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MEMO/ 11/808

Bruxelles , le 22 novembre 2011

La coopération entre l'Union européenne et le Mali

Le 10 ème Fonds Européen de Développement (FED) pour la période 2008-2013 prévoit une enveloppe de €533 millions pour le Mali.

Les secteurs de coopération princip aux sont au nombre de trois:

  • la gouvernance

  • le développement économique des régions du Nord et du Delta du Niger

  • la croissance et la réduction de la pauvreté via l'appui budgétaire global

L'Union européenne soutient également activement le Mali dans d'autres secteurs tels que la sécurité alimentaire, l'appui à la société civile, l'eau potable, la culture et l'Accord de Partenariat Economique (APE).

Ceci est complété par des instruments thématiques tels que les facilités "eau" et "énergie", l'instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme, le programme thématique «acteurs non étatiques et les autorités locales dans le développement, et les fonds régionaux.

En décembre 2010 le Mali a reçu €5 million pour atténuer les effets négatifs de la crise alimentaire. Ce montant a été ajouté au programme d'appui à la sécurité alimentaire.

L'aide européenne aux secteurs sociaux

Pendant la période 2008-2013, le Mali bénéficie d'un appui budgétaire global de l'UE de €150 millions sous forme d'un "Contrat OMD (Ob jectifs du Millénaire pour le Développement )". L'objectif de cet appui est de soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté tout en poursuivant les efforts de réformes de la gestion des finances publiques. Ceci vise à assurer une dépense publique plus efficace et en lien direct avec les besoins des populations, en particulier dans les secteurs sociaux de base tels que l'accès aux soins et éducation primaire.

L'éducation au Mali est également soutenue par l'appui budgétaire sectoriel. L'éducation est l'un des 3 domaines décentralisés au Mali et 75% des €44 millions du "Programme d'Appui à la Réforme Administrative, à la Décentralisation et au Développement Économique Régional" sont destinés aux investissements des collectivités territoriales, entre autres pour la construction d'écoles. En partie grâce à cet appui, le taux de scolarisation des filles dans les Régions de Kidal, Mopti, Ségou et Sikasso est passé de 50% en 2003-2004 à 65,07% en 2011 .

Evolution des principaux résultats du secteur de l'éducation entre 2003 et 2009:

  • Depuis que l'appui budgétaire a été mis en place, le nombre d'élèves inscrits dans les écoles publiques à travers le pays est passé de 1,3 millions à presque 2 millions .

  • Le nombre de salles de classe utilisées est monté de 24 735 à 38 413.

  • Le nombre de manuels distribués dans les écoles est passé de 1,8 million à 5,1 millions.

Le 23 novembre, le commissaire Piebalgs visitera l'école Jean Richard, qui se situe dans le centre de Bamako. Cette école accueille au total plus de 1000 élèves pour les niveaux fondamental 1 et fondamental 2. Elle a bénéficié au cours des dernières années de fonds publics et en provenance de différents partenaires pour des travaux d'extension et de rénovation des salles de classe.

La Stratégie de l'UE pour la Sécurité et le Développement au Sahel

L'insécurité dans la bande sahélo-saharienne est un défi majeur pour la stabilité des pays de la sous-région. Cette situation constitue une réelle préoccupation, pour le Mali et les pays voisins, ainsi que pour les partenaires tels que l'Union européenne. En effet, la dégradation de la situation sécuritaire menace le développement et la stabilité à long terme de cette partie du territoire national, freine la mise en œuvre des actions de coopération au développement, et limite l'acheminement de l'aide humanitaire. L'insécurité a aussi touché de manière significative le secteur du tourisme. Ces facteurs tarissent les sources de revenus légales des populations, rendues ainsi d'autant plus vulnérables.

