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Questions et réponses sur la réduction des déchets alimentaires et l’optimisation des emballages des denrées alimentaires

European Commission - MEMO/11/598   14/09/2011

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MEMO/11/598

Bruxelles, le 14 septembre 2011

Questions et réponses sur la réduction des déchets alimentaires et l’optimisation des emballages des denrées alimentaires

A) Minimiser la perte de nourriture

Qu’entend-on par «déchets alimentaires»?

Les déchets alimentaires résultent de la perte d’aliments crus ou cuits, avant, pendant ou après la préparation des repas à la maison ainsi que du rejet d’aliments lors de la production, de la fabrication, de la distribution et de la vente au détail, et dans les services de restauration.

Quelle est l’ampleur du problème dans l’Union européenne?

Selon les estimations, chaque personne gaspille environ 179 kilogrammes de nourriture par an dans l’Union européenne. Au total, cela représente environ 89 millions de tonnes chaque année.1 Le gaspillage d’aliments dans le secteur agricole et les rejets de poissons ne sont pas pris en compte dans ces estimations. Cela signifie que le total annuel des déchets alimentaires est encore supérieur à ces chiffres. Les déchets alimentaires devraient s’élever à environ 126 millions de tonnes (une hausse de 40 %) en 2020 si aucune action ou mesure préventive supplémentaire n’est mise en place.

Qui gaspille cette nourriture et pourquoi?

La nourriture est gaspillée à chacune des étapes de la chaîne alimentaire: par les producteurs, les industriels, les circuits de distribution, les restaurateurs ou traiteurs et les consommateurs2.

Le gaspillage d’aliments a des causes diverses. Par exemple, dans le secteur industriel, il est principalement dû à la surproduction, à un mauvais ciblage du produit (taille ou forme inadaptée), et à une détérioration du produit ou de l’emballage. Dans le secteur de la vente au détail, il est principalement dû aux normes de commercialisation (problèmes d’apparence ou défauts d’emballage), à la mauvaise gestion des stocks et aux stratégies de marketing (les offres de type «deux produits pour le prix d’un»).

À l’échelon des ménages, le gaspillage peut résulter d’un manque de perception de la quantité de nourriture gâchée et du coût de ce gaspillage pour l’environnement et pour l’économie. L’ignorance de la manière d’utiliser efficacement la nourriture (par exemple, en réutilisant les restes ou en cuisinant avec des ingrédients disponibles) contribue aussi, tout comme le manque de planification des achats et la mauvaise lecture des dates de péremption, au gaspillage alimentaire domestique.

Enfin, le secteur de la restauration contribue au gaspillage alimentaire du fait qu’il ne propose que des portions uniformisées (alors que les individus ont des besoins différents), qu’il lui est difficile de prévoir le nombre exact de clients et qu’il n’entre pas encore dans les habitudes des Européens de rapporter chez soi les restes d’un repas au restaurant.

Comment limiter au maximum le gaspillage alimentaire?

Pour y parvenir, il est essentiel d’impliquer tous les acteurs de la chaîne agroalimentaire et de cibler les différentes causes de gaspillage par secteur.

La prise de conscience du gaspillage est actuellement très faible. Il est nécessaire d’accroître cette prise de conscience pour changer les comportements de façon durable et pour réduire le gaspillage de manière importante. Les écoles, par exemple, peuvent jouer un rôle important sur ce plan.

Les banques alimentaires jouent également un rôle dans la diminution du gaspillage en récupérant les surplus alimentaires auprès des détaillants/grossistes, des boulangeries, des criées et des individus au moyen de collectes nationales et locales pour les redistribuer aux organisations caritatives.

La diminution du gaspillage alimentaire aura-t-elle des effets néfastes sur la sécurité alimentaire?

Garantir la sécurité alimentaire est la priorité absolue, mais il est possible de réduire le gaspillage alimentaire sans la compromettre, ni compromettre les normes d’hygiène. La réduction du gaspillage concourt souvent de manière considérable à la sécurité alimentaire et inversement. Dans ce contexte, informer les consommateurs, par exemple au sujet des dates de péremption figurant sur les étiquettes («à consommer de préférence avant» et «à consommer jusqu’au») et au sujet de la conservation d’aliments réfrigérés, favorise à la fois la sécurité alimentaire et la réduction des déchets.

Que puis-je faire pour limiter les déchets alimentaires au quotidien?

