction de cette centrale devrait contribuer à sécuriser la fourniture d'électricité des populations et à répondre à une demande croissante, notamment dans les grands centres urbains .

En zone rurale, l'UE contribue à améliorer l'accès des populations à l'électricité à travers différents projets d'électrification rurale, pour un montant d'environ13 millions EUR.

Facilité alimentaire de l'UE pour lutter contre la faim ( 18 millions EUR)

Le secteur agricole occupe une place importante dans l’économie du Burkina. En effet, il occupe environ 80% de la population active et contribue en moyenne pour plus de 30% au PIB. L'appui à l'agriculture constitue donc une priorité pour le développement du pays. Ainsi, entre 2008 et 2011, la contribution de l'UE au secteur agricole s'est élevée à 40 millions EUR.

Pendant son séjour au Burkina Faso, le Commissaire Piebalgs v isitera un projet agricole aménagé de 49 hectares, financé par la Facilité alimentaire de l'UE et mis en œuvre par la FAO, dont bénéficient plus de 350 personnes. Les périmètres agricoles concernés sont exploités par deux villages. . .

Le projet vise à améliorer la production agricole de ces populations en travaillant avec les communautés locales et les associations d’agriculteurs. L’appui fourni concerne notamment la fourniture de semences, améliorées, permettant une productions agricole plus rapide et de meilleure qualité, la fourniture de matériels agricoles et la formation aux producteurs.

Résultats du programme

Multiplication de semences:

  • Augmentation de la production de semences de base  pour passer de 27 (en début de projet) à 357 tonnes en fin de projet ;

  • 18 557 tonnes de semences améliorées produites par les producteurs soutenus par le projet ;

  • Des équipements de traitement (15 égraineuses et 15 batteuses) ont été fournis à 13 coopératives / opérateurs privés de production de semences.

Formation:

  • Au total 1520 producteurs, 212 agents d’encadrement et inspecteurs ont été formés à des techniques de production, de récolte, de traitement et de conservation des semences, en gestion/organisation des associations et commercialisation ;

  • Producteurs semenciers, élus régionaux, conseillers et élus des Unions de Producteurs formés en gestion des organisations et commercialisation ;

  • Formation de 61 agents d’encadrement et 29 inspecteurs semenciers en gestion intégrée des prédateurs et des maladies ;

  • Formation de 159 agents d’encadrement, inspecteurs semenciers, distributeurs d’intrants et représentants des URPS-B.

Génie Rural :

  • Afin de rationaliser les activités post-récolte, 7 magasins et 7 aires de séchage ont été construits ;

  • Dans un souci d’augmentation de la production rizicole par une meilleure rétention d’eau, 1787 ha d’aménagement de bas fond ont été réalisés ;

  • Les études de base (pédologiques, socio-économiques et topographiques) de 3950 ha ont été réalisées ;

  • Afin d’améliorer les capacités d’approvisionnement en eaux, 158 puits busés à grand diamètre ont été construits ;

  • Afin de renforcer la filière semencière dans son maillon analyse et certification, 4 laboratoires d’analyse de semences décentralisés au niveau des régions ont été construits et équipés.

Fourniture d’intrants aux ménages, producteurs vulnérables de semences :

Des kits semenciers, 2 925 t de semences certifiées, ont été mis à disposition puis distribués à 189 338 ménages parmi les plus vulnérables dans 23 provinces du Burkina Faso. Des engrais minéraux (1039 tonnes) ont été fournis à certains ménages.

L'appui à la bonne gouvernance :

Le 10ème FED axe ses efforts sur la qualité de la gouvernance pour lutte r contre la pauvreté à travers un appui d'un montant de 50 millions EUR destiné à la promotion de la démocratie et de l'état de droit, l'amélioration de l'accès à la justice pour tous, le respect des droits humains, la gestion transparente de l'économie à travers la gouvernance économique et financière, la gouvernance locale à travers un appui à la décentralisation, la gouvernance démocratique et le renforcement du rôle des collectivités locales à travers la décentralisation.

Dans ce domaine plus spécifiquement, un programme d’appui à la décentralisation d’un montant de près de 16,5 milliards de FCFA (25 Millions €) est en cours de développement. Il vise à renforcer et à alimenter le Fonds Permanent de Développement des Collectivités Territoriales, l’instrument principal du gouvernement pour le financement des investissements des collectivités territoriales, notamment dans les domaines des compétences transférées à ces dernières.

Un programme d’appui au secteur de la justice est en cours d’identification pour un montant de plus de 5 milliards de FCFA (8 Millions €). Ce projet devra appuyer le Ministère de la justice dans la mise en œuvre de réformes nécessaires pour rendre ce secteur plus efficace, accessible et humain.

Pour plus d'informations

IP/11/1389 – Le Commissaire Piebalgs en visite officielle au Burkina Faso


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