Le gouvernement du Mali apporte une réponse à cette situation dégradée en établissant un lien entre "sécurité" et "développement", à travers le Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement au Nord du Mali (PSPSDN). Ce programme, financé par plusieurs bailleurs dont l'Union européenne, le Canada, la France et le Danemark, vise à réinstaurer la présence de l'Etat afin de garantir la sécurité des populations et de favoriser l'émergence d’un environnement favorable au développement.

Sur le plan régional, lors de la réunion ministérielle des Etats membres du Comité d'Etat-major Conjoint (CEMOC) qui s'est tenue à Bamako le 20 mai 2011, les Etats sahéliens ont, sur la base d'une évaluation conjointe de la situation sécuritaire, défini une stratégie d'action commune contre le terrorisme et la criminalité organisée.

La stratégie européenne pour la sécurité et le développement dans le Sahel arrive à point nommé pour appuyer cette dynamique régionale et nationale, à l'heure où celle-ci entre dans sa phase opérationnelle.

La stratégie adoptée par l'Union européenne a pour objectif d'aider les pays de la région (Mali, Mauritanie, Niger) à assurer leur sécurité pour permettre la croissance de leurs économies et une réduction de la pauvreté à travers 4 axes stratégiques :

  • développement, bonne gouvernance et règlement des conflits internes ;

  • politique et diplomatie ;

  • sécurité et État de droit ;

  • prévention et lutte contre l'extrémisme violent et la radicalisation .

Un montant de €50 millions sera également mobilisé dans le cadre de la stratégie pour le Développement et la Sécurité au Sahel, augmentant l'allocation au titre du 10ème FED (Enveloppe A) de € 50 millions, de € 533 millions à € 583 millions. Les fonds supplémentaires seront utilisés pour renforcer les actions liées à la problématique de la sécurité et le développement, notamment au Nord Mali, dans les domaines suivants:

  • La justice : une enveloppe de 20 M€ sera mise à disposition, notamment pour le renforcem ent de la chaine pénale et la réalisation de la carte judiciaire, dans le cadre du Programme pour le Développement de la Justice (PRODEJ).

  • Le développement communautaire décentralisé: avec un accent particulier sur la création d'emplois pour les jeunes, u ne enveloppe supplémentaire de € 15 millions sera mise à disposition, en complément du Programme d'Appui à la Réforme Administrative, à la Décentralisation et au Développement Economique Régional (PARADDER).

  • La sécurité: une tranche additionnelle de € 8 mi llions est prévue pour la deuxième phase du Programme Spécial pour la Paix, la Sécurité et le Développement au Nord Mali (PSPSDN)

  • La prévention et résolution de conflits: un volet spécial de € 6,5 millions sera déployé pour appuyer les activités d'organisa tions spécialisées dans des domaines tels que le suivi et l'analyse des facteurs de conflit et les activités de réconciliation communautaire.

  • Appui politique et diplomatique: enfin, une enveloppe de € 0,5 sera disponible pour financer des conférences et d es rencontres politiques au niveau régional

Le Programme d'appui aux organisations de la société civile

  Le PAOSC vise à renforcer les Organisations de la Société Civile maliennes afin de favoriser leur participation aux processus démocratique, de réforme de l’Etat et de décentralisation ainsi que de mieux jouer leur rôle d’acteurs de développement et de changement social.

C 'est dans ce contexte que s'inscrit le PAOSC, qui constituera un nouvel instrument pour articuler l'appui des bailleurs de fonds au Forum des Organisations de la Société Civile (FOSC), la plateforme nationale créée par et pour la société civile elle-même. Cette intervention  est le fruit d'un important travail de coordination en applique des principes de la Déclaration de Paris et de l'Agenda d'Accra.

Le montant total du soutien apporté aux Organisations de la Société Civile (PAOSC) signé le 23/11/11 est de 12,5 millions d'euros. La part du 10ème FED est de € 7 millions d'euros. Le solde provient de contributions de la Suède, le Danemark et de la Suisse

Le Canada et les Etats Unis proposent également de se joindre au programme dans un deuxième temps. Des négociations avec d'autres bailleurs de fonds intéressés à se joindre au PAOSC sont actuellement en cours.