Ces conseils simples vous aideront à réduire les déchets alimentaires, à économiser de l’argent et à protéger l’environnement:

1. Préparez vos courses: planifiez vos repas pour une semaine. Vérifiez les ingrédients dont vous disposez dans votre réfrigérateur et vos placards, puis établissez une liste des courses à faire, que vous limiterez aux produits qui vous manquent. Dans le magasin, limitez vos achats aux produits de la liste. Ne vous laissez pas tenter par les offres et n’achetez pas lorsque vous avez faim — vous rentrerez avec plus qu’il ne vous faut. Achetez les fruits et les légumes en vrac et non préemballés afin d’acheter exactement la quantité nécessaire.

2. Vérifiez les dates: choisissez les produits comportant des dates limites qui correspondent à vos dates de consommation du produit ou bien prévoyez d’acheter le produit le jour où vous en aurez besoin. Faites attention à la signification des mentions relatives aux dates: la mention «à consommer jusqu’au» signifie que le produit alimentaire est consommable jusqu’à la date indiquée (par exemple, pour la viande et le poisson), alors que la mention «à consommer de préférence avant» indique jusqu’à quelle date le produit garde la qualité attendue. Les produits alimentaires étiquetés «à consommer de préférence avant» peuvent être consommés sans risque même après la date indiquée.

3. Ménagez votre budget: gaspiller des produits alimentaires est une perte d’argent.

4. Soyez attentif à l’hygiène de votre réfrigérateur: vérifiez les joints et la température de votre réfrigérateur. Les produits alimentaires doivent être conservés entre 1 et 5 degrés Celsius pour garder leur fraîcheur et leur durabilité maximales.

5. Assurez une rotation des produits: lorsque vous achetez de nouvelles denrées alimentaires, placez-les derrière les articles plus anciens dans vos placards ou votre réfrigérateur pour réduire le risque de trouver des produits moisis dans les compartiments de stockage.

6. Utilisez les restes: au lieu de jeter les restes à la poubelle, utilisez-les pour les repas du jour suivant. Ils peuvent servir à un autre dîner ou être congelés pour une autre occasion. Les fruits qui commencent à être trop mûrs peuvent servir à la préparation de lait frappé aux fruits ou de tartes. Les légumes qui commencent à être flétris peuvent servir à faire des soupes.

7. Servez de petites quantités de nourriture, étant entendu que chacun peut se resservir une fois l’assiette terminée.

8. Stockez les aliments en respectant les instructions indiquées sur l’emballage

9 Congelez: si vous ne mangez qu’une petite quantité de pain, congelez-le et ne retirez que les tranches nécessaires du congélateur quelques heures avant le repas. De la même façon, divisez les plats que vous avez cuisinés en portions et congelez-les de façon à avoir des repas tout préparés pour les soirs où vous serez trop fatigué pour cuisiner.

10. Faites du compost: certains déchets alimentaires sont inévitables. Pourquoi ne pas prévoir un bac à compost pour les épluchures de fruits et de légumes? En quelques mois, ces déchets constitueront un compost précieux et riche pour vos plantes. Si vous avez des déchets d’aliments cuits, un composteur de cuisine fera l’affaire. Mettez-y vos déchets, saupoudrez de microbes spéciaux et laissez fermenter. L’humus obtenu pourra être utilisé pour les plantes d’appartement et pour le jardin.

B) Optimiser l'emballage des aliments

Qu’entend-on par «optimisation des emballages des denrées alimentaires»?

L’optimisation des emballages des denrées alimentaires implique de réduire l’emballage inutile des denrées alimentaires (quatre pommes emballées ensemble, par exemple) sans compromettre la sécurité alimentaire et sans accroître le gaspillage des aliments. Il s’agit aussi de trouver l’équilibre entre l’adaptation des emballages aux changements de mode de vie (des portions plus petites pour des ménages plus petits afin de réduire le gaspillage alimentaire) et l’augmentation de la quantité d’emballage supplémentaire que cela peut engendrer. Enfin, il s’agit de recourir à des solutions innovantes – comme les bioplastiques (issus de ressources renouvelables et biodégradables) et les emballages actifs et intelligents.

Les bio-emballages sont-ils une solution?

Les bioplastiques sont un exemple concret d’emballage alimentaire innovant et durable qui peut faire partie de la solution pour autant qu’un certain nombre de problèmes soient résolus. Nous devons veiller à ce que les bioplastiques protègent les aliments de manière adéquate, à ce que leur production ne se fasse pas au détriment de la production d’aliments (des efforts sont entrepris pour développer des bioplastiques à partir de déchets agricoles et d’autres sources de déchets) et à ce que des systèmes de collecte spécifique des déchets d’emballages bioplastiques soient mis en place.

