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MEMO/11/558

Bruxelles, le 18 août 2011

Journée mondiale de l'aide humanitaire: le soutien de l'Europe à l'action humanitaire

On compte aujourd'hui plus d'un demi-million de travailleurs humanitaires dans le monde, répartis entre professionnels de l'aide et spécialistes du développement. Selon la dernière évaluation détaillée du secteur, effectuée en 2008, ce dernier emploierait 595 000 personnes (dont les employés nationaux et internationaux des agences humanitaires des Nations unies, des organisations non gouvernementales internationales et de la famille de la Croix Rouge et du Croissant Rouge).

De l'espace pour aider l'humanité

Pour être en mesure d'apporter de l'aide, les travailleurs humanitaires doivent pouvoir accéder à ceux qui en ont besoin. Or, cet accès peut être difficile à obtenir au lendemain d'une catastrophe naturelle ou au milieu d'un conflit armé. La sécurité est l'un des principaux problèmes rencontrés par la communauté humanitaire, qui doit lutter contre des restrictions nouvelles et de plus en plus complexes de l'espace humanitaire.

Les conditions d'intervention des travailleurs humanitaires sont chaque année plus dangereuses. Leurs emblèmes et leurs drapeaux, qui leur garantissaient traditionnellement une protection, en font désormais des cibles.

Selon les Nations unies, les attaques contre des postes humanitaires ont été multipliées par trois au cours de la dernière décennie. En 2010, les travailleurs humanitaires ont été la cible de 129 incidents de sécurité: 69 d'entre eux ont été tués, 86 blessés et 87 enlevés. Dans les zones de conflit, le personnel local court des risques encore plus grands que les travailleurs humanitaires internationaux.

Exemples récents d'attaques contre des travailleurs humanitaires

Lors d'une attaque à la grenade contre les locaux d'une organisation non gouvernementale humanitaire internationale dans le nord-ouest du Pakistan en mars 2010, sept travailleurs humanitaires ont été tués et cinq autres blessés. Ce groupe humanitaire aidait les survivants du tremblement de terre de 2005 au Cachemire, dans le district de Mansehra.

Dix membres du personnel médical d'une organisation humanitaire ont été tués en Afghanistan en août 2010, alors qu'ils se rendaient dans des villages isolés pour apporter leur aide. Parmi eux se trouvait Tom Little, un médecin américain de 61 ans, qui avait passé plus de 40 ans à prodiguer des soins en Afghanistan. Le médecin britannique Karen Woo, 36 ans, et l'interprète allemande Daniela Beyer, 35 ans, comptaient parmi les autres victimes de cette attaque. Un mois plus tard, lLinda Norgrove, originaire d'Écosse et membre d'une organisation humanitaire, était enlevée en Afghanistan. Elle a perdu la vie en octobre 2010 lors d'une tentative de sauvetage manquée.

Le Darfour est l'un des endroits les plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires. Trois pilotes bulgares ont été enlevés en janvier au Darfour, alors qu'ils travaillaient pour un contractant du service d'aide humanitaire des Nations unies. Le capitaine Branko Chorbadjiiski, ainsi qu'Alexander Dimitrov et Veselin Manolov ont été libérés en juin, après 145 jours de captivité.

Trois travailleurs humanitaires français, deux femmes et un homme, ont été enlevés en mai 2011 au Yémen, alors qu'ils participaient à une mission humanitaire pour le compte de l'organisation non gouvernementale française Triangle Génération Humanitaire. Ils sont toujours en captivité.

Respect du droit humanitaire international: la solution soutenue par l'Union européenne

Les travailleurs humanitaires ne prennent pas parti – ils font leur possible pour améliorer l'existence des personnes dans le besoin, indépendamment de leur orientation politique ou autre. La fréquence croissante des attaques perpétrées contre des travailleurs humanitaires n'a pas pour unique conséquence des pertes tragiques de vies humaines, elle entrave également l'efficacité de l'aide humanitaire.

Dans les conflits armés, les attaques contre le personnel humanitaire constituent une violation du droit humanitaire international. Pour contribuer à résoudre ce problème, l'Union européenne encourage vivement le respect du droit humanitaire international.

L'un des instruments utilisés par l'UE à cette fin est le Consensus européen sur l’aide humanitaire, adopté fin 2007. Il affirme la volonté de l'UE de maintenir et de promouvoir les principes humanitaires fondamentaux que sont l'humanité, la neutralité, l'impartialité et l'indépendance. Il engage également l'UE à plaider énergiquement et systématiquement en faveur du respect du droit international, y compris le droit humanitaire international.

En 2010, la Commission a lancé l'examen à mi-parcours de la mise en œuvre du Consensus européen et de son plan d'action. Cet examen, réalisé en collaboration avec de nombreux partenaires humanitaires, a réaffirmé l'importance fondamentale qu'il y a à défendre fermement le droit et les principes humanitaires et a encouragé l'UE à poursuivre ses efforts à cet égard.

Les lignes directrices concernant la promotion du droit humanitaire international sont un autre outil permettant d'assurer le respect de ce dernier. Publiées par l'Union européenne en 2005, elles ont été mises à jour par le Conseil européen en 2009, lorsque les chefs d'État et de gouvernement de l'UE ont réaffirmé leur ferme soutien à la promotion et au respect du droit humanitaire international.

Se conformant à ces lignes directrices, l'UE s'est engagée à poursuivre ses efforts pour promouvoir la diffusion du droit humanitaire international et la formation y afférente, en particulier auprès du personnel civil et militaire participant à des opérations de gestion de crises de l'UE. Elle s'est aussi engagée à continuer de promouvoir l'intégration de ce droit dans les systèmes éducatifs, ce qui est déjà le cas pour de nombreux États membres.

Dans les États membres, la formation en matière de droit humanitaire international, qui comprend à la fois des exercices théoriques et pratiques, fait partie intégrante des programmes de formation des membres des forces armées et des services de police, ainsi que des participants de l'armée et de la police aux opérations internationales de maintien de la paix et aux opérations de gestion des crises. De plus, les États membres de l'UE mènent des actions de sensibilisation au droit humanitaire international, de concert avec les sociétés nationales de la Croix Rouge, auxquelles ils fournissent, dans bien des cas, un soutien financier.

L'une des grandes priorités de l'action de l'UE et de ses partenaires humanitaires est de garantir le respect du droit humanitaire international, de protéger l'espace humanitaire, d'assurer l'accès à l'aide à ceux qui en ont besoin et de renforcer la sécurité des travailleurs humanitaires. C'est pourquoi la Commission soutient activement les activités des organisations telles que le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (BCAH) et le Comité international de la Croix Rouge (CICR) qui visent à renforcer la sûreté et la sécurité du personnel humanitaire.


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