Quelques exemples de projets de l'UE

Programme d’Appui aux Collectivités Territoriales pour l’Eau Potable et l’Assainissement (PACTEA)

L’objectif du PACTEA est de contribuer à la réduction de la pauvreté et l'amélioration de la santé des populations des centres ruraux et semi-urbains de 3 régions par un service public de l'eau et de l'assainissement durable.  L'objectif spécifique est l’amélioration durable de l’approvisionnement en eau potable et de qualité pour les populations de 40 centres ruraux et semi-urbains en Kayes et Ségou et la mobilisation de la ressource pour 123 centres en Kayes, Mopti et Ségou.

Il était initialement prévu de réaliser 40 adductions d'eau potable (AEP) dans trois régions du Mali. Grâce à une gestion à la fois stricte et ambitieuse des marchés, cet objectif a été atteint, et il a également été possible de réaliser 17 adductions d'eau potable supplémentaires ainsi que 34 points d'eau améliorés ou à motricité humaine supplémentaires. Au total 57 adductions d'eau potable ont été réalisés plus 34 points d'eau modernes, soit un total de 91 points d'eau.

Des latrines ont également été construites pour atténuer les effets de nuisances (hygiène et environnement) des points d'eau qui ont été mis à la disposition des populations. Ainsi 600 latrines communautaires et plus de 2000 latrines familiales ont été réalisées. Ce volet du projet a une incidence importante sur la réduction des maladies liées à l'eau et par conséquent sur la réduction de la mortalité infantile.

Au total, ce sont 225 nouvelles localités qui ont eu accès à l'eau potable grâce à la réalisation de nouveaux forages. En termes d'impact, le projet a dépassé les objectifs initiaux de 250 000 bénéficiaires pour atteindre 500.000 bénéficiaires .

Le co û t total de PACTEA s'élève à €21,01 millions, dont la contribution de l'UE est de €20,2 millions.

Les programmes d’appui à la sécurité alimentaire (PASA) au Mali

L'économie du Mali repose pour plus d'un tiers sur la production agricole (32,9% du PIB). L'agriculture implique directement l'activité productive de 80 % de la population en milieu rural. Cependant, la malnutrition chronique touche plus d’un quart des enfants de moins de 5 ans au Mali. Des prévalences de malnutrition aigüe supérieures au seuil d’urgence de 10% sont fréquemment enregistrées dans le pays, même hors des périodes de crise.

Les programmes PASA, mis en œuvre par le biais des ONG, ciblent les populations les plus vulnérables. Depuis 2006, un total de 22 projets ont été exécutés. Avec un montant total d'un peu plus de €21 millions , les projets ont touchés directement environ 2,3 million personnes (plus de 16 %) de la population malienne. Le groupe cible a surtout été les enfants de 0-5 ans ainsi que les femmes à l'âge de pré-création.

Par e xemple, le project ULU GNALA SE TOLIYA! (Une Bonne Nutrition des Enfants Maintenant!) cible 4 communes dans la région de Mopti, et reçoit un financement européen de €930 000. Son objectif est de créer une capacité propre, y compris des institutions, qui assure un meilleur accès de la population au savoir et aux ressources. Ce projet propose qu’au moins 80% des jeunes et adultes de 5 600 familles vulnérables (environ 18 000 personnes) améliorent leur situation alimentaire, avec une attention particulière portée à l’état nutritionnel des enfants de 0 à 5 ans. Le projet ULU GNALA SE TOLIYAI est également engagé dans la lutte anti-érosion sur 8600 hectares et dans l'irrigation de 100 hectares de terre.

Pour plus d'informations

IP/11/1383 Le Commissaire Piebalgs au Mali pour appuyer le développement et la sécurité au Sahel


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