Comment l’emballage des aliments peut-il contribuer à réduire le gaspillage alimentaire?

Un emballage alimentaire bien conçu peut aider le consommateur à acheter la bonne quantité de nourriture, c’est-à-dire celle qui correspond à ses besoins. On peut, par exemple, réduire la taille des paquets ou dégrouper les emballages. Un emballage alimentaire bien conçu peut aussi aider le consommateur à conserver son achat dans des conditions optimales (emballages qui se referment, réemballage sous vide et emballages rétrécissables qui prolongent la durée de conservation du produit. Enfin, l’emballage alimentaire peut aider le consommateur à utiliser efficacement ce qu’il achète (commercialisation de différentes portions, allongement de la durée de conservation des produits et conseils d’utilisation).

Quel rapport y a-t-il entre l’emballage alimentaire et la sécurité alimentaire? Que fait la Commission à cet égard?

Le rôle principal de l’emballage alimentaire est de protéger les produits des influences extérieures comme la casse, la détérioration et la contamination. De plus, la législation européenne sur les matériaux qui entrent en contact avec les aliments (emballage alimentaire, ustensiles de cuisine) vise à garantir que ces derniers sont sûrs et qu’ils empêchent le transfert de certains de leurs composants en quantité inacceptable vers les aliments. La législation vise aussi à garantir la sûreté des plastiques recyclés utilisés dans les matériaux qui entrent en contact avec les aliments.

Que fait la Commission pour réduire au maximum le gaspillage alimentaire et optimiser les emballages alimentaires?

La Commission a commencé à examiner avec toutes les parties intéressées, y compris l’industrie alimentaire, comment réduire au maximum les déchets alimentaires et optimiser les emballages alimentaires sans compromettre la sécurité alimentaire. Elle a engagé un dialogue constructif avec le Forum européen du commerce de détail sur la durabilité3, avec la Table ronde européenne pour une production et une consommation alimentaires durables4, avec le Forum de haut niveau sur l’amélioration du fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, et avec un réseau informel d’États membres.

Pourquoi la Commission soulève-t-elle ce problème maintenant?

L’Initiative phare relavant de la stratégie Europe 2020 : une Europe efficace dans l’utilisation des ressources5 a insisté sur la nécessité d’optimiser l’utilisation efficace des ressources naturelles rares. Les quantités importantes de nourriture gaspillée sont un exemple frappant d’utilisation inefficace des ressources. Dans le contexte de la crise financière (gaspiller des aliments est une perte d’argent) et de la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire mondiale (comment nourrir neuf milliards d’habitants en 2050?), et compte tenu des millions de personnes qui souffrent de faim, la Commission est déterminée à s’attaquer à ce problème et à engager un dialogue visant à réduire au maximum les déchets alimentaires et à optimiser les emballages sans compromettre la sécurité alimentaire. La Commission a décidé de centrer ses activités au cours de la Journée de la sécurité alimentaire (le 15 septembre) sur la réduction maximale des déchets alimentaires et l’optimisation des emballages alimentaires. À cette occasion, le commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, Monsieur Dalli, visitera la Banque alimentaire de Bruxelles, l’International School of Brussels et le centre de recherche pétrochimique de Total où l’emballage alimentaire bioplastique est en cours de développement.

Pour plus d’informations, consultez:

http://ec.europa.eu/food/food/sustainability/index_en.htm

1 :

"Preparatory study on food waste across EU 27" (Étude préparatoire sur le gaspillage alimentaire dans les États membres de l’UE 27) (BIO Intelligence Service, octobre 2010).

2 :

L’étude financée par l’UE estime que les ménages sont responsables d’environ 42 % du gaspillage alimentaire, l’industrie alimentaire de 39 %, les détaillants de 5 % et le secteur de la restauration de 14 %. Les pertes dues au secteur agricole et les rejets de poissons n’ont pas été inclus dans cette étude.

3 :

Plate-forme où interviennent plusieurs acteurs, établie pour échanger les meilleures pratiques en matière de durabilité dans le secteur européen du commerce de détail et pour déceler les possibilités de production et de consommation durables et les obstacles à celles-ci.

4 :

Initiative coprésidée par la Commission européenne et les partenaires de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et soutenue par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Agence européenne pour l’environnement. Vingt-quatre organisations membres (« organisations membres ») représentent la chaîne agroalimentaire européenne.

5 :

Communication «Une Europe efficace dans l’utilisation des ressources – initiative phare relevant de la stratégie Europe 2020» COM(2011) 21 du 26.1.2011